RSS
RSS
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc}
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Marc Bowman
Sorcier
Marc Bowman


https://houseofm.forumactif.org/t3442-marc-i-m-not-scared-of-the-dark https://houseofm.forumactif.org/t1365-i-like-my-tea-how-i-like-wo
More about you : in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Tumblr_onbe0cOPBN1rvh3u3o2_250
Codename : Pride
Pouvoirs : Manipulation des ténèbres ► Marc possède la capacité de manipuler à sa guise les ombres. Il faut cependant que ces dernières soient présentes. Dans une pièce intégralement noire, son pouvoir ne lui servira à rien.
En plus de les manipuler, il peut également s'en servir pour guérir certaines blessures et recharger son énergie. C'est une capacité passive et elle ne sera jamais aussi efficace qu'un vrai repos.

Magie ► Marc est un sorcier, ce qui le rend donc logiquement capable de maîtriser la magie. Il est capable de lancer certains sorts après les avoir appris - et non naturellement comme avec sa maîtrise des ombres. Il peut également détecter les autres sorciers et reconnaître une empreinte magique s'il y a déjà été confrontée.

Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 629
DCs : Gabriel, Sean, Lorna, Lucy, Jess Jones, Scylla & Ben

Sam 1 Juin - 22:05

in a chain reaction, it's a dangerous game
Morgan & Marc
I see your storm rolling in, I see the groung crumbling but in a chain reaction. I see the dark crawling in I see your wars, it's the end but in a chain reaction, it's a dangerous game



Il ne quitte pas cette silhouette des yeux. Ses mains enserrent le volant de la voiture, ses mâchoires se serrent. L’époque où il ne se souvenait de rien lui manque presque.  Cette époque bénie où il avait le luxe d’ignorer sa véritable identité, ses véritables pouvoirs et ce qu’il faisait réellement. Cette période de sa vie où son unique problème était de ne pas se faire pincer par les flics quand il était simplement celui qu’on payait pour frapper ou intimider. Avant Hydra. Avant tout ça. Parce qu’une journée comme celle-ci, il la passerait bien à l’abri. Il a été impossible d’ignorer les informations qui passaient en boucle sur tous les supports possibles. L’île s’était préparé pendant des jours. Mercy l’avait même appelé pour lui demander ce qu’il comptait faire, s’il allait les rejoindre dans l’un des abris publics. Et il l’aurait volontiers fait s’il ne s’était pas heurté à un contretemps.  L’atmopshère électrique qui règne sur l’île depuis plusieurs jours, Marc peut la sentir jusque dans la sécurité relative de son véhicule. Il n’y a pas un chat dans les rues, parce que les gens intelligents ont préféré rentrer chez eux ou se refugier dans des endroits plus sûr. Mais lui, il est là. Alors que le ciel s’assombrit de plus en plus, que le vent gagne en intensité, il est là, à suivre cet espèce de connard.

Il aurait dû s’en douter. Il connait cette expression entre mille. Il l’a déjà vue chez lui dans une vie différente. Il sait ce que ça implique. On peut dire de lui qu’il n’est pas capable de raisonner correctement, mais est-ce qu’on en parle de l’autre ? Marc soupire sans le quitter des yeux et attend qu’il disparaisse au détour d’un virage pour bouger. Défait sa ceinture de sécurité, ouvre la portière. Se heurte à la violence de ce vent qui tourmente l’île. Un temps à ne pas laisser son chat dehors. Claquant aux oreilles, le vent permet de masquer le bruit de ses pas. Mais il ne masquera pas sa signature et ça, c’est un autre problème. A un tout autre moment, Marc aurait pu rire de cette situation. Mais il n’en a pas envie, là, tout de suite. Il est bien trop préoccupé parce que Morgan a en tête. Il n’aimerait pas être à la place du SHIELD à l’heure actuelle. Ou de n’importe qui se trouvant entre Morgan et Nikki. Il comprend sa colère et son envie d’en découdre. Depuis qu’il a fait de Laura son apprentie, depuis qu’il se sent responsable de tout ce qui peut arriver à la jeune femme qu’il a pris sous son aile, il ne peut que comprendre Morgan. Lui aussi, il aurait fini par pêter une durite et fomenter des plans si le SHIELD l’avait emmenée. D’autant plus que Nikki est également l’une des ses amies les plus proches et que la savoir dans l’une de ces cellules met ses nerfs à rude épreuve.

Mais s’y rendre est du suicide. Il faut parfois reconnaitre la défaite et trouver des moyens détournés. En suivant Morgan, Marc fusionne presque avec les ombres qu’il manipule, métaphoriquement parlant. Faisant son maximum pour se rendre indétectable. Il ne sait pas s’il se souvient, s’il a retrouvé ses pouvoirs ou s’il est toujours sujet à l’illusion. Dans le doute, Bowman préfère partir du principe que Reed est Reed et non la déité qu’il a cotoyé avant tout ça. C’est plus facile. Plus simple de continuer à le détester et à l’ignorer froidement quand ils se trouvent dans la même pièce. Il maintient un contrôle sur sa magie pour continuer à le suivre en dissimulant sa signature parce qu’on est jamais trop prudent. Et au terme de cette filature improvisée, il s’aperçoit qu’il avait raison de se méfier. A l’instant où Reed ouvre la porte d’un vieux batiment, Marc lâche un grognement. Cet enfoiré va aller se jeter dans la gueule du loup pour aller chercher Nikki, il en mettrait sa main à couper.

Et lui, con comme il est, il est là, en arrière. En pleine tempête. Au lieu de se mettre sagement à l’abri comme Mercy lui a demandé de le faire. Au lieu d’attendre que ça passe. Une nouvelle fois, il agit sans savoir ce qui le pousse réellement à se préoccuper de Reed, de Tenebris et de tout ce qu’il représente. Il se mord les lèvres et s’introduit à sa suite, couvrant sa présence par les ombres et la magie. Redoublant de puissance dans ces sortilèges basiques. Redevenant Pride l’espace d’un instant. Son attention se focalise sur les pas qui résonnent dans cette batisse en mauvais état. La véritable raison de la présence de Reed ici, Marc l’ignore mais il ne va pas tarder à la découvrir.  Il tend l’oreille, une fois de plus, retenant sa respiration. Avec le vacarme à l’extérieur, c’est à peine s’il discerne les pas de Morgan en train de monter à l’étage. Il déglutit et se lance à sa suite.  Un étage vide. Un autre. Marc suit les bruits de pas, l’empreinte de Morgan et se demande jusqu’à quelle hauteur il compte grimper comme ça. Ses poings se serrent dans un tic nerveux lorsqu’il s’arrête à la porte menant sur le toit. Il se retient de rire car il a une sale impression de déjà-vu.

Il pousse le battant métallique devant lui. Son grincement est à peine couvert par le vent. Après une seconde d’hésitation, Marc prend son courage à deux mains et sort sous ce temps déplorable. Telle une gifle en plein visage, une bourrasque le heurte de plein fouet. Et devant lui, droit comme un I, se trouve Morgan. Il l’attendait. Il rn’y a qu’à voir son expression moqueuse et la cigarette qu’il porte à ses lèvres en dardant son regard inquisiteur sur Marc, qui du coup, se sent bien con. Loin de se figer, Bowman s’avance. Il aurait dû se douter qu’il sentirait sa présence. Il n’est pas le dieu des ténèbres pour rien. Il se donne un air détendu alors qu’il franchit la distance, les mains dans les poches.

- Okay, tu m’as eu. C’est quoi, l’projet ?

Il attaque, ne s’attarde pas à tourner autour du pot. Parce qu’il sait que ce ne sera pas nécessaire. Pas avec lui.

- Ren n’a pas besoin que tu te jettes dans la gueule du loup, t’es au courant de ça ?

D’entrée de jeu. Parce qu’il est comme ça, Marc. Direct, comme toujours. En lui faisant toujours face, le vent claquant de tous les côtés alors que la pluie se met à présent à tomber avec force, il poursuit en haussant la voix pour se faire entendre et aussi en luttant pour garder un ton calme :

- Je sais que tu comptes obtenir la médaille d'or aux Jeux Olympiques du sacrifice mais ça n'aidera pas Nikki pour deux sous si tu te fais attraper.


___

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Morgan Reed
Dieu
Morgan Reed


https://houseofm.forumactif.org/t1374-tell-me-would-you-kill-to-prove-you-re-right-o-morgan https://houseofm.forumactif.org/t1361-i-lie-to-myself-all-the-ti
More about you :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Giphy
Ceos, Eosphoros, Hesperos

---

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Mlp8

Codename : Tenebris
Pouvoirs : Changement de forme et de plan. Télépathie et emprise. Hallucinations et cauchemars. Création de matière spectrale et contrôle des ténèbres.

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} 7ixw
Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 564
DCs : Amaury, Ryan, Hailey, Moran, Eames, Nathan, Terrence, Lena & Eden

Mer 5 Juin - 1:08




In a chain reaction, it's a dangerous game
Dead is the land of the free. I keep treadin' the water but we're all goin' under.
On our knees we pray as we waste away. We dig our grave in this mess we
made. Fill our lungs with hate just to numb the pain. Dead on arrival


☾☾ Le vent claquait sourdement alentour, s'infiltrant entre les crevasses et fissures qui ornaient le bitume délabré. Se glissant parmi les recoins les plus isolés et inatteignables. Aura glaciale qui martelait mes épaules en s'élevant, passant entre les pans de mon manteau. Air austère se dégageant de la ville, comme endormie, assoupie. Malgré le carnage provoqué par le vent. Les échos de ma respiration se perdant à chaque bourrasque prolongée. Silence presque imposé, si la rage des éléments ne s'était pas déchaînée sur cette Île. L'endroit était plongé dans l'obscurité, la pénombre ambiante couvrant sensiblement le paysage inhabité. Aucune âme en vue qui se perdait avec un temps pareil, surtout en cette fin d'après-midi. Les prévisions n'avaient pas été des plus rassurantes, mais cela n'importait que peu. Les autres restaient terrés chez eux, à l'abri, au chaud. S'enfermant pour rester en sécurité, se mettre en sûreté. Une situation qui semblait plus précaire que réellement utile pour certains cas. Une de celles qui ne m'arrangeait pas. Un grognement s'échappait de mes lèvres alors que je serrais mes poings. Phalanges repliées dans les poches de ce tissu qui me recouvrait. Sonorité envolée, étouffée par le vent devenu plus brusque dans son propre épanchement. Déversement des éléments bien trop brutal pour les êtres au bord de la fébrilité et les âmes à l'équilibre fragile. Les esprits à la dérive, tout autant que les vagues qui percutaient les baies côtières. Un carnage des plus horrible qu'il ait été de constater. Et pour ce faire, il n'y avait même pas eu besoin de cette cruauté dont les pires savaient jouer. Cette tempête était considérée comme la plus dangereuse à l'heure actuelle, en ce qui concernait l'histoire de Genosha. Mais cette information ô combien essentielle, je préférais l'évincer au profit de son utilité. Profitant plutôt de sa présence qui tombait à point nommé pour tenter une percée. Une action que ces enfoirés auraient somme toute estimée comme désespérée. Nouveau grognement teinté par la colère qui grondait, presque autant que l'orage qui s'annonçait pour la soirée. S'ils savaient.

Un crépitement sous la peau se répandait, tiraillant mes muscles alors que j'avançais. Une familiarité certaine, de cette forme originelle oubliée. Estompée par les souvenirs imposés de l'illusion qui entourait la réalité. Mais malgré elle, une présence étrangère s'y accrochait. Une sorte d'entité, de divinité qui me semblait si éloignée. Quelqu'un que j'aurai pu être, que j'ai été. Mais à laquelle je ne parvenais pas à m'identifier. Une identité qui me dépassait, que je gardais enfermée. L'évinçant à chaque fois qu'elle essayait de se manifester. J'inspirais longuement, fermant les yeux en me laissant guider. Me concentrant sur le mouvement que je percevais sous ma peau. Tentant de le calmer, de le maîtriser pour enfin pourvoir continuer sur ma lancée. Épreuve délaissant des séquelles, un léger filet carmin s'écoulant au dessus de mes lèvres. Amertume que je frottais du bout des doigts, retirant cet épanchement de ma peau maculée. Grognant à nouveau, pestant de plus belle. Rage insidieuse qui remontait à la surface, alors que je me prenais à imaginer que ce sang déversé s'agirait de celui des ennemis. Ces connards qui étaient venus foutre le QG en cendres, par leur simple intervention des plus intrusives. Ces enflures qui avaient foutu à feu et à sang notre base  autrefois bien gardée. Ces enfoirés avaient réduit à néants les plans mais aussi la planque de l'organisation. Et ces crevures du S.H.I.E.L.D. avaient osé s'en prendre à ceux qui comptaient le plus. Aux têtes, et aux apprentis. Ces raclures avaient eue Nikki. Et je n'allais pas les laisser croire avoir gagné, sans rien faire. Sans tenter de la sortir de l'antre de la prison où elle était gardée. La tirer des griffes des adversaires, pour qu'enfin elle en soit libérée. Oh, Ren était douée et pouvait aisément se défendre. Mais pour raison qui m'échappait je me sentais de devoir aller la sauver. Un instinct qui m'empoignait. Une sensation qui me tiraillait. Tant qu'elle était toujours emprisonnée, la pression sur mon être ne cessait de me déranger. Un contact éthéré, effleurement abstrait qui me démangeait. Nikki méritait la liberté, et elle allait bientôt pouvoir la trouver.

L'adrénaline pulsait ardemment en mes veines gonflées, alors qu'enfin je parvenais à l'entrée du bâtiment qui m'intéressait. Perdu en mes pensées marquées par ma quête vengeresse, je ne le remarquais qu'une fois à proximité. Guidé seulement par l'instinct qui entraînait mes pas, foulant les pavés bétonnés pour y arriver. Ne m'arrêtant qu'à peine le temps de me tourner pour mieux m'infiltrer par la porte que je venais d'ouvrir d'un coup d'épaule bien placé. Dépassant l'entrée de ce lieu abandonné, sachant d'instinct ce que j'étais venu chercher. J'empruntais directement les escaliers pour monter aux étages supérieurs, arpentant les dédales de couloirs en un silence presque révérencieux. Seuls les bruits de ma respiration et les échos de mes pas brisaient l'absence de sonorité. Un croisement, une porte, une pièce qui m'intéressait. M'y faufilant rapidement, pour récupérer ce que j'avais pu y stocker les dernières années. Des antiquités récupérées lors de mes anciens voyages, des objets semblables à des artefacts rapatriés depuis les confins de ce pays où j'avais vu le jour. Des babioles, des bricoles, des bibelots. Un bordel qui n'arrêtait pas de s'amasser, de nécessiter plus d'espace qu'à l'accoutumée. Et je ne faisais que l'encenser. Le remplissant dès lors que je trouvais un objet qui m'intriguait. Des pots en verre, contenant des ingrédients dont le nom roulait sur ma langue. Des mots qui semblaient si familiers, d'une vie passée. Les affres de cette vie oubliée, s'inscrivant en celle-ci. S'y imprimant à jamais. Souvenirs ancrés d'un temps d'auparavant que je ne pouvais ignorer. Et pourtant, en ce jour, cela allait m'être utile, pour ce que j'estimais être de la plus haute nécessité. J'inspirais longuement, m'élançant déjà vers les établis et étagères, pour récupérer ce dont j'avais besoin. Enfournant le tout dans un sac de sport, qui trônait dans un coin, que j'avais déjà déposé il y avait quelques jours de cela. Des plans plein la tête, mon esprit en ébullition s'animait plus que de raison. S'épanchant sur des détails qui semblaient insignifiants mais que je trouvais importants. Les jours avaient défilés depuis l'assaut des ennemis sur notre terrier. J'avais joué de contacts et des faveurs en ma direction pour qu'ils me dégotent des informations cruciales pour le coup que je montais. Les plans du cadastre, les attributions des gardiens, les horaires et emplois du temps de chacun dans la zone. Un badge d'identification en dernier recours. C'était tout ce que je demandais. Le reste, je pouvais me démerder.

Un soupir m'échappait alors que je tirais la languette pour sceller le sac. Le refermant en vitesse avant de le passer sur mes épaules, je me surpris un instant à rester figé. Le regard perdu dans le vide, alors que quelque chose semblait tirer. Un tiraillement particulier, un crépitement qui m'interpellait. Une aura singulière, une signature familière. Bowman. Un nouveau grognement, tandis que les traits de mon visage s'étiraient en une grimace déformée. Qu'est-ce qu'il vient foutre ici cet enfoiré ? Colère assourdie revenant plus encore se déchaîner en mon être. Rage dédoublée qui s'encensait sous ma peau, tandis que je me redressais. Sortant de la pièce, en quelques enjambées. Scellant la porte avec un sort murmuré du bout des lèvres, des bribes obscures glissant de mes bras et s'échappant de mes doigts pour s'infiltrer par la serrure et l'obstruer. Ténèbres délaissée en gardiennes improvisées, alors que je m'écartais enfin de l'endroit, préférant éviter de croiser ce connard qui avait décidé de foutre les pieds dans ma planque auto-proclamée. Je grimpais à nouveau les escaliers, ascendant les étages, les laissant défiler. N'hésitant même pas à grimper sur le toit, sensiblement instable depuis les années où il a été abandonné. Ce n'était pas comme si je pouvais risquer quoi que ce soit une fois en hauteur. Après tout, je n'avais qu'à balancer le sac dans la rue et me téléporter en bas. Aussi simple que ça. Mais la présence de l'autre changeait la donne, malgré tout. Et je grognais plus encore en laissant tomber le sac à mes pieds. Sortant une cigarette de mon paquet pour la glisser entre mes lèvres. L'allumant en faisant rouler la pierre sous mes doigts. Scrutant l'étincelle qui devenait flamme ardente, et le feu consumer le poison. Contemplant les cendres qui s'envolaient, je me tournais vers la porte menant au toit, et patientais.

Je ne savais pas si j'espérais qu'il se barre sans chercher à savoir ce qui pouvait bien se trouver ici, ou si je préférais qu'il vienne à ma rencontre pour enfin le confronter. Depuis notre dernière altercation, la situation n'avait été que plus tendue entre lui et moi. Des regards noirs quand on se croisait même si je l'évitais. Une atmosphère glaciale qui se répandait et s'élevait à n'en plus finir.  Des injures et insultes dès lors qu'il était mentionné dans une conversation. L'ignorer était devenu compliqué depuis sa venue au sein des têtes. Promotion prodiguée par la troisième, que j'avais pourtant réfutée. Sans succès. L'éviter était également plus difficile depuis qu'il avait pris en grade. Et pourtant, à chaque fois que je le voyais, je ne pouvais pas m'empêcher de repenser à cette soirée. A cette nuit, où il a tout fait foirer. Où la mission avait capotée par un pétage de plomb dans les règles. Bien qu'en soit, l'instant et l'adrénaline nous avait sensiblement rapprochés, la finalité n'avait fait que creuser la distance et l'imposer. Et c'était peut-être pour le mieux. Ce qui nous convenait à tous les deux. Un soupir, étouffé par le vent qui l'emportait, et enfin la porte se rouvrait. Mes traits se durcissant devant la vision qui s'annonçait. Les contours familiers de la cinquième tête, contrastant avec le paysage à moitié plongé dans l'obscurité. Regard noir, air hautain. J'apportais la cigarette à mes lèvres alors qu'il avançait. Soufflant la fumée droit devant moi, en sa direction. Comme si ça pouvait le narguer. Comme si ça allait pouvoir l'emmerder, ou lui témoigner qu'il devait rester à sa place sans chercher à dépasser à nouveau la limite. Qu'il ne devait pas m'approcher. Peine perdue. Marc s'avançait de bien trop près, évinçant les distances instaurées. Sa nonchalance habituelle et caractérielle, ressortant de plus belle en l'instant, alors qu'il prenait la parole. Sa voix claquant comme le vent. Et seul le silence lui répondait. Même après ses cinglantes répliques sur Nikki. Il me cherchait, cet enfoiré. Et j'allais me charger de lui. Qu'est-c'tu fous là, hn ? Ton impérieux, voix grave et dure. Air austère alors que je dardais un regard noirci vers lui. Tirant à nouveau une taffe pour la recracher par après, toujours en sa direction. Sans me gêner de le déranger. Il l'avait bien cherché. Tu crois que j'en ai quelque chose à carrer de ton avis ? Il pensait sincèrement pouvoir débarquer et faire comme si de rien n'était ? Ce connard avait le culot de se montrer après un an de silence, pour venir me donner son avis et prétendre s'intéresser à ce que je faisais ? Va crever. Je grognais à l'entente de ses explications, sur la raison de sa présence. Comme si t'en avais quelque chose à foutre. Tirant l'ultime taffe de ma cigarette envolée, alors qu'une pluie battante commençait tout juste à se déverser. T'es mal placé pour dire ça, Bowman. Je soufflais les dernières fragrances, avant de jeter le mégot à terre. L'écrasant de la pointe du pied, sans quitter du regard, l'homme qui autrefois m'était allié. La nuance, c'est que j'compte pas me faire attraper. Ni être repéré. Grognement sourd, alors que je croisais les bras contre mon torse. Inspirant longuement, retenant ma respiration un court instant. Avant d'expirer brusquement, tandis que j'achevais enfin le fond de ma pensée. Ma voix claquant lourdement, un ton cinglant empreint de reproches amassés. Et contrairement à toi, j'escompte pas pouvoir crever. Autour de nous, la pluie continuait de tomber. De s'écouler, telles des perles salées réprimées. Des larmes retenues depuis des années. ☽☽

CODAGE PAR AMATIS


___

@Pando There is no tomorrow. Watch me walk away. Painting my life in grey. All that I wish for is fading away. The time is now. Surrounded by shadows. Painted by colors of darkness. The final last word. Close to insanity.
❝Shadow surrounds me everywhere❞
Revenir en haut Aller en bas
Marc Bowman
Sorcier
Marc Bowman


https://houseofm.forumactif.org/t3442-marc-i-m-not-scared-of-the-dark https://houseofm.forumactif.org/t1365-i-like-my-tea-how-i-like-wo
More about you : in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Tumblr_onbe0cOPBN1rvh3u3o2_250
Codename : Pride
Pouvoirs : Manipulation des ténèbres ► Marc possède la capacité de manipuler à sa guise les ombres. Il faut cependant que ces dernières soient présentes. Dans une pièce intégralement noire, son pouvoir ne lui servira à rien.
En plus de les manipuler, il peut également s'en servir pour guérir certaines blessures et recharger son énergie. C'est une capacité passive et elle ne sera jamais aussi efficace qu'un vrai repos.

Magie ► Marc est un sorcier, ce qui le rend donc logiquement capable de maîtriser la magie. Il est capable de lancer certains sorts après les avoir appris - et non naturellement comme avec sa maîtrise des ombres. Il peut également détecter les autres sorciers et reconnaître une empreinte magique s'il y a déjà été confrontée.

Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 629
DCs : Gabriel, Sean, Lorna, Lucy, Jess Jones, Scylla & Ben

Mer 5 Juin - 17:27

in a chain reaction, it's a dangerous game
Morgan & Marc
I see your storm rolling in, I see the groung crumbling but in a chain reaction. I see the dark crawling in I see your wars, it's the end but in a chain reaction, it's a dangerous game



Qu’il se souvienne ou non, finalement, ça ne compte pas. Non. Parce que Reed est toujours le même connard.   Marc ne bronche pas à la fumée de la cigarette lancée dans sa direction. Il ne bronche pas non plus à sa réplique cinglante, lui demandant ce qu’il fout ici. Parce que même lui ne sait pas ce qu’il fout ici. Il était bien, quand il ne se souvenait de rien. Quand il n’avait aucune connaissance de son vrai passé et des choses qu’ils ont traversés ensemble. Quand ce qui arrivait à Morgan n’était pas son foutu problème. Mais il ne peut pas se voiler la face, quand bien même il le souhaiterait ardemment. Une quête passée les avait mis sur la même route et une putain d’ironie les avait collés ensemble sur cette fichue île. Ce qu’il fout là ? Il aimerait bien le savoir. Peut-être qu’au fond, Marc espère qu’il se souvienne de tout. Peut-être qu’au fond, il veut faire un pas vers lui. Mais cette belle idée, il l’abandonne dès qu’il se heurte à cette froideur qu’il déteste de tout son être. Morgan est un inconnu. Il n’a rien de la déité que Marc a appris à connaitre et à ai…apprécier. Alors que le vent les harcèle, sur ce toit et que la pluie s’abat sur eux, Marc fait face à une personne qu’il déteste. Son visage n’affiche rien, car il refuse de laisser à Morgan la satisfaction de voir que ses mots le blessent plus que prévu. Qu’ils sont comme des lames aiguisées pressées avec lenteur contre sa peau. Comme si tout ce qui s’était passé avant ne comptait pas. Ça lui fait mal mais il préfère se prendre la foudre sur le champ que de l’avouer et de le laisser voir ça. Ses yeux se détournent des traits durs de Morgan pour se perdre une seconde dans l’horizon. Une tension électrique flotte dans l’air. Et impossible de savoir si c’est dû à l’ouragan ou à leur échange tendu.

Douce ironie. Marc qui donne des leçons alors qu’il est premier à agir avant de réfléchir. Car il n’est plus le même type, qu’il a des bonnes raisons d’arrêter de tout foirer et qu’il tente à présent de recoller les morceaux. Mais comment recoller les morceaux face à quelqu’un qui n’en a plus rien à faire ? Comment apaiser cette colère, ces non-dits ? Cela fait un an. Un an qu’ils ne peuvent pas être dans la même pièce sans que la tension ne monte d’un cran. Un an que Marc évite sa présence pour ne pas rajouter de l’huile sur le feu. Mais aujourd’hui, s’il décide de le confronter, c’est également en l’honneur de toutes les difficultés qu’ils ont affrontés. Une dette que Marc ne pourra jamais effacer totalement. Il est celui qui combattait à ses côtés. Celui qui l’a sauvé, plus d’une fois. Celui qui le connait mieux que quiconque. Et celui qui arrive à le blesser par ces mots assassins. Il se mord la langue pour ne pas répliquer. Il serre les poings et lutte plus que jamais pour afficher un air neutre. Cette impression que rien ne l’atteint alors que c’est tout l’inverse. L’inconvénient avec le fait d’avoir arrêter de boire, c’est qu’il ne peut plus se réfugier derrière l’alcool pour fuir ces émotions qui le contrôlent et en font un esclave. Une sensibilité exacerbée, encore plus quand ça vient de l’autre en face. Il mérite sa haine, pour n’avoir été que l’enfoiré qu’il est depuis toujours. Mais ce n’est pas pour autant que ça ne fait pas mal. Jusqu’à ce qu’il prononce la phrase de trop. Celle qui a tout commencé. Celle qui avait jeté un froid entre eux, un froid qui dure depuis plus d’un an. Son poing rencontre la mâchoire de Morgan sans qu’il ne puisse contrôler son geste. La rage habite à présent ses iris. Il se détourne vivement, secouant la main qui a servi à frapper l’enveloppe physique du dieu. Connard. La douleur irradie dans son bras mais il serre les dents avant de se tourner une nouvelle fois vers lui, posant un regard incandescent sur ce visage qui représente tout et rien à la fois.  

- Tu sais quoi ? Va te faire foutre, Reed. Fais-toi attraper si ça t’amuse, je n’en ai plus rien à branler.

Il crache. Haine, venin, poison. Blessé. Ivre de rage. La noirceur de son cœur reprend du terrain. Ouais, finalement, ce passé ne compte plus. Ils n’ont plus rien à se dire. Plus rien à faire ensemble. Je te déteste.  Sa magie parcourt ses veines et se concentre en son poing fermé et tremblant sous la rage qui est train de le consumer. Au fond, il n’aurait qu’à lui balancer ces ombres au visage. Ça ne le blessera pas mais ça fera du bien aux nerfs de Bowman. Mais ça, il en est incapable. Malgré sa haine soudaine, il a encore assez de scrupule pour ne pas se servir de ses pouvoirs sur lui. Il ne se souvient pas. Il n’est plus celui qu’il a connu. C’est un étranger, à présent. Et ça ne sert à rien de s’y rattacher. Tout ça, pour ça. Toutes ces galères pour en arriver là.

- Connard.

Sans le quitter des yeux, il recule. Haine dans les yeux, haine dans les mots. Je te déteste. Et ça lui fait la morale ? Meilleure blague de l’année. La palme de l’ironie revient à Reed. Sa colère aveugle juste assez Marc pour enclencher ce cher mode destruction. Les mots qui blessent. Le sentiment d’être la pire des merdes et de mériter tous les malheurs du monde. Ce mode destruction qui a toujours été sa marque de fabrique, sa propre signature. Il recule toujours et lâche alors quelque chose qu’il regrette intensément :

- Tu es la pire chose qui me soit arrivé.

La pluie est plus forte que jamais et le vent plus intense. Il est trempé jusqu’aux os, tremblant de rage, aveuglé par la haine. Et la tempête qui fait rage autour d’eux tombe à point nommé. Les images s’enchainent, encore une fois. Les affres d’un passé duquel il n’arrive pas à se libérer. Des fantômes qui le hantent et qui le hanteront toujours. Et dans toutes ces images, il est là. Reed est là. Tenebris. Reed. Deux personnalités différentes. Deux personnes qui représentent à la fois ce qu’il aime et ce qu’il déteste. Les deux en un. La pire chose qui lui soit arrivée. Dans cette vie, comme dans l’autre, ils souffrent dès qu’ils sont ensemble. Ils ne peuvent pas rester dans la même pièce, sur la même planète car ils se détruisent.  La vérité, c’est que ce n’est pas Reed, la pire chose qui soit arrivé à Marc. Parce que c’est Marc lui-même le putain de problème. C’est lui qui a tout gâché. Encore et encore, parce qu’il ne sait faire que ça. Dans un dernier mot, alors qu’il s’apprête à partir pour de bon, Bowman souffle presque pour lui-même :

- T’aurais dû me laisser crever.

Il n’a plus rien à faire ici. Dans cette putain de tempête. Si Reed veut se faire attraper, c’est son problème. Ce n’est pas juste pour Nikki, qui n’a pas mérité d’être au milieu de cette querelle. Ce n’est pas juste pour Ren, qui aurait mérité un meilleur ami que Marc. Mais se faire attraper n’aidera personne et surtout pas elle. Il en a terminé ici. Plus rien à dire, plus rien à faire.

___

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Morgan Reed
Dieu
Morgan Reed


https://houseofm.forumactif.org/t1374-tell-me-would-you-kill-to-prove-you-re-right-o-morgan https://houseofm.forumactif.org/t1361-i-lie-to-myself-all-the-ti
More about you :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Giphy
Ceos, Eosphoros, Hesperos

---

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Mlp8

Codename : Tenebris
Pouvoirs : Changement de forme et de plan. Télépathie et emprise. Hallucinations et cauchemars. Création de matière spectrale et contrôle des ténèbres.

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} 7ixw
Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 564
DCs : Amaury, Ryan, Hailey, Moran, Eames, Nathan, Terrence, Lena & Eden

Jeu 6 Juin - 0:27




In a chain reaction, it's a dangerous game
Dead is the land of the free. I keep treadin' the water but we're all goin' under.
On our knees we pray as we waste away. We dig our grave in this mess we
made. Fill our lungs with hate just to numb the pain. Dead on arrival


☾☾ Un reproche qui pesait lourdement sur la conscience. Une remarque bien trop véridique qui n'avait que permis de plonger dans les profondeurs de cette haine insidieuse. Dans les recoins d'une rage furieuse ayant bercée cette dernière année d'un tourment désolant. Une pique à peine voilée, teintée de toute cette rancœur que j'avais accumulée. Amertume amassée au fil des mois écoulés. Un cocktail explosif qui avait fini de détruire tout ce qui m'entourait. Qui avait touché ces personnes qui se trouvaient être proches de ma personne. Qui avait brisé plus de monde que je n'avais pu le penser. La colère sourde qui grondait, avait été déversée, et il était trop tard pour reculer. Dirigées vers ceux qui ne la méritait pas forcément, victimes d'un désagrément ne les concernant aucunement. Nos collègues, nos proches. Piégés entre deux feux attisés par une haine encensée. Fatalité d'une présence au mauvais endroit, au mauvais moment. Répercussions d'une collision frontale et trop brutale, aux dommages collatérals. Coupable tout désigné en la personne que j'étais. Mais également en celle qui me faisait face, qui avait envahi la sécurité précaire de ce pseudo sanctuaire. Erreur passée qui avait coûté cher, et avait laissée des séquelles. Marques encore sensibles qui perduraient. Un tiraillement me prenant, à l'endroit même où j'avais été touché. Durant cette mission nocturne où tout avait dégénéré. Blâme porté sur celui qui avait commencé. Alors qu'en réalité, j'avais également ma part de responsabilités. Le seul fautif, qui avait continué, remis le sujet sur le tapis, se trouvait être le même qui se laissait à nouveau submerger par les ressentiments. Surface depuis longtemps éloignée, profondeurs de la rancœur, qui ne cessaient de me happer. Aveugle à ce qui avait été notre coutume par le passé, je les balayais presque d'un vulgaire geste du poignet. Les évinçant sous les paroles prononcées, comme si rien n'avait jamais été. Ce qui avait eu lieu dans cette autre vie, n'était plus rien désormais. Qu'un mirage, d'un temps d'auparavant. Affres d'un passé qui n'était point censer me hanter. Les images pourtant nettes se rappelant à mon esprit, s'imprimant à l'arrière de mes paupières dès lors que je les fermais. Souvenirs d'une entité, mémoires d'une déité, que j'avais été. Mais que je n'étais plus. Et ne serai plus jamais.

Désormais, tout était différent, plus rien n'était pareil. Plus rien ne comptait si ce n'était la haine. Et la pauvre Ren, amenée au milieu de cette rengaine. La réalité s'inscrivant plus à même, dans ce contraste qui s'intensifiait entre le présent et le reste. Exacerbé par la colère qui émanait de cet homme qui était en vérité un sorcier. Le sorcier avait qui cet être du passé avait effectué un pacte, qui me dépassait. Les questions se bousculant en mon esprit, se répercutant contre les parois de mon crâne. Réponses estompées, écourtées, évincées. Impossibilité d'effleurer ou de comprendre la raison qui avait poussé le dieu à s'allier à un être tel que lui. Dualité qui s'ancrait plus encore alors que l'image du Marc passé se superposait à celui qui se tenait ici. Une âme, mais deux individus qui différaient pourtant. Une âme, qui semblait avoir été appréciée, mais qui n'était plus que détestée. Grognement assourdi à la constatation qui se faisait. Les propos tranchants s'envolant, en même temps que le coup qui partait. Son poing percutant mon visage alors même que je sentais déjà le regret s'épancher. Immuabilité qui s'instaurait, tandis que ses phalanges rencontraient les contours de cette enveloppe corporelle. La surface de la forme physique tiraillant au point d'impact, déversant des picotements qui lançaient l'épiderme. Peau endolorie à l'instant où je me figeais, absorbant en serrant les dents, ce coup mérité. La puissance adonnée me faisant détourner le visage, alors que mes traits se crispaient. Mâchoire bloquée en une expression à la limite enragée, malgré le fait que je me contenais. Regard perdu sur la texture qui parsemait le toit, iris teintés d'un éclat furieux, je réprimais pourtant la colère qui brûlait sous ma peau. Les picotements endoloris se répercutant jusque dans ma nuque, et le haut de mes épaules, je ne m'y attardais cependant aucunement. Restant figé en cette figure prostrée, comme déphasé, alors que des échos statiques résonnaient. Crépitement incessant en mon esprit, vertige qui m'avait pris. La seule pression qui me tirait à la réalité, étant ce poids en ma gorge, cette présence sur ma langue. D'un amas de sang, qui avait été écoulé par après le coup porté. Un liquide que je me permettais de cracher à terre, sortant de ma léthargie immuable pour se faire. Replongeant sensiblement en cette torpeur familière, sans plus me préoccuper de la fine plaie qu'il avait causé. Laissant s'écouler ce qui se devait, sous la pluie qui se déversait.

La voix de Bowman claquait, au même rythme que l'orage s'imposait. Colère tonnée, éclairs grondés. La tempête n'approchait plus, elle était déjà là. Nous entourant brusquement, peignant le paysage désormais animé. Le décor se parsemait des gouttes tombées, la scène jouant d'un clair-obscur aussi précaire qu'abstrait. Tangible atmosphère qui crépitait contre ma peau échauffée par la sensation de haine encensée. Tension plus encore stimulée par la rage qui l'animait alors qu'il déversait son poison contre moi. Une rancœur solidifiée qui percutait plus que je ne l'aurai souhaité. Pincement prolongé en l'organe entre les côtes. Présence qui me dérangeait, sans que je ne puisse l'expliquer. L'insulte fusait, le ton toujours plus brusque, toujours plus brut. Plus prononcé que jamais. La tension dans l'air, comme opacifiée alors que je percevais les ténèbres s'agiter. Mouvement qui s'encensait à chaque parole énoncée. Et qui finissait de s'épancher en une vague glaciale, dès lors que l'amertume s'imposait. Sa réplique la plus froide qu'il n'ait jamais prononcée. Celle qui me tiraillait sans s'arrêter, et faisait rater les battements cadencés au creux de ma cage thoracique. Un choc qui n'aurait pas dû m'atteindre, mais qui m'empoignait malgré ma volonté. Perturbé au point de me forcer à le regarder. Visage figé entre animosité et fébrilité. Une expression qui jamais n'avait été peinte sur mon faciès, d'habitude tiré. Les mots résonnant en mon esprit telle une litanie, crispant le moindre de mes muscles en une douleur signifiée. Perçant ma peau de mille aiguilles glacées. Fracturant plus encore les plaies d'un organe depuis longtemps brisé. Instant de flottement qui perdurait alors que je le scrutais en train de reculer. L'obscurité sous ma peau me perçait depuis l'intérieur, tentait de s'échapper. De fracturer l'épiderme pour essayer de se manifester. La forme spectrale de l'entité pressant à s'expliquer. Je la retenais du mieux que je le pouvais, malgré l'immuabilité qui m'emportait. Mais se battre contre son propre démon faisait parfois ressortir le pire chez autrui. J'aurai préféré ne jamais rentrer dans ta vie. Réponse insensée, réflexe encensé. Aucune prise sur ce qui venait d'être énoncé. Aucune sincérité, malgré la haine qui marquait. Le choc du retour à la réalité, bien plus puissant que celui de ses propos ciblés. Me plaçant dans la position de son assaillant. M'indiquant comme la pire chose qui lui était arrivé. C'était vraiment ce qu'il pensait. Après toutes les épreuves traversées, et les sacrifices effectués. Après tout ce que j'avais fait pour lui, tous les dangers bravés. La loyauté bafouée, l'estime écartée. Je n'étais rien pour lui. Je ne l'avais sans doute jamais été. Et c'était certainement pour le mieux ainsi. Que de rester deux étrangers.

La pluie continuait de s'écouler, trempant les couches de tissus qui me recouvraient. Les perles humides voilant un instant mes iris, tandis que je me redressais. Raffermissant ma prise sur la toile de la réalité. Maintenant à distance la déité, alors qu'elle cherchait à s'ancrer en la réalité. Sa forme prenant plus encore de place sous ma peau, s'étendant presque dans un crépitement. Fébrilité encensée par les tremblements qui m'empoignaient. Rage étouffée qui ne demandait qu'à s'exprimer, en miroir à cette pression plus édulcorée qui se faisait chez l'entité. Plus encore prononcée, lorsqu'un murmure s'était élevé, presque inaudible dans le chaos ambiant. Indiscernable parmi les échos de la tempête alentour. Un regret poignant, une vérité que j'avais peut-être imaginé. Une plainte qui me frappait, martelait les parois de mon crâne. M'assaillant à n'en plus finir, me rappelant que la limite avait été dépassée. Et que cette fois, la personne qui l'avait franchi, c'était moi. Pincement de lèvres, tandis que des images défilaient, de cette soirée où l'entrepôt avait cramé. Où je l'avais tiré de l'endroit, et soigné peu de temps avant. Paysage devenu flou, alors qu'une autre scène s'y incorporait. D'une vie qui n'était pas celle-ci. Un corps sans vie, sur lequel j'étais penché. Une main sur lui, l'autre tendue vers une silhouette plus abstraite. La sienne, celle de son âme fracturée. Arrachée à son propre être. Son esprit si fébrile, si fragile en l'instant. La détresse du moment, qui s'épanchait encore maintenant. Crispant la forme de la déité qui semblait hurler sous l'épiderme. NON ! La sensation me rendant bien incapable d'approuver son regret. Ça suffit. Arrête ! Ou de seulement le considérer. Lui mens pas. L'abandonne pas. Une vérité qui s'inscrivait au fil des secondes écoulées après l'aveu confessé. Je... Jamais je n'aurais pu le laisser crever. Malgré tout ce que je pouvais en penser. Malgré la haine, la colère, la rage. Malgré ce que j'avais fait, ce que j'avais pu dire ou penser. Je ne pouvais pas vouloir sa finalité. Dis le lui. Je ne voulais pas de la fatalité de son décès. Non... Je ne le pouvais pas. Le laisse pas... Et alors que je le réalisais, les fractures en mon être s'étendaient. Les failles s'ouvraient plus profondément, les plaies se déchiraient. Esprit brisé par la véracité de l'instant, âme esseulée à l'agonie. La colère des éléments se déchaînait, se déversant en rythme avec les ressentiments. Larmes oubliées perdues avec la pluie. Cris désolés envolés avec le vent. Peine déchirante qui perçait le firmament. Corps au bord de sombrer, sous l'instinct précaire. En miroir de la scène qui de déjouait entre nous, de ce dénouement qui allait nous séparer à jamais, de cette rage qui nous éloignait autant qu'elle nous rapprochait. Un éclat bruyant se répercutait inlassablement. Une colère externe, étrangère, à l'image de celle qui nous parcourait et encensait cette haine qui marquait la seule raison nous reliant. Ironie familière du déferlement des éléments au même titre que celui des sentiments. Sensation fugace m'enlaçant brusquement, un contraste entre le regret amer et la rancœur acidulée. Sel perlé qui coulait sur la langue alourdie contre le palais, l'émotion d'un goût sucré qui s'estompait à jamais. Mirage d'un équilibre tangible qui se brisait, à la fois entre lui et moi, et en la réalité. Imposant une image qui s'incrustait dans la substantialité. La vérité éclatait, et en réponse, le toit s'effondrait. Comme ces rêves oubliés de cette vie passée, et ces espoirs que je pensais jamais n'avoir. ☽☽

CODAGE PAR AMATIS


___

@Pando There is no tomorrow. Watch me walk away. Painting my life in grey. All that I wish for is fading away. The time is now. Surrounded by shadows. Painted by colors of darkness. The final last word. Close to insanity.
❝Shadow surrounds me everywhere❞
Revenir en haut Aller en bas
Marc Bowman
Sorcier
Marc Bowman


https://houseofm.forumactif.org/t3442-marc-i-m-not-scared-of-the-dark https://houseofm.forumactif.org/t1365-i-like-my-tea-how-i-like-wo
More about you : in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Tumblr_onbe0cOPBN1rvh3u3o2_250
Codename : Pride
Pouvoirs : Manipulation des ténèbres ► Marc possède la capacité de manipuler à sa guise les ombres. Il faut cependant que ces dernières soient présentes. Dans une pièce intégralement noire, son pouvoir ne lui servira à rien.
En plus de les manipuler, il peut également s'en servir pour guérir certaines blessures et recharger son énergie. C'est une capacité passive et elle ne sera jamais aussi efficace qu'un vrai repos.

Magie ► Marc est un sorcier, ce qui le rend donc logiquement capable de maîtriser la magie. Il est capable de lancer certains sorts après les avoir appris - et non naturellement comme avec sa maîtrise des ombres. Il peut également détecter les autres sorciers et reconnaître une empreinte magique s'il y a déjà été confrontée.

Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 629
DCs : Gabriel, Sean, Lorna, Lucy, Jess Jones, Scylla & Ben

Dim 30 Juin - 22:10

in a chain reaction, it's a dangerous game
Morgan & Marc
I see your storm rolling in, I see the groung crumbling but in a chain reaction. I see the dark crawling in I see your wars, it's the end but in a chain reaction, it's a dangerous game



Aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, la tempête fait rage. Ses émotions s’emboîtent, l’emportent dans une tourmente où il peine à y voir clair. Une lutte de tous les instants pour ne pas chanceler à cause du vent, de la rage qui l’inonde et des coups que les mots assassins de Reed viennent de lui porter. Ses dents serrées à s’en faire exploser la mâchoire. Son sang qui bat à ses tempes.  Sa vision se brouille, à cause de la pluie qui lui arrive en plein visage ou d’autre chose, il ne sait pas. Son être saigne devant la dure réalisation qu’eux deux, c’est bel et bien fini. Qu’il ne reste plus rien. Ses mots dépassent sa pensée. Sa haine cherche un coupable, qu’il s’agisse de Reed ou de lui-même. Il pourrait se demander pourquoi et comment ils en sont arrivés là. Mais il le sait, au fond de lui. Il n’a pas besoin de blâmer une entité invisible ou même le destin. Il sait. Et c’est aussi ce qui est le plus difficile à avaler. Comme dans un rêve, il est de nouveau assailli par des images appartenant au passé. Des instants entre eux, des moments où ils étaient plus proches qu’ils ne le seront jamais. Son sang bat plus fort à ses tempes alors qu’il grommelle et ferme les yeux pour les chasser.

- Pas maintenant, putain murmure-t-il pour lui-même.

Ces souvenirs qui viennent le tourmenter au pire moment. Un sourire furtif. Une complicité partagée. C’est terminé. Il est face à un inconnu, une personne qui n’arrive pas à le regarder sans ressentir de la haine. Une haine qu’il a largement méritée. Son cœur se serre à nouveau et il finit par porter une main à sa tempe, en s’arrêtant juste devant la porte. Il ne sait même pas pourquoi tout ça compte pour lui, tout à coup. Pourquoi il y accorde soudainement autant d’importance. Ou peut-être qu’il le sait mais qu’il refuse de l’admettre. Oh Marc… C’est confortable de se mentir à soi-même, pas vrai ? La voix de Ruhan qui lui revient en mémoire. Sa respiration qui se coupe un instant. C’est trop tard. Cet échange bref et assassin entre eux deux est bien la preuve que s’il a existé un semblant de complicité et de confiance entre eux, il n’en est plus rien aujourd’hui. Ils sont des étrangers. Au mieux, des collègues qui se détestent. C’est toujours mieux que l’indifférence, mais ce n’est pas plaisant. Quoiqu’ils aient partagé avant, c’est fini et rien ne sera plus jamais comme avant. Leurs routes se séparent ce soir et c’est peut-être mieux comme ça. Il ne lui reste plus qu’à tirer sa révérence.

Et alors qu’il s’apprête à partir pour de bon avant de se faire emporter par cette maudite tempête, il y a quelque chose dans l’air. Pas cette électricité caractéristique des orages et ouragans. Quelque chose de magique. De divin. Une familiarité qui titille ses sens et le fait écarquiller les yeux, redresser la tête et presque sursauter. Tenebris. Il est…là. Pour de vrai. Pas juste dans ses souvenirs. Marc fait soudain volte-face, avec une lueur d’espoir dans les yeux. C’est trop beau pour être réel mais il a besoin d’en avoir le cœur net. Cœur qui se met à tambouriner dans sa poitrine. Il sent son empreinte, sa présence et la magie qui le caractérise. Différente de Morgan mais similaire. Le nom de la déité traverse le rempart de ses propres lèvres, dans un murmure. Suivi d’un craquement sinistre et du toit qui s’effondre sous leurs pieds. Comme une putain d’ironie.

La chute est rapide. Marc n’a pas le temps de comprendre ce qui est en train de se passer. En revanche, il capte très bien l’atterrissage. Il s’écrase lourdement sur une surface dure et métallique. Ses poumons se vident alors qu’une vague de douleur l’envahit. Une plus forte que les autres avant que des morceaux de la toiture ne viennent le rejoindre et s’écrasent à leur tour sur son dos, l’ensevelissant presque.  S’il n’était pas actuellement en train de lutter pour ne pas mourir de cette façon, il aurait pu apprécier l’ironie. Un nouveau grognement s’échappe de sa gorge alors qu’il ouvre les yeux et que le paysage se met à tourner à cause du choc. La pluie ne s’arrête pas pour autant. Il se redresse difficilement, soulevant dans le mouvement les quelques débris qui lui sont tombés dessus. Pourquoi ce genre de chose finit toujours par arriver quand il se trouve quelque part ? C’est lui qui attire ce genre de catastrophe ou comment ça se passe ? Et après on se demande pourquoi il n’est qu’amertume, hein ? Avec difficulté, Marc arrive à s’extraire de là en retenant des gémissements de peine, de rage et de douleur mêlées. Il a mal quelque part mais il a du mal à localiser la zone précise, vu qu’il vient de se manger le putain de toit en pleine gueule. Et cette pluie qui ne s’arrête pas. Il n’a même pas eu le temps de se servir de la magie pour se protéger, tant ça a été rapide. Il lui faut encore un moment pour réussir à réfléchir convenablement. Chasser la douleur et remettre de l’ordre dans ses pensées. Savoir où il se trouve.

Il se trouve sur la plateforme, entre le toit et le rez-de-chaussée. Sa chute aurait pu être pire. C’est le premier constat. Il lève les yeux pour voir le trou béant au-dessus de sa tête. Le toit ne s’est pas totalement effondré. Une partie demeure debout. Clignant des yeux, il se demande comment c’est possible. Et décide qu’il n’est pas un foutu maçon et qu’il cherchera une explication logique plus tard. Le troisième constat est le plus important. Morgan, Tenebris ou peu importe lequel des deux – parce que ça devient dur à suivre ça aussi – n’est pas sur la plateforme. Il tourne la tête en comprenant qu’il a probablement dû tomber plus bas que lui. Peut-être est-il blessé ou pire. Et là, c’est plus fort que lui. Il tend le bras pour s’agripper à la rambarde et se redresser, vivement. Mais alors que sa main se referme sur le garde-fou, une vive douleur manque de le faire hurler. La respiration haletante, il baisse les yeux vers ses côtes et comprend pourquoi il a si mal. Il n’a rien de cassé au premier abord, non. Il a « simplement » quelque chose d’enfoncé dans la chair. Un éclat de métal. Un débris qui est arrivé avant lui et sur lequel il a dû atterrir. La lourde charge qu’il a reçu sur le dos par la suite n’a sans doute rien arrangé. Putain de merde.

L’idée stupide de l’arracher le traverse un bref instant. Mais l’expérience lui a appris qu’un geste comme ça n’arrange pas son état. Bien au contraire. Ça l’empire. Il inspire pour se calmer et pour ne pas céder à la panique. Ça fait un mal de chien et c’est un euphémisme. A croire que ça aussi, c’est quelque chose de constant chez lui, d’avoir des trucs en travers du corps. Des balles, des couteaux, manquait plus qu’un morceau de la toiture pour conclure le tout.  L’ironie, c’est qu’il s’est pris un objet contondant dans le flanc gauche la dernière fois. Cette fois-ci, c’est le droit. Et parce que cette fois, il a des bonnes raisons de rester en vie, il n’a pas envie de claquer maintenant. Sans compter qu’il ne sait toujours si l’autre est vivant ou si la chute a fini par l’avoir. Marc serre les dents et se redresse. Ignorant la douleur qui manque de le terrasser et de le faire tourner de l’œil. Il se hisse sur le garde-fou, pâle comme un linge. Au moins, il est debout. C’est déjà ça. Il baisse les yeux en contrebas pour le retrouver, craignant le pire. Il doit cligner des yeux plusieurs fois parce que sa vision est trouble. Il aperçoit sa silhouette, au milieu des débris. Bougeant faiblement. Et assez loin, vu qu’il se trouvait au milieu du toit quand tout s’est effondré. Cet enfoiré est toujours vivant. Marc grogne et pivote avec difficulté pour rejoindre les escaliers. Il se méfie de la plateforme. Elle tient encore debout pour une raison obscure mais il ne tient pas à être dessus quand elle subira le même sort que le toit. Chaque pas est un supplice. Une main sur la rambarde, l’autre sur sa blessure, il franchit les quelques mètres qui le sépare de l’escalier en serrant les dents. Il fera l’état des lieux quand il sera sur une surface stable. Pas avec un trou béant au-dessus de sa tête et un truc moyennement stable sous ses pieds.


___

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Morgan Reed
Dieu
Morgan Reed


https://houseofm.forumactif.org/t1374-tell-me-would-you-kill-to-prove-you-re-right-o-morgan https://houseofm.forumactif.org/t1361-i-lie-to-myself-all-the-ti
More about you :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Giphy
Ceos, Eosphoros, Hesperos

---

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Mlp8

Codename : Tenebris
Pouvoirs : Changement de forme et de plan. Télépathie et emprise. Hallucinations et cauchemars. Création de matière spectrale et contrôle des ténèbres.

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} 7ixw
Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 564
DCs : Amaury, Ryan, Hailey, Moran, Eames, Nathan, Terrence, Lena & Eden

Mar 16 Juil - 18:41




In a chain reaction, it's a dangerous game
Dead is the land of the free. I keep treadin' the water but we're all goin' under.
On our knees we pray as we waste away. We dig our grave in this mess we
made. Fill our lungs with hate just to numb the pain. Dead on arrival


☾☾ Craquement sonore perduré en l'instant alors que le temps semblait se figer. Moment comme immobilisé, figé dans de l'ambre éthérée. Alors que tout s'écroulait. Une brisure étendue entre les crevasses qui fissuraient le béton du toit délabré. Fractures plus encore creusées sur l'organe qui saignait. En écho à la colère épanchée par les éléments déchaînés. L'ancrage qui me maintenait fébrilement à la surface se décomposait instantanément. Au moindre éclat enragé annoncé par les éclairs imprégnant le firmament. Macabre dénouement qui s'inscrivait. Fatalité de la situation qui s'écrasait sur mes épaules à la réalisation. Qui empoignait ce vide qui s'étendait et le tenait au creux de ses paumes. L'enserrant longuement en le marquant. Les griffes de l'instant délaissant des cicatrices par delà les membranes fragilisées. Poigne ferme se relâchant enfin alors que je sentais tout s'effondrer. Mon corps se laissant happer par l'ouverture instaurée. Inauguration d'une chute vertigineuse qui n'en finissait jamais. L'être comprimé aux contours qui ne cessaient de sombrer. Ne comprenant que trop tard ce qui était en train de se dérouler. Descente aux Enfers, âme damnée. Incapable de seulement bouger ou de réagir tandis que la forme abstraite crépitait d'anticipation contre ma peau. Temps d'adaptation allongé, réaction tardivement avancée. Dommage collatéral en cet impact brutal. Abrupte collision contre les limites substantielles de la réalité. Contact prononcé sur le béton du rez-de-chaussée. Les côtes, les flancs. Les épaules et les hanches. Hémisphère gauche du crâne, percuté trop lourdement. Vertige assourdi par la statique résidant en mon esprit. Conscience effleurée au bord de l'inanité. Perte de prise et de maintient à la tangibilité. Malgré la douleur fugace tiraillant ma jambe en un point précisé. Échauffement brûlant la chair à vif, sensibilisée. Souffle coupé par la myriade de fragments qui semblaient me transpercer. Telles des aiguilles enfoncées au creux de la cage thoracique. Respiration chaotique et saccadée, air manquant aux poumons sûrement perforés. Tournis encensé me prenant d'assaut, m'empêchant de garder les yeux ouverts. Papillonnant des paupières, la vision troublée. Flou imprégnant mes iris embués. Picotement dérangeant mais moins flagrant que l'écho s'écrasant contre les parois de mon crâne. Grésillement caressant mes tympans, un bruit sourd tristement perçant. Attention épanchée alentour mais incapable de se focaliser. Un esprit à la dérive en un corps brisé.

Secondes écoulées depuis le craquement intérieur provoqué par la chute désolée. Réaction perturbée par l'attention fragilisée. Fébrile mouvement se découvrant en un nouvel échec, toujours pourtant perpétré. Sensation fugace d'un toucher sur la tempe, une pression chaude contre la peau. Familiarité, de ce liquide carmin et en cet instant sanguin. Épanchement de vermeil depuis les creux d'une plaie seulement créée par le déchirement d'une chair brodée. Plaintes grognées pourtant réprimées alors que je serrais les dents. Lèvres pincées et mâchoire crispée. Expirations lourdes qui passaient par le nez à défaut de s'écraser contre les barrières des lippes cloîtrées. Volonté d'élancer ma main en direction de ma jambe touchée. Afin d'aplatir la paume contre la zone qui me tiraillait. Douleur fugace en l'articulation, témoignant d'un poignet cassé. Nouvelle exclamation étouffée sur la langue alourdie. Vertige plus encore prononcé assaillant les parois de mon crâne alors que je fermais les paupières sous la sensation. Erreur pourtant annoncée par un second pic transperçant la chair de l'autre côté. Deux plaies ainsi formées, creusées à même la peau. Perçant les muscles déchirés. Exclamation éructée m'échappant brusquement tant la souffrance m'empoignait. Lèvres à nouveau pincées pour réprimer les expirations et grognements hachurés. Alors qu'un sursaut me parcourait, faisant plus encore frictionner les débris encastrés. Intégrité écrasée et broyée par le dénouement de l'instant. Plaintes grommelées entre les dents serrées alors que je me recomposais. Tentant de me redresser, rouvrant les paupières et soufflant bruyamment en reprenant un contrôle fébrile sur la situation. Intérêt tout entier porté sur les barres métalliques transperçant ma jambe, mon attention concentrée sur ma main qui enserrait l'un des premiers corps étrangers. Plusieurs reprises, divers essais. Parvenant au bout d'un temps considérablement avancé et après un tournis certain à déloger l'un des débris entravé. Exclamation expirée sous l'assaut du tiraillement élancé suite au frottement désormais dépassé. Sang écoulé parsemant le tissu me recouvrant, glissant sur la peau en des arabesques archaïques. Chaotique épanchement procuré alors que pourtant une barre encore, restait logée.

Incapacité de l'enlever en me roulant sur le côté. Fermement ancrée dans le sol bétonné et ressortant bien trop hautement. Nécessité d'être retirée en soulevant la jambe, sur plusieurs centimètres pour s'en dégager. Prise de conscience de l'action à réaliser. Inspiration longue et sensiblement maîtrisée. Contrôle fugace d'une respiration que je bloquais, alors que je m'élançais. Empoignant le tissu et la peau d'un geste brusqué, avant d'entamer le mouvement qui allait me libérer. Soulevant le tout abruptement en réprimant les hurlements écrasés contre les dents serrées. Un grognement sous le palais lorsque la jambe fut enfin dégagée. Instinct primaire m'intimant de me laisser aller à m'effondrer. L'élan adonné qui me faisait rouler à une distance éloignée de la zone où j'avais chuté. Poussière s'élevant sous le mouvement, picotant ma gorge et me faisant tousser. Paupières à nouveau fermées lorsque le vertige reprenait. M'arrachant des plaintes étouffées alors que la douleur me tiraillait. Respiration hachurée, soupir erratique et souffle saccadé. Echo d'un bruit qui se perdait parmi les gouttes de pluie martelant les débris. Sonorité à peine perçue avec l'assourdissement passager provoqué par les plaies qui me lançaient. Et malgré l'incapacité de percevoir le moindre grésillement alentour, je pouvais ressentir le crépitement intérieur caresser mes contours. L'énergie de la forme spectrale recouvrant les limites de mon être, s'apposant contre les bordures des plaies creusées pour les combler. Une compression intimée par la volonté du dieu enfermé qui s'agitait en sa prison qu'il écumait. Essence enragée qui s'épanchait sur les blessures afin de les panser. Tarissant l'écoulement de sang pour ne pas succomber à la perte entraînée. La douleur restant pourtant présente en écho, un toucher fantôme de ce qui était arrivé. Sensibilité exacerbée qui me prenait alors que je tentais de me relever. Les cicatrices à peine en devenir d'être formées me tiraillant encore dès lors que je forçais. Puisant en ces résidus d'énergie qui me restaient pour ne pas m'écrouler une fois de plus, éviter de sombrer encore une fois au poids qui pesait lourdement sur la substantialité. Après maintes reprises et des efforts considérés, je parvenais enfin à me tenir debout. Vacillant toutefois en remarquant que ma cheville avait été foulée. Chancelant sous l'assaut des vertiges qui assaillaient. Vision flou de par le voile embrumé, ainsi que par les gouttes de pluie qui continuaient de s'abattre telles des perles salées.

L'élément glacé s'infiltrait au travers des vêtements et imbibait les tissus me recouvrant. Quelques perles et diamants dévalant sur ma peau en un toucher qui gênait. Oppression ressentie de la pression exercée. Telle une couche de givre qui comprimait une baie vitrée. La pluie semblant appuyer contre mon corps en un contact qui m'opprimait. A l'étroit soudainement sous la température chutant au même titre que moi-même auparavant. Grondement agonisant de la colère des éléments se déchirant entre les nuages parsemant le firmament. Rappel d'une tension et de l'empressement de la situation. Tremblement subtil tandis que j'accrochais du regard les débris éparpillés. Cherchant avec une attention précaire un éclat familier. Une couleur doré qui avait marqué les souvenirs d'un temps passé. Une nuance que je peinais à discerner parmi les teintes pastels et assombries. Crainte subreptice écoulée en l'âme partagée et divisée. Panique fugace qui raclait les contours abstraits du spectre que j'avais été. Alentour, ne reposaient plus que désolation et silence entrecoupés par le tonnerre. En écho à une émotion oubliée qui faisait rage en mes entrailles. Impulsion précaire d'un réflexe ordonné par la déité qui m'élançait plus en avant suite à l'incertitude de la situation. Me faisant tituber pourtant de par le vertige empoigné et l'articulation foulée. Stoppé à même mon élan, souffle saccadé brûlant ma gorge et tiraillant les poumons compressés. Tremblements encensés d'une myriade de sensations angoissées. Pensées d'une finalité à moitié évincée alors que je scrutais à nouveau le paysage désolé, une fragrance amère sur le bout des lèvres. Le goût et la saveur de l'attente menant à la fatalité. Aucun signe de Marc après seconde vérification, ou du sorcier qu'il avait jadis été. Seulement les débris du toit qui avait tout ravagé. Ainsi qu'un pan du sac précédemment préparé et désormais délaissé entre les ruines délabrées. Désolation et résignation se mélangeant avec les regrets. Peine acharnée sur l'organe aux battements ratés et saccadés au creux de la cage thoracique. Poids sur la langue et pression enserrant ma gorge. Picotements qui dérangeaient tandis que je me résolvais à avancer. Continuant pourtant de chercher d'un œil loin d'être distrait, un éclat doré. Intention à peine subtile et masquée de la déité voulant le retrouver. Le savoir encore là, quelque part. Vivant plutôt qu'agonisant.

Déplacement prolongé vers la plate-forme encore précairement maintenue, qui menaçait de s'écrouler. Le sac reposant aux pieds de la surface faiblement stabilisée. Approche précautionneuse pour combler la distance. Pouvoir récupérer ce pour quoi j'avais seulement posé les pieds en cette planque reculée. Inspiration archaïque tandis que je me préparais à m'abaisser. Respiration bloquée alors qu'enfin je me penchais et empoignais les lanières. Expiration chaotique lorsque je le passais par dessus mon épaule non touchée. Me redressant avec lenteur afin de ne pas brusquer les muscles tiraillés. Mon visage se relevant doucement par après pour finir par se perdre sur des contours contrastés. Dans la pénombre imprégnant les escaliers, une silhouette s'en extirpait. Se tenant là, droit devant, telle une apparition soudaine. Une vision qui bloquait ma respiration. Un mirage. Bowman... Un miracle. Pride... Un soupir soulagé se répercutant dans le silence statique de mon esprit. L'intimité et la vulnérabilité du dieu s'exposant à mon attention seulement. Point faible marquant la fragilité de ses sentiments en l'instant. Émotion réverbérée se répercutant en silence malgré les échos désordonnés. Situation imprégnée par les sensations maintenues sous la surface, comme au travers une couche de givre ou d'un miroir glacé. L'effleurement des souvenirs en sa mémoire me faisant trembler subrepticement. Une fraction de seconde seulement, où en réponse ou considération, je me permettais d'ancrer mes pupilles sur son visage. M'attardant sur ses yeux par après au travers des iris voilés par le regard de Tenebris qui s'y superposait. Un seul moment où ils se croisaient. Entre les réalités. A travers les temporalités. Regard partagé comme avant, et jamais comme après. Complice éclat qui brillait auparavant. Mais qui semblait s'étouffer et s'éteindre en l'instant. Flamme ardente désormais mourante. Tant par la pluie qui s'abattait, que par les perles salées depuis longtemps écoulées. Instabilité autant marquée sur le temps présent que sur la situation présagée. Deuxième confrontation qui pourrait s'annoncer. Deuxième effondrement qui pourtant s'affligeait. Le reste du toit tenant encore précairement en place, se détachant brusquement en un craquement. Dommage collatéral du déchaînement des éléments. Énième déferlement d'un châtiment désigné par une destinée. Une punition d'un autre temps qui ne cessait de s'acharner. ☽☽

CODAGE PAR AMATIS


___

@Pando There is no tomorrow. Watch me walk away. Painting my life in grey. All that I wish for is fading away. The time is now. Surrounded by shadows. Painted by colors of darkness. The final last word. Close to insanity.
❝Shadow surrounds me everywhere❞
Revenir en haut Aller en bas
Marc Bowman
Sorcier
Marc Bowman


https://houseofm.forumactif.org/t3442-marc-i-m-not-scared-of-the-dark https://houseofm.forumactif.org/t1365-i-like-my-tea-how-i-like-wo
More about you : in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Tumblr_onbe0cOPBN1rvh3u3o2_250
Codename : Pride
Pouvoirs : Manipulation des ténèbres ► Marc possède la capacité de manipuler à sa guise les ombres. Il faut cependant que ces dernières soient présentes. Dans une pièce intégralement noire, son pouvoir ne lui servira à rien.
En plus de les manipuler, il peut également s'en servir pour guérir certaines blessures et recharger son énergie. C'est une capacité passive et elle ne sera jamais aussi efficace qu'un vrai repos.

Magie ► Marc est un sorcier, ce qui le rend donc logiquement capable de maîtriser la magie. Il est capable de lancer certains sorts après les avoir appris - et non naturellement comme avec sa maîtrise des ombres. Il peut également détecter les autres sorciers et reconnaître une empreinte magique s'il y a déjà été confrontée.

Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 629
DCs : Gabriel, Sean, Lorna, Lucy, Jess Jones, Scylla & Ben

Jeu 1 Aoû - 1:22

in a chain reaction, it's a dangerous game
Morgan & Marc
I see your storm rolling in, I see the groung crumbling but in a chain reaction. I see the dark crawling in I see your wars, it's the end but in a chain reaction, it's a dangerous game



Le vertige. La douleur. Le sang qui ponctue chacun de ses pas. Une goutte après l’autre, comme pour marquer le chemin. Une version moderne du Petit Poucet dont il se passerait bien. Sa vision brouillée, l’éclat enfoncé. Il n’est pas au mieux de sa forme. Mais il s’en est tiré, sans savoir d’où il tire cette chance insolente qui frise l’indécence. Comme si dans son malheur, une entité supérieure veillait sur ses arrières. Les mâchoires serrées, il se traîne jusqu’à l’escalier, manquant de tourner de l’oeil à cause de la douleur que provoque le moindre de ses gestes. Une chute, puis un ensevelissement. De mieux en mieux. Son équilibre est plus que précaire et il ne doit son salut qu’aux murs qui l’empêchent de ne faire qu’un avec le sol, à nouveau. Il marque une pause en se laissant presque aller contre la paroi verticale. La respiration haletante, les gémissements qu’il retient dans sa gorge. Car la partie est encore loin d’être gagnée. Il est debout, certes. Il est encore en vie, aussi. Mais il n’est pas sorti d’affaire. Car il a cet éclat qui lui transperce la peau et une volée de marche à descendre. Il ne pourra pas aller bien loin comme ça. Alors il s’arrête, colle son dos au mur et serre les dents de plus belle. Il va devoir s’en occuper, maintenant.

Il aurait aimé avoir de l’alcool avec lui pour s’anesthésier. Mais on fait avec ce qu’on a. Et là, en l’occurrence, il n’a rien. Rien d’autre que ce mur pour s’aider à rester debout. Et sa magie. Sa main se referme sur l’extrémité de métal qui est plantée à même son flanc. Il a appris à faire fi de la douleur mais elle dépasse ce qu’il a l’habitude d’endurer. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’un objet contondant pénètre ses chairs, mais ça ne veut pas dire que c’est agréable. Il inspire, expire, se prépare au pire. D’un mouvement sec et rapide, retire ce corps étranger. Retient avec peine les cris de douleurs qui ne demandent qu’à sortir et résonner autour de lui. Les larmes lui brouillent la vue, une nouvelle fois, mais il sait d’où elles viennent. L’objet produit un tintement lorsqu’il le laisse tomber, un tintement qui a l’air plus fort qu’il ne le devrait. Sans doute parce que le vertige qui le saisit est puissant, que la douleur est si forte qu’il se sent sur le point de flancher. Il sent le liquide écarlate et chaud se déverser de sa plaie, entre ses doigts alors qu’il a toutes les peines du monde à lier entre eux les fragments d’un sort qui permettra de stopper cette hémorragie. Parce qu’il l’a enfin appris, après tout ce temps. Ce fichu sort de guérison. Il ne le maitrise pas assez pour guérir sa blessure intégralement. Que des parties qui ne servent que pour des blessures mineures; bien moins graves que celle qui est en train de le ronger. Mais il ajoute à ces fragments de sort, sa propre maîtrise des ombres, ainsi que la petite empreinte que l’essence divine de Tenebris a laissé en lui. Les ténèbres viennent à lui, avec lenteur pour recouvrir ce trou béant. Les ombres se mélangent, permettant à Marc de tenir debout encore un peu. Il prononce du bout des lèvres la partie du sort qui l’intéresse. Celle qui lui permettra de continuer à marcher sans tourner de l’oeil, jusqu’à ce qu’il puisse vraiment se soigner.

Il lui faut quelques minutes, de longues minutes, pour réussir à se redresser. Se redresser et marcher, lentement. Laissant derrière lui cet éclat étranger et presque meurtrier. Son sang a cessé de couler, grâce à l’intervention des ténèbres. Cela ne vaut pas des vrais soins, mais c’est bien suffisant pour l’instant. Car il est toujours dans ce bâtiment, soumis à la fureur des éléments. A la fureur de ses propres sentiments qui se déchaînent en lui. Il n’a pas le temps d’y penser, juste d’avancer. Un pas après l’autre, comme avant. Une marche de plus. Une de ses mains est toujours placée sur la plaie, même si elle ne saigne plus. Pour s’assurer que le pansement magique de pacotille qu’il a posé dessus reste à sa place. Il finit enfin par s’extirper de cette maudite cage d’escalier, haletant et dans un état abominable entre la poussière, la pluie et le sang qui coule également d’une plaie à la tête bien plus petite et bien moins importante que celle dont il vient de s’occuper. Il se dirige là où il a vu Morgan pour la dernière fois. S’assurer qu’il puisse aussi bouger et que même s’il n’a pas envie de son aide, il puisse sortir d’ici. Tant pis s’il le déteste, tant pis même s’il refuse que Marc l’assiste, il n’aura pas le choix. Il pourra l’insulter plus tard.  Et lui faire la tête pendant une éternité si ça lui chante. Tant qu’il reste en vie.

Son regard accroche les contours de celui à qui il est justement en train de penser. Debout, également. Dans un sale état, mais vivant. Morgan se tient devant lui et à l’instant où leurs iris se croisent, il peut lire au-delà. Il peut déceler Tenebris à travers. Il n’a même pas besoin de ressentir sa présence et son empreinte pour savoir qu’il est là. Un petit sourire se dessine au coin de ses lèvres. Et la pensée soudaine que s’il doit s’accommoder de Morgan pour être près de Tenebris, alors qu’il en soit ainsi. Si tel est le prix, il est prêt à payer. Et c’est ce à quoi il pense quand la seconde partie du toit se détache au-dessus d’eux. Qu’il s’aperçoit avec horreur que Morgan se trouve dans la trajectoire. C’est sans réfléchir qu’il tend son bras devant lui et puise dans sa magie pour matérialiser le sort le plus basique qu’il connaisse et qu’il l’envoie heurter Morgan pour le projeter en arrière. Une fraction de seconde plus tard, les débris de toit s’écrasent là où se trouvait la silhouette de Reed. Un nuage de poussière se soulève, obligeant Marc à placer son bras devant son visage pour s’en protéger. Le silence est seulement troublé par le vent qui se déchaîne à l’extérieur. Et soudain, la prise de conscience de ce qu’il vient de faire. De ce qu’il vient de révéler sur lui, sans même savoir si Reed est conscient de ses propres capacités ou s’il se souvient. Marc vient de se révéler, une nouvelle fois. Endossant l’identité de Pride, ignorant les conséquences pour lui si ça venait à se savoir. Le coeur battant, son sang pulsant à ses tympans. Il est condamné à refaire les mêmes erreurs en agissant sur un coup de tête. Marc rassemble son courage pour contourner d’un pas vif le monticule de débris accumulés afin de retrouver la silhouette de Morgan qui s’est soustraite à sa vue. Il s’immobilise lorsqu’il le voit. Soulagé. Tourmenté. Et ne sachant définitivement plus sur quel pied danser. Il se renferme, reprend une expression neutre pour ne pas laisser transparaître plus d’émotion qu’il ne le devrait

- Si tu peux marcher, on devrait se tirer d’ici pour de bon.

Il fuit son regard, cette fois, en avançant dans sa direction. S’arrêtant à bonne distance de lui et prenant cet air nonchalant qui l’a caractérisé pendant si longtemps. Comme s'il n'avait pas été blessé et qu'il n'avait pas manqué de s'évanouir dans les escaliers, comme s'il ne manquait pas de mourir à chacun de ses échanges avec Morgan, car chaque réplique assassine qu'ils se lançaient le tuait lentement. Comme si, au final, tout était normal.

___

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Morgan Reed
Dieu
Morgan Reed


https://houseofm.forumactif.org/t1374-tell-me-would-you-kill-to-prove-you-re-right-o-morgan https://houseofm.forumactif.org/t1361-i-lie-to-myself-all-the-ti
More about you :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Giphy
Ceos, Eosphoros, Hesperos

---

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Mlp8

Codename : Tenebris
Pouvoirs : Changement de forme et de plan. Télépathie et emprise. Hallucinations et cauchemars. Création de matière spectrale et contrôle des ténèbres.

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} 7ixw
Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 564
DCs : Amaury, Ryan, Hailey, Moran, Eames, Nathan, Terrence, Lena & Eden

Sam 14 Sep - 18:33




In a chain reaction, it's a dangerous game
Dead is the land of the free. I keep treadin' the water but we're all goin' under.
On our knees we pray as we waste away. We dig our grave in this mess we
made. Fill our lungs with hate just to numb the pain. Dead on arrival


☾☾ L'effet d'un mirage qui s'imprégnait en l'instant. À l'ombre d'une esquisse ancrée sur les lèvres opposées. Traits étirés en un sourire que percevait l'abstrait. Marquant sur le moment ce fragment partagé qui reliait la déité que j'avais été, et cet humain que j'étais fadement devenu. La sincérité étrangère à mon attention, mais si familière à cet autre, d'un passé révolu. Une sensation particulière s'épanchait sous l'épiderme, crépitant contre la peau, telle la forme originelle s'exprimant ardemment. Seulement ici, la voix du dieu déchu qui s'imposait, comme s'il réalisait quelque chose qui ne pouvait que m'échapper. Une émotion fugace le parcourant, tandis qu'il semblait vouloir se manifester. Se presser à rendre ce qui lui avait été donné. Il se souvient. Tonalité étrangement rassurée, timbre comme soulagé. Apaisement incertain soupiré qui dissolvait la tourmente et apportait un semblant de chaleur dans les veines glacées. Et ce jusqu'à ce qu'un craquement imposant ne se répercutait subitement. Paupières clignant doucement afin de me tirer de la contemplation. De m'extirper de ce tableau que je ne pouvais admirer. Iris regagnant les débris alentours, et les contours des ruines qui menaçaient de s'écrouler. En hauteur, visage soudainement tourné vers le plafond détruit, qui se fracturait plus encore. Failles creusées dans les matériaux, dans les surfaces délabrées. Désastre impossible à éviter. Mais possibilité de se protéger. La déité se retranchant quelque part en arrière pour puiser dans les forces qui lui restaient. Dans cette essence qui la constituait, afin de faire appel à ces ténèbres qui la composaient. Je clignais des paupières rapidement, laissant le voile assombri obscurcir mes iris. Me concentrant sur l'énergie qu'il me restait pour guider les ténèbres. Les particules de l'obscurité commençaient à s’amonceler, se regrouper à mes pieds pour m'entourer. Quelques bribes glissant sur mon corps alors que je leur imposais, en miroir à la déité, de former un abri au dessus de nous. Pour nous protéger. Mais à peine l'image se formait en mon esprit, qu'une force invisible me percuta de plein fouet. Coupant court à la demande silencée vers les ténèbres, qui s'évaporaient désormais en des arabesques chaotiques. Retournant à l'inanité, comme si de rien n'était. Et que rien ne les avaient jamais invoquées.

L'impression de voler, la sensation de flotter, à nouveau. Dans les airs, projeté comme une vulgaire poupée de chiffon. Mais cette fois, à l'écart du danger qui déjà s'écrasait à même l'endroit où je m'étais trouvé. Rappel brutal de la réalité lorsque je me tournais dans l'élan imposé. Pour me rattraper du côté droit, avant de rentrer en collision avec un tas de débris plus loin en arrière. La paume, le coude, le flanc, tous trois éraflés par les ruines étalées en pagaille, dans le bâtiment délabré. Le souffle coupé par la projection et par l'impact provoqué, me brûlant les poumons déjà compressés. Un poids enserrant la gorge comprimée, encore tiraillée par les particules de poussières soulevées. Incapable de respirer, la toux prenant d'assaut la trachée encombrée, alors que j'apportais ma main à mes lèvres. Un filet carmin épanché sur la paume, le liquide chaud s'écoulant à la fois de la toux et d'une plaie sur la joue. Picotements qui dérangeaient tandis que je grognais sourdement en me tournant lentement. Prenant appui sur les débris tenant précairement, pour m'accrocher et trouver une position plus confortable pour me maintenir. Afin de reprendre mon souffle et de mieux respirer. Les expirations erratiques s'espaçant, alors que les inspirations devenaient moins hachurées. Un tiraillement m'élançant pourtant toujours au niveau des flancs. Entre les côtes, une douleur fugace et fulgurante, qui m'arrachait des plaintes sifflées. Remarquant alors la texture et la surface sous laquelle j'avais été si gracieusement déposé. Le sac précédemment empli d'objets avait amorti une partie de ma chute. Et semblait-il qu'un pan des ténèbres avait été convoqué par la déité pour rendre l'impact moins important. Les particules ondulaient encore contre le sol alors que je peinais à me recomposer. Sentant toujours le voile recouvrir mes iris, je ne parvenais pas à le faire disparaître. Sensible de tous côtés, fébrilité dans l'instant alors que je me raccrochais à de piètres prises trop bancales. Soufflant bruyamment à chacune des tentatives de mouvements pour me redresser, en constatant que j'avais été amoché par ces chutes accumulées. Des ecchymoses allaient certainement se former par après. Mais l'habitude de ces situations ne taisaient cependant jamais les pics de douleur imposés.

Vertige encensé une fois de plus, qui m'empêchait de me relever sur le moment. Instabilité certaine du bâtiment, mais également de ma prise sur la substantialité. Je fermais les paupières un court instant, tentant de respirer plus calmement. Pinçant les lèvres et serrant les dents au moindre tiraillement. Une émotion sourde se manifestant en mes entrailles, tandis que remontait la colère refoulée. Envers la réalisation qui s'imposait brusquement, tant en mon esprit, que par la certitude de la déité. Il a retrouvé qui il était. Bowman venait d'émerger. Et de manifester ses pouvoirs de sa vie passée. Comme avant toutes ces conneries. Et étrangement, je n'étais pas surpris. Seulement agacé. Je grognais doucement, l'énervement brûlant le creux en ma cage thoracique. Constatant par ailleurs que cet enfoiré m'avait renversé avec son sortilège tout pété. Il t'a sauvé la vie.. Il m'a bousculé, ouais. Percevant la divinité soupirer je me permettais de lever les yeux au ciel et de me redresser. Reprenant un air plus recomposé afin de stabiliser mon état et ma prise sur la réalité. Un genou à terre, l'autre plié, la jambe le plus possible contre le ventre et le flanc, je maintenais la position après l'effort exercé. M'appuyant avec le bras et le coude opposé contre le tas de débris qui m'avait arrêté. Suspendant un court instant ma respiration lorsqu'un écho parvenait à mon attention. J'élançais mon esprit en un réflexe, étendant mon intérêt. Percevant la signature et la présence de Bowman à proximité, derrière moi, et rien d'autre que sa seule identité, je relâchais prise. Expirant longuement en l'entendant approcher, tournant la tête vers lui, sans pourtant le regarder. Presque en sa direction, le regard perdu ailleurs, pour ne pas qu'il assiste à ce que je ne pouvais réprimer. Un air quelque peu tiré cependant, à la froideur ancrée, pour lui intimer de ne pas s'approcher plus que nécessaire. Bien qu'il n'avait pas besoin de ça pour rester à distance. Sa voix résonnant dans le silence presque solennel qui encerclait et berçait la planque délabrée. Un timbre proche de la neutralité, une once de froideur sans doute pour contrer les tremblements qui pouvaient accompagner. Lèvres pincées en l'entendant s'exprimer, par dépit et irritation prononcée. Parce qu'il avait raison. Et que je refusais de la lui accorder. Il fallait sortir d'ici. À tout prix.

Puisant dans toute la volonté et l'énergie qui résidaient en mes réserves, je parvenais à me relever. À grand peine, tout de même. Serrant les dents, la mâchoire crispée par l'effort ordonné qui encensait les tiraillements prolongés. Sensations perdurées à mesure que l'élan du mouvement persistait. Lenteur calculée sous la gestuelle millimétrée. Respiration perturbée au moindre geste prononcé. Soupir lorsqu'enfin le calvaire était terminé. Maintenu précairement sur deux pieds, tenant debout malgré le vertige et les muscles endoloris. Attendant quelques secondes, le temps de me reprendre. De recomposer un air plus durci et stabilisé. M'abaissant par après pour récupérer le sac et le replacer sur mon épaule rescapée. Sans plus aucune considération ni aucun regard en arrière, j'enserrai la lanière de ma main éraflée, avant de me détourner. Évitant sciemment de croiser le regard de Bowman, le contournant même d'une démarche quelque peu précipitée bien que perturbée par la cheville foulée. Sans mot dire, sans rien lui confier. Pas même un merci, non plus un ordre aboyé pour qu'il sorte d'ici et ne revienne plus jamais. Creusant la distance pour m'éloigner, l'imposant contre les volontés. Rythme à moitié décalé sur le chemin menant vers la sortie. M'arrêtant en prenant appui contre la porte en fer presque rouillée. L'instant se figeait, le silence m'étouffait. L'attente se faisait pressentir. Une pression sur les épaules, une tension dans la nuque. Un crépitement dans l'atmosphère, qui semblait pouvoir s'alléger comme s'alourdir. Les poings serrés, je fermais les yeux, et me mordais les lèvres. Incapable de parler. D'exprimer une once de ce qui me transcendait. D'accepter la réalité et de dévoiler la vérité. Je déglutissais, amer, en colère. Des tremblements empoignant les muscles tendus. Les émotions se bousculant au cœur de la tourmente. Sensations décuplées par la fébrilité du dieu inquiété et de ses sentiments épanchés pour le sorcier en retrait. Je ravalais difficilement ma salive, refoulant l'assaut provoqué des ressentis qui ne m'appartenaient pas. Qui n'étaient pas miens. Qui ne le seraient jamais. Douleur plus encore encensée parce que Marc se souvenait, de tout son passé. De ce que le dieu et lui avaient fait. Avaient été. Et que je ne pouvais pas lui rendre ce qui lui avait été arraché. Parce que je n'étais pas lui. Plus lui. Et ne le serai certainement plus jamais. Et au lieu de combler ce vide depuis trop longtemps creusé, j'instaurai une distance plus douloureuse encore à supporter. NON ! Poussant la porte rageusement, m'élançant au dehors en une impulsion. ARRÊTE-TOI ! Faisant quelques pas sous l'assaut précipité. FAIS PAS CA ! Sans plus rien considérer, n'osant pas avouer que j'étais... désolé. MORGAN ! Ne m'arrêtant au milieu de la route, que sous les éclats tonnants et déchirants de la déité, qui m'appelait. M'intimant de me retourner, suppliant de ne plus fuir comme avant. Je n'en faisais rien, restant figé sans pouvoir bouger. Le regard toujours recouvert par l'obscurité, étonnement tourné vers le ciel couvert et assombri lui aussi. Alors que la pluie s'abattait furieusement contre mes joues avant d'atteindre le bitume, telle des perles salées écoulées. L'orage grondant à proximité tandis que la haine mêlée à la peine me brûlait les entrailles et me faisait trembler. La tempête faisait rage mais ne couvrait point les échos déchirés au creux de la cage thoracique. Où l'organe, encore une fois, se fracturait. En miroir du passé. ☽☽

CODAGE PAR AMATIS


___

@Pando There is no tomorrow. Watch me walk away. Painting my life in grey. All that I wish for is fading away. The time is now. Surrounded by shadows. Painted by colors of darkness. The final last word. Close to insanity.
❝Shadow surrounds me everywhere❞
Revenir en haut Aller en bas
Marc Bowman
Sorcier
Marc Bowman


https://houseofm.forumactif.org/t3442-marc-i-m-not-scared-of-the-dark https://houseofm.forumactif.org/t1365-i-like-my-tea-how-i-like-wo
More about you : in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Tumblr_onbe0cOPBN1rvh3u3o2_250
Codename : Pride
Pouvoirs : Manipulation des ténèbres ► Marc possède la capacité de manipuler à sa guise les ombres. Il faut cependant que ces dernières soient présentes. Dans une pièce intégralement noire, son pouvoir ne lui servira à rien.
En plus de les manipuler, il peut également s'en servir pour guérir certaines blessures et recharger son énergie. C'est une capacité passive et elle ne sera jamais aussi efficace qu'un vrai repos.

Magie ► Marc est un sorcier, ce qui le rend donc logiquement capable de maîtriser la magie. Il est capable de lancer certains sorts après les avoir appris - et non naturellement comme avec sa maîtrise des ombres. Il peut également détecter les autres sorciers et reconnaître une empreinte magique s'il y a déjà été confrontée.

Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 629
DCs : Gabriel, Sean, Lorna, Lucy, Jess Jones, Scylla & Ben

Dim 29 Sep - 19:28

in a chain reaction, it's a dangerous game
Morgan & Marc
I see your storm rolling in, I see the groung crumbling but in a chain reaction. I see the dark crawling in I see your wars, it's the end but in a chain reaction, it's a dangerous game



Il le sent dans l’air. L’électricité. La tempête. Sa propre magie. Tenebris. Les mots qu’ils ne prononcent pas, les émotions qu’ils contiennent en eux. Le vent qui les tourmente, qui menace de faire s’effondrer sur eux d’autres parties du toit. L’épuisement, de chacun. Blessés, écorchés. Et pourtant, une fois encore, l’un en face de l’autre. Sans être capable de briser ce mur entre eux. Un mur qui se trouve là par sa seule faute, parce qu’il a été un idiot. Morgan ne le regarde pas. Passe à côté de lui. Assez prêt physiquement pour que Marc puisse le toucher mais trop loin mentalement. Alors Bowman reste là, immobile et meurtri. Ses émotions en travers de la gorge. Il s’est encore une fois dépassé pour briser quelque chose. Il s’est révélé, émergé, à lui. Sans réfléchir, sans songer aux conséquences. Sans penser à la situation dans laquelle cela pouvait les mettre tous les deux.

Morgan s’éloigne et Tenebris avec lui. Son seul repère dans un monde mortifère. Ironiquement, sa seule lumière dans ses propres ténèbres Il faut à Marc un temps bien trop long pour se lancer à sa suite. Ne serait-ce que pour sortir d’ici avant que tout ne s’effondre. Sortir d’un bâtiment à l’équilibre précaire pour affronter la violence du vent et s’exposer davantage au danger, c’est une très belle métaphore de sa vie. Il flanche en se remettant en route, car la douleur de sa blessure se rappelle à lui. Il l’avait presque oublié, ça. Par chance, personne n’a vu. Morgan est trop loin pour s’en apercevoir et c’est tant mieux. Il se redresse, difficilement, une main sur sa plaie. Sent les ténèbres qui le réparent lentement. Il a besoin de trouver un endroit où se reposer et soigner cette entaille. Dans son champs de vision, il voit la silhouette de Morgan qui pousse la porte. Note qu’il boite. Et qu’il va également s’exposer à la fureur du temps.

Marc déglutit. L’inquiétude prend le pas, une fois de plus. Il est dans un état pire que le sien. Secouant la tête, le sorcier tente de raccourcir cette distance entre eux Dans l’espoir vain de l’arrêter. Le vent lui fait l’effet d’une claque. Il plaque davantage ses vêtements contre sa peau et le glace jusqu’aux os. Autour d’eux, le décor est digne d’un mauvais film. Digne d’un cauchemar. Il n’ose pas se retourner pour voir l’état du bâtiment. Tout ce qu’il voit, c’est l’autre, devant lui, qui avance bien trop vite. Et qui s’arrête au milieu de la route, à l’instant où la présence de Tenebris est si forte que Marc peut la sentir résonner en lui.

- Reed ! Attend !

Sa voix est couverte par le mugissement des éléments, par ce vent qui l’empêche presque d’avancer. Sa main en visière devant son visage, Marc avance, tente de rompre cette distance. De briser ce silence. Sa gorge se serre à chaque pas. Pourquoi est-ce aussi difficile ?

- Ree… Morgan.

Première fois qu’il prononce véritablement ce prénom en sa présence. Morgan. Pas Reed ou connard ou on ne sait quel autre nom d’oiseau. Morgan. Il lui tourne le dos, immobile au milieu de la route. Soumis aux éléments mais comme si leur présence ne l’affectait pas. Le souffle court à cause de l’effort founi pour le rejoindre, la tête soumise aux vertiges causés par la douleur qui le tiraille, Marc s’arrête à quelques pas. L’hésitation, l’appréhension. Il pourrait lui dire qu’il est désolé. Qu’il mérite sa haine. Ce serait déjà bien pour commencer, bien que ce ne soit pas le moment. Mais il ne fait rien de tout ça. Il enferme cette partie de lui qui veut tout réparer dans un coin de son esprit. Derrière une porte close. Il chasse l’hésitation de son visage, redevient le même et éternel Marc.

- Tu as vu dans quel état tu es ? Tu crois vraiment que tu vas aller loin, comme ça ?

Et une once de colère vient s’ajouter au tout. Car il déteste le voir comme ça. Devenant soudainement très concerné par l’état physique de l’autre, au point d’en être plus qu’agaçant. De quoi rappeler des souvenirs à Tenebris, s’il est là. Ignorant son propre état, alors qu’il peine à rester debout à son tour, pour se préoccuper uniquement de l’autre.

- J’ai compris, tu me détestes et tu m’en voudras jusqu’à la fin de tes jours. J’ai merdé et j’en suis désolé !

Marc hausse les épaules, comme si le vent ne le dérangeait pas et qu’ils n’étaient pas au bout milieu d’une putain de tempête. Comme s’ils ne venaient pas de prendre cher dans leur tronche. Puis retire une nouvelle fois ce masque qui a causé bien trop de tort autour de lui, trop de mal. Il laisse entrevoir ce qu'il ressent réellement. Une inquiétude.

- Mais regarde-toi, bordel ! Tu es blessé. Et… Je sais que je suis mal placé pour pour te faire la morale sur le sujet mais je n’ai pas envie que tu…

Inspire, expire. Se donne du courage, parce que c’est difficile pour lui de mettre des mots sur ce qu’il ressent :

- Je n’ai pas envie qu’il t’arrive quelque chose.

C’est déjà un bon début. Marc fait un pas en avant, poussé par une sorte de courage qui vient de nulle part. Il poursuit et sa voix devient de plus en plus implorante, sans qu'il ne la contrôle.

- Enfin… quelque chose de pire que moi. Laisse-moi t’aider, s’il te plait. Tu pourras m’insulter et me détester tant que tu le voudras après ça. Mais laisse-moi t’aider. Il faut qu’on aille se mettre en sécurité et qu’on s’occupe de tes blessures.

Regarde-moi, putain. Pourquoi tente-t-il de le fuir à ce point ? Marc tend son esprit pour essayer de percevoir Tenebris malgré tout. De tendre mentalement la main vers la déité qui se trouve là, quelque part. Et cette immobilité qui le rend dingue, cette absence de réponse qui joue avec ses nerfs. Les secondes s’écoulent alors qu’il s’approche un peu plus. Marc finit par le contourner, n’en pouvant plus. Sa voix devient une nouvelle fois plus dure, plus sèche . Ses yeux sont fermés et il détourne la tête. Il est bel et bien en train de fuir son regard. Alors quoi, c’est devenu impossible pour lui de le regarder dans les yeux, c’est ça ? Ils en sont là ?

- Mais putain, réponds-moi !  C’est quoi, ton problème ?!

Tout ça, toute cette situation est train de le rendre barge. Il a cette sempiternelle impression de se heurter à ce mur. Que Morgan fait son possible pour le tenir loin. La frustration et la colère se livrent une guerre sans merci dans la tête de Marc qui ne sait plus ce qu’il doit faire. Ce qu’il faut faire, pour réparer les choses. Jusqu’à ce qu’enfin, ces paupières fermées s’ouvrent et que des iris noirs viennent rencontrer les siens. Noirs, car récouvert intégralement d’un voile de ténèbres. Marc se décompose et recule d’un pas, à la fois surpris et effrayé.

- Tes yeux…

Cette vision s’imprime dans les siens. Morgan, le regard noir, alors que le vent les harcèle. Son émergence retrouvée. Le souffle coupé, le coeur battant, Marc ne sait plus quoi dire. Ni quoi faire. Son propre regard agrandi par la stupeur de découvrir celui qu’il connait pourtant très bien. Et soudain, la pensée qui se fraye un chemin, sans qu’il ne puisse la retenir, à travers ses barrières qui s’abaissent. Une pensée qui lui échappe et qui n’a qu’un seul destinataire : Tenebris ?

___

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Morgan Reed
Dieu
Morgan Reed


https://houseofm.forumactif.org/t1374-tell-me-would-you-kill-to-prove-you-re-right-o-morgan https://houseofm.forumactif.org/t1361-i-lie-to-myself-all-the-ti
More about you :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Giphy
Ceos, Eosphoros, Hesperos

---

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Mlp8

Codename : Tenebris
Pouvoirs : Changement de forme et de plan. Télépathie et emprise. Hallucinations et cauchemars. Création de matière spectrale et contrôle des ténèbres.

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} 7ixw
Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 564
DCs : Amaury, Ryan, Hailey, Moran, Eames, Nathan, Terrence, Lena & Eden

Lun 14 Oct - 4:03




In a chain reaction, it's a dangerous game
Dead is the land of the free. I keep treadin' the water but we're all goin' under.
On our knees we pray as we waste away. We dig our grave in this mess we
made. Fill our lungs with hate just to numb the pain. Dead on arrival





I remember
Everything a little bit brighter than this
And I remember
The feeling of your touch on my wrist
December comes and I go crazy
Everything stops, I feel like you hate me
I remember everything caving
I remember everything caving


☾☾Des perles salées s'écoulaient en un silence lourd de sens pour rejoindre les gouttes de pluie écrasées sur mon visage glacé. Eau déversée par la rage encensée de la tempête et le torrent de la douleur insidieuse qui s'épanchait. Picotements qui persistaient sur l'instant, tandis que les déchirures s'étendaient plus encore qu'auparavant. Pression suffocante qui m'enserrait à même la gorge, un poids abstrait tel un nœud trop lourd à supporter, qui m'étouffait. La respiration bien trop erratique en ce moment archaïque. Les éclats d'une expiration hachurée se perdant avec les échos de l'orage grondant sombrement. Les éléments s'acharnant contre les contours de ce corps piégé sous l'assaut orchestré. Clignement des paupières à l'entente subite de cette voix qui avait marquée à jamais le passé de la déité refoulée. Le timbre si familier que je pouvais pourtant encore et toujours reconnaître entre les murmures suffoqués par milliers. Mon prénom jadis tant haït par autrui et encore plus par lui, désormais prononcé pour la première fois depuis. Fugace amertume dont la fragrance embaumait contre mon palais. Doucereuse peine exprimée alors que je fermais les paupières, me mordant les lèvres par après. Des tremblements empoignant mes contours sous l'assaut perpétré, un chaos que je ne parvenais à maîtriser. Un ton dans sa voix qui se frayait un chemin au plus profond de mes retranchements. Touchant les barrières érigées derrière lesquelles j'avais pris l'habitude de me terrer. Se couper du monde pour mieux le supporter. Ironie, alors que rien n'était plus désolant que la solitude de cette agonie. La pointe de colère méritée qui s'exaltait me faisait serrer les poings par après, sans pouvoir le contrer. La rage écumée au bord de ses lèvres, dirigée en ma direction, un schéma qui ne changerait jamais. Ses reproches, plus piquants et ardents qu'à l'accoutumée. Telle les flammes d'un brasier qui le consumait, ses paroles s'exposaient à mon attention pour ne laisser derrière elles, qu'une traînée de cendres, après m'avoir brûlé.


And I can still feel the pressure
Weighing down on my chest, oh no
It's not getting any better
No, it's not, oh


Une plainte élancée parmi la tourmente, un écho désespéré d'un espoir oublié. Une haine enragée assignée qu'il pensait que j'éprouvais envers lui. Une acceptation de la faute balancée au visage, des excuses prononcées presque à la volée. Dans le feu de l'action, les mots se mélangeaient en mon esprit. Percuté en pleine âme, par ces paroles qu'il m'accordaient. Ces propos que jamais je n'aurai cru entendre, sans pour autant les attendre. Pression plus encore prononcée alors que je peinais à ravaler ma salive. Mes poings se déliant lentement, tandis que j'expirais difficilement. Les prémisses d'une inquiétude s'imprimant en sa voix à mesure qu'il reprenait. La manière dont il ramenait le sujet à mon intérêt, s’enquerrait de mon état, désignant mes blessures comme si c'était là tout ce qui lui importait. Un picotement empoignait le creux en ma cage thoracique alors que le silence s'imposait. Incertain, tangible, précaire. Et Marc le comblait à nouveau, lorsqu'il prononça ce que jamais je n'aurai cru possible d'espérer. Me faisait rouvrir les yeux sous le coup de la surprise. L'étonnement fugace de la déité suite à l’aveu confessé ne passa pas inaperçu, son propre mutisme s'imprégnant en mon esprit. Des crépitements palpables se déversant sous mes contours, picotements parsemant l'espace évidé sous les côtes, en réponse à ce qu'il venait de confier. Vague glaciale submergeant mes entrailles comprimées, temps figé alors que ma respiration se bloquait à même ma gorge. Et que mes lèvres s'entrouvrait, sans qu'aucun son ne puisse s'en échapper. S'extirper de la prison qui me gardait prisonnier. En écho au silence qui émanait, la voix de Marc reprenait, un ton implorant marquant le timbre exprimé. Sensation qui se réverbérait en s'écrasant sur mon être, telle une marque au fer rouge échauffé. Tourmente encensée plus encore, un couteau remué dans la plaie abstraite, alors qu'il espérait que rien de pire ne pouvait m'arriver. Rien de pire que lui. Mes yeux se refermant instinctivement à l'entente de ce secret, qui avait pourtant déjà été brisé. Cet espoir arrivant bien trop tard, réduit à néant en quelques secondes à peine. Parce que bien pire m'était déjà arrivé. Et que ce n'avait pas été lui le responsable. Le seul coupable se trouvant être en prise avec ses propres démons. Prisonnier de son propre passé. Moi-même.


So would you tell me I'm wrong?
Can't stop thinking that I'm not worth saving
Here on my own
Why do I still feel so lost between
Who I am and who you wanted me to be?


La tirade prononcée continuait de s'écraser à même mes tympans, malgré l'assaut de l'orage qui tonnait. Je pouvais l'entendre comme s'il s'était retrouvé juste derrière moi, à peine à quelques pas. Comme s'il avait comblé la distance que j'avais instaurée. Sa signature particulière s'épanchant plus intensément alentour, quand bien même je persistais à croire qu'il n'avait pas bouger. Non... Qu'il n'avait pas chercher à s'approcher ni à me rattraper. Pas ça... Me refusant à espérer une quelconque proximité. S'il te plaît... Ses propos plus encore marqués par une émotion que je ne voulais déchiffrer. Alors qu'il persistait à ce que je le laisse m'aider. Que je lui autorise l'accès à cet espace bien trop personnel auquel je tenais. Ce n'était plus là l'histoire d'une balle ayant perforée la chair, où la nécessité de cautériser la plaie se faisait pressentir. Plus comme avant, mais bien plus poignant. Bien plus proche que tout ce qui avait pu nous blesser. Au final, ce qui nous avait le plus déchiré ce n'étaient pas les blessures infligées par les armes, seulement les plaies que nous avions nous-même délaissées de par nos maux échangés. Abaissant la tête, et rouvrant les paupières, mon regard se perdit dans le néant désigné. Abattu par la réalité qui s'acharnait à s'imposer et cette vérité énoncée par ses propos implorés. Je ne parvenais à me résoudre à accepter sa requête légitime. Le dieu présent en arrière-plan soupirant doucement devant mon incapacité. Mais il y avait une chose que je comprenais, et que j'acceptais dans ce qui avait pu être exposé. Bowman avait raison sur un point. On devait se mettre en sécurité pour panser les plaies. Laisse-moi lui parler. Clignant des yeux, je relevais doucement la tête, scrutant l'autre côté de la chaussée. Indécis face à la demande énoncée, pourtant silencieuse à autrui. Le dieu semblait vouloir se manifester, peut-être tenter de raisonner le sorcier. Son intervention fugace et brusquée manqua de me retrouver exposé, alors que du coin de l’œil, je voyais Marc me contourner. Fermant brusquement les paupières, je détournais la tête pour échapper à son regard que je sentais être inquisiteur. Ne voulant dévoiler ce qui représentait un énième secret, et même là, une faiblesse.


Tell me I'm wrong now, tell me you’re gone now
Sing me a song that we used to sing
Follow along now, follow along now
I hate the way you feel so differently
And it's been so long
No love for a place you showed me
The scent of the ocean stained my skin
Time moves on but the wound heals slowly


Un accès de colère encensé soudainement, provoqué par mon refus à le regarder. Justifié. Mais pourtant toujours aussi déchirant à supporter. Un pic enfoncé à même l'organe fracturé en une myriade de fragments. Et dont les échos erratiques résonnaient en ce creux dans ma cage thoracique. Laisse-moi lui parler. Un silence tandis que j'expirais douloureusement, le plus silencieusement possible. Morgan... Claquant ma langue contre mon palais, par dépit. S'il te plaît. Dépassé par la situation et incapable de supporter ce qui se déroulait en l'instant, je ne pouvais que céder. Me reculer dans ces limbes de l'inconscience, qui m'attendaient. Mais malgré ma volonté de disparaître sur le moment, afin de ne pas assister à ce qui aller s'ensuivre, je ne pouvais point me retirer sans m'assurer que la déité n'allait pas laisser tomber tout ce que j'avais pu réaliser jusqu'ici, pour cette quête personnelle qui concernait Nikki. Garde bien le sac avec toi. Fais pas tout foirer. Il faut la tirer de là. Son intérêt captivé par le sorcier s'attardait quelque peu sur mes paroles silencées, et sa réponse s'apparentait à une considération acceptée. Je le ferai. Tu n'es pas le seul à tenir à elle, tu sais. J'expirais doucement à la constatation et énonçait la dernière contrainte, l'ultime aspect que je voulais être respecté. Pense aussi à rentrer voir comment vont les chiens, je veux pas qu'il leur arrive malheur en mon absence. Le ton empreint de cette crainte insidieuse, je ne parvenais à cacher ma peur à la déité. Tenebris finit par acquiescer dans le silence de mon esprit. Ils ne craindront rien, je veillerai sur eux jusqu'à ton retour. Je mordais mes lèvres sous l'exposition de ma propre faiblesse, de ces sentiments qui étaient les miens et que je ne pouvais taire. Le dieu me laissa le temps de me recomposer, après quelques secondes passées en un silence des plus pesant. Je relâchais la tension et la pression qui m'empoignait en expirant lourdement. Finissant par me calmer, je me terrais en cet espace reclus, confiné. Laissant libre court à cet être partagé, le droit à son propre libre arbitre, que j'avais depuis trop longtemps réprimé. Morgan n'était plus désormais.


So would you tell me I'm wrong?
Can't stop thinking that I'm not worth saving
Here on my own
(Here on my own)
Why do I still feel so lost between
Who I am and who you wanted me to be?


Seule se manifestait la déité répondant sous le nom de Tenebris. Le seul nom que j'avais toujours porté. La seule identité qui me correspondait, qui me définissait. Malgré cette part bien trop noircie et assombrie, que je ne pouvais oublier. Ce poids qui avait jadis été trop lourd à porter, et qui désormais était devenue quelqu'un d'autre, à part entière. Un soupir résigné sur le bout des lèvres m'échappait, alors que je rouvrais les paupières. Le voile de ténèbres recouvrant mes iris, tandis que je redressais le visage. Mon regard s'ancrant en celui de l'être blessé. De cette âme brisée qui m'avait été chère, dans cette autre vie passée. De cet humain qui avait tant représenté, et qui était encore important en ce moment. Bien qu'une part ne voulait point l'avouer. Et lorsque mes iris s'ancrèrent aux siens, je ne pus m'empêcher de ressentir cette culpabilité. D'avoir mis tant de temps à intervenir, d'avoir pu laisser passer toute cette rage et cette colère qui jamais n'aurait dû le toucher. D'avoir assisté à ces quelques instants où sa propre haine s'était déversée. De ne pas avoir pu être là quand il avait eu le plus besoin de moi. Mais surtout, d'avoir laissé Morgan se rapprocher de lui, au point de le rendre meurtri. Et la réaction du sorcier ne laissait point de place au doute, lorsqu'il recula sous la vision que je pouvais offrir. J'entrouvrais les lèvres, un souffle perdu s'échappant doucement. Aucun mot ne voulait être prononcé dans l'instant, et je ne parvenais pas à me détacher de lui. A m'extirper de son regard, à me détourner ou me reculer. M'éloigner de lui alors que je venais seulement de le retrouver pour de vrai. Et que son état empirait tout autant que le mien. Une seule volonté persistait, celle de combler la distance, de m'approcher de lui. Pour effacer les torts que j'avais pu causer. Mais je ne parvenais point à m'avancer. Un fardeau trop lourd pesant sur mes épaules avachies. Alors que le silence comblait les échos de la pluie. Mais le sorcier finissait pourtant par le briser, marmonnant un murmure silencé, qu'il exprimait part sa simple volonté. Son esprit touchant le mien, s'approchant lentement, avec précaution. Et sa voix qui prononçait ce prénom qui m'appartenait. C'est bien moi. Me faisant sourire doucement devant ce semblant d'espoir épanché. Un air adouci imprégnant mon visage, se peignant sur mes traits. Une expression plus calmée, tandis que je hochais la tête, avant de la pencher sur le côté. Je suis là.


I've gotta know
Does your heart still scream my name?
I've gotta know
Did the cold freeze up your mind and wash me away?
Wash me away
Time moves on but the wound heals slowly


Une impulsion m'empoignait, alors que d'un pas, j'avançais. Perdu dans ce regard que j'avais appris depuis longtemps à apprécier. A quelque part, aimer contempler. Avec une lenteur pourtant calculée afin de ne pas le brusquer, je m'approchais de lui. Comblant la distance que mon autre moitié avait creusée. Le souffle court, à mesure que sa silhouette imprégnait ma rétine. Que ses contours se confondaient en ma vision voilée. Ne m'arrêtant qu'à quelques centimètres à peine, sentant sa respiration s'écraser sur mon visage tourné vers lui. Iris ancrés dans les siens, regard perdu dans ces fenêtres vers son âme que je connaissais par cœur désormais. Difficulté à déglutir, alors que lentement, je levais ma main. Puis l'autre, en scrutant son visage, n'attendant qu'un signe de sa part pour reculer, pour tout arrêter. M'assurant qu'il n'allait pas s'échapper ou repousser le contact, je déposais doucement mes paumes sur ses joues. Enserrant son visage avec une tendresse que je retrouvais à peine. La pulpe de mes doigts délicatement pressés sur sa peau que je pouvais toucher à nouveau. Pour la première fois depuis si longtemps. Mes pouces caressant son épiderme, effleurant sa mâchoire, le recoin de ses lèvres. M'imprégnant encore et toujours de cette vision chérit auparavant, avant de fermer mes paupières. Me penchant vers lui avec lenteur, jusqu'à doucement rencontrer son front avec le mien. Savourant le contact prononcé, et la présence manquée. Sa proximité dont je n'avais pu profiter depuis des années. Tu n'es plus seul. Un étirement des lèvres, sourire crispé, tandis que l'émotion me submergeait. Une langueur marquée qui se réverbérait sous mes contours échauffés. La pluie continuant de s'abattre alentour, glaçant les corps trempés. En silence, j'ordonnais aux ténèbres de s'élancer au dessus de nous, afin de nous protéger de la tempête qui se déversait. Un court instant seulement de répit mérité. Un moment perdu dans le temps, qui nous appartenait. Et où rien ne pouvait nous déranger. Où il n'y avait plus que lui. Plus que moi. Plus que nous.


And I can still feel the pressure
Weighing down on my chest, oh no (Oh no)
It's not getting any better
No, it's not, oh


Mais même si le temps nous accordait cette attention, le monde continuait de tourner, la vie reprenait son cours. Alors je finissais par m'écarter de Marc, en rouvrant les yeux. Laissant mes mains retomber à mes côtés. L'une d'elle s'attardant pourtant sur le poignet du sorcier, enserrant délicatement la chair fine de l'articulation. Tirant doucement alors que je m'éloignais de notre ancienne position. Lui intimant de me suivre, de nous en aller. De nous tirer d'ici, où nous étions toujours trop exposés. Viens. Allons nous abriter. Un ton loin d'être froid, plutôt adouci comparé à celui qui imprégnait la voix de ma moitié humaine. Lui laissant malgré tout le temps de s'adapter, d'accepter l'invitation qui n'en était pas réellement une. Pride finissait par s'élancer, et je l'emmenais à ma suite, en direction d'un des quelques abris isolés présents sur cette partie de l'Île. Un genre de petit bunker que j'avais pu découvrir durant ces escapades orchestrées par l'autre, durant ses quêtes de connaissances et d'apprentissages sur qui il était. Des repères qui nous serviraient, même si le hasard nous y obligeait. Le silence guidait nos pas, seulement perturbé par les échos de la pluie et les éclats du tonnerre. L'orage s'extasiait encore et les éléments se déchaînaient. Si bien que les ténèbres s'adonnaient à se manifester pour contrer les dangers les plus violents élancés en notre direction. Barrant la route aux objets volants, évinçant les souffles du vent bien trop puissants. Protégeant notre avancée vers le bunker, bien que l'on peinait quelque peu à nous en approcher. Mais les ténèbres restaient à proximité, nous accordant le temps qu'il nous fallait. Concentré sur le chemin à emprunter, je les laissais s'épancher comme bon leur semblait. Tant que l'on atteignait notre destination et que Marc s'en tirait, le reste n'avait pas d'importance. Rien d'autre ne comptait à mes yeux.


So would you tell me I'm wrong? (Tell me I'm wrong)
Can't stop thinking that I'm not worth saving
Here on my own (Here on my own)
(Here on my own)
Why do I still feel so lost between
Why do I still feel so lost between
Who I am and who you wanted me to be?


Au bout de plusieurs minutes de marche cadencée, l'entrée de bunker s'imposait à mon champ de vision. M'apportant un sentiment de soulagement incontesté. Je pressais quelque peu le pas, sans me départir de ce contact que je maintenais toujours sur le sorcier. Ralentissant seulement lorsqu'il en avait besoin. Et malgré ces quelques secondes de lenteur, l'on parvenait tout de même à atteindre notre destination. Je relâchais doucement la pression et libérais le poignet de Marc, pour m'occuper d'ouvrir la porte blindée. Activant le mécanisme en tournant la lourde manivelle puis en actionnant un levier mal huilé, un craquement se mit ensuite à résonner pour indiquer le déverrouillage de l'entrée. Je poussais la porte vers l'intérieur, libérant le passage pour que le sorcier puisse entrer à son tour. Les ténèbres se dissipaient en silence alors qu'il passait et je refermais derrière lui par après, verrouillant à nouveau le mécanisme pour ne pas être surpris par la tempête voulant s'infiltrer par tous les interstices. Je lâchais un grognement en prenant une ultime pression contre la porte, et tâtonnait le mur à la recherche de la lumière. Un générateur de secours avait été installé dans le coin il y avait de cela des années. Et apparemment il fonctionnait toujours, à l'entente des grésillements réverbérés. Une lueur faiblarde éclairant le couloir et l'entrée, crépitant pourtant par à-coups, signe de son instabilité. Me tournant vers Marc, je lui fis signe d'avancer en désignant le bout du couloir d'un geste du menton. Un peu plus loin il y a une pièce où on pourra se poser. Les échos de nos pas résonnait à mes tympans alors que l'on avançait. Me dirigeant en silence, gardant tout de même mon attention parfois tournée vers Marc qui suivait à proximité. Je lui lançais un regard au moment où l'on parvenait devant la porte de cette sorte de pièce de repos aménagée. Poussant la porte doucement, je fis signe au sorcier de passer en premier. M'y engouffrant à sa suite, en déposant le sac à mes pieds. Un écho étouffé s'élevant suite à l'impact prononcé. Le sorcier avait déjà pris place sur une surface, et je m'empressais alors de fouiller frénétiquement le coin, espérant trouver quelque chose d'utile pour arranger son état. Sans grand succès. Je soupirais fébrilement avant de me tourner en sa direction. M'accroupissant près de lui, en grimaçant sous la douleur perpétrée, pour pouvoir observer sa plaie et analyser l'ampleur des dégâts. C'était rafistolé à la va-vite, mais pas encore assez. Il doit y avoir des trucs utiles dans une autre pièce pour arranger ça. Je vais aller voir. Sinon y a des ingrédients que tu peux utiliser pour te soigner dans le sac. Si jamais t'en as besoin. Avec un dernier regard lancé en sa direction, une fraction de seconde où mes iris rencontraient à nouveau les siens, je m'en détournais pour me redresser. Me décalant déjà pour m'en aller, toujours fébrile à cause des blessures infligées. Tremblant à cause de la situation qui pouvait empirer à tout moment. Mais aussi à cause de cette vision que je détestais. Celle de Marc mal en point. Et les souvenirs passés ne cessaient d'affluer à mon esprit. De toutes ces fois où l'on s'était retrouvés blessés par la même. Et où l'on s'en était à peine sortis indemnes. ☽☽


I remember, I remember
Everything a little bit brighter than this
And I remember (I remember)
The feeling of your touch on my wrist
(Touch on my wrist, on my wrist)


CODAGE PAR AMATIS


___

@Pando There is no tomorrow. Watch me walk away. Painting my life in grey. All that I wish for is fading away. The time is now. Surrounded by shadows. Painted by colors of darkness. The final last word. Close to insanity.
❝Shadow surrounds me everywhere❞
Revenir en haut Aller en bas
Marc Bowman
Sorcier
Marc Bowman


https://houseofm.forumactif.org/t3442-marc-i-m-not-scared-of-the-dark https://houseofm.forumactif.org/t1365-i-like-my-tea-how-i-like-wo
More about you : in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Tumblr_onbe0cOPBN1rvh3u3o2_250
Codename : Pride
Pouvoirs : Manipulation des ténèbres ► Marc possède la capacité de manipuler à sa guise les ombres. Il faut cependant que ces dernières soient présentes. Dans une pièce intégralement noire, son pouvoir ne lui servira à rien.
En plus de les manipuler, il peut également s'en servir pour guérir certaines blessures et recharger son énergie. C'est une capacité passive et elle ne sera jamais aussi efficace qu'un vrai repos.

Magie ► Marc est un sorcier, ce qui le rend donc logiquement capable de maîtriser la magie. Il est capable de lancer certains sorts après les avoir appris - et non naturellement comme avec sa maîtrise des ombres. Il peut également détecter les autres sorciers et reconnaître une empreinte magique s'il y a déjà été confrontée.

Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 629
DCs : Gabriel, Sean, Lorna, Lucy, Jess Jones, Scylla & Ben

Dim 27 Oct - 2:13

in a chain reaction, it's a dangerous game
Morgan & Marc
I see your storm rolling in, I see the groung crumbling but in a chain reaction. I see the dark crawling in I see your wars, it's the end but in a chain reaction, it's a dangerous game



Alors que sa raison lui ordonne de fuir, de se préserver pour une fois, il refuse de l’écouter. L’a-t-il seulement déjà écouté ? Pas une seule fois, soyons honnête. Il est comme ça, Marc. Il devrait pourtant faire volte-face, laisser Morgan et se mettre à l’abri. Joindre Laura et Mercy pour s’assurer qu’elles vont bien et qu’elles sont en sécurité. Chercher un moyen, à son niveau, de venir en aide à Ren et la tirer de cette prison qui la retient. S’il devait trier ses priorités, se lancer à la poursuite de quelqu’un qui le hait ne serait pas au sommet de la liste. Et pourtant. Pourtant, il est là, à l’implorer presque. A reconnaître ses torts et à s’excuser à demi-mots des erreurs qu’il a pu commettre. Comme si la tempête ne faisait pas rage autour d’eux. Comme si l’eau glaciale de la pluie n’était pas en train de s’écraser sur eux, qu’ils n’étaient pas passé à travers un toit et qu’ils n’étaient pas encore exposés aux éléments. Il est là, à se montrer plus proche de l’ancien Marc qu’il ne l’a jamais été depuis le début de cette vaste fumisterie dans laquelle il s’est retrouvé contre son gré, à vivre une vie fabriquée de toute pièce. Livré à ses propres émotions. Tourmenté par ce qu’il ressent et par ses blessures, visibles comme invisibles. Blessé par l’effondrement du toit mais bien plus encore par cette absence de réponse, ce refus de le regarder. Jusqu’à ce qu’enfin, il obtienne la vérité. Ces yeux noirs, symbole criant d’une identité retrouvée.

Une identité, des souvenirs. Une déité. Les questions affluent, sans discontinuer. Depuis combien de temps l’autre en face de lui se souvient de tout ? Des épreuves traversés, de cette course contre la mort à laquelle ils ont pris part ? De cette quête dans laquelle il a été impliqué, par sa faute ? Le cœur de Marc se serre. S’il se souvient, alors cela veut dire que l’être attendu est là. C’est forcément ça, non ? Il recule d’un pas en baissant les yeux une brève seconde pour accrocher une nouvelle fois ces yeux noirs. Est-il fou d’espérer que ce soit le cas ? Il ne s’aperçoit pas qu’il est à présent en train de chercher sa présence, de tendre son esprit vers lui et de l’appeler. En quête d’une réponse. Ça tambourine dans sa poitrine, comme le sang à ses tempes. Les émotions redoublent de force, d’une nouvelle intensité. Il espère. Il se raccroche à l’infime possibilité qu’il soit là. Quelque part. Il serait près à faire n’importe quoi pour que ce soit le cas. Même s’il le fait déjà, justement. N’importe quoi. Négliger les règles de survie les plus élémentaires pour se lancer à sa poursuite. Tout sacrifier encore. S’en foutre d’être blessé. Il y a comme une boule qui se forme dans sa gorge. Des mots qu’il aimerait prononcer mais qu’il n’arrive pas à libérer. Un poids qui pèse sur son cœur et l’emprisonne. Le masque qui se détruit pour de bon, qui cède sous les assauts. Des souvenirs, des fantômes qui le hantent, en permanence. Des images d’eux, avant. De tout ce qu’ils ont enduré pour en arriver là, à cet instant précis où il se tient à ses côtés.

Et soudain, il le sent. Il sent sa présence. Bien plus forte que tout à l’heure. Irradiant. Le touchant. Sa voix qui résonne et le sol qui s’ouvre sous les pieds de Marc, métaphoriquement parlant cette fois. Irréel. Est-ce un rêve ? Non, ça ne l’est pas. Sinon il ne pourrait pas sentir aussi bien la pluie contre son visage et la douleur qui le harcèle. Il ne pourrait pas sentir le pouvoir émanant de Tenebris. Car c’est lui. Il n’a pas besoin de vérifier pour le savoir. Il le sait. Son visage se décompose. De stupeur. Et peut-être même de joie. Il est incapable de bouger car du fond de son être, il a la sensation que le moindre mouvement briserait cet instant. Son cœur tambourine contre sa cage thoracique alors que l’autre s’avance, s’approche de lui, comble enfin cette distance entre eux. C’est bel et bien lui. Il est là, devant lui. Après tout ce temps. Ce qu’il lui manquait pour être de nouveau entier. Le souffle court, Marc n’amorce pas le moindre geste de recul. Figé, à la manière d’une statue. En lui, les traces que l’essence a laissé s’agitent. Il n’arrive pas à détourner le regard, même s’il le voulait. Il ne peut pas. Il a tant attendu cet instant qu’à présent qu’il est là, Marc ne sait pas comment réagir. Le choc l’empêche de penser clairement. Il ne peut que rester là. Tressaillir simplement à ce contact familier contre sa peau, à cette présence qu’il a longtemps cherché, qu’il a espéré retrouver. Tenebris est là, pour de vrai. Ce n’est pas un rêve, pas un souvenir. C’est réel. Ce contact entre eux, le premier depuis longtemps. Des retrouvailles.

Tu n’es plus seul. Et à cette affirmation, cette voix dans sa tête, ses yeux se remplissent de larmes. Un hoquet secoue son être alors qu’il réfrène le trop plein d’émotion qui le tourmente. Ce qu’il retient, ce qu’il refuse d’exprimer. Ce qui arrive pourtant à s’échapper pour troubler sa vue. Sa propre main vient s’apposer sur celle de Tenebris alors qu’il ferme à son tour ses paupières. Le souffle erratique. Comment a-t-il pu être si aveugle ? Se voiler la face comme le roi des cons ? Tout comme leurs deux silhouettes sont enveloppés par les ténèbres que la déité libèrent, son esprit l’est par son propre déni. Son refus d’accepter ce qu’il ressent depuis si longtemps. Tout s’éclaire alors que Tenebris met fin à leur étreinte et que lui, il reste immobile. Incapable de parler. De bouger. Même de penser. Il laisse retomber sa main et celle du dieu vient entourer son poignet. Devant lui, la silhouette de Tenebris le tire pour le faire avancer. Et il ne réalise toujours pas. Il chasse d’un geste absent les larmes qui lui obstruent la vue et il se concentre sur le simple fait de marcher. Un pas après l’autre. Rien que ça, ça lui demande un effort considérable. Alors que chaque pas devient un calvaire pour lui, à cause de sa blessure qui refuse de le laisser en paix, il serre les dents. Refusant de laisser la moindre plainte s’échapper de ses lèvres. Son regard accroche cette main qui tient son poignet avant de revenir sur la silhouette devant lui. Il a l’impression d’être dans un état second. Que ce n’est encore qu’une nouvelle illusion et que s’il fait le geste de trop, ce mirage s’effacera. Le laissant à nouveau seul, sans repère et au milieu d’un paysage désolé.

Sa bouche reste close tout le long. Il est concentré sur deux choses. Avancer sans tomber et ne pas le lâcher. Il l’a déjà perdu une fois. Pas deux. Tenebris se dirige vers leur destination avec assurance. Alors que Morgan le fuyait, Tenebris le guide. Il ne comprend pas. Une seconde avant, c’est Reed. La suivante, c’est Tenebris. Est-ce qu’il a toujours été là ? Depuis le début ? Non, impossible. Marc a mis de temps à se souvenir de ce qu’il est réellement et à retrouver la maîtrise de ses capacités. Comme tous les émergés qu’il connait. De ce qu’il sait, un dieu n’échappe pas à la règle. Sans dire un mot, il le suit. Lui voue une confiance aveugle. Sans protester, sans se dégager. Il n’en a pas la force. Lorsque Tenebris s’arrête devant une porte, il réalise enfin qu’ils sont devant un abri. Il l’observe ouvrir la porte, toujours dans cet état second qui ne l’a pas quitté. Il a l’impression de ne plus être maître de son propre corps. De n’être qu’un simple spectateur quand il entre à l’intérieur. Il avance, dans un équilibre précaire, se demandant comme il peut bien faire pour être encore debout. Il a naturellement posé son bras sur ses côtes en avançant, presque plié en deux. Luttant pour retenir le moindre son. Il se laisse aller contre une surface. Haletant d’épuisement. Il ne s’est pas non plus aperçu qu’il s’était mis à trembler à cause du froid. Mobiliser son énergie pour rester éveillé l’empêche d’avoir pleinement conscience de tout ce qu’il se passe en lui. Il tourna la tête en direction du dieu qui s’adresse à nouveau à lui, tout en regardant l’état de sa blessure. Il se redresse et se détourne. Prêt à s’éloigner et le laisser à nouveau seul. Ce que Marc ne peut supporter une nouvelle fois. Sa main vient soudainement entourer le bras de Tenebris, d’un geste étonnamment vif pour quelqu’un qui est à deux doigts de tourner de l’oeil.

- Non… Me laisse pas... laisse-t-il échapper.

Il ignore bien quel tableau il peut donner. Un tableau habituel sans doute. Lui dans un sale état. Tenebris qui se soucie de lui avant de se soucier de lui-même. C’est une chose qui n’a pas changé, ça. Marc est le boulet humain que la déité se traîne. Le boulet qui l’empêche d’avancer et de faire ce qu’il a à faire. Il serre les mâchoires et ferme les yeux. Il est et sera toujours un poids pour lui. Et pourtant, s’il se fiche bien d’être blessé, il ne supporte pas l’idée que l’autre soit dans le même état. Qu’il souffre à cause de ses actions, comme toujours. Il libère son emprise et baisse la tête. Il laisse son bras retomber alors qu’un faible sourire éclaire son visage.

-  Je vais... Je vais t'accompagner. On est dans cet état à cause de moi. Si je… Si j’avais laissé Morgan mettre son plan à exécution au lieu de le retenir, on en serait pas là.

Il grimace sous la douleur que lui déclenche le rire qui le saisit un instant. S’il était allé à l’abri bien sagement au lieu de le suivre. S’il ne lui avait pas fait perdre son temps. S’il n’avait pas été là, tout simplement. Il secoue la tête et tente de se remettre sur pieds, tant bien que mal. Décision qu'il regrette instantanément quand il se sent perdre l'équilibre.

___

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Morgan Reed
Dieu
Morgan Reed


https://houseofm.forumactif.org/t1374-tell-me-would-you-kill-to-prove-you-re-right-o-morgan https://houseofm.forumactif.org/t1361-i-lie-to-myself-all-the-ti
More about you :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Giphy
Ceos, Eosphoros, Hesperos

---

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Mlp8

Codename : Tenebris
Pouvoirs : Changement de forme et de plan. Télépathie et emprise. Hallucinations et cauchemars. Création de matière spectrale et contrôle des ténèbres.

in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} 7ixw
Emergence :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Maitrise :
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr115 / 55 / 5in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc} Fonddr11
Messages : 564
DCs : Amaury, Ryan, Hailey, Moran, Eames, Nathan, Terrence, Lena & Eden

Ven 29 Nov - 17:45




In a chain reaction, it's a dangerous game
Dead is the land of the free. I keep treadin' the water but we're all goin' under.
On our knees we pray as we waste away. We dig our grave in this mess we
made. Fill our lungs with hate just to numb the pain. Dead on arrival


☾☾ Les souvenirs égarés s'imposaient en mon esprit. En un rythme cadencé. Les tableaux dépeints des mémoires passées semblant s'acharner. Les images ressassées remontant à la surface pour mieux l'effleurer. L'empoigner et l'emporter. Délaissant un poids amer et des regrets pour mieux succomber. Bribes estompées de plaies creusant l'épiderme, marquant la peau de cicatrices pigmentées. Certaines évincées, inexistantes en cette vie illusionnée. Mais d'autres parvenaient à s'imprégner sur la chair. Des blessures supplémentaires. Vives et intensifiées. Trop véritables pour n'être qu'imaginées. Trop dangereuses pour n'être qu'oubliées. Trop létales pour n'être qu'abandonnées. Les plaies marquant le corps du sorcier, une réalité bien trop amère à supporter. Son état semblant empirer à chaque seconde écoulée. La précarité de la situation m'arrachant une grimace désolée. Je finissais par me détourner de lui, les lèvres pincées par l'inquiétude qui rongeait mes entrailles. Voulant m'éloigner un instant, à peine un court moment. Le temps de trouver de quoi arranger sa blessure. De quoi le soigner. De quoi l'aider. La vision de cet être apprécié, mal en point et à deux doigts de sombrer, n'apaisant point les tourments encensés. Ne faisant que s'acharner plus vivement les palpitations égarées en ce creux de ma cage thoracique. Les battements éperdus s'épanchant en cet espace évidé. Se perdant en des échos hachurés, dans une agonie incertaine et empreinte de fébrilité.

Un contact fugace contre le tissu recouvrant ma peau. Un impact qui me figeait sur place. Me maintenant à proximité de lui. Sentant presque sa peau contre la mienne à mesure que les secondes s'écoulaient. Et que la collision provoquée par son toucher ne s'intensifiait et perdurait. Un silence, alors que je me retournais vers lui. Mes iris noircis s'ancrant sur ses contours familiers et si particuliers. Un souffle bloqué à même ma gorge comprimée, en le voyant ainsi prostré. Ma respiration coupée, suspendue dans le temps. Alors que je ne pouvais m'arracher de ma contemplation. L'admirant en l'instant. Mais craignant tout de même pour lui, si son état en venait à empirer. Sa voix résonnait soudainement, perturbant le silence alentour. Un murmure, presque imploré. Un ton qui me percutait sur le moment. Sonorité, que jamais je n'avais pu entendre auparavant. Qui me laissait sans voix, devant l'aveu confessé. Devant le désir confié à demi-mot, dans l'intimité de la situation. Tel un secret, entre nous. Lui qui se dévoilait et moi qui ne pouvait que le regarder. Assister à cette effusion qu'il réprimait. Gardait en lui. Témoin de ses maux qui l'empoignaient. Sans pouvoir l'en alléger, ou seulement l'apaiser. Un tremblement me surprenant, tandis qu'il se crispait. Sa mâchoire se serrant alors que son contact s'estompait. Disparaissant de l'instant présent. Et avec lui, les résidus de chaleur écumés que j'avais pu ressentir sous son toucher. Mes lèvres s'entrouvraient, sans pourtant qu'aucun son ne puisse s'en échapper. Ne parvenant point à seulement lui conter que je ne pouvais le laisser. Que je ne pouvais me résoudre à l'abandonner. Plus jamais. Marc finissant par briser le silence à nouveau, voulant m'accompagner. Un pincement dans l'organe percuté, alors que j'offrais un faible sourire devant sa volonté. Même dans un sale état il voulait toujours bien faire, et au passage, se jeter la pierre. Ce à quoi j'expirais lentement et doucement en réponse. La pulpe de mes doigts me picotant légèrement, sensiblement. Me démangeant jusqu'à la paume alors que l'envie soudaine de lui attraper la main pour l'apaiser d'un contact me prenait. Mes doigts tressautant pourtant, bougeant d'eux-mêmes, tandis que je réprimais cette impulsion qui devenait tangible. Gardant mes mains près de mes flancs, au moment où ma voix s'élevait, rendue quelque peu affaiblie et adoucie. Ne pouvant m'empêcher de le rassurer sur cet aspect là de la situation. Ce n'est pas de ta faute. Cela ne l'a jamais été.

L'écho perturbé de son amère amusement se changeant en grimace arracha un énième pincement aux fragments brisés de l'organe palpitant. Je le scrutais avec intensité alors qu'il se redressait, se détachant de la surface contre laquelle il s'était reposé. Les lèvres serrées et le regard perdu sur lui, un voile embrumé recouvrant mes prunelles. Son avancée subitement perturbée par le fait qu'il chancelait. Perte de son équilibre, précaire et amorcée par les pertes subies. Par les plaies délaissées par les blessures infligées. Wow, wow, wow ! L'effarement suscité empoignant mes entrailles d'une telle vivacité, que je m'élançais sans réfléchir en avant. Suivant l'impulsion qui m'amenait à lui, comblant la distance pour le rattraper. Enserrant son corps contre le mien. Reste avec moi. Glissant mes bras sous les siens, passant ses côtes et effleurant ses épaules en ancrant mes phalanges dans son dos. Une paume sur la nuque, l'autre près du creux des reins. Le maintenant contre moi quelques instants, alors que la collision impactait encore mon épiderme. Eh, eh, eh. L'échauffant tandis que je manipulais avec attention le corps tremblant du sorcier. Le faisant avancer doucement vers le canapé non loin de notre position. Là, là. Le tenant encore fermement, tandis que je le déposais lentement contre la surface moelleuse. Mes mains quittant ses contours, pour retirer prestement le manteau trempé qui me recouvrait. L'enroulant en une boule que je plaçais à l'arrière de son crâne. Son visage légèrement pâli, son corps tremblait, et de le voir ainsi me glaçait le sang. L'inquiétude reprenant l'assaut sur mes entrailles, tandis qu'une de mes paumes s'apposait sur son front. Brûlant. Une fièvre s'étant proclamée, du fait des déchaînements des éléments contre nous. Contre lui, qui en payait le prix. Bordel...

Le contact glissant doucement vers son épaule, alors que j'y apposais un toucher solide et rassurant. Ordonnant aux ténèbres de s'étaler sur lui pour le recouvrir, en une étreinte éthérée. De quoi le garder quelque peu en sûreté le temps que j'aille trouver un objet ayant une utilité. L'obscurité s'épanchait sur sa silhouette tandis que je me penchais vers lui pour lui signaler ma présence, bien qu'il pouvait la ressentir et la pressentir. Je reviens vite. Une ultime pression et je me redressais, non sans grimacer. La douleur toujours lancinante des plaies, s'intensifiaient à mesure que je m'éloignais. Ayant libérées les ténèbres de mon emprise, pour qu'elles se concentrent sur Marc, je ne disposais quasiment plus de celles ayant cautérisées les creux des blessures. Ce qui laissait la peau à vif, et me tiraillait longuement. Mais cela ne m'empêchait point d'avancer dans les profondeurs du bunker pour trouver ce que je cherchais. Quelque chose d'utile, qui allait pouvoir aider le sorcier. Toujours dans l'idée de le sauver lui, avant les autres. Avant moi-même. Toujours lui. En priorité. Son état instable me touchant bien plus que je ne le pensais. Bien trop que ce que je méritais. Perdu dans les épanchements de pensées, je n'avais plus aucune considération pour le reste du monde. Ni aucune attention pour le temps écoulé. Croyant que les heures s’égrainaient, alors que pourtant, je n'étais partis qu'à peine quelque minutes. Revenant vers lui après seulement quelque instants. MARC ! Tout l'abri retourné, pour ne revenir qu'avec une couverture de survie que je déposais sur lui. Livrant les ténèbres à leurs propres volontés. En des gestes précipités, la respiration erratique. Le corps tout aussi tremblant sous l'assaut de la panique provoquée. Mes mains étaient secouées par les soubresauts tandis que je me retournais pour aller fouiller dans le sac. Piochant dans les ingrédients pour agripper les plantes qui m'intéressaient. Des fleurs séchées de petite centaurée. Contenues dans un petit bocal en verre, j'y ajoutais un peu d'eau récupérée à proximité. Allumant mon briquet pour faire chauffer le tout, malgré les gestes précipités et fébriles. Me concentrant pour lancer une incantation afin d'augmenter l'intensité et la chaleur de la flamme maîtrisée. Un petit brasier contrôlé, qui fit bien vite bouillir l'eau, et infuser la plante séchée. Une potion sur le pouce, une concoction à l'arrache, qui, je l'espérais, allait calmer les tourments de sa fièvre. Et l'apaiser.

Comblant la distance, je m'approchais de lui précipitamment. Le bocal toujours en main, brûlant également ma peau. Mais ce n'était pas important, surtout quand il s'agissait de lui. Bois-ça. Ça va apaiser ta fièvre. L'interpellant doucement, passant une main derrière lui pour l'aider à se redresser. J'apposais le flacon à ses lèvres, y déversant la potion sur sa langue. Doucement. Tandis qu'il récupérait la décoction, je laissais mes doigts caresser distraitement ses cheveux pour le calmer. Lui murmurant quelques paroles réconfortantes pour l'encourager. Lorsqu'il termina de s'abreuver, je reposais doucement sa tête contre mon manteau, et me détournais. Déposant le flacon sur la première surface venue avant de me redresser. Me relevant prestement pour aller éteindre les lumières de la pièce. Laissant les ténèbres régner à nouveau, dès lors que la lueur se tamisait, pour finir par être étouffée. Éclat disparu, à mesure que l'obscurité reprenait ses droits sur l'endroit. Revenant sur mes pas, je me rapprochais à nouveau de lui. Butant contre une surface, pestant en silence pour ne pas agresser les sens du sorcier. Du moins plus que de raison. Me mettant à ses côtés, lui attrapant la main sans plus me retenir. Sans plus réprimer cette envie d'être près de lui. Parce que cette fois-ci, c'était une absolue nécessité. Pour le maintenir en sûreté, en sécurité. En vie. Me collant presque contre son corps, le plus possible pour qu'il ressente une source de chaleur, même minime. Grimaçant alors que la douleur me tiraillait au niveau des plaies. Mais ça en valait la peine. De pouvoir le maintenir en mes bras, tandis que je le penchais contre moi. Sa présence contre mon être, comme auparavant. Bien qu'il ne l'ait jamais été autant. Jamais aussi proche de moi qu'en cet instant. Je penchais ma tête contre la sienne, ma joue contre sa tempe, tandis que j'enserrais ses phalanges d'une main, caressant sa paume de mon pouce. Je suis là. De l'autre main, effleurant son front, épongeant les résidus salés laissés par la fièvre. Je pars pas. Un faible sourire crispé sur les lèvres tandis que je veillais sur lui dans la plus totale des obscurités. Je reste avec toi. Passant avec douceur, la pulpe de mes doigts entre les mèches de ses cheveux, pour lui montrer que je n'allais plus m'en aller. Que je n'allais plus me retourner et l'abandonner. Que je ne le lâcherai pas pour le laisser. Alors pour cette fois, s'il te plaît... Que j'allais rester. Je t'en prie. Auprès de lui, en cet instant précis. Je t'en supplie. Avec lui, dans cette vie. Toi... reste avec moi aussi... ☽☽

CODAGE PAR AMATIS


___

@Pando There is no tomorrow. Watch me walk away. Painting my life in grey. All that I wish for is fading away. The time is now. Surrounded by shadows. Painted by colors of darkness. The final last word. Close to insanity.
❝Shadow surrounds me everywhere❞
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



Revenir en haut Aller en bas
in a chain reaction, it's a dangerous game {Morgan&Marc}
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Page 1 sur 1

House of M :: GENOSHA :: IN THE EYE OF THE STORM-
Sauter vers: