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Chasing Death, finding something else | ft. Gabriel
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Haiden Hauwanga
Intelligence Artificielle
Haiden Hauwanga


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Sur Genosha, Haiden souffre d'une maladie dégénérative incurable. Son espérance de vie est limitée, elle n'en a plus que pour quelques années dans le cas le plus optimisé.
Sa maladie se manifeste notamment par des tremblements incessants, et petit à petit, plus elle s'aggravera, moins elle pourra contrôler son corps. A l'heure actuelle, Haiden limite les dégâts grâce à un médicament coûteux, qu'elle ne pourra éternellement payer.
Codename : H.A.I.D.E.N.
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Lun 16 Sep - 21:04


Chasing death, finding something else

Gabriel ft. Haiden



Le souffle est court, le regard aguerri. Ton hésitation est palpable, contredit cette détermination qui te traversait encore deux minutes plus tôt. A peine dégagée de ta moto, achetée d’occasion, que tu perds de ta superbe. Retirant ton casque pour observer les lieux qui se dessinent devant toi. Entrepôt où réside le mal, qui devrait subir les foudres de la mort à ta place. Tu soupires, secoues la tête. Allons bon, tu n’es pas une exécutrice Haiden. Non, toi, tu as juste la haine. Tu maudis ce fief destin qui se rit de toi, qui te fend le cœur d’un rire acéré. Inconsciemment, tu serres tes poings. Le bruit des gants en cuir qui les couvre te permet de reprendre un bref instant tes esprits. Te décalant de tes deux roues pour te coller au mur le plus proche. Ce bâtiment, tu l’as étudié. Bah ouais, il ne faut pas exagérer. Manquerait plus que tu viennes en touriste, histoire de bien crever. Mais non, quitte à faire le sale boulot, autant le faire bien. L’idée te fait sourire, ironie quand tu nous tiens. Nouveau souffle manifesté par une buée transcendée. Tes talons claquent sur le goudron, tes bottines matraquant le sol à mesure que tu recouvres ton ambition. Tu connais l’entrée principale du bâtiment massif ainsi étendu devant toi. Tu connais également ses potentiels exits, les fenêtres qui peuvent si facilement se briser. Un sourire effleure tes lèvres à cette idée, t’imaginant traverser le verre tandis que tu balances ton courroux telle la colère de Zeus. Pour autant, tu n’agis pas encore. Prends le temps de t’assurer qui est prêt à te cueillir, en observant les voitures au dehors. Tu reconnais les vieux tacots de ces gens passés à la télé, tu te souviens que l’histoire du gang ciblé avait ainsi été relatée. Échec du cabinet Nelson & Murdock à les faire condamner, que narraient les titres des médias regardés. Et bien toi, tu n’échoueras pas. Tu sais bien que tu ne fais pas le poids face à tout un gang de criminels notoires, mais fracasser les plus venimeux fera bien l’affaire. T’as le sentiment qu’ils sont trois, peut-être bien quatre à roupiller là dedans. Peut-être même qu’ils se congratulent, se frappent encore dans le dos parce qu’ils ont échappé à la prison. « Vous avez peut-être eu un bon avocat au tribunal, mais ici c’est pas la loi qui viendra vous sauver. » Tu murmures, pour toi-même, ton visage crispé par la colère. C’est est fini de ce monde de brutes, il est décidément temps d’inverser la tendance.

D’un geste brusque, tu remets ton casque de moto. Baisse ta visière teintée pour l’occasion, assurant une relative protection de ton identité. Cela si personne te tire dans la face, mais t’as pas encore un coéquipier capable de te fournir un costume en acier. Alors bon, autant faire avec. D’un mouvement nerveux, tu fais craquer tes os. Le bruit est désagréable et te fait grimacer, mais ça ralentit pas ta lancée. T’es loin de te douter que quelqu’un pourrait t’observer, alors que tu te diriges d’un pas assuré vers une échelle rouillée. Passer par le premier étage depuis l’extérieur, c’est ça ton plan. De quoi les surprendre depuis la hauteur, afin de bien placer le premier coup et éviter tout risque de réponse. Ce qui est inévitable en soit mais eh, tout plan n’est pas infaillible. Tu fouilles dans tes poches alors que tu parviens au pied de l’échelle vraiment peu entretenue. Tu en sors un poing américain taillé pour convenir à tes fines quoi que longues mains. Un léger rictus illustre tes traits masqués, et tes yeux captent l’horaire affiché sur ta montre à écran depuis ta visière. La dernière prise de traitement remonte à à peine une heure, ce qui te laisse largement le temps de faire ton affaire. Tu as beau défaillir avec le temps, le processus de ton décès est quelque peu long à se mettre en place. T’as de quoi résister et foutre une branlée à ces branleurs de première, ça c’est clair.

Ta décision est prise depuis longtemps de toute façon, et te voilà en train de grimper discrètement jusqu’au premier. Les tôles de fer extérieures supportent sans mal ton poids, preuve que malgré l’aspect sinistre du coin, les criminels ont choisi un bon lieu de ravitaillement. De tes mains, tu pousses une fenêtre déjà entre ouverte vers l’intérieur, écartant un peu plus le filet d’ouverture pour mieux te permettre d’entrer. Presque arrivée à la maison. Tu retiens un petit rire à cette pensée alors que ton corps roule derrière une masse de cartons et autres étuis en tout genre. Tu ne cherches même pas à les ouvrir pour savoir les produits cachés dans cet immense lieu. Ce ne sont certainement pas des poupées vendues par le gentil marchand de glace qui sont ainsi entreposées dans les caisses additionnées. Tu demeures quelques instants accroupie, profitant de ta position pour tendre l’oreille. Tu captes plusieurs voix réunies dans le centre de l’entrepôt, au rez-de-chaussée. Il faut dire que le premier étage ne porte ce titre que grâce à la présence de passerelle sur chaque côté de l’immeuble. Autrement le centre est complètement vide, et tu n’aurais qu’à plonger pour te retrouver au milieu des malfrats ciblés. Tu soupires, fermes les yeux. Retiens presque un mouvement de prière alors que tu comptes les secondes, que tu te laisses aspirer par l’environnement. Les minutes s’écoulent, et tu as le sentiment que le monde est figé. Tu n’as aucune certitude si un ou plusieurs alliés ont pu se réfugier dans d'autres espaces, des pièces fermées que tu ne peux accéder. Tu ne peux que constater la présence de ces trois fumiers avachis sur un canapé défoncé. Tranquillement posés, à attendre le livreur de ramener leur putain de pizza au goût d’ananas. Un bref instant, tu te dis que ça aurait pu le faire. Te déguiser innocemment en un livreur de quartier, apportant de la bonne bouffe. Sauf que le pain reçu en pleine tronche n’aurait rien avoir avec une quelconque recette italienne.

Mais assez rigolé. Dans un mouvement vif et silencieux, tu rejoins le sol ferme de l’étage inférieur. Tu continues de faire le tour des lieux, presque à genoux, attendant la bonne occasion. Celle qui serait parfaite pour sonner le premier round, sans la moindre once de pitié. Ta patience semble sans limite alors que le temps s’étire lentement. Ton corps a beau trembler d’excitation, t’as pas encore envie de clamser comme une merde. Tu veux pas de ce destin pour ta jumelle, alors tu attends encore un peu. A peine quelques minutes, le temps qu’un des zéros du coin se redresse, interrompant la discussion sur leur business sombre, pris d’une soudaine envie de pisser. Il ne t’en faut pas plus. C’est le signal. Tu pousses un cri rageur et sors de ta cachette, portant le premier coup. Le mec n’a pas le temps de sortir maladroitement son flingue de son jean que ton poing ne fait plus qu’un avec son nez. Le craquement résonne si horriblement que tu ne peux retenir une grimace derrière ton casque. Le poing américain fait mal, sacrément mal. Pourtant t’as pas le temps de savourer cette première victoire que t’entends un déclic familier. Oh merde. En une milli-seconde, habituée à ta routine de la nuit, tu fais confiance à ton corps et tes réflexes. Te couchant derrière le canapé tandis que l’un d’entre eux se saisit d’une mitraillette et tire sans sommation. Mais c’est pas encore fini. Enfin pour lui si, t’en es persuadée. Bien que pour toi, ce ne soit pas encore gagné.
Ⓒslythbitch

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Humans are the ones to blame for my existence. They made me like this, like them. They forced me to believe I could ever be a part of their world.

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Gabriel J. Hobbs
Mutant
Gabriel J. Hobbs


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a récupéré toute sa mémoire et ses souvenirs - était un junkie dans son ancienne vie, doublé d'un criminel qui faisait payer ses services - a une mère violente et estime que c'est de sa faute s'il a mal tourné - travaille au cabinet Nelson & Murdock et commence à se faire une réputation - a réussi à échapper au radar de la garde rouge malgré la réapparition de ses pouvoirs - ne prend aucun parti sur l'île car il n'est pas concerné pour le moment.

Codename : Lighter
Pouvoirs : Pyrokinésie ► Gabriel a la faculté de créer du feu, par la pensée. Il doit cependant garder un contrôle constant sur sa "création" s'il ne veut perdre le contrôle.
Et parce que l'inverse serait sacrément ironique, il est insensible au feu et à la chaleur.
Emergence :
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Lun 11 Nov - 18:24


Chasing death, finding something else
There's something inside me that pulls beneath the surface. Consuming, confusing. This lack of self control I fear is never ending. Controlling. I can't seem to find myself again, my walls are closing in.

Il faut parfois reconnaître la défaite. Accepter que l’autre a gagné et que c’est comme ça. Accepter également de ne pas avoir été assez à la hauteur pour triompher. Faire preuve de maturité et ne pas hurler en renversant le contenu de son bureau parce que «c’est dégueulasse qu’ils réussissent à s’en tirer.» Tout ce que Gabriel n’a pas fait depuis que le verdict était tombé et qu’il avait dû assister, impuissant à la remise en liberté de ces ordures. Les charges abandonnées, les victimes sans réponses et sans jugement auquel se raccrocher. Avec l’idée que ces pourritures puissent parcourir les rues et frapper à nouveau. L’ironie de la situation, c’est bien qu’un ancien criminel qui s’est retrouvé une conscience s’emporte sur l’impunité de ce qui auraient pu être ses camarades dans une autre vie. Mais la double ironie de la situation, c’est que cet ancien criminel, dans cette vie-là, ait décidé d’être du bon côté, du côté de la loi. En se heurtant violemment à ses limites. Comme un putain de mur devant sa gueule, qui lui rit au nez. La sacro-sainte Justice imparfaite car rendue par des humains.

Alors oui, il avait hurlé intérieurement. Il était retourné dans son bureau, s’y était enfermé et avait fini par craquer. Fulminant au sens propre comme au figuré, sans pour autant mettre le feu malgré l’envie qui le titillait. Garder le contrôle devenait de plus en plus difficile. Il avait fini par retrouver la surface après s’être égaré, dans cette vie comme dans l’autre. Une âme perdue ignorant son rôle dans cette histoire, ne sachant que faire de la seconde chance qu’on lui a accordé pour on ne sait quelle raison.
Mais même après s’être calmé, c’était difficile pour lui de réussir à penser à autre chose qu’à ces gars, riant entre eux. Se flattant d’avoir échappé une fois de plus à la justice et aux conséquences de leurs actes. Libres, à tout moment, de recommencer leurs méfaits. Il serait mal placé de ne pas croire qu’ils puissent changer. Après tout, n’est-il pas la preuve qu’on peut toujours changer de voie ? Hélas, il y a des signes qui ne trompent pas. Les regards qui se croisent à la sortie de la salle d’audience. Les petits sourires de défis lancé en plein visage. Et les menaces non-formulées pour les victimes qui ont témoignés. Sans personne autour pour prendre en compte ces promesses de revanche qui risquent d’être fatales.

Il avait fait une promesse. Deux, pour être exact. La première était de ne pas replonger. Un pacte qu’il avait passé avec lui-même. La seconde, c’était qu’il ferait son possible pour protéger ses clients. Et tenir la seconde promesse implique ce coup-ci de briser le première. Car si la justice n’a pas réussi à les condamner, lui, il le peut. Du moins, c’est ce qu’il essaye de se dire. C’est de cette manière qu’il tente de se convaincre en levant les yeux vers l’immeuble. Les mains dans les poches, les mâchoires serrés. Le regard brûlant. C’est comme un retour en arrière. Sans son manteau, qu’il a fini par balancer à la benne pour marquer le coup. Nouvelle version de lui-même, prêt à se trouver cette fois-ci du bon côté et à donner à ces enfoirés la correction qu’ils méritent. Il rabat sa capuche sur sa tête, dissimulant à moitié son visage alors qu’il s’approche de l’entrée de cet immeuble. Un truc qu’il aurait pu cramer sans la moindre pitié à New York, en s’assurant bien sûr qu’il est vide avant.

Il rase les murs, garde les yeux rivés sur le sol. Il connait déjà les façons de ne pas attirer l’attention. Ça lui est revenu, comme le reste. Dans ce genre de coin, un mec avec une capuche sur la tête qui rase les murs, on devine aisément qu’il s’agit d’un junkie en manque. On ne pose pas plus de question. Une bonne chose pour lui, qui pour une fois, se contente de jouer le rôle. Songeant qu’arrêter la drogue est peut-être la meilleure décision qu’on ait pu l’obliger à prendre dans sa vie. Les lampadaires qui éclairent la zone donne une atmosphère lugubre. On pourrait presque se croire dans une série à l’ambiance très sombre. Le voilà en train de ciller, à se demander s’il ne devrait pas faire demi-tour tant qu’il le peut. Ce n’est pas lui, après tout. Il n’a jamais été du genre à rendre lui-même la justice. S’en méfier, la mépriser, oui. Mais la rendre, non. Alors qu’il longe le bâtiment pour trouver une entrée, il songe une nouvelle fois à ce regard, à ces mots lâchés en plein dans le couloir du tribunal. Ces menaces, qui seront mises à exécution s’il n’agit pas. Il se souvient de sa seconde promesse. Celle qu’il refuse de briser. C’est d’une telle ironie. Il a toujours été incapable de prendre soin de lui-même, alors peut-il vraiment protéger les autres ? La porte arrière est fermée par un verrou. Gabriel se concentre, faisant appel à ces dons qui font de lui ce qu’il est. La chaleur se rassemble, fait rougeoyer le métal comme une flamme. Pas assez pour le faire fondre, alors il y met plus de force, plus de conviction. Quand le verrou n’est plus qu’un amas de fusion, il pousse silencieusement la porte. Et… reste devant.

Est-ce qu’il est bien en train de faire ça ? Sérieusement ? Il est devenu l’un de ces héros qu’il méprisait autrefois ? Alors quoi, il va entrer là-dedans, leur flanquer une dérouillée et repartir dans son costume discount composé d’un jean, d’une paire de rangers et d’une veste à capuche ? Putain que c’est d’un ridicule. Au moment où il se passe une main sur le visage, le bruit d’un moteur le fait sursauter. Il se plaque contre le mur, le longe une nouvelle fois. Il ne devrait pas faire ça. Mais peut-être que s’il voit d’autres membres du gang se ramener, il pourra remettre son cerveau au bon endroit. Voilà, c’est ça. Si ce sont d’autres gars, il se barre. Tout mutant qu’il est, il ne pourra pas en gérer autant tout seul. Et on va éviter la solution radicale, qui serait de tout cramer depuis les fondations. Il pourrait mais il n’en a pas envie.

Mais il n’y a qu’une seule personne. Quelqu’un qui s’approche, de la même manière qu’il s’était approché. Discrètement. Il la suit des yeux, devine une silhouette féminine. Les questions affluent dans sa tête mais il observe de plus belle, vérifiant qu’il a bien sa capuche sur sa tête et que personne ne va arriver derrière lui par surprise. La silhouette emprunte une échelle, là où Gabriel s’est emmerdé à faire fondre un verrou. Elle a l’air de savoir où elle va, contrairement à lui qui a galéré sa vie pour trouver cette porte. Elle s’est préparé, elle. Il se note pour lui-même que la prochaine fois qu’il lui prendra l’envie de jouer aux apprentis justiciers à la con, il faudra qu’il se prépare mieux que ça. Vu la discrétion que l’autre personne met dans ses mouvements, il devine qu’elle n’est pas avec eux. Il plisse les yeux et la suit du regard jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Au moins une qui n’hésite pas, contrairement à lui, en plein dans son dilemme moral. Il secoue la tête. Il n’est qu’un idiot. Il se décolle du mur et retourne à grandes enjambées se placer devant la porte qu’il a forcé. Quelle mouche le pique, il aimerait bien savoir. Mais il y va.

La pièce dans laquelle il vient d’entrer est une sorte de bureau, totalement vide si ce n’est qu’une étagère renversée. Sur le côté, il peut apercevoir une vitre. Donnant sur la grande salle de l’entrepôt. Il peut les voir, sans qu’ils ne puisse le voir lui, car le bureau est plongé dans le noir. Par précaution, cependant, il se baisse et se fait le moins visible possible. Il est encore temps de faire machine arrière, lui dit sa conscience. Mais sa curiosité est plus forte. La silhouette qui s’est faufilée l’intrigue. Plusieurs voix dans son esprit forment un orchestre dissonnant, pour lui souffler la marche à suivre. Il ne devrait pas faire ça dit l’une, quand l’autre l’encourage à le faire. Une autre lui préconise d’attendre avant d’agir. Il demeure immobile, l’oreille tendue et le souffle presque coupé de peur que ça le rende soudainement aussi visible qu’un phare en pleine nuit. Il finit par la voir rejoindre le sol avec des mouvements fluides. Si le casque de moto dissimule son visage, il a pourtant une impression de familiarité qu’il ne saurait décrire. La façon dont elle bouge attire son regard, exerce sur lui une sorte de fascination. Au point qu’il en oublie presque pourquoi il est là, à la base.

L’un des trois types se redresse, et Gabriel se tasse dans un réflexe. Rappel à la réalité. Rappel de l’endroit où il se trouve et ce qu’il fait ici. Merde. Une alarme silencieuse résonne dans son cerveau. Il ferait mieux de se barrer. Ce ne sont pas les petites frappes habituelles, ceux qu’il pourrait maîtriser d’un claquement de doigts. Et il avait un petit peu oublié ce détail, jusqu’à ce que son regard accroche les armes. Il se décolle du mur, faisant en sorte d’être toujours invisible et porte ses deux mains à sa tête, en se mordant les lèvres. Mais qu’est-ce qu’il fout là, bordel ?! Il pense faire quoi, au juste ? Pas le temps de s’interroger davantage. Ça bouge en face de lui. La silhouette est sortie de l’ombre, en a assommé un et tout cela en l’espace d’une seconde. Il n’en croit pas ses yeux. Qu’est-ce que… Okay. La seconde d’après, les détonations résonnent dans l’entrepôt. Et encore une fois, le cerveau de Gabriel décide d’aller contre toute logique. Au lieu de se barrer bien sagement et d’éviter de se prendre une balle, il décide d’agir.

C’est presque un réflexe. Il l’a déjà fait. Il sait comment ça marche. Chauffer l’arme à blanc dans les mains d’un type armé, c’est ce qui lui a sauvé la vie plus d’une fois. La différence c’est que cette fois-ci, ce n’est pas de sa vie à lui, qu’il s’agit. Il a dû se rapprocher, s’exposant ainsi. Lorsque l’un lâche son arme en hurlant et en secouant les mains, le deuxième aperçoit la silhouette encapuchonnée de Gabriel, la main tendue pour mieux diriger et contrôler son pouvoir. Il dirige le canon vers lui. Gabriel se jette sur le côté sans hésiter, se réfugiant derrière le premier objet pouvant le protéger des balles. Se tassant du mieux qu’il le peut et se demandant pour la énième fois pourquoi il n’a pas écouté son bon sens. La seule consolation qu’il trouve à sa situation, c’est qu’il a au moins réussi à faire mal à l’un de ces fumiers. Un seul sur les trois, c’est un bon score pour lui qui débute dans la voie de l’apprenti justicier. La question est maintenant de savoir s’il va rester vivant assez longtemps. Et puis au moins, il les a détourné de l’autre personne pendant un instant. On se raccroche à ce qu’on a.

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This fury's burning
Inside your chest ☽ The walls of freedom come crumbling down. The moment you put those chains around you now like liquid poison. It takes it's toll, black feathered arrows that pierce your soul
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Haiden Hauwanga
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Sam 14 Déc - 17:17


Chasing death, finding something else

Gabriel ft. Haiden



Il est trop tard pour revenir en arrière alors que le premier round est entamé. Est-ce vraiment la meilleure des idées que de provoquer des criminels sur leur propre terrain de jeu ? Pas vraiment Haiden, mais à ce stade fort avancé – du moins au vu des circonstances – de ta vie, t’as pas franchement la patience d’attendre une nouvelle condamnation destinée à être avortée. En toute honnêteté, t’es loin d’être là pour défendre la veuve et l’orphelin. Contrairement à certains, t’as même pas été sur les bancs pour assister au tribunal en direct. T’as suivi toute l’histoire de loin, par ce que les médias laissaient filtrer, que ce soit par la télé ou le Daily Bugle. T’as pas vraiment de mérite à te retrouver là, dans une planque pas forcément fortifiée mais pas non plus faible en termes de sécurité. Tu n’es pas du genre justicier, à vouloir rendre la justice parce que la loi en a laissé tomber plus d’un dans cette société. Au contraire, tes motivations sont égoïstes, au fond. Quand bien même tu essaies toi-même de te convaincre que tu agis pour le bien des autres, que tu rends honneur à la Mère Patrie en opérant toi-même la loi, c’est faux. Tu t’attribues le rôle de juge et bourreau à la fois, sans même passer par la case jury. T’es pas là parce qu’on te l’a demandé, tu ne t’es pas pointée parce que tu as pu sentir la détresse des personnes ayant témoigné contre les criminels libérés. En vérité, tu te sers d’eux comme d’une excuse. Ils te permettent de laisser libre-court à ta violence interne, ils autorisent tes coups d’éclats provoqués par le destin plus que par une quelconque bonté miraculée. T’es rien de plus qu’une opportuniste, Haiden, et c’en est franchement triste.

Mais ces pensées n’ont pas vraiment le temps de percer ton esprit tandis que tu as lancé l’attaque. Tu retiens un rictus derrière ton casque de moto, te couche derrière le mobilier pour échapper aux balles tirées de tous les côtés. Tu comptes les secondes, t’essaies, mathématiquement, de calculer combien de munitions subsistent encore dans le chargeur de tes zigotos d’agresseur. C’est drôle d’ailleurs, qu’en dépit de ton métier plutôt manuel, tu sois aussi familière avec de scientifiques données. Est-ce que c’est bizarre d’admettre que malgré la situation, tu te sens foutrement bien par ailleurs ? Tu respires, tu vis pleinement. L’adrénaline coule à flot dans tes veines, remplace ton sang bien trop aisément. De même que ta raison, ta sagesse ordinaire, d’habitude si malicieusement partagée avec ta jumelle, se fond pour ne laisser transparaître que des tactiques de guerre. Tu mènes une vendetta personnelle, qui devrait être vouée contre l’univers tout entier. Mais à défaut, c’est contre des brigands de renommée notoire que tu finis par te retourner. C’est presque par désespoir de cause que tu commets ce type d’action, et c’en est d’autant plus dommage que tu es vachement douée dans tes planifications. Il faut bien dire que tu n’as même pas attendu la première quinzaine de minutes du jugement relaté par les journaux pour te renseigner sur le gang et son refuge écarté, installé en pleine périphérie de la ville. Ça t’a pris des semaines, toute la durée du tribunal à vrai dire, pour fomenter ton agression du soir. Et voilà qu’il ne suffit que d’un seul claquement de doigts pour que la chose porte ses fruits. Ah, t’en connais bien des proches qui ne seraient pas fiers de toi. Mais sincèrement ? Tu t’en moques, en l’instant présent. C’est ton combat. Un duquel tu ne pourras pleinement réchapper.

Tu ne sais pas vraiment si tu parles de ta maladie ou de l’affrontement provoqué. Toujours est-il que les balles fusent, qu’elles traversent le canapé derrière lequel tu t’es retranchée. Sous ta visière, tu te mords les lèvres. T’es quelque peu en infériorité face aux cassos du coin, et plus ils tirent, plus du monde risque d’être attiré par ici. Aussi bien les flics que leurs compères mystérieusement en vadrouille. Tu soupires, te pliant en t’appuyant sur tes coudes pour trouver une issue. Tu cherches un moyen de détourner l’attention des gros lourdauds, quand une nouvelle intrusion capte ton attention. Là, soudainement, un mec débarque. Son arrivée est si saugrenue qu’elle te laisse pantoise quelques secondes. Il ne peut pas le voir, ainsi protégée par ton casque, mais tes sourcils sont sacrément haussés et une perplexité imprègne tes traits. Tu regardes le nouveau venu, l’air hébété et les yeux écarquillés, ne t’attendant pas à trouver un infortuné allié au vu du job apprivoisé. Bon, déjà lui, il a été plus malin que toi. Il a su se faire tout petit plutôt que de déclencher la bataille sur un coup de tête. Mais pour ta défense, fallait bien débuter quelque part, pas vrai ? Tu te retiens de hurler à l’inconnu de se tirer d’ici. La manifestation évidente d’un pouvoir qui te dépasse à néanmoins le mérite de te faire fermer rapidement ton clapet. L’homme tend le bras, se concentre sur l’un de ceux qui te mitraillaient, qui pousse alors un cri effrayant. Oh, wow. Voilà qui se révèle pratique pour toi. Tu ne peux discerner son visage, recouvert d’une capuche, mais sa manière de se tenir, de se dresser face au danger comme s’il se tendait face à un juge paré pour exposer ses arguments, te fait tiquer. Pour autant, ce n’est pas vraiment le moment de jouer aux présentations. Surtout que, bientôt, ton sauveur se retrouve également pris pour cible. Une arme en joue du dernier scélérat restant, tu peux sentir la mort pointer le bout de son nez un peu trop dangereusement.

A toute vitesse, tu fais marcher tes méninges. Cette fois, tu ne peux te permettre de calculer le coup à venir, la patience à obtenir pour survivre à cette singulière nuit. Non, tu te dois de te faire confiance, de ne pas compter sur ta colère mais plutôt sur tes réflexes pour sauver une vie. L’instant présent dépasse le simple entendement, ne concerne pas seulement ton besoin d’en découdre, mais bien celui de retourner la pareille à un mystérieux redresseur de torts camouflé. Alors, d’un coup sec, tu prends appui sur tes muscles, que tu bandes sans réfléchir. Tu plies tes genoux, que tu tends ensuite d’un seul coup, entrechoquant tes talons contre le canapé que tu pousses sur le bandit. Ce dernier est rapidement déséquilibré, et la balle destinée à l’inconnu fini par se loger à quelques centimètres de lui seulement. Tu profites de ta lancée pour te projeter avec le meuble, sautant par-dessus pour désarmer l’homme en un mouvement ample du poignet. Ton poing américain craque contre la paume du criminel qui retient un cri, ses dents se serrant à ta vue bien trop désobligeante. L’homme t’insulte, tente de frapper ta silhouette découverte tandis qu’un « salope » retentit dans l’entrepôt. Tu ne peux retenir un ricanement de percer, étouffé par ton casque alors que tu rétorques, un peu trop contentée : « Désolée mais je ne suis pas assez payée pour me taper un porc dans ton genre. » Tu esquives son coup à peine dosé, constatant sans difficultés que non-armé, le pouvoir de ces gens disparaît bien vite dans les toilettes les plus dégueulassées. L’homme profite de sa carrure un tantinet pesante, toutefois, pour tenter un plaquage contre toi, te repoussant pour se précipiter sur son flingue tombé à terre. Tu ne le lâches pas cependant, Haiden, désireuse d’éviter une nouvelle balle de se perdre dans un être malencontreusement présent en ces lieux sordides. Tu cours avec le brigand, joues tes épaules avec lui pour le déstabiliser. Il manque de glisser sur le côté, ce qui te convient parfaitement, te laissant alors le temps de donner un coup de pied dans le pistolet qui gicle à l’autre bout de la pièce. Du coin de l’œil, tu aperçois l’arme parvenir à proximité de ton sauveur, mais tu n’as pas franchement le temps de t’interroger sur ça qu’un déclic se fait entendre derrière toi. Oh merde. Voilà que la cavalerie est arrivée.

Comme en réponse à cette réflexion, l’homme avec qui tu te battais se recule prestement, un sourire au coin des lèvres. Il sait que tu es piégée, et cela l’amuse bien plus que nécessaire. Le fumier. « Qu’est-ce que tu disais connasse ? Tu voulais me baiser c’est ça ? » Aha, très drôle connard. Allez, vas-y, profite de ton moment de gloire. Tu ne pipes mot sur le moment, cherchant du regard ton compatriote encapuchonné, priant pour qu’il se soit fait oublier. Ton souffle est en suspend alors que tu essaies de deviner le nombre des nouveaux arrivants. Evidemment, le temps perdu à lutter contre des mitraillettes, ça a suffit à attirer les forces du clan. Dos à eux, tu ne peux percevoir leurs visages, mais tu te demandes vaguement s’ils font partie des gars médiatisés suite à l’affaire de Nelson & Murdock. Si c’est le cas, t’as peut-être encore une chance de ne pas te prendre du plomb dans la tête, direct. Après tout, suite à la grande affaire, ce serait dommage pour eux de manquer de replonger pour meurtre, non ? Tu soupires alors, essaies de gagner du temps. Comptant sur l’inconnu pour qu’il daigne t’aider une nouvelle fois. Bon ce n’est pas son job à la base, mais s’il est là, c’est bien pour agir, comme toi. La figuration, dans un pareil endroit, ça n’a pas vraiment sa place. « Holà, je crois qu’il y a un malentendu. Je suis juste là pour livrer la pizza. » Tu finis enfin par lâcher sarcastiquement, comptant les secondes qu’il te reste s’écouler lentement.
Ⓒslythbitch

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Intelligence is what makes the entire world Human.
Humans are the ones to blame for my existence. They made me like this, like them. They forced me to believe I could ever be a part of their world.

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Chasing Death, finding something else | ft. Gabriel
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