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So don't let them steal your light ▼ Vialessy
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Spencer Hennessy
Mutant
Spencer Hennessy


More about you : So don't let them steal your light ▼ Vialessy 17040911010919064614972529
Codename : Icey
Pouvoirs : Spencer est une mutante capable de réfrigérer son environnement, donnant lieu à des formations de cristaux ou de blocs de glace qu'elle peut mentalement sculpter à sa guise. Elle utilise souvent son pouvoir en projetant un souffle glacial de ses mains pour engloutir en quelques secondes ses ennemis sous la glace. Il lui arrive de créer des fines pistes de glace qui lui permettent de se déplacer en glissant très rapidement. Son corps est capable de supporter un très grand froid car elle est capable de baisser sa température corporelle sans subir de conséquences. Le professeur Xavier pense que tout comme son mentor IceMan elle peut aussi se transformer en femme de glace, devenant sous cette forme quasiment invincible.
Emergence :
So don't let them steal your light ▼ Vialessy Fonddr114 / 54 / 5So don't let them steal your light ▼ Vialessy Fonddr11
Maitrise :
So don't let them steal your light ▼ Vialessy Fonddr115 / 55 / 5So don't let them steal your light ▼ Vialessy Fonddr11
Messages : 708
DCs : Raven, Andy & Jessica D.

Sam 15 Juin - 11:40




So don't let them steal your light

Simon & Spencer



Vous la connaissez, cette sensation ? Celle d'avoir l'impression d'être toujours le second choix, le dernier d'une grande liste. Celle de se sentir minable, de penser qu'on ne compte pas autant qu'on l'aurait voulu. Cette sensation d'épuisement et puis, celle de n'être jamais assez bien. D'avoir la sensation d'être toujours le seul à s'attacher et puis, de tomber de haut. D'être toujours mit de côté, d'être seul. Cette sensation qui ronge et puis, qui donne à penser que c'est de notre faute, que ça a toujours été de notre faute et qu'on a pas su garder ce qu'on croyait acquis. Celle qui nous poignarde dans le dos, celle qui nous fait du mal parce qu'on se rend compte qu'on a été naïf. Naïf de croire qu'on pouvait peut être manquer à quelqu'un, qu'on pouvait compter pour quelqu'un. Cette sensation de bon à rien, de songer que quoi qu'on fasse, ça n'aura jamais autant d'importance que si c'est l'autre qui le fait. Cette sensation de vide, de solitude. De ne jamais être là au bon moment, d'être toujours renfermé sur nous même. D'être fautif, de l'être toujours. Cette sensation d'être entouré mais seul. Celle de n'être qu'une pièce facultative d'un puzzle qui lui, a été toute notre vie.

Vous la connaissez cette sensation ? Parce qu'elle, oui. C'est ainsi qu'elle se sent depuis son retour au camp. C'est ainsi qu'elle se sent depuis sa dispute avec Casey. C'est ainsi qu'elle se sent depuis que Max est partie. C'est ainsi qu'elle se sent depuis que Norah est morte. C'est ainsi qu'elle se sent depuis que Simon a disparu de sa vie. Ainsi qu'elle se sent depuis qu'Ethan l'a abandonnée. Seule. Désarmée. Impuissante. Emplie d'une rage inexplicable. D'une force qui la pousse à aller vers sa part d'ombre. Qui lui dicte de se mettre en danger pour se sentir vivante. Qui l'emmène vers la noirceur et qui fout en l'air sa vie. Elle a beau avoir fait de belles rencontres comme Tysha ou Maggie, elle ne se sent pas une meilleure personne pour autant et elle sait que son mari lui en veut. Que son mari n'en peut plus. Ce sont ses mots. Il n'en peut plus. Et ça lui fait mal, à elle d'être devenue ce poids pour l'homme qu'elle aime. Alors ce n'est plus l'adrénaline qu'elle cherche mais un pansement pour atténuer sa peine.

Elle marche à travers les rues désertes. La tempête fait qu'aujourd'hui personne ne sort. Ann lui a donc donnée pour mission de s'infiltrer dans une maison récemment abandonnée pour voir si des conserves n'ont pas été laissée dans les placards ainsi que des médicaments. Elle a l'impression de vivre dans un monde touchée par une apocalypse zombie. Casey s'est vu affecté une autre mission avant qu'elle ai eut le temps de lui demander de venir avec elle. Et puis... Pour être franche la brune aux yeux dorés à besoin d'être seule pour réfléchir à sa situation actuelle. Les vents violents fouettent son visage. Ses cheveux s'envole dans les airs tandis que la pluie s'abat violemment sur elle. Fort heureusement pour elle, elle aperçoit déjà la maison et s'y réfugie en vitesse. Faisant de son mieux pour être aussi discrète qu'une ombre elle se faufile. Se mordille doucement la lèvre inférieure lorsque le vieux plancher grince sous ses pieds. Il va falloir qu'elle reste ici un moment histoire que dehors la tempête se calme.

Glissant furtivement sur le sol la belle s'approche des placards et commence à remplir son sac de ses trouvailles. La chasse est plutôt bonne. Un sourire se dessine sur ses lèvres alors qu'elle se réjouit déjà du butin qu'elle va pouvoir ramener au camps. Alors qu'elle se dirige vers l'étage elle entend elle aussi un bruissement. Montant les escaliers aussi discrètement que possible, elle passe doucement la tête dans l’entrebâillement de la porte et aperçoit un homme à l'intérieure entrain de préparer la pièce pour quelque chose. S’affairant à mettre en place une sorte de mise en scène. Son coeur loupe un battement lorsqu'elle reconnait l'uniforme de la garde rouge. Il faut qu'elle parte. Maintenant. Tant pis pour les médicaments. Alors que la brune s'apprête à s'enfuir le vent vient faire claquer une fenêtre au rez-de-chaussée. Elle sursaute et relève la tête afin de se retrouver face à face avec le garde rouge qui s'est retourné. Sa bouche s'ouvre et se referme instantanément lorsqu'elle reconnait son meilleur ami. Si... Simon ? Mais qu'est-ce que tu fais habillé comme ça ?... souffle-t-elle choquée par cette image que lui renvoi le blond.



by tris
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Simon Viales
Humain
Simon Viales


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Simon n'est pas considéré comme sain d'esprit. Il est fourbe, séducteur, violent, psychotique, malsain, sadique et il prend un malin plaisir à jouer avec ses victimes. Contrairement à sa personnalité perfide, il aime la littérature. Il aime réciter des œuvres, des poésies. Il aime jouer avec les mots et en use assez souvent. Cependant, Simon a une faiblesse. Il s'inquiète à propos des émergés. il ne sait pas à quoi s'attendre et ça le fascine autant que ça le terrorise.
Codename : Le serpent
Emergence :
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Maitrise :
So don't let them steal your light ▼ Vialessy Fonddr110 / 50 / 5So don't let them steal your light ▼ Vialessy Fonddr11
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DCs : Keith - Malik - Artémia - Jay - Taïs - Junno - Alaric - Tao - Kelsey - Russel - Lauren - Yong-Sun - Daeho - Sin

Jeu 20 Juin - 14:22


So don't let them steal your light
Le beau navire



“Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité.”

Vent qui souffle perfidement. Brutalement dans ces ruelles retournées. Tempête signalée. Cyclone arrivé, dévastant tout ce qui se trouve à sa portée. Se mettre à l’abri devient une nécessité. Un besoin vital, primaire malgré la mission posée. La ronde commencée. Pourtant, à mesure qu’il marche, arpente ce trottoir glissant, se courbant par moment sous une bourrasque plus violente, Simon laisse un fin rictus s’étirer. Il en apprécie cette beauté dévastatrice. Il en apprécie sa fraîcheur. Sa noirceur. Son aspect et sa brutalité infligée malgré sa dangerosité évidente. Sa caresse mortelle. Mordante tel un serpent. Serpent. Comme lui en somme. Beauté brute et soudaine. Elégance dans sa puissance. Oui. Viales en apprécie sa sublimité. Il en apprécie chaque coup infligé. Ses sourcils viennent à se plisser et il s'engouffre dans cette maison abandonnée, le temps que cette magnificence s’apaise. Se calme. Du moins, quelques instants.

“Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. “

Abri improvisé. Obscurité oppressante tandis qu’il s'infiltre. S’avance. Observe en silence ce qui l’entoure. Plancher qui craque sous ses pieds. Grincements tintant au rythme de sa marche mesurée. Trempé de la tête au pieds, ses yeux glissent aux alentours. Sa main vient à s’enfouir dans sa chevelure dorée, collée par l’eau imbibé. Son costume trempé est presque lourd à porter mais il ne s’en formalise pas. Il se contente de visiter, trouvant même cette trouvaille fort intéressante pour quelques activités bien pensé.
- Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.

Baudelaire récité d’un poète adulé. Souffle s’échappant d’entre ses lèvres rosées. Le serpent ancre son regard au loin et accroche cet escalier, attisant sa curiosité. Désir de visiter à défaut de pouvoir travailler. Continuer sa ronde dans ce tumulte enragé. Pensées dirigées vers Andy. Sa muse, sa partenaire fraîchement trouvée et désirée pour l’emmener un jour ici. Dans leur moment unique et recherché.
- Oui. Ce lieu a de quoi être intéressant.

Dehors, les éléments continuent de se déchainer, imposant vacarme dans cette visite non planifié. Les cheveux quelque peu dépareillés, Simon se mouve alors jusqu’à l’étage sans savoir que quelques minutes après, une ombre allait le déranger. Le prendre par surprise et pas n’importe laquelle infligée.

“Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité.”


Bruit indiquant soudainement une présence. Sa présence. Surprise échangée tandis qu’il se retourne, sur ses gardes. Appose une main sur son arme soigneusement rangé. Oui. La surprise est grande. Inavouée. Ses yeux s’écarquillent, se plissent légèrement sous la vision imposée et il reste là, immobile. Presque figé devant ce visage qui a de quoi le décontenancé.
- Spencer…

Sa meilleure amie est bien là. Il ne peut oublier ces traits. Ces traits qu’il a toujours apprécié, aimé. Voulu protéger, allant à créer un accident mortel à ce Valerian, son ex-petit ami, pour la venger d’une rupture passée. Amitié toxique, mensongère sous quelques aspects mais sentiment sincère. Bien que fausse sur sa personnalité angélique. Sentiments partagés. D’un ami. Oui. Désireux toujours de la surprotéger. D’un ennemi aussi au voile levé, d’une nature qui le terrorise autant qu’elle attise sa perfide curiosité. Son corps se crispe sous sa silhouette familière. Sa voix douce glisse et le pénètre de l’intérieur comme jamais lorsqu’elle réalise à quel camp il s’est donné.
- Comme tu peux le constater. Je fais partie des leurs maintenant. Cela te répugne? Te surprend?

Sensation étrangère. Entre la tristesse, l’amertume, l’impression d’avoir été trahis, dupé et l’amusement titillé de cette réalité dévoilé. De ce face à face naissant. D’un Garde Rouge et d’une recherchée. De deux meilleurs amis séparés désormais par une vérité brute et impossible à dissimuler.

“Ta gorge qui s'avance et qui pousse la moire, Ta gorge triomphante est une belle armoire Dont les panneaux bombés et clairs Comme les boucliers accrochent des éclairs,”

Rictus au coin des lèvres. Pointe de rancœur et de ressentiment dans sa voix mielleuse et chantante. Tiraillé sans le dire entre deux sentiments opposés. Le serpent passe une main délicate dans sa chevelure platine pour les repousser en arrière. Il marque un silence, une pause mesurée. Son regard ne la quitte outre mesure et il réfléchit. Tente d’analyser la situation sous un même air angélique. Car il le sait. Il le sent. Leur relation pourrait changer, le confrontant à un dilemme dont, étrangement, il n’est pas tout à fait prêt.
- Je ne m’attendais pas à te revoir un jour. Surtout dans ces conditions. Que fais-tu là Spencer? Toi qui m’a abandonné. Alors c'est vrai ce qu'on dit, tu fais partie des leurs?
Ⓒslythbitch
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Spencer Hennessy
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Spencer Hennessy


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Mar 25 Juin - 21:25




So don't let them steal your light

Simon & Spencer



La belle aux cheveux brun le sait, avec le temps, les déceptions ont s'y fait. C'est vrai au départ ça fait mal parce qu'on comprend jamais pourquoi les personnes qui nous entourent nous assènent des coups aussi forts et aussi grands. Mais avec le temps, on sait que les coups peuvent arriver de n'importe où et surtout de n'importe qui, alors on se prend le coup mais on ne répond plus et on laisse faire. Pourquoi se forcer à riposter ? Lorsque l'on a donné beaucoup et que finalement on voit que petit à petit on ne compte plus autant on finit par ignorer ou laisser de côté. Il devrait être temps pour tout un chacun de traiter les personnes avec le même degré d'importance qu'elles nous apportent. La réelle suite logique des choses, le réel attachement devrait ce baser sur ça et uniquement sur ça. Pour faire moins mal. Pour octroyer le droit à notre coeur de respirer. De reprendre le contrôle de ses pulsation et à la douleur de s'atténuer. Ainsi, beaucoup d'entre nous pourrait s'accorder une forme de repos aujourd'hui oubliée.

Et aujourd'hui, dans cette maison aux allures de baraque hantée c'est ce qu'aimerai faire la petite résistante qui, dans un coin de la porte, sent son palpitant faire des siennes. Car c'est une scène d'horreur qui se joue aujourd'hui sous ses yeux. Si on lui avait dit ce matin que pendant cette simple mission destinée à rapporter un peu de nourriture ou de médicaments pour le camps, la jeune femme serait tombée nez à nez avec l'homme qu'elle considère comme son meilleur ami elle n'y aurait pas cru. Pourtant la réalité est frappante. Simon. Lui et son doux visage. Lui et son air angélique. Lui et sa façon si mélodieuse de lui faire découvrir le monde. Lui. Il est là. Devant elle et ses sentiments à elle son prit dans un ascenseur émotionnelle. Car elle a beau être heureuse d'avoir enfin la chance de se retrouver si prés de cet homme avec qui elle a beaucoup vécu, la tenue qu'il porte, elle, la révulse plus qu'autre chose. Alors elle reste là, le regard figé sur cette uniforme de malheur qui semble la maudire plus que jamais.

Lorsque sa voix retenti enfin, la belle lève les yeux pour plonger dans son regard océan. Ses dents se plantent dans sa lèvre inférieure pour l'obligée à retenir ce petit gémissement qui lui crève le cœur. Tu as toujours été l'un des plus bel homme que j'ai vu Simon mais cette tenue... Elle ne sied malheureusement personne...souffle-t-elle légèrement sous le choc. Alors c'est ça ? C'est ainsi que leur amitié risque de se terminer ? Par une confrontation ? Un choix qui est déjà fait ? Elle se le refuse, pourtant Simon lui semble déjà loin. Il l'a toujours été. La belle avale difficilement sa salive en serrant ses petits poings. Elle est triste. Elle est en colère et ses émotions, elle ne les contrôlent que difficilement. Soupire qui s'échappe de ses lèvres. Sourcils qui se froncent lorsqu'elle entend le mot "abandon" sortir de sa bouche.

C'est ce que tu penses ? Simon ? Tu penses que je t'ai abandonné ? Toi ? Mon meilleur ami ? Simon... voix qui se brise devant de tel propos. Alors c'est ainsi ? Ils m’enlèveront chaque personne que j'aime jusqu'à ce que je n'en puisses plus ? dit-elle en s'approchant du blond. Ce qu'elle aimerait faire ? Le prendre dans ses bras. Là. De suite. Lui demander de la serrer fort contre lui comme ils avaient l'habitude de leur faire avant. Elle voudrait se fondre contre lui, se sentir rassurer par sa présence. Elle voudrait qu'il soit toujours l'homme avec qui elle lisait des poèmes jusqu'à pas d'heures. Le garçon qui regardait de vieux films en noir et blanc des soirées durant allongé sur un tas de coussin dans sa chambre d'étudiante. Elle voudrait le voir lui. Pas le garde. Pourtant ce n'est pas ce qu'il la laisse entrevoir et ça lui fend le coeur. Elle lui tend ses poignets, le regard planté dans ses iris glacés. Je suis venue chercher à manger mais je t'en prie Simon, fais ton boulot si tu penses que je ne suis qu'une terroriste... Vas y ! ces derniers mots sont presque criés. Témoins de la douleur qu'elle ressent face à celui qui la traite comme une étrangère.



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Simon Viales
Humain
Simon Viales


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Simon n'est pas considéré comme sain d'esprit. Il est fourbe, séducteur, violent, psychotique, malsain, sadique et il prend un malin plaisir à jouer avec ses victimes. Contrairement à sa personnalité perfide, il aime la littérature. Il aime réciter des œuvres, des poésies. Il aime jouer avec les mots et en use assez souvent. Cependant, Simon a une faiblesse. Il s'inquiète à propos des émergés. il ne sait pas à quoi s'attendre et ça le fascine autant que ça le terrorise.
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Mar 9 Juil - 12:08


So don't let them steal your light
Le beau navire



“Tout là-haut, tout là-haut, loin de la route sûre, Des fermes, des vallons, par delà les coteaux, Par delà les forêts, les tapis de verdure, Loin des derniers gazons foulés par les troupeaux,”

Dehors, la tempête continue de se déverser. La pluie continue de couler sans pouvoir un temps soit peu s’arrêter. Elle s’abat violemment sur la toiture. Et avec elle, le vent. De fortes bourrasques perturbant le calme intérieur. Beauté obscure. Beauté dangereuse dans ces retrouvailles tranchée, perturbée par l’éclat d’une dure réalité. Simon observe Spencer et son coeur bat étrangement contre sa poitrine serrée. Le serpent guette, analyse ses traits, cherche à les dessiner mais avec lui, le meilleur ami. L’homme qui partage des sentiments sincères à l’égard de cette princesse qu’il n’avait pas revu depuis plusieurs semaines. Séparé, brisé par une différence. Cette différence en particulière qui a le don de le perturber. Car le serpent n’est pas à l’abri d’une peur muette. Il n’est pas à l’abri d’une phobie, d’un mauvais souvenir ou d’une faille qu’il cherche pourtant à maîtriser. A apprivoiser en touchant du bout de ses doigts fins, le mal incarné. Raison qui l’a poussé à rejoindre les hauts rangs de la Garde Rouge. Volonté de les percer. De les torturer pour faire vibrer cette peur qui vit au fond de son être empoisonné.

Étrange. Étranges émotions qui le transpercent. Alors qu’il regarde cette femme qui a toujours été sa confidente, son amie. Une amie où le serpent prenait soin de la protéger. A défaut de pouvoir la mordre. Puisqu’il n’en éprouvait nul désir malgré son masque angélique et son mensonge murmuré. Sa voix douce, cristalline perce le silence imposé et il l’écoute, reste immobile, droit et fier dans ce costume qu’elle s’entête à détester. Lui, il aime ce costume. Il aime cette puissance qui entoure sa fine silhouette. Il aime ses idéaux. Il aime ce statut d’autorité sur les autres, en particulier sur ces êtres fait de pouvoir qu’il ne peut voler. Oui, il l’aime. Il se sent fier d’appartenir à la Garde. Ses lèvres se pincent et sa gorge siffle. Il sait que ce moment sera décisif pour leur amitié. Mais est-il vraiment prêt à l’ébrécher?

“On rencontre un lac sombre encaissé dans l'abîme Que forment quelques pics désolés et neigeux ; L'eau, nuit et jour, y dort dans un repos sublime, Et n'interrompt jamais son silence orageux.”

Pas de pas l’un vers l’autre. Pas d’étreinte ni d’élan d’affection. Seul les mots. La tristesse et la rancoeur de deux camps désormais totalement opposés. Séparés par un large fossé. Spencer fronce les sourcils et Simon reste là, immobile. A ancrer ses iris aux siens sans chercher à les rabaisser. Sans chercher à baisser la tête d’un air honteux. Puisque ce qu’il ressent est une réalité. Oui. Pour lui, elle l’a abandonné. Elle l’a répudié en se noyant parmi ces êtres qu’il déteste autant qui attisent sa curiosité. Il ne tient pas à le cacher. Il ne tient pas à lui faire croire le contraire. Le serpent pour une fois est honnête, sincère et cette entrevue à de quoi le tirailler. Puisqu’il n’est ni habité par le mensonge ni l’envie accrue de la briser. Oui. Étrange. Étrange pour ce serpent fait de sang et de perversité. Et que nul à part elle ne peut changer. Du moins, inconsciemment. D’une autre manière, d’une autre forme alors qu’il peut toujours tuer pour elle. Pour la préserver.
- Oui Spencer. C’est ce que je crois. C’est ce que je pense. Tu m’as délaissé dès l’instant où tu as rejoint leur camp. Pourquoi nier cette authenticité? Tu aurais dû me le dire. Tu aurais dû me l’avouer.

“Sur ces monts où le vent efface tout vestige, Ces glaciers pailletés qu'allume le soleil, Sur ces rochers altiers où guette le vertige, Dans ce lac où le soir mire son teint vermeil,”


Ironie quand il sait que lui, a toujours menti sur sa véritable personnalité. Visage angélique cachant le diable crée. Même maintenant dans cette maison abandonnée, bercée par le tumulte incessant en un temps arrêté. Sa main vient à repousser une nouvelle fois ses cheveux dorés. Sa peau vient à toucher, éponger l’eau qui s’écoule lentement sur son visage mouillé et il se tend sensiblement quand elle s’avance, crie presque à son attention de l’arrêter.
- Si c’est ce que tu souhaite.

Ton mielleux. Ton suave déchiré par aucun tremblement. Après tout. Oui. Oui c’est son travail. Son boulot. Sa tâche tant aimée de capturer n’importe quel émergé. Son coeur bat férocement mais il ne l’écoute pas. Pas maintenant. Ses jambes se mouvent et son regard bleuté s’ancre toujours plus sur celle qu’il a toujours préservé. En temps normal, il l’aurait fait depuis longtemps. En temps normal, il aurait fait de cette chambre. De cette pièce sombre, le prison et le cercueil d’une nouvelle victime à déchirer. Il aurait fait de ce lieu, son terrain de jeu. Son terrain de sang mais alors qu’il repousse Spencer violemment, la colle subitement contre le mur le plus proche, ses yeux azur se perdent dans les siens et ses sourcils se froncent. Légèrement. Ses mains viennent à empoigner ses poignets délicats sans les serrer véritablement. Il entend au loin le vent se déchainer et il soupire. Reste là, près d’elle, à la tenir sans pouvoir néanmoins aller plus loin pour la première fois de toute son existence.
- Comment on en a pu arriver là? Spencer, dis le moi? Toi qui a toujours été celle pour qui j’aurai pu faire n’importe quoi. Qu’allons-nous devenir à présent?

“Sous mes pieds, sur ma tête et partout, le silence, Le silence qui fait qu'on voudrait se sauver, Le silence éternel et la montagne immense, Car l'air est immobile et tout semble rêver.”
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Mar 9 Juil - 16:06




So don't let them steal your light

Simon & Spencer



Il est des amitiés qui persistent malgré les incidents de la vie et sur lesquelles on peut s'appuyer de temps à autre. Ces amitiés il faut alors s'y accrocher et profiter de tous les instants de bonheur. L'amitié ne pourrait-elle pas se résumer en cette complicité qui nous permet de profiter de la vie, ensemble ? Elle en est consciente ; un ami sera toujours là pour vous. Il veillera à votre Bonheur. Il ne vous laissera pas sombrer dans les ténèbres et ne vous abandonnera jamais.  Avec un ami, vous pouvez parler, rire, danser, pleurer, aimer, vous amuser, crier. Un ami, c'est le moteur de votre vie. C'est ce qui vous permet de tenir bon, d'avancer et de ne pas renoncer. Si vous avez trouvé cet ami, alors, vous possédez le trésor le plus précieux qui puisse exister. Parce que l'amitié  est capable de soulever des montagnes et l'amitié est sans doute le sentiment le plus durable qui soit.  Parce qu’il y a certaines personnes qui sont là. On ne sait pas pourquoi, on ne sait pas comment. Mais on sait qu'on les aime. Qu'on serait capable de franchir nombres d’épreuves pour leur propre bonheur. On sait que ce sont des amis exceptionnels, à qui on accordera notre confiance éternellement. On sait aussi que le Bonheur est éphémère et qu'il faut profiter de chaque instant de complicité, de joie partagée. Parce que la vie est un mouvement permanent, qu'il faut suivre quoiqu'il arrive...

Mais aujourd’hui face à cette situation qui lui parait plus qu’inimaginable, c’est l'angoisse de la perte qui trône en son cœur. Elle fini donc par douter du bonheur,douter que ça puisse exister et chaque fois qu'il lui arrive quelque chose de bien dans sa vie, elle sait que ça ne restera pas, qu'on va le lui reprendre à un moment ou un autre. Tout comme la joie ressentie en voyant les traits angéliques de son meilleur ami s’est envolée en le voyant porter cet uniforme de malheur. Mais tout ça. Tout ça, ce n’est rien comparé aux mots qu’il prononce alors. Ce n’est que broutille comparée à la violence de ces propos. De l’abandon qu’il l’accuse d’avoir proféré à son égard. Elle n’est pas d’accord, jamais elle n’a voulu l’abandonner. Jamais elle n’aurait pu l’effacer de sa vie d’un geste si anodin. Non, jamais. Elle secoue la tête frénétiquement se refusant d’entendre ce qu’il lui crache au visage sans la moindre émotion. Son visage est semblable à un masque de cire, figé de ses traits parfaits. Des traits qui font inéluctablement vibrer son palpitant bien trop fatigué par les confrontations. C’est faux, je ne t’ai pas abandonné c’est complètement faux… Pourquoi est-ce que tu nous fais ça ?... Pourquoi … Tu n’imagines même pas ce que ça me fait…souffle-t-elle à peine audiblement. Elle qui d’habitude est si forte est complètement déstabilisée.

Mais la colère attise la flamme qui gît au fond de son estomac. La colère envers lui. Envers elle. Envers eux. Tout simplement. Car ils sont tellement plus que ça. Alors elle ne lâche pas ses iris glacées. Tend les poignets en le sommant de faire son travail. Si c’est ce qu’il veut. Si c’est ce qu’il est. Alors qu’il le fasse. Le vent souffle plus violemment à l’extérieur. Pourtant la vieille bâtisse semble en avoir vu des plus terrible. Le sol tremble sous leurs pieds, témoins de la puissance du tumulte ambiant. Tumulte qui se répercute entre les deux jeunes qui ne se lâchent pas du regard. Le geste est rapide violent. Il s’avance vers elle est la pousse contre le mur le plus proche. Elle serre les dents en étouffant un gémissement de douleur. Elle ne sait ce qui lui fait le plus mal. L’acte ou celui qui l’initie. Pourtant elle ne perd pas pied. Elle ne le lâche pas des yeux même lorsque ses mains viennent à enserrer ses poignets. Avec une certaine délicatesse contrastant avec son action précédente. Les mots qu’il prononce viennent caresser ses oreilles. Ils la transpercent de part en part.

Soupire qu’elle laisse échapper alors qu’à l’extérieur de la petite maison abandonné le grondement d’un orage retentit. Elle sait à son regard que c’est un manège de pensées sordides qui tournoie. Simon en dépit de son apparence solaire est un être de la nuit. Elle est consciente que sous ses airs angéliques c’est quelque chose de bien plus dangereux qui se cache. Mais jamais elle n’a cherché à aller plus loin. Car tout ce qu’elle voit, c’est la lumière en lui. Elle avance doucement la tête afin de coller son front au sien. Il n’est pas que noirceur. Il est son meilleur ami. En dépit de cet uniforme qu’elle aimerait le voir renier, il est plus qu’important pour elle. Une larme roule sur sa joue alors qu’un éclair illumine le visage de la jeune femme et elle chuchote : Je t’aime Simon… S’il te plais ne nous conjugue pas au passé… car oui, elle l’aime, elle aime son meilleur ami et elle est consciente d’être l’une des seules personne en ce monde à l’aimer.



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Simon Viales
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Simon n'est pas considéré comme sain d'esprit. Il est fourbe, séducteur, violent, psychotique, malsain, sadique et il prend un malin plaisir à jouer avec ses victimes. Contrairement à sa personnalité perfide, il aime la littérature. Il aime réciter des œuvres, des poésies. Il aime jouer avec les mots et en use assez souvent. Cependant, Simon a une faiblesse. Il s'inquiète à propos des émergés. il ne sait pas à quoi s'attendre et ça le fascine autant que ça le terrorise.
Codename : Le serpent
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Ven 2 Aoû - 11:13


So don't let them steal your light
Le beau navire



“Sonnet. Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ; Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins, Qui d'une main distraite et légère caresse Avant de s'endormir le contour de ses seins,”


Tristesse nouvelle dans cette beauté brute qu’est la tempête. Hésitation et ressentiment dans cette maison abandonnée où tape sur les carreaux et la toiture, la pluie enragée. Simon lui en veut, oui. Il lui en veut d’être ce qu’elle est. Il lui veut de lui avoir menti malgré la contradiction de ses propres vices, de son propre masque, de ses propres mensonges vis à vis d’elle. Il se sent étrangement abandonné, trahis par celle qu’il a toujours considéré comme sa meilleure amie. Ses yeux bleutés s’ancrent au sien et sa lueur la transperce. Pour la première fois de sa vie, il ne sait pas sur quel pied danser. Car il aurait pu milles fois lui faire du mal. Car il aurait pu, là tout de suite, à l’abri de tout regard, sortir le serpent qui vit en lui pour l'entraîner sur les chemins sanglants de sa propre âme. Mais il hésite. Il ne peut pas. Oui. Pour la première fois, ses sentiments le bouleversent. Ses sourcils se froncent sur son front déjà plissé. Il l’écoute parler et cela le tend subtilement. Tant oui, il se sent poignardé à bien des aspects.  
- Et moi? As-tu pensé ce que ça me ferait? De te savoir dans le camp de l’ennemi? De te savoir comme l’un d’entre eux?

“Sur le dos satiné des molles avalanches, Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons, Et promène ses yeux sur les visions blanches Qui montent dans l'azur comme des floraisons.”

Cassure. Brisure comme le vent au loin qui se déchaîne. La tempête ne faiblit pas, bien au contraire. Elle prend en intensité. Les murs claquent et le parquet grince. Un souffle perfide s'engouffre à l’intérieur et la dangerosité n’en ai que plus présente, palpable. Atmosphère lourde, accablante. Tension omniprésente entre le climat au dehors et celle qui les enlace, les enserre violemment désormais. Spencer le défie de l’arrêter et c’est ce qu’il fait. Au premier abord. Son visage reste froid et il se fond sur elle, enserre ses poignets en la plaquant contre le mur. Oui, dislocation, fissure, fracture entre deux âmes pourtant liées par une amitié sincère, loyale, dont il ne peut cette fois émietter même avec toute sa bonne volonté.

Sa prise n’est pas violente. Son acte n’est pas brutal. Contraste avec la perversité de son âme sournoise. Il se laisse aller à une hésitation qui ne lui ressemble pas. Non pas car il change de chemin, s’adoucit ou autres émotions qui pourraient penser à un retournement quelconque de personnalité mais bien parce qu’il l’apprécie vraiment à sa manière. A la manière d’un meilleur ami qui s’est prit de protection pour elle. Quitter à tuer, effondrer, percer quiconque pourrait lui faire du mal, la faire pleurer.

“Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive, Elle laisse filer une larme furtive, Un poète pieux, ennemi du sommeil,”

Peut-il vraiment la capturer? Même en sachant qu’elle est désormais une émergée, une résistante, ennemie première de cette section, cette élite qu’il affectionne tout particulièrement depuis qu’il y est entré. Il se fond dans ses pensées, ses questions et alors que la jeune femme s’autorise à déposer son front contre le sien, il la laisse faire. Il ferme ses paupières, se laissant aller à cette fine douceur dans la beauté précaire et dévastatrice d’un cyclone prêt à tout emporter.
- Mais rien ne sera plus jamais comme avant et tu le sais aussi bien que moi n’est-ce pas?

Elle le supplie de ne pas parler d’eux au passé. Elle lui murmure de l’aimer mais les choses restent différentes désormais. Il le sait. Elle le sait. Les contes de fée n’existent que dans les livres pour enfants. Un soupir traverse ses croissants de chairs et il reste là. Il se fond en mutisme. Sa tête vient glisser contre son épaule et il hume son parfum, s’en imbibe, desserrent sa poigne sans reculer pour autant. Tiraillé entre deux sentiments bien contradictoires.
- Je t’aime aussi, Spencer. Et je n’aurai jamais pensé en arriver là avec toi mais comprends qu’à présent, nous nous trouvons dans une impasse. Moi le chasseur, toi la proie. Comment faire abstraction? Je te repose alors la question. Qu’allons-nous devenir?

Sa voix reste neutre, légère telle une plume dans ce chaos environnant. Une lueur fébrile traverse néanmoins son regard et lorsqu’il redresse la tête, ancrant ses iris aux siens, il laisse une vague tristesse étirer ses traits angéliques. Il laisse un nouveau silence les englober. Il fait un pas en arrière et il attend, recule, ne sursautant à aucun moment même quand la fenêtre s’ouvre violemment, propulsé par un coup de vent beaucoup plus destructive.
- Répond simplement à cette question qui me paraît essentiel.

“Dans le creux de sa main prend cette larme pâle, Aux reflets irisés comme un fragment d'opale, Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.”
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Spencer Hennessy
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Codename : Icey
Pouvoirs : Spencer est une mutante capable de réfrigérer son environnement, donnant lieu à des formations de cristaux ou de blocs de glace qu'elle peut mentalement sculpter à sa guise. Elle utilise souvent son pouvoir en projetant un souffle glacial de ses mains pour engloutir en quelques secondes ses ennemis sous la glace. Il lui arrive de créer des fines pistes de glace qui lui permettent de se déplacer en glissant très rapidement. Son corps est capable de supporter un très grand froid car elle est capable de baisser sa température corporelle sans subir de conséquences. Le professeur Xavier pense que tout comme son mentor IceMan elle peut aussi se transformer en femme de glace, devenant sous cette forme quasiment invincible.
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Ven 2 Aoû - 18:29




So don't let them steal your light

Simon & Spencer



Vous quittez le lycée et vous vous promettez de ne jamais vous séparer. Vous organisez des projets, vous vous retrouverez c'est obligé. Vous vous efforcerez de suivre le chemin que vous avez décidé de parcourir en vous promettant de ne jamais vous en écarter. Et puis une année passe, soudainement toutes ces certitudes sont un quelque peu ébranlées. Vous restez habité par tous ces souvenirs et vous vous y accrochez. Puis une seconde année passe et vous sentez peu à peu votre monde vaciller. Finalement, vous ne pouviez pas tous vous aimer éternellement. Vous les regardez, commencer à bâtir leur vie, sans vous. Une troisième année c'est écoulé et bizarrement les voir s'éloigner vous semblent moins douloureux. Vous prenez conscience que tout est éphémère et que finalement vouloir garder tout cela intact est impossible. Vous êtes différents, vous avez changé, pris quelques centimètres d'assurance et quelques kilos de maturité. Aujourd'hui vous avez 20 ans et votre vie est bien différente de celle que vous aviez imaginé. Vous avez entre vos mains les bases de votre futur et vous savez dorénavant que rien ne durera éternellement. Tout reste à construire.   Et toutes ces choses, aussi tristes soient-elles ; ça s'appelle tout bêtement la vie...

Lorsqu’elle fait face à celui qu’elle a longtemps nommé « Meilleur ami » dans cette vielle ruine où tout semble sur le point de casser ; elle perd soudainement conscience que toutes ces choses sont bien trop vraies. Que les années qu’elle a passée auprès de Simon commencent à lui filer entre les doigts e que même si elle ne souhaite pas le voir partir, cela arrivera indéniablement. A cause de ce qu’elle est. A cause de ses pouvoirs. A cause de Simon et de son choix de camp. Plus jamais ; ô grand jamais ils ne pourront être un « nous » ; et ça la tue à petit feu. Elle a beau essayer de le faire revenir à la raison, le beau blond sen contrefiche. Elle est une traitre. C’est tout ce qu’il voit en elle. Un monstre à enfermer en cage. Une abomination dont il se serait bien passé. Elle le connait bien. Trop bien. Il n’a pas besoin de lui cracher au visage toutes les pensées noires qui lui traverses actuellement l’esprit puisqu’elle les connait. Elle secoue la tête lorsqu’il lui balance sans vergogne qu’elle na pas pensée à lui. Lorsqu’il lui demande si elle a pensée à l’effet que ça lui ferait de la savoir dans le camp de l’ennemi.

Elle pince les lèvres vexée, blessée par ses propos. Comment peut-il ne pas se rendre compte du mal qu’il leur fait ? Elle pourrait lui faire la même remarque. Lui aussi est dans le camp de l’ennemi. Le camp de SES ennemis à elle. Sur son cœur elle ressent la fêlure de cette amitié qu’elle chérie tant. Elle a perdue Norah. Elle perd Simon ce jour. Doit-elle réellement se tenir pour responsable ? Non. Cette fois ils sont deux. Cette fois l’issue n’est pas sans échappatoire. Pourtant Simon s’en contre-fiche. Elle secoue la tête, faisant retomber ses cheveux sur ses épaules frêles en une cascade dorée. Comment peux-tu dire ça ? Comment peux-tu effacer tout ce que je suis de ta mémoire comme si je n’étais qu’une étrangère sous prétexte que je suis une émergée ?... Comment peux-tu dire que je ne pense qu’à moi alors que je pourrais moi-même t’en vouloir de m’abandonner pour la garde ? ... elle se mord la joue partager entre la peine et la colère Si j’ai fais une erreur alors toi aussi tu as commis la même que moi !

Elle le menace à sa façon, le met au défi de la boucler et un instant elle pense qu’il va le faire. Un instant elle pense qu’il va lui passe les menottes. L’atmosphère devient tout autres dès lors qu’il entreprend un contact avec elle. Son esprit est brouillé ; celui du blond peut-être même plus chancelant. Elle laisse son front se poser contre le sien ravagée par la tristesse de deux âmes qui se déchirent en une violente séparation. Il repose sa question. Celle qu’elle préférerai ne pas avoir à éluder. C’est bien trop dur pour elle d’admettre que c’est la fin de tout. Elle ne le veut pas. Il n‘est pas obligé de faire ça. Elle le sait beaucoup de gardes traitres avec des émergés. Beaucoup d’amitiés ou d’histoires d’amour son nées au sein du conflits entre ces deux factions. Alors pourquoi pas la leur ? Pourtant elle ne dit rien. Pas même lorsqu’il se recule. Pas même lorsque le vent s’engouffre par la fenêtre de la ruine. Aussi violement que l’absence que le garde rouge laisse en son cœur.

Elle garde le regard ancré au sien. Ne le lâche pas des yeux.  Elle n’est pas une lâche. Elle ne veut pas lui donner une nouvelle raison de lui faire une remarque. Son ton est neutre. Ses yeux trahissent son état de doutes. Les joues rosies de ses larmes qu’elle tentent vainement de retenir Spencer soupire. Tente de laisser échapper la boule douloureuse nichée au fond de sa gorge. Il ne l’aime plus autant qu’il veut bien le dire. Elle le dégoute. Elle arrive à le voir. Et elle en est profondément navrée. Tu l’as dit… Le chasseur. Je ne suis plus que ta proie. Pour toi je ne suis plus qu’une putain proie… Alors chasse…lâche-t-elle au milieu de la tempête qui se déchaine au dehors comme dans leurs cœurs.



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Simon Viales
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Simon n'est pas considéré comme sain d'esprit. Il est fourbe, séducteur, violent, psychotique, malsain, sadique et il prend un malin plaisir à jouer avec ses victimes. Contrairement à sa personnalité perfide, il aime la littérature. Il aime réciter des œuvres, des poésies. Il aime jouer avec les mots et en use assez souvent. Cependant, Simon a une faiblesse. Il s'inquiète à propos des émergés. il ne sait pas à quoi s'attendre et ça le fascine autant que ça le terrorise.
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Dim 29 Sep - 15:51


So don't let them steal your light
Le beau navire



“Sonnet. Pluviôse, irrité contre la ville entière, De son urne à grands flots verse un froid ténébreux Aux pâles habitants du voisin cimetière Et la mortalité sur les faubourgs brumeux.”

Fenêtre ouverte. Battant claquant avec le vent. Simon ne sursaute pas. Non. Il reste immobile tandis que ses yeux se fondent sans détour dans ceux dévastés, humidifiés de sa meilleure amie. S’il peut encore l’appeler ainsi. Il est en proie aux doutes, à la dangerosité de l’instant présent. Ses traits si maléfiquement angélique se ferment, se tendent, se tirent et il lui quémande de répondre à sa question. Celle qui déterminera leur avenir.

Les mots de Spencer claquent dans son esprit. Ils tournent et virevoltent dans sa tête. Il ne montre aucun sentiment mais pourtant, cela le blesse. Il est blessé. Le serpent est blessé et ne sait même plus comment réagir. Pourquoi? Lui qui n’éprouve aucun remord à violenter les âmes d’autrui. Lui qui se complaît dans sa noirceur, son assombrissement, son âme la plus perfide. Lui qui sourit aux larmes des autres. Lui qui arrache la vie et appose sa marque où qu’il va, où il veut, prédateur et fier, témoin et faucheur d’une mort qu’il appose.
- Et tu m’en veux? Dis-moi.

Voix tout aussi douce. Lueur brillant dans ses iris. Il sait qu’il n’est pas en train de changer de camp. L’idée même est inconcevable. Il ne s’adoucit pas car le serpent ne peut ni ne veut s’adoucir. Si la femme n’était pas celle qui était parvenu à lier son coeur d’une bien étrange façon. D’une bien étrange manière. Il l’aurait violé, torturé, tué, fait de ce lieu abandonné un cimetière où personne ne pourrait la trouver. Mais ce n’est pas n’importe quelle femme. Ce n’est pas n’importe quel émergé. Émergé qui, pourtant, le terrorise comme attise sournoisement sa curiosité morbide. C’est Spencer et son amitié, aussi difficile à percer, est importante pour lui. Même s’il s’est toujours évertué à ne jamais lui montrer son vrai visage. Sa vrai perfidie. D’un démon caché en son fond intérieur.

“Mon chat sur le carreau cherchant une litière Agite sans repos son corps maigre et galeux ; L'âme d'un vieux poète erre dans la gouttière. Avec la triste voix d'un fantôme frileux.”


Alors oui, Simon se sent blessé, trahis lorsqu’elle tonne qu’il a fait la même erreur. Il ne parvient pas néanmoins à la maîtriser. A lui sauter dessus pour la canaliser, la menotter, l’emmener là où son genou s’est plié, sa loyauté donné. Il se contente de reculer et ne montre aucune réaction quand elle lâche de la chasser sans lui donner la réponse escomptée.

A la place, soupir. Plainte silencieuse s’échappant de ses lips en une légère mélodie.

“Le bourdon se lamente, et la bûche enfumée Accompagne en fausset la pendule enrhumée, Cependant qu'en un jeu plein de sales parfums,”

Au dehors, le cyclone se déchaîne. Il devient à chaque seconde plus fort, plus dévastateur. La pluie devient lame acérée et les carreaux se brisent, volent en éclat dans un éclair soudain, brutal, violent et ravageur. Des morceaux de verre éclatent en milles morceaux. Volent et virevoltent au travers de la pièce. Simon se tourne et fronce les sourcils. La scène est si belle et pourtant, si triste à présent. Si dangereuse. Il n’a pas le temps de réfléchir plus à la situation. Il n’a pas le temps de contrôler ses gestes. De lui-même, il brise son immobilité et se fond sur Spencer. Par réflexe. Non pas pour l’arrêter. Non pas pour la forcer mais pour la protéger de ces éclats de verre impossible à contrôler désormais, d’une tempête semblable à un juge dans ce déchirement infligé.
- Attention. Baisses-toi.

“Héritage fatal d'une vieille hydropique, Le beau valet de coeur et la dame de pique. Causent sinistrement de leurs amours défunts.”

Bras qui s’enroulent à nouveau autour de ce corps familier. Mains qui étreignent cette silhouette tant aimé pour la protéger. Seule femme, excepté Andy, où il est capable d’amour et d’affection. Bien que les sentiments diffèrent, d’un caractère accompli, accepté par sa paire à celle dissimulé, d’un ami capable de tout pour la couver, l’empêcher de souffrir à bien des manières. Quitter à tuer pour mieux la garder. L’épargner. Quitte à détruire pour mieux l’envelopper, l’alléger.

La situation est précaire, bancale. Simon sait et réalise que rien ne sera plus comme avant. Qu’une barrière entre eux à été forgé mais il n’arrive pas à se résoudre à lui faire du mal. Oui. Lui. Qui se complaît dans les hurlements des autres. Il n’arrive pas à se résoudre à faire ce qu’il apprécie, affectionne tout particulièrement et il reste là, immobile, la tête enfouie dans son cou, ses bras l’étreignant pour la protéger plus encore des éléments qui se déchaînent à présent dans l’obscurité, les mettant tous deux dans leur ligne de mire.
- Non. Je ne te chasserai pas. Je ne peux m’y résoudre, c’est vrai. Quand cette tempête se calmera, tu seras libre de partir mais il faut que tu sache que je ne quitterai jamais la garde. Je le fais pour toi. Et uniquement pour toi. Pour notre amitié passé. Puisque notre futur est désormais compromis. Toi même, tu le penses puisque tu refuse toujours autant de répondre à ma question. As-tu peur de la vérité? De l’exprimer à voix haute? En attendant, tâchons de rester en vie. Ensemble. D'accord?
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Lun 18 Nov - 22:47




So don't let them steal your light

Simon & Spencer



 Il y aura toujours des musiques qui nous rappellent quelqu'un, des amitiés plus fortes que tout, des amours éternels, des souvenirs étincelants même avec le temps, des moments plus beaux que dans un rêve, des sourires magiques, des larmes de joie, des cœurs qui s'emballent, des cœurs déchirés, des larmes de peine, des rêves oubliés, des promesses envolées, des questions sans réponses, des amitiés gâchées, des souvenirs douloureux, des regards qui veulent tout dire... En ce jour c'est l’écho que déverse la tempête en faisant siffler les vielles poutres de la maison abandonné qui sera à jamais la musique qui signera la fin d'une amitié. Une amitié. Un amour qui lui semblait, jadis à toutes épreuves et pourtant ... Elle le sait. Aimer. Aimer, ce n'est pas s'installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C'est douter toujours, trembler toujours. Ne pas croire que plus rien ne reste à faire mais au contraire séduire, séduire encore. Aimer, ce n'est pas gagner à tous les coups. Aimer, ce n'est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C'est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu'il y a quelqu'un au bout qui dit d'une voix douce et calme : avance, continue d'avancer, n'aie pas peur, tu vas y arriver.

Simon a longtemps, à sa façon était cette personne au bout du fil, là pour la soutenir. Bien sûr elle a Casey. L'amour de sa vie. Mais toutes les fois où sont absence pesait sur les épaules frêles de la belle au regard ambré, c'était Simon qui avait été là pour elle. Toujours. A chaque fois. Si bien qu'il avait prit dans le cœur de la jeune femme une place des plus importantes. Et aujourd'hui ? Il la rejetait comme une pestiférée. Pourquoi ? Parce qu'elle était différente. Pourtant il aurait du comprendre mieux que quiconque à quel point ce n'était pas un mal que de ne pas être comme les autres. Alors oui elle était en colère ! Peut-être même encore plus lorsqu'elle l'entendit lui demander si elle était énervée. Il y avait de quoi non ? Un des hommes les plus chers à son cœur venait clairement de l'abandonner. Elle avala difficilement sa salive en essayant de déglutir quelque chose. Sa gorge s’entravait déjà d'une boule douloureuse lui signalant qu'elle pouvait craquer à tout instant.

Oui. Oui je suis en colère... dit-elle la voix tremblante. Les seuls mots qu'elle avait réussi à articuler furent ceux-ci. C'est doucement que ses dents viennent meurtrir ses lèvres pleines alors qu'elle tente de garder la tête haute. Mais elle ne se démonte pas. C'est lâche mais elle espère en lui disant qu'il a lui aussi commis la même erreur qu'elle le faire enrager. Lui faire du mal. Autant de mal qu'il lui en fait en cet instant. Pour partager une dernière chose avec lui. Quitte à lui laisser un gout amer sur la langue. Tant pis. Elle est mauvaise quand il s'agit d'endurer une telle peine. Elle voit dans ses yeux. Elle l'agace. Il se trahit par un soupir mais elle sait que ce n'est pas simple pour lui. Chacun campe sur ses positions et de toute évidence personne ne changera d'avis. Il est trop tard pour ça. Il est trop tard pour eux. Les yeux de la belle ne se détachent pourtant à aucun moment de l'homme à l'aspect lunaire qui lui fait face. Cette vision pourrait lui être tellement agréable si l'uniforme de la garde rouge ne faisait pas tâche comparé à la douceur de ses traits.

Alors qu'elle se fait cette réflexion le vent la sort de sa torpeur. Dehors les éléments se déchainent et viennent à briser la vitre qui jusque là avait bien tenue. Un mouvement si rapide qu'infime à sa droite et voilà que celui qu'elle ne pourra dorénavant plus appelé ami lui saute dessus. Ses bras s'enroulent autour de Spencer alors qu'elle se tend prête à riposter. Est-ce la fin ? Va-t-il la faire captive ? C'est ce qu'elle croit au départ mais bien vite les gestes du garde se font plus protecteur qu'offensant. Il souffle au creux de son cou, alors que son corps percute douloureusement le sol. Lui arrache un gémissement de douleur. Lui coupe la respiration. Des mots auxquels elle donne toute son attention. Elle hoche la tête. D'accord. D'accord Simon... Une dernière fois. Ensemble. Une dernière fois car tu as raison, je ne peux tout simplement pas m'y résoudre... A la fin de ce "nous"... A la fin de notre amitié mais nos choix sont ce qu'ils sont et je ne quitterais pas non plus la résistance. Je suis ce que je suis. J'espère qu'un jour tu le comprendra mais si je les quittes... Tu sais ce que la garde me fera... Ce que tu me fera... Tu le sais au fond de toi... Et si un jour, vous veniez à me capturer j'espère que ce sera de ta main et seulement de la tienne que je quitterai ce monde. Je n'ai confiance qu'en toi... souffla-t-elle à son tour au milieu du vacarme de la tempête. Comme une promesse. Un instant leur appartenant.



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Mer 18 Déc - 11:17


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Le beau navire



“Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, Traversé çà et là par de brillants soleils ; Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage, Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.”

Face à face qui ressemble à un adieu. Un adieu entre deux amis pourtant liés, aujourd’hui séparés par deux camps opposés. Simon ne quittera pas la garde. C’est un fait. Une vérité. Spencer ne quittera pas la résistance et leur destin est ainsi tranché. Le serpent reste neutre. Il ne montre rien sur son visage blanchâtre. Sur ses traits angéliques, marqués pourtant par une forme de tristesse. Une tristesse que seule sa meilleure amie peut parvenir à créer, à percer, pour être une lumière dans son cœur noircis de perfidie et de danger. Elle est en colère mais lui aussi. Goûtant au goût amer d’une trahison qu’il ne peut ni sucré ni avaler. Goûtant à la vérité qu’elle fait partie de ces êtres. De ces émergés dont la curiosité morbide et malhabile se mêle à la peur éprouvée.

Oui. En temps normal, le serpent n’aurait eu aucune pitié. Il l’aurait traqué, souillé, torturé, tué sans aucune pitié. Il aurait fait de cette maison abandonnée, un terrain de jeu pour déverser ainsi sa noirceur tant adulé. Mais ce n’est pas n’importe quelle ennemie rencontrée. Un soupir s’échappe d’entre ses lèvres et la mélodie du vent se mêle à leur complainte chanté.

“Voilà que j'ai touché l'automne des idées, Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux Pour rassembler à neuf les terres inondées, Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.”

La mélodie du vent. Cette dernière est aussi belle que dangereuse. Elle siffle par delà la toiture. Elle cogne, embrasse de plein fouet la vitre ainsi brisée. Le spectacle de ce temps déchaîné est une véritable beauté. Mais tout comme lui, il peut se montrer impitoyable et le voilà qui s’engouffre à l’intérieur. Pénètre ces lieux en des morceaux de verre éclatés. Simon ne réfléchit pas à deux fois avant de s’élancer, tel un félin sur sa proie ainsi figé. Il ne réfléchit pas deux fois à enserrer ses bras autour de son corps crispé. Non pas pour la griffer. La mordre de son venin empoisonné mais pour la protéger. Usant de son corps pour faire barrière à ce cyclone ainsi déchaîné.
- Tu as peur. Je le sens.

Elle est prête à se défendre et il le sait. Il le sent oui à ce premier mouvement reculé. Il n’en tient pas compte. En vérité, il s’en serait délecté s’il ne s’agissait pas de Spencer. Encore une fois, il est emprisonné par son amitié. Une amitié toxique certes mais puissante, le muselant assez pour ne pas jouir de sa détresse créé. Il ne peut se résoudre à lui faire du mal. Il ne lui en a jamais fait depuis la création de leur amitié. Même poignardé par la vérité, il tient toujours à la protéger et ses bras l’enserrent, l'enveloppent avec douceur, tranchant fortement avec la dangerosité de son être tout entier, où la mort est son allié. Où le sang est sa peinture adulée, tant appréciée à ses œuvres déchirées.

“Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve Trouveront dans ce sol lavé comme une grève Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?”

Oui. Face à face qui ressemble fortement à un adieu. Par leurs paroles ainsi murmurées. Par leur proximité dans ce tumulte naissant, pas prêt de s’arrêter. Simon lui promet de la laisser s’en aller et la belle émergée lui demande, en un futur non transcrit, d’être son bourreau s’il advenait qu’elle soit un jour capturé. Le serpent acquiesce doucement, lentement. A terre, son corps faisant pression au sien, sa tête se tourne légèrement sur le côté pour lui susurrer à l’oreille en une réponse chuchotée, en un mensonge presque plus cachée :
- Je le sais. Et je te promets que personne d’autre que moi ne te touchera. En attendant ce jour, je veux que tu prenne soin de toi. Que tu ne laisse pas la mort t’approcher. Aussi belle que toi, elle ne doit pas t’être infligé par la main de n’importe quel être.

Douceur. Lenteur dans cette tempête qui ne cesse de s’écouler. De s’étendre dans cet abri désormais brisé. Le mobilier craque à chaque bourrasque lancée. A chaque choc prononcé. Des objets volent et la poussière se mêle à cette danse enragée. Le serpent marque un silence. Une pause. Sa main vient à se poser sur l’une de ses joues et il se redresse, sent la morsure du vent le percer alors qu’il se penche, appose sur son front, un tendre baiser avant de souffler à son tour en une voix étouffée :
- Et si un jour, le contraire se produit. C’est de tes pouvoirs et seulement des tiens que je veux disparaître de cette vie. Tu n’as confiance qu’en moi et je n’ai confiance qu’en toi. Ainsi, nous pourrons peut-être un jour nous pardonner. Prends ma main et mettons-nous à l’abri, cette chambre n’est plus sûr à présent.

Oui. Promesses susurrées. Entre deux amis ainsi déchiré. Les cheveux et le visage souillé de cette pluie fine et dévastatrice, Simon se lève et tend sa main vers elle pour l'entraîner ailleurs qu’ici. Au rez-de-chaussé peut-être, prêt de la sortie au cas où la maison finirait par céder. Dernière soirée en sa compagnie. Dernière soirée où leur camp respectif ne sera pas un obstacle ni un combat lancé. Au dehors, le cyclone montre sa plus belle danse et les murs craquellent sous son poids léger. Symphonie. Aussi belle que dangereuse. Aussi puissante que latente. Le serpent se fond en mutisme et dans ses yeux, brillent une lueur de sincérité. Il la laissera partir. Mais en attendant, il veille à sa sécurité. Une dernière fois. Une ultime fois avant que leur chemin ne soit totalement écarté.

“- Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie, Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur Du sang que nous perdons croît et se fortifie !”
Ⓒslythbitch
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