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Last remnants of your shelter • ABIGAIL&TERRENCE
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Terrence Nivans
Humain modifié
Terrence Nivans


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Pouvoirs : Un virus lui permet d'envoyer des décharges électriques suite à une altération physique importante. Il possède également une force surhumaine bien qu'il soit déformé par l'infection.

Il est insensible aux influences et persuasions extérieures et/ou supérieures, du fait de la possession d'un ancien charme offert par sa mère. Ah les talismans magiques...

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Lun 17 Juin - 21:11


Last remnants of your shelter

Going through the motions. Harmful side effects. Undying devotion. Poetry in motion. Rising from the depths. Lower than the ocean. Heavy as a heart of gold. People come and people go. Yeah everything new gets old. Bury the memories. Weary over the past. Falling between the cracks. Watching the world go by.

Les bruits de pas précipités résonnaient à tes côtés. En un écho à peine étouffé par le silence qui vous entourait. Ta respiration contrôlée contrastant avec les sonorités saccadées. Et contre les pavés, tes bottes claquaient. Tes pieds effleurant presque la texture sous tes chaussures. Quelques éclats sonores qui parvenaient à tes tympans, alors que tu avançais droit devant. En ton champ de vision, cet édifice qui avait recueilli de nombreux orphelins et accueilli des quémandeurs de foyers. Bâtiment parti en fumée, incendie l'ayant ravagé. Les ruines jonchant la place, sur les plaines de la ville désormais plus de des débris cendrés. La fumée depuis longtemps envolée avait pourtant laissée derrière elle une odeur âcre qui persistait. Braises apaisées, taries, mais la fragrance toujours s'élevait. Titillant le bout de ton nez à mesure que tu t'approchais. Plissement de lèvres, froncement de sourcils tandis que tu contemplais les ruines qui s'ancraient encore dans le sol délabré. Soupir attristé qui franchissait la barrière de tes lèvres alors que tu t'arrêtais, non loin de ce qui un jour avait été l'entrée. Poings dans les poches, iris voilées par la brume, tu discernais les derniers vestiges de son abri. Les ultimes remparts de ce qui avait été ce qui ressemblait le plus à un foyer, pour les enfants abandonnés ou les adolescents trouvés dans la rue. La peine s'inscrivant en ton aura, étirant les traits de ton visage en une moue chagrinée. Tu ne pouvais estimer connaître la valeur de ce que cela représentait ou même savoir ce que cela pouvait bien vouloir signifier. Que de perdre la seule sécurité que beaucoup avaient en grandissant en ce monde, sur cette île précisément. Mais tu pouvais aisément comprendre que de voir les ruines de cet endroit foutait un coup autant aux enfants de l'orphelinat, qu'à ta sœur, qui venait de s'arrêter à tes côtés. Son silence presque plus lourd à supporter que la seule vision de l'édifice effondré. Le symbole d'un foyer, envolé. Parti en fumée.

Une fine pluie s'abattait sur la zone, recouvrant le paysage d'une aura particulière. Le parfum de pétrichor caressant tes narines tandis qu'une fine buée s'envolait du bout de ta langue après que tu avais soupiré. Lèvres pincées en une légère moue, tu penchais la tête sur le côté, faisant glisser tes iris sur le décor avant de t'arrêter sur le visage de ta sœur. « Ça va aller, Abi ? » Tu sortais ta main droite de ta poche, l'approchant doucement de l'épaule de la brune. Déposant ta paume échauffée contre son haut, en un contact prononcé, lui annonçant d'un simple toucher que tu étais là. Que tu l'épaulais, et que tu ne reculerais que si elle te le demandait. Tu resterais avec elle, jusqu'à la fin. Jusqu'à ce qu'elle en ait terminé de cet endroit parti à jamais. La pression de ta main se fit plus légère, alors que tu la laissais retomber à tes côtés. Pulpe des doigts effleurant le tissu de ton pantalon, ton poignet frôlant tes flancs dans la foulée. « Au moins les petits sont en sécurité. » Un faible sourire, juste pour la rassurer, même si tu savais que parfois cela ne pouvait aider. Tu connaissais ta grande sœur et son caractère, tout aussi déterminé et trempé que le tien. Que tous ceux de la famille en réalité. De vraies têtes brûlées, parfois de mule aussi. Mais aujourd'hui, tu avais mis tout cela de côté. Tes précautions, envolées, tu sortais enfin de ta cachette pour aider celle qui avait besoin de toi. De ta présence, en ce jour au deuil abstrait apparenté. Ainsi, ta peur d'être retrouvé par le gouvernement qui te croyait mort, tu l'avais laissée derrière toi, lorsque tu avais claqué la porte ce matin. En partant rejoindre Abigail chez elle, pour être déjà là, avant même d'arriver sur le terrain. Tes propres démons au placard, alors que vous alliez affronter les siens. « On y va quand tu veux. »

Le signal était donné par ta grande sœur, un simple signe discret, et sa voix qui tranchait avec le silence presque sacré qui émanait des lieux. Vous deux, approchant et trépassant les ruines comme s'il s'agissait d'un tombeau. Tous deux, devenus les icônes vivantes d'une sépulture. L'image disparaissait de ton esprit alors que tu effleurais les vestiges. Certains pans de murs tenant encore debout. Miraculeusement maintenus, malgré tout le reste qui s'était effondré. De la ferraille et du béton parsemaient le sol jonché de débris. La poussière s'envolant doucement, avant de retomber avec la pluie qui s'écoulait. Les gouttes glissant sur ton visage, telles des perles salées. Les étages, tous décimés, brûlés par le brasier qui avait tout ravagé. Saccageant la bâtisse qui tenaient depuis bien longtemps pourtant. Un monument, une figure de Genosha, ébranlée. Cendres épanchées sur les ruines, les débris s'accumulant. Formant presque une certaine authenticité précaire en l'instant. Mais pas le temps de s'y attarder, ta sœur avançait déjà à grand pas parmi les décombres. Tu suivais derrière elle, allant parfois de ton côté pour t'attarder sur quelques détails, mais revenais toujours à ses côtés. Telle une ombre retrouvant son origine, sa source, même sans qu'il n'y ait forcément beaucoup de lumière. Le soleil, caché par les nuages chargés, peinait à se faire discerner au travers du firmament. Et toi, focalisé sur le paysage, tu ne pouvais pas admirer les hauteurs voilées. T'y intéressant très peu en général, sauf quand il s'agissait de naviguer. Mais désormais, tu avais les deux pieds sur terre, le navire n'était plus. Plus rien, plus personne. A part lui. Toute l'équipe, disparue. Morte. Décédée. Sauf lui. Un pincement en cet organe sous ta cage thoracique, en y repensant. Mais tu secouais rapidement la tête, te concentrant sur la situation actuelle. Chassant ces pensées intrusives de ton esprit. T'attardant plutôt sur ce que ta sœur était venue récupérer ici. Plissant les paupières pour mieux la discerner malgré la pluie, tu la voyais déjà s'acharner à fouiller un recoin plus en retrait. En quelques enjambées par dessus les débris, tu la rejoignais en un silence presque solennel, et t'accroupissais près d'elle. « Tu cherches quoi exactement là-dedans ? Y a pas l'air d'avoir grand chose qui reste. » Tu soupirais tristement en plongeant ta main vers les débris, tâtonnant et agrippant un bout de métal tordu et fondu. Le relevant pour découvrir une ancienne peluche brûlée accrochée à la ferraille. Tes doigts triturant l'objet pour le scruter sous toutes ses coutures. La réalité de la situation te frappant sur l'instant. Moment de vérité ou de fatalité. « L'incendie a vraiment tout pris on dirait. »

belle âme

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Abigail Nivans
Humain
Abigail Nivans


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Codename : Les habitants de son village natale l'appelle la Protectrice.
Pouvoirs : Humaine, les capacités d'Abigail ne sont amplifiées que lorsqu'elle est en contact avec une vieille lance Africaine qui l'a choisie comme propriétaire. L'arme, habitée par l'esprit d'un ancien guerrier, lui confère une plus grande force, une plus grand agilité et lui permet de ressentir les dangers imminents.
Emergence :
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Sam 20 Juil - 14:51

Last remnants of your shelter
Terrence & Abigail


- Un pompier a accepté de m'accompagner. Il va m'aider et si ça devient trop dangereux il m'emmènera dans un abris, ne t'inquiètes pas pour moi. dit-elle à son interlocuteur à l'autre bout du fil. Je t'aime aussi, sois prudent.

Une boule au ventre, Abigail éloigna le téléphone de son visage et mit un terme à la conversation téléphonique. Dés qu'elle eut appuyé sur la zone rouge de son écran, ce dernier changea et revint sur son fond d'écran : une photo de Seth et elle, tout sourire. Cela ne fit qu'augmenter cette affreuse sensation de culpabilité à laquelle elle s'était pourtant habituée. Elle détestait mentir à son fiancé. C'était devenu bien trop habituel depuis qu'elle était à Genosha. Chaque jour, elle devait cacher la vraie raison qui l'avait mené sur l'île. Chaque jour, elle se réveillait en sachant qu'elle avait instauré un énorme mensonge dans son couple. Chaque jour, elle craignait qu'il mette un terme à leurs fiançailles s'il apprenait tout ce qu'elle lui cachait.

Cependant, Abigail ne pouvait pas lui dire la vérité. Oui, elle se trouvait en présence d'un pompier qui avait effectivement accepté de l'accompagner sur les ruines de l'orphelinat mais elle s'était bien gardé d'avouer à Seth que cet homme n'était autre que Terrence. Ce frère que tout le monde croyait mort, même leur famille. Elle risquait gros. Trop gros, à vrai dire. Elle risquait ses fiançailles et la relation qu'elle avait avec sa famille d'adoption. Pourrait-elle supporter la perte des deux? Non, probablement pas. Pourtant, elle continuait. Elle prétendait être toujours en deuil quand Seth voulait s'assurer qu'elle allait bien, elle écoutait avec douleur les appels téléphoniques de sa mère qui ne s'en était toujours pas remis et elle continuait de prétendre que la tragédie ayant touché l'orphelinat était la vraie raison de son changement de vie. Tout ça n'était qu'un tissu de mensonge. Elle aurait pu en vouloir à Terrence, une partie d'elle lui en voulait surement, mais elle savait aussi qu'elle aurait pris le même chemin si elle avait l'occasion de revenir en arrière. Elle voulait aider son petit frère. Maintenant, elle n'avait plus qu'à espérer qu'il parviendrait à trouver ce qu'il cherche pour enfin retrouver son ancienne vie. Pour qu'enfin les mensonges cessent.

Après avoir ranger son téléphone portable dans sa poche de manteau, Abigail rejoignit Terrence quelques mètres plus loin. S'arrêtant à ses côtés, elle observa avec silence les débris de l'orphelinat, se rappelant de la raison pour laquelle ils se trouvaient ici alors qu'une forte tempête allait bientôt éclater. Son petit frère lui demanda alors si elle allait tenir le coup.

- Oui, ne t'inquiètes pas. Les enfants ont été réunis et sont déjà dans un abri souterrain... Seth va bientôt en rejoindre un.

Elle garda le silence à nouveau, essayant de repousser cette culpabilité qui s'intensifiait dés lors qu'elle pensait à son fiancé.

- Oui, ils sont en sécurité mais cette tempête n'aide pas à améliorer les choses. Certains d'entre eux ont des problèmes de comportement dans leurs familles d'accueil donc si l'ouragan retarde les travaux sur l'autre site, cela ne va clairement pas aider.

Raison de plus pour retourner sur les lieux du drame avant que la tempête ne détruise le reste de ce qui fut autrefois l'orphelinat. Certains enfants avaient perdus des objets sentimentales qu'ils n'avaient pas pu récupérer faute d'autorisation. Voyant la détresse de certains d'entre eux, Abigail avait décidé de s'y rendre. Oui, c'était insensé alors même que la tempête avançait mais elle ne voulait pas avoir de regret. Il fallait qu'elle essaye. Heureusement, Terrence l'accompagnait, ce qui la rassurait.

- Allons-y.

Ayant pris soin de porter des chaussures de sport le matin même, Abigail avança parmi les débris, les yeux plissés à cause de la pluie qui tombait. Son regard parcourait le sol à la recherche de n'importe quoi qui pouvait être sauvé. Malheureusement, il ne restait plus grand chose et l'Américaine commençait à se dire que cela était peut-être vain.

- N'importe quel objet qui aurait pu appartenir aux enfants. Certains ont perdus les seules choses qu'ils possédaient de leurs familles biologiques. Un médaillon, une montre, une photo...

Abigail releva la tête et observa l'ensemble du site, se remémorant les photos et les plans de l'ancien orphelinat. Elle leva la main et montra du doigt une zone.

- Je crois que les chambres se trouvaient de ce côté, on devrait y jeter un œil. On doit essayer.



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Dim 18 Aoû - 22:46


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Tu pinçais les lèvres en te plongeant dans le silence. Dardant tes iris sur la peluche collée à la ferraille, où les poils synthétiques étaient carrément incrustés dans la plaque de métal. Soupirant doucement en constatant qu'il t'était impossible de le retirer sans déchirer la moitié de l'ourson calciné. Acte inutile pour le peu qui restait encore intact, ou à sauver. Tout était tombé en ruine alentour, et les décombres jonchaient le sol en des amas de débris poussiéreux. Les cendres s'envolaient tout autour en des arabesques chaotiques, loin d'être stylisées. Un paysage des plus désolé, qui avait été décimé par un feu ravageur. Des flammes ardentes et imposantes. Brûlant tout sur son passage, consumant ce bâtiment qui était devenu un foyer pour beaucoup. Un endroit où les enfants se sentaient en sécurité. Parti. Envolé en fumée. Tu soufflais tristement, une fragrance amère sur le bout de la langue en y repensant. Imaginant sans mal l'atrocité qui avait pu s'en découler. Tu connaissais le métier, après tout. Tu avais pu discerner la peur et apercevoir la panique des individus que tu tirais des brasiers. Un cauchemar tout droit tiré des Enfers qui marquait les âmes ébranlées des survivants. Ces pauvres esprits à jamais brisés par l'atrocité fulgurante qu'ils avaient vécue. Une situation qui ne pourrait s'effacer de leurs mémoires, même avec le temps nécessaire pour s'en détacher. L'apaisement encensé par les bras qui enlaçaient les rescapés, un réconfort qui pansait les plaies abstraites et ouvertes délaissées. Tu te sentais toi-même soulagé, lorsque tu pouvais observer des survivants se retrouver bien entourés dans l'embrassade des êtres aimés. Une présence qui ne t'était pas accordée lorsque tu en avais terminé. Un poids alourdie pesait en ta gorge, tandis que tu rentrais à la fin de ton service, chez toi où personne ne t'attendait pour te consoler ou t'écouter raconter ta journée. Dans ton appartement, vidé de toute compagnie, si ce n'était celle d'un chat des rues, qui avait envahi ton foyer. Qui s'était incrusté et qui faisait désormais comme bon lui semblait. Un animal qui étrangement, pouvait parfois s'avérer être d'une douceur déconcertante. Le chat, que tu avais dénommée Ada, se posait le soir sur tes genoux lorsque tu t'affalais sur le canapé, à zapper les chaînes de la télé. Elle avait également la sale habitude de se poser à côté de ta tête, lorsque tu allais te coucher la nuit. Le matin, tu avais droit à un concert de miaulements t'incitant à te bouger le cul pour la nourrir dans les temps. Une sale bête casse-couille, qui avait appris du meilleur dans le domaine. Elle n'était pas pire que toi.

Le chat pète-burnes trottant dans tes pensées, tu te permettais de secouer la tête afin de te reconcentrer. Ada était sûrement dehors, ou à miauler devant ta fenêtre pour rentrer, mais elle n'était pas sur les lieux de l'incendie, et c'était pour le mieux. Elle n'aurait pas été d'une grande aide de toute manière, à part feuler, elle n'aurait rien pu faire d'autre. Ainsi, tu esquissais un léger sourire, un ricanement sur le bout des lèvres, en imaginant la scène. Mais la voix de ta sœur te guidait à nouveau vers la réalité. T'accrochant à la substantialité, tu l'écoutais attentivement en te redressant. Poussant du bout des pieds les débris ça et là, afin de les déplacer. Cherchant de ton regard acéré quelques indices parmi les traces brûlées. Cendres et poussière se mélangeaient, s'élevant de temps à autre lorsque tu décalais les pans de mur en ruines. Les fines particules tiraillant ta gorge et te faisant par ailleurs tousser. Tu portais une main à ton visage pour te couvrir quelque peu, en bougeant les débris restant de celle toujours libérée. Il n'y avait pas d'autres peluches dans le coin, ni même de jouet ou d'objet quelconque ou encore personnel. Tu pensais alors qu'il devait s'agir d'un doudou qui avait été lâché dans la précipitation, lorsque les enfants avaient été évacués. Tes traits s'étiraient en une moue contrite et désolée, la compassion t'empoignant alors que tu comprenais qu'un des plus jeunes devait passer de terribles nuits sans sa peluche adorée. Sans la compagnie rassurante de ce doudou qui l'apaisait durant son endormissement. « Y a une peluche brûlée qui est complètement encastrée dans une tôle en métal parce que la ferraille a fondu par dessus. On pourra pas récupérer celle-la. Je suis désolé. » Un ton doux et sincère résonnant dans le timbre de ta voix. Tu te sentais réellement touché par les conséquences de l'incendie, notamment parce que tu adorais les petits bouts de choux, mais aussi parce que ta sœur était concernée. Et tu pensais naïvement pouvoir réparer ce qui avait été détruit. Trouver ce qui avait été perdu. Ironie, quand toi-même tu ne pouvais mettre en lumière, l'ombre qui planait sur ta vie et te forçait à te retrancher. À te cacher en plein cœur de la nuit, à te terrer dans la pénombre pour ne pas être repéré en plein jour. Pathétique.

Un soupir amer sur le bout des lèvres, tandis que ta langue claquait contre ton palais. Abigail t'interpellant à nouveau en indiquant où se trouvait autrefois les chambres de l'orphelinat. Tu hochais la tête doucement en te dégageant de la zone, évitant le plus possible de débris bien que tu devais parfois y prendre appui. Une fois que tu fus extirpé de l'endroit, tu t'arrêtais juste derrière ta sœur. « On fera tout notre possible, Abi. Pour les petits. On leur doit bien ça. » D'un geste mesuré, tu faisais ainsi signe à Abigail de se lancer. De se mettre en marche vers la zone indiqué auparavant, pour la suivre tranquillement. Plongeant à nouveau dans le silence, seulement perturbé par la pluie qui continuait de s'abattre, et par les bruits de vos pas contre le sol délabré. Les gouttes glissant sur tes vêtements, parvenant à s'infiltrer au niveau du col, te faisant quelque peu frissonner. La température avait bien chuté du fait de la tempête et il semblait faire frisquet en l'instant. Tu ne t'en formalisais point pour le moment, t'attardant plutôt sur les débris sur ton chemin, plutôt que sur la pluie qui s'écoulait. Distraitement tu semblais y garder un œil, y accorder une infime attention. Tu espérais que la tempête n'allait pas empirer, et que les dégâts seraient minime, si jamais malheur devait arriver. Parce que tu ne pouvais décemment point rejoindre la caserne pour répondre à l'appel de ton devoir, alors que tu avais promis à ta sœur de l'accompagner. D'aller avec elle sur les ruines de l'ancien orphelinat, pour l'aider dans cette quête insensée à retrouver des objets de valeurs aux yeux des plus petits. Silencieusement, tu espérais vraiment que rien n'allait survenir brusquement et ruiner plus encore les environs. Tu soufflais distraitement le long de la marche jusqu'à la localisation des anciennes chambres. Constatant les dégâts avec une moue amère. Lèvres pincées, paupières plissées pour discerner les restes du mobilier et de la structure qui tenaient encore debout. « J'espère qu'on aura plus de chance de trouver quelque chose ici. » Abigail s'avançait déjà vers l'une des chambres, jetant des coups d’œil dans l'un des recoins. Tu ne tardais pas à suivre, ou du moins, à t'y mettre à ton tour. Prenant la chambre adjacente, t'abaissant pour ouvrir un meuble à moitié calciné. A l'intérieur, quelques petites bricoles sans intérêt, ainsi qu'une couverture brodée d'un prénom. Elle était un peu abîmée, des fils ressortant d'un côté, et sentait fortement le brûlé. Mais après un passage en machine, et en recousant un peu, elle serait comme neuve. Comme auparavant. Un léger sourire ornait tes lèvres alors que tu sortais la couverture fine du meuble. Passant tes doigts sur la texture qui prenait désormais l'eau. T'empressant de la prendre dans tes bras pour la cacher de la pluie, tu te redressais prestement en appelant ta soeur. « Eh Abi, tu veux qu'on mette où exactement ce qu'on retrouve ? Avec la pluie on peut pas laisser traîner ça n'importe comment. »


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Lun 23 Déc - 11:31

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Terrence & Abigail


La voix de Terrence lui fit tourner la tête et elle observa la pauvre peluche complètement brûlée. Abigail eut un pincement au cœur en imaginant le petit qui l'avait perdu. Elle enregistra l'image dans son esprit et se promit d'essayer de retrouver la même peluche, un ourson bleu désormais noirci par le feu, pour l'enfant qui l'avait perdu. Elle se dirigea ensuite vers les débris des chambres, faisant attention à ne pas glisser ou à tomber, la puissance du vent et de la pluie la poussant et l'empêchant d'avancer par moments. Elle avait froid et elle commençait à trembler. Elle aurait aimé être à l'abris, être dans un endroit chaud pour attendre que la tempête passe mais elle n'était pas sûre que Terrence et elle parviennent à se mettre à l'abris à temps. Elle en avait eu conscience avant de s'y rendre mais à présent qu'elle se trouvait à l'extérieur, Abigail commençait à avoir peur. Pourtant, elle ne voulait pas abandonner. Maintenant qu'ils y étaient, elle refusait de repartir les mains vides. Entre l'incendie et la tempête, les enfants avaient besoin de réconfort sinon ils seraient malheureux.

- J'espère aussi. répondit-elle alors qu'elle marchait sur ce qui semblait être une chambre.

Une bonne partie du toit était tombé sur les lits qui étaient en sale état. Les pieds avaient lâchés, faisant glisser les matelas calcinés sur le sol parmi de nombreuses affaires brûlées et abîmées. Abigail s'approcha, faisant attention à ne pas faire de mouvement brusque pour ne pas se retrouver coincée, sachant que le vent continuait à faire trembler les débris. Une table de chevet s'était renversée et elle se mit à genoux pour mieux observer. Elle retira un débris qui bloquait le tiroir et elle tira ce dernier, qui renversa plusieurs papiers qu'Abigail eut juste le temps de rattraper avant qu'ils ne touchent le sol trempé. Elle vit des dessins qui avaient survécus ainsi que des photographies, ce qui fit naître un sourire sur son visage. Aussitôt, elle sortit un sac en plastique et les mit à l'intérieur avant de continuer son exploration. Un peu plus loin sous les débris du toit, elle vit quelque chose briller.

- Merde, comment je vais faire?
murmura-t-elle juste avant qu'elle n'entende Terrence qui lui demandait où mettre ce qu'ils trouvaient. J'ai des sacs à en plastique sur moi. C'est pas grand chose mais comme on pourra pas faire plusieurs allers retours, c'est mieux que rien.


En attendant, elle cherchait toujours comment atteindre ce qui brillait. Elle regardait autour d'elle mais il n'y avait rien qu'elle pouvait prendre pour faire glisser l'objet jusqu'à elle. Elle devait ramper en dessous mais le vent et la pluie ne la rassurait pas car tout pouvait s'effondrer à nouveau d'une minute à l'autre.

- Hey Terrence, tu peux m'aider s'il te plait? Je crois qu'il y a un bijou là dessous mais il faut que je me glisse pour l'atteindre.

Se glisser sous un toit qui n'avait rien à faire au rez de chaussé et qui était sérieusement abîmé, c'était vraiment la bonne idée du jour. Son frère allait adorer. Heureusement que son fiancé n'était pas là. S'il savait ce qu'elle comptait faire, il la rejoindrait en moins de deux.
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Mer 8 Jan - 23:05


Last remnants of your shelter

Going through the motions. Harmful side effects. Undying devotion. Poetry in motion. Rising from the depths. Lower than the ocean. Heavy as a heart of gold. People come and people go. Yeah everything new gets old. Bury the memories. Weary over the past. Falling between the cracks. Watching the world go by.

La voix d’Abigail ne tarda pas à s’élever, répondant ainsi à ta question précédemment exposée. Tu poussais un soupir de soulagement en constatant qu’elle avait pensé à cet aspect. Dans la précipitation de la rejoindre, pour la retrouver, tu n’avais pas réellement eu la présence d’esprit de ramener de quoi transporter tout ce que vous pourriez trouver. Tu n’avais seulement pensé qu’à la sécurité de ta sœur, alors que la tempête frappait l’île de plus belle. Jamais tu n’aurais pu la laisser y aller seule, et tu es certain que si tu avais été pris ailleurs, tu aurais tout abandonné pour la rejoindre et l’épauler. L’aider dans cette tâche particulière, qui délaissait une fragrance étrangement familière. Âcre de part les réminiscences du brasier ayant dévoré l’orphelinat, désormais plus que ruines et cendres mêlées. Amère du fait des conséquences désastreuses survenues suite à l’incident, dévoilant la scène délabrée qui s’ancrait en la réalité. L’horreur intensifiée par ce que tu ne pouvais qu’aisément imaginer, pour l’avoir vécu de nombreuses fois, lors de tes interventions avec tes collègues pompiers. Soldats du feu, rejoints depuis peu. Certaine ironie, quand tu avais pourtant été prédisposé à être un soldat entraîné à vivre sous l’eau. Les souvenirs ne s’estompaient pas avec le temps, les cicatrices encore bien trop vives. Les marques rougies qui témoignaient encore du traumatismes vécu. A peine survécu. Une part de ton existence à jamais scellée, que tu devais maintenir éloignée, pour mieux avancer. Prétendre à une nouvelle vie, mais rester prudent et garder le secret. Même ta famille pensait que tu avais péri. La seule dans la confidence, étant ta sœur adorée. Tu avais demandé son aide, et désormais, aujourd’hui, c’était à toi de rendre la pareille. C’était toi qu’elle avait appelée à l’aide. Et tu avais accouru. Tu étais venu. Tu n’aurais jamais pu en faire autrement.

Un dernier regard porté sur la chambre calcinée, un soupir désolé sur le bout des lèvres, et tu t’éloignais. Laissant tes jambes te guider, tandis que tu ressentais encore au fond de toi, l’atmosphère pesante de l’endroit s’imprégner. Le carnage était passé depuis longtemps, mais toujours résidait la présence de ce qui était arrivé. Un poids qui s’épanchait en l’endroit, tel un rappel de ce qui avait été. Un souvenir du tragique moment qui persistait, comme des retombées qui perduraient. Image en miroir de ce qu’avaient été tes émotions lorsque tu avais posé les yeux sur les photographies de tes camarades ayant coulés avec le submersible. Les sentiments t’empoignant amèrement, tandis que tu pinçais les lèvres. Fermant les yeux un court instant, expirant longuement. Immobile sous la pluie déversée. Tu n’avais pas le temps de repenser à cela désormais. Ne pouvait pas laisser tes souvenirs remonter là, maintenant. Abigail avait besoin de toi, et tu lui devais bien ça. L’ironie, c’était que ce ne fut pas la pluie s’abattant plus drûment qui te tira de tes songes, de ta léthargie. Mais bien la voix de ta sœur, te demandant de venir l’aider. Te raclant la gorge, tu te reprenais en recomposant un air plus concentré. « J’arrive. »

En quelques enjambées, tu fus à ses côtés. Lui jetant un regard intrigué, avant de darder tes iris sur la scène qui perturbait. Une partie du toit recouvrait divers lits, les pressant plus encore contre le sol tout autant abîmé. Rien ne semblait être à récupérer, pourtant ta sœur assurait avoir vu quelque chose bien plus loin en dessous. « Okay, attends deux secondes. » Tu te retournais vers elle, récupérant un autre sac plastique qu’elle avait emmené. Y plaçant précieusement la couverture quelque peu abîmée. Lorsque l’objet fut sécurisé, tu portais ton attention plus longuement sur la pièce. Observant les ruines, analysant les moindres recoins. Commençant déjà à réfléchir à comment soulever le toit sans prendre de risques inutiles. N’importe quelle structure suffisamment solide aurait pu faire office de cric ou vérin. Mais avec l’incendie qui avait tout ravagé, il n’était pas totalement rassurant d’utiliser les débris comme soutien. « Merde, y a rien pour soulever. Et c’est trop petit pour que je puisse passer. » Ainsi, tu finissais par t’approcher toi-même du toit et à jauger l’utilité des objets déjà présents pour soutenir la structure délabrée. Tu pouvais te glisser un peu en dessous et commencer à soulever à une extrémité avant de te placer vers le milieu pour éviter un changement trop brusque dans le poids réparti. Cela permettrait d’accorder un peu de temps à ta soeur, pour qu’elle attrape l’objet convoité. Mais avec le vent et la pluie, cela risquait d’être dangereux. « Je vais devoir attraper ce pan là et me mettre en dessous pour le soulever suffisamment afin que tu puisses t’y glisser. Je soutiendrai aussi longtemps que possible, mais ça a l’air déjà bien fragilisé, tu n’auras pas beaucoup de temps. » Tu poussais un soupir, t’approchant déjà de l’extrémité. Frôlant et appuyant la surface pour vérifier qu’elle était encore tangible, et pas sur le point de s’effriter. Un faible hochement de tête, rassuré, et tu étais prêt à l’agripper. « C’est une mauvaise idée mais… la seule qu’on ait. » Un regard vers ta sœur, attendant son accord. Tu n’aimais pas l’idée qu’elle se glisse là-dessous, alors que ça pouvait encore s’écrouler. Mais les possibilités étaient assez réduites en l’instant. Surtout que l’espace était quelque peu étroit et qu’avec ta carrure, tu ne pouvais passer. Tu n’avais pas le choix que de la laisser y aller. Ne pouvais seulement qu’être là, en soutien. Alors lorsque le signal fut donné, tu t’adonnais à réaliser la seule chose que tu pouvais faire. Soulever. Maintenir. Patienter.

belle âme

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down under the night sky
We be all night, and everything all right. No complaints from my body, so fluorescent under these lights.  -   byendlesslove
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Last remnants of your shelter • ABIGAIL&TERRENCE
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