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 Hurricane + Albera

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MessageSujet: Hurricane + Albera   Lun 8 Mai - 14:45

Hurricane

Laura
&
Albert


Ce matin-là, dès que Laura avait ouvert les yeux, elle avait senti la nervosité lui prendre au ventre. Ce qui était insensé. Ce n’était pas le pape qu’elle devait voir aujourd’hui, mais Albert. Son meilleur ami. Celui avec qui elle passait tout son temps libre depuis le lycée. Mais dans les circonstances, il était normal qu’elle soit anxieuse de le revoir. Al avait été enfermé dans l’Alpha House pendant plus de quatre mois et Laura n’avait pas pu lui rendre visite. Elle en avait tout simplement été incapable. Toutes les semaines, elle avait tenté de s’y rendre, mais dès qu’elle approchait trop près du bâtiment, elle était envahie d’une panique immense et la culpabilité prenait toute la place. Si bien qu’elle faisait aussitôt demi-tour et ravala sa colère contre elle-même. Tout était parti en vrille dans sa vie depuis le Pegasus. Elle s’en voulait terriblement d’avoir participé à ce sérum qui avait envoyé bien des gens en quarantaine loin de leurs familles et amis. Elle s’en voulait de faire partie, même si ce n’était que de loin, d’une organisation qui s’en était pris à des innocents pour rien au final. Un meurtre de sang-froid avait été commis directement sous ses yeux par un psychopathe. Rachel et Kitty avaient été à l’hôpital de nombreuses semaines. Le petit-frère de son bon ami Ethan avait été enlevé devant elle et elle était restée figée. Elle n’avait émis aucun son pour empêcher le psychopathe de s’emparer de l’adolescent. Finalement, elle avait été aux premières loges pour voir Albert se faire massacrer par une folle furieuse. Ces images l’a hantaient toujours. Elle avait eu si peur pour lui. Si peur que cette femme masquée pour qui elle avait ressentie une haine intense lui prenne son meilleur ami à jamais. Heureusement, Al s’en était sorti miraculeusement et Laura aurait dû courir pour le voir dès son réveil. Mais elle ne l’avait pas fait. Plus elle repoussait sa visite, plus elle se disait que cela ne servait plus à rien qu’elle y aille. Mais Albert était sorti à présent, depuis trois jours. Ses doigts l’a démangeaient de lui téléphoner depuis qu’un remède avait été trouvé. Mais elle lui avait laissé le temps de se retrouver chez lui dans ses affaires avec sa sœur et sa chienne. En fait, ce n’était qu’un prétexte pour ne pas avoir à y aller et se retrouver face à lii. Elle appréhendait la réaction du jeune garçon. Il devait la détester. Et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle l’avait laissé tomber. Elle n’avait pas été là pour le soutenir et lui remonter le moral. Même Kitty et Rachel étaient allées lui rendre visite. Laura n’avait pas pu les suivre. Trop d’émotions contradictoires la rongeaient. Elle n’avait pas agi comme une bonne amie. Elle sentit des larmes de colère lui monter aux yeux. Pourquoi était-elle si faible et si idiote?

Laura savait bien qu’elle ne pouvait pas continuer d’éviter son ami et qu’elle devait prendre son courage à deux mains. C’était à elle de faire les premiers pas puisque c’était elle la fautive. Mais son courage était enfoui bien loin. Avant de partir, elle ouvrit une boite métallique avec un code numérique et s’empara d’un couteau. Elle souleva sa manche de chandail et fixa les cicatrices qui striaient tout son avant-bras. Elle serra la poignée du couteau effilé et fit glisser la lame sur sa peau. Elle serra les dents, pencha la tête vers l’arrière et ferma les yeux laissant la douleur l’envahir. Laura savait que ce qu’elle faisait n’était pas bien, que c’était immoral mais c’était la seule solution qu’elle avait trouvé pour se sentir mieux. La drogue et l’alcool n’avaient jamais eu d’effets sur elle, tandis que l’automutilation la mettait dans un état euphorique. Ironiquement, cela la calmait. Elle avait trouvé ce moyen inhabituel de s’apaiser il y avait quelques semaines lorsque d’énormes lames d’un métal inconnu étaient littéralement sortis de ses jointures.  Elle ne comprenait toujours pas ce qui s’était passé et elle tentait de chasser cet épisode de sa mémoire tellement il avait été terrifiant, mais même si elle avait eu extrêmement peur, que ça lui avait fait un mal de chien et qu’elle avait voulu mourir, elle avait ressenti un profond bien-être. Comme si c’était le karma qui la blessait pour la punir de toutes ses mauvaises décisions. Elle avait honte, mais pour le moment c’était tout ce qu’elle avait. Elle prit une grande respiration et nettoya la mince plaie d’où sortait un liquide rouge vif. Elle enroula son bras dans un tissu aseptisé et remit sa manche par-dessus. Elle nettoya la lame et rangea tout dans le coffre qu’elle cacha au fond de son garde-robe sous un tas de vêtements. Elle regarda son reflet dans le miroir et se força à sourire pour cacher le visage coupable et triste qu’elle affichait depuis quelques temps.

Sur le chemin pour se rendre à l’appartement des Moon, Laura tourna les talons à plusieurs reprises, mais elle se ressaisissait. Elle n’avait pas le droit de se dégonfler. Et puis, il lui manquait terriblement. Elle avait besoin de lui plus que jamais. Elle se sentait perdue. Elle voulait le voir. Arrivée devant leur porte, elle prit une grande respiration et toqua à la porte. C’est Cindy qui lui avait répondu avec un visage neutre. Laura avait serré les dents et les poings s’attendant à ce que la brune pointe un doigt accusateur vers elle, mais au lieu de cela elle soupira un "Enfiiiin. Il est dans sa chambre. " Elle lui avait même sourit avant de lui laisser la place pour passer. Laura lui avait souri timidement à son tour en esquivant son regard. Son cœur s’était mis à battre rapidement alors que ses pas la menèrent devant la chambre de son ami. Elle ne pouvait plus reculer désormais. Elle se trouvait dans l’antre du dragon. La porte de sa chambre était légèrement entrouverte et de la musique s’échappait de la pièce. Elle ouvrit et referma à plusieurs reprises ses mains moites, s’assura que son chandail cachait bien ses bandages et poussa doucement la porte. Un sourire s’afficha aussitôt dès qu’elle l’aperçu. Comme si sa vie reprenait un certain sens maintenant qu’elle l’avait devant elle. "Salut. " Dit-elle simplement ne sachant pas quoi dire dans cette circonstance un peu bizarre.




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Il peut plonger quelqu'un dans le coma s'il ne fait pas attention, c'est pour ça qu'il porte des gants et qu'il refuse qu'on le touche. De même pour les pouvoirs. Il se retrouvé doté des pouvoirs d'une personne, privant celle-ci de ses dons momentanément.
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MessageSujet: Re: Hurricane + Albera   Mer 10 Mai - 21:42


Hurricane
Laura & Albert
♠ ♣ Tell me would you kill to save a life ? Tell me would you kill to prove you're right ? Crash, crash, burn, let it all burn. This hurricane's chasing us all underground. No matter how many deaths that I die I will never forget. No matter how many lives that I live, I will never regret.  

Un, deux, trois. Je tenais le compte dans ma tête. Quatre, cinq, six. Je gardais les yeux fermés en soupirant, chassant la panique qui me nouait l’estomac. J’avais bêtement pensé que retrouver ma chambre me ferait me sentir mieux. Retrouver mes repères, un endroit familier qui ne ressemblait pas à un complexe médical. Pour être honnête, je n’avais jamais été aussi heureux de quitter un endroit, surtout si ça me permettait d’en finir avec les prises de sang. Les dernières avaient été un tel calvaire que je ne voulais plus voir la moindre aiguille m’approcher. J’avais trop peur que ça me provoque de nouvelles crises d’hallucinations comme ça avait été le cas lors des derniers jours. Pour ne rien changer, je mentais à tout le monde. Je mentais quand on me demandait comment j’allais après tout ça. Je mentais quand ma soeur me demandait si j’allais bien, au moins une quinzaine de fois par jour depuis mon retour. J’étais dehors depuis trois jours. Trois jours. Après autant de temps à l’intérieur de l’Alpha House, j’avais du mal à réaliser que tout ça était derrière moi. J’étais à la maison. Tout devait aller bien, non ?

Non, tout n’allait pas bien. Je continuais de compter jusqu’à vingt en me concentrant sur la musique qui s’échappait de mon ordinateur. Exactement quatre heures après mon retour à la maison, j’avais eu une crise de panique et j’avais écouté de la musique avec le casque sur les oreilles et le volume à fond. J’avais répété l’opération cinq fois dans la nuit, avant qu’un mal de crâne ne m’oblige à me passer du casque. Pour éviter que Cindy ne débarque dans ma chambre en me hurlant de baisser le volume, je le mettais suffisament fort pour me concentrer sur la musique qui jouait, mais assez faiblement pour que ça ne s’entende pas depuis le salon. J’ouvrais enfin les yeux, tombant sur la page blanche qui s’affichait sur mon écran et le curseur qui clignotait tel un néon. Je pouvais presque entendre le bruit qu’il faisait en disparaissant et réapparaissant, me narguant de mon manque d’idée. J’avais manqué cinq mois de cours et la période d’examen approchait. Et j’avais un retard monstre dans mes travaux à rendre. Je m’étais naïvement imaginé que je pourrais m’y mettre pour chasser les idées noires qui m’assaillaient de toutes parts. Quel idiot. Quel foutu idiot. Bien sûr que je n’arriverais pas à me concentrer dessus. Je repoussais rageusement ma chaise pour aller m’échouer sur mon lit. Le bilan des cinq derniers mois ? J’étais en miette. Je m’en étais sorti par on ne savait quel miracle, en ne conservant comme unique séquelle physique une ignoble cicatrice sur la joue gauche qui me barrait presque le visage en deux. Un peu plus, et j’y laissais un oeil. Heureusement que j’étais déjà dans les vapes quand la mezzanine s’était effondrée sur moi à cause des explosions. Ma jambe allait mieux, je pouvais presque la plier entièrement et marcher sur de longues distances sans avoir besoin de faire de pause. J’avais vérifié ça moi-même la veille. Jamais un simple tour du pâté de maison ne m’avait fait autant de bien.

Physiquement, j’allais bien. Mentalement… C’était autre chose. Il y eu un enchaînement de circonstances étranges. La prise d’otage, l’Alpha House, les hallucinations, l’absence de Laura. J’avais été patient. Je l’avais attendu, en me disant qu’elle avait peut-être d’autres choses à faire que de venir me voir. Je lui avais trouvé des excuses, une à une. Excusant son absence alors que j’avais besoin d’elle sans doute plus que jamais. A présent ? Ce serait mentir que de dire que je n’étais pas en colère contre elle. Ironiquement, penser à elle était la seule chose qui m’empêchait de perdre pieds quand ces images étranges assaillaient mon cerveau. Comme des souvenirs de choses que je n’avais pas vécues. Cette pièce blanche, cette aiguille qui traversait ma peau, mon envie d’hurler que je retenais... Quand ce n’était pas ce sentiment de vide qui me prenait à la gorge, cette petite voix qui me répétait que j’étais seul. Tout seul. Et si j’arrivais à en sortir sans hurler, c’était parce que je pensais à elle. Passant une main sur mon visage, je fixais le plafond, dont j’avais fini par retenir le moindre motif. Avec Laura, on s’était amusé à compter le nombre d’irrégularité qu’il y avait sur le crépi. Ça nous avait pris une bonne heure avant qu’on ne laisse tomber et qu’on aille faire un tour dehors. J’étais en colère contre elle mais tout dans cette chambre me rappelait un moment que j’avais partagé avec Laura. Je ne voulais pas l’appeler. Je ne voulais pas aller la voir chez elle. Je ne voulais pas perdre mon sang froid et le peu de calme qu’il me restait en lui disant ce que j’avais à lui dire.

Passer le reste de la journée et une partie de la soirée à fixer un pan de mon mur était une alternative très séduisante mais il fallait que je travaille. Vraiment. Si je ne voulais pas rater mon année, je devais absolument mettre le pied sur l’accélérateur. Autant dire que je stressais d’avance à l’idée des examens qui se pointaient. Je me redressais, repoussant une mèche de cheveux avant de tourner la tête en entendant la porte grincer. Mon coeur s’arrêta de battre en la voyant. Elle était venue. Depuis tout ce temps, c’était la première fois que je la voyais. En chair et en os. J’avais envie de laisser de côté ma colère, de faire comme si ces mois n’avaient pas existé et de la prendre dans mes bras. Mais je n’y arrivais pas. Malgré toute ma volonté, je n’y arrivais. Serrant les mâchoires et lui lançant un regard surpris, je me dressais sur mes deux jambes avant de lâcher un « Salut.» plus roid que je ne l’aurais voulu. Je voulais savoir la raison de son silence radio. Pourquoi elle avait fait la morte tout ce temps pour réapparaître la bouche en coeur et le sourire aux lèvres. Au lieu de ça, je gardais le silence, avec mes questions coincées dans ma gorge et mes mâchoires serrées. « Tu…vas bien ?»




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MessageSujet: Re: Hurricane + Albera   Mar 6 Juin - 15:35

Hurricane

Laura
&
Albert


Laura se sentait comme une intruse dans cette chambre qu’elle avait si souvent squattée. Elle avait l’impression de ne plus la reconnaitre alors que des photos d’Albert et elle ornaient les murs de la chambre du garçon. Son regard triste s’arrêta quelques instants sur les photographies. Ils avaient l’air si heureux et complice sur chacune d’elle. Ils avaient le sourire aux lèvres à leur graduation du lycée, lors d’un festival de musique, à la plage, à une fête, ce n’était pas les selfies du duo qui manquaient. Pourtant, Laura n’avait plus rien de cette fille au regard étincelant et malicieux, au sourire amusé et aux joues rouges que lui renvoyaient les images. Elle était tout le contraire et elle avait sans doute piètre allure. Ses yeux bleus étaient froids, ternes et tristes. Elle revint vers Albert qui était lui aussi plus que l’ombre de lui-même. Il avait maigri, son visage était émacié, il était pâle, ses cheveux longs, il avait une petite barbe et ses beaux yeux bruns avaient perdu de leur brillance. Le voir ainsi lui brisait le cœur. Elle savait qu’il avait souffert et qu’il avait traversé beaucoup d’épreuves et ça la rendait encore plus mal de ne pas avoir été là pour lui. Elle prenait pleinement conscience de tout ce qu’il avait vécu. Elle avait envie de lui sauter dans les bras et de lui dire qu’il lui avait manqué, mais c’était elle la fautive. Il n’avait absolument rien fait de mal. En d’autres circonstances, elle serait allée le voir tous les jours et lui aurait offert un tas de bidules pour le désennuyer. C’était donc normal qu’il ne soit pas plus heureux que cela de la voir et qu’il la salue d’une façon froide qu’elle ne lui connaissait pas. Il était en colère et elle ne pouvait pas lui en vouloir, même si elle l’avait voulu. Une larme s’échappa de son œil qu’elle essuya d’un geste rapide de la main. Elle se sentait comme une étrangère face à lui, alors que seulement cinq petits mois s’étaient écoulés. Ce n’était rien comparé aux six années que duraient leur belle amitié, non? Pourquoi tout semblait détruit alors?

Elle s’attendait à ce qu’il déversa sa rage sur elle. Elle était prête à prendre tout le blâme, mais il lui avait demandé simplement si elle allait bien. "Je…oui, ça va. " Elle mentait. Elle n’allait pas bien du tout. Elle se tuait à petits feux, mais elle ne pouvait pas lui dire. C’était lui qui était important. Sa santé à lui importait plus qu’elle. C’était lui qui avait été dans le coma plusieurs semaines et qui avaient subi des chirurgies. C’était lui qui avait été enfermé en quarantaine. C’était lui le survivant. Ses blessures internes n’étaient rien comparées à celles d’Albert. Elle tentait de rester droite et forte, même si jambes menaçaient de se dérober sous elle. Elle ne se sentait pas bien devant lui. Il l’a jugeait, la jaugeait. Il ne l’avait jamais observé ainsi. Elle se sentait comme une traitre et regrettait d’être venue. Elle avait tout gâchée et elle ne savait pas comment réparer les pots cassés, son cœur cassé. "Oh Al…" Elle s’approcha un peu de lui, mais garda une bonne distance entre eux. "Je suis tellement heureuse que tu t’en sois sorti. J’ai tout vu Al. J’étais à la mezzanine et j’ai j’ai…" Laura revoyait sans cesse la scène de son perchoir. Cette femme masquée qui s’en prenait à lui comme s’il s’agissait d’une vulgaire poupée de chiffon. Albert qui était incapable de se défendre et tous les autres qui regardaient sans faire quoi que ce soit. Les cris hystériques de Laura au-dessus d’eux n’avaient pas dérangés d’une seule miette l’assaillante. "J’ai eu si peur de te perdre." Il ne pouvait ne pas la croire, mais c’était vrai. Elle n’imaginait pas sa vie sans lui. S’il ne s’était pas retrouvé dans cette stupide quarantaine, tout serait mieux allé pour elle. Elle serait allée le voir après sa rupture avec Arthur, il lui aurait changé les idées, l’aurait calmé, l’aurait fait rire et ses trucs ne seraient pas sortis de ses mains, elle n’aurait pas commencé à s’auto-mutiler pour ressentir quelque chose et elle n’aurait pas abandonné les cours. Al était son roc, mais elle avait l’impression qu’il s’effritait chaque seconde qui passait. Elle ne savait pas quoi ajouter. La situation était désagréable, inconnue. Il n’y avait jamais eu autant de tension et d’animosité entre eux. En fait, ils ne s’étaient jamais disputés. Laura ne savait donc pas réagir en cette situation. C’était inconnu pour elle. Elle ne savait pas quoi faire ou dire pour apaiser le jeune homme. Elle avait tellement envie de le prendre dans ses bras et le sentir contre elle, comme si elle voulait une preuve que c’était bien lui. Elle voulait que ses bras l’entourent et la protègent. Albert n’était pas le plus costaud, mais il faisait les meilleurs câlins et la jeune fille se sentait toujours bien. Elle avait toutefois peur de se prendre un mur et elle ne voulait pas risquer qu’il remarque quoi que ce soit de ses blessures.



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MessageSujet: Re: Hurricane + Albera   Sam 10 Juin - 18:29


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Cinq mois. Cinq mois de silence. J’avais fini par me faire une raison. Si Laura n’était pas venue, c’était parce qu’elle ne voulait pas. J’aurais pu le comprendre, me montrer plus conciliant mais… C’était Laura. Ma meilleure amie. La personne, en dehors de ma soeur, qui me connaissait le mieux et qui était la mieux placée pour m’aider à garder la tête hors de l’eau alors que j’étais en train de me battre avec l’impression de perdre la boule qui me rongeait de l’intérieur. Il aurait juste fallu qu’elle soit là. En mon for intérieur, j’étais persuadé qu’il aurait juste fallu qu’elle soit là. Que sa présence m’aurait apaisé. Au lieu de ça, elle avait fait la morte. Mort d’inquiétude, j’étais persuadé qu’il lui était arrivé quelque chose, mais nos amis me certifiaient qu’elle allait bien. Ça lui aurait coûté quoi, de répondre à un message ? Un mot, un point, n’importe quoi aurait suffit. Au lieu de ça, silence radio. Alors ouais. Ouais, je lui en voulais. J’étais peut-être injuste envers elle. Après tout, elle avait peut-être une bonne raison de ne pas venir. Mais j’étais sourd à ça. Sourd aux excuses qu’elle pourrait me sortir. Je préférais me réfugier dans ma colère. Même si ce ton froid avec lequel je l’avais accueilli ne me ressemblait pas.

On se connaissait depuis six ans. On était rarement l’un sans l’autre. Al et Laura. Laura et Al. Quand elle n’était pas là, j’avais l’impression d’être incomplet. Et jamais je n’aurais pensé une seule seconde qu’elle ne viendrait pas, durant les cinq mois où je ne demandais que ça. A ma question, j’obtins un « Oui, ça va.» Mes fesses. Je le voyais bien que ça allait pas. Je la connaissais, bordel. J’avais l’impression d’avoir en face de moi la Laura qui m’avait caché qu’elle était X-23, l’artiste qui prenait les murs de Genosha pour une toile géante. La Laura qui avait passé son silence son agression. Et cette fois encore, je ne posais pas de question. Parce que j’étais tellement en colère contre elle que je m’en fichais. Mes mâchoires se serrant un peu plus alors qu’un rictus se dessina sur mon visage,  un simple « Cool. » franchit mes lèvres. C’était ça, notre relation maintenant ? Je m’en voulais de me montrer aussi froid envers elle. Mais c’était plus fort que moi. Je n’arrivais pas à contrôler mes gestes, ni mes mots. Je détestais ce Al, celui qui était animé par cette colère qui grondait en moi depuis le Pegasus.

Elle s’approcha. Je restai immobile, tout en écoutant les mots qui sortaient de sa bouche. Je fermai les yeux, revoyant la scène de mon point de vue. Du moins, ce dont je me souvenais. La folle hystérique que j’avais provoqué avec ma grande gueule. Les expressions d’Ezra et Lydia qui avaient souffert à cause de moi. Les cris de Laura qui montaient à mes oreilles alors que je me faisais tabasser comme jamais. Je sentais presque les mains de cette femme sur ma gorge à nouveau. Les souvenirs étaient encore trop vifs dans ma mémoire, même si cinq mois s’étaient écoulés depuis. Je me détournai soudain de Laura pour qu’elle ne voit pas mon expression. Je n’étais pas prêt à revivre ça. C’était encore trop frais, trop douloureux. J’avais pourtant eu toute la quarantaine pour y repenser et je pensais que j’étais préparé à ça. Encore une fois, j’avais tort. L’entendre du point de vue de Laura, en imaginant ce qu’elle avait ressenti de là où elle se trouvait était trop pour moi. Je portai une main tremblante à ma gorge pour chasser la sensation désagréable qui me venait à chaque fois que je repensais à ça. « Moi aussi. » Soufflai-je. Moi aussi, j’avais eu peur. Peur de mourir, peur de ne plus jamais les revoir, tous autant qu’ils étaient. Peur que Lydia et Ezra ne s’en sortent pas à cause de mes conneries.  Je me tournai lentement vers elle. « Je t’ai entendu… Quand tu hurlais. C’est la dernière chose que j’ai entendu avant que… Tu sais. » Avant que je sois trop hors circuit pour sentir un pan de la mezzanine s’effondrer sur moi.

Je ne savais pourquoi j’avais dit ça. Je ne savais pas ce que ces mots allaient lui faire. Une part de moi s’en fichait. Une autre s’en voulait. Et encore une autre, espérait que ça lui fasse mal. Bordel. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez moi ? Pourquoi je n’étais pas capable de laisser de côté cette colère qui était en train de me bouffer ? De gâcher ces retrouvailles avec l’une des personnes les plus importantes de ma vie ? Je n’étais qu’un crétin.  Je secouai la tête. « Cinq mois, Laura. Je t’ai attendu pendant cinq mois. Où est-ce que tu étais ? » Autant crever l’abcès. J’avais besoin de savoir ce qu’elle avait fait tout ce temps. Pourquoi elle n’avait pas répondu. Pourquoi je ne l’avais pas vu. En somme, je voulais des réponses. Même si je n’étais pas prêt à les entendre. Même si ça allait m’énerver ou je ne savais quoi encore. Je voulais savoir ce qui lui était arrivé.




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MessageSujet: Re: Hurricane + Albera   Sam 1 Juil - 22:47

Hurricane

Laura
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Elle était là depuis à peine cinq minutes, mais elle avait déjà envie de s’enfuir. C’était une mauvaise idée. Elle ne se sentait pas bien. Son bras la piquait et elle avait envie d’arracher les pansements et de se gratter jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de peau. Ça serait toujours mieux que de faire face à son meilleur ami qui l’observait avec des yeux glacials et sans émotions. S’il était content de la voir, il ne le démontrait pas du tout. Après, elle ne s’attendait pas à ce qu’il saute de joie et lui ouvre grands les bras. Elle aurait été stupide de penser cela. Elle méritait sa colère, mais elle n’aimait pas le voir ainsi. Le « cool » prononcé froidement avait été comme un coup de couteau au cœur. Il était évident qu’il ne la croyait pas, mais il ne posa pas de questions et elle l’apprécia, même si son ton détaché signifiait qu’il s’en fichait bien de son état. Voulant apaiser l’atmosphère tendue, elle s’était avancée vers lui qui n’avait pas bougé. C’était bon signe. C’était à elle de faire les premiers pas et d’entamer la conversation. C’était qui elle était à l’origine de tout cela. C’était elle qui n’était pas courageuse et qui était une lâche. Albert n’avait rien à se reprocher. Laura lui avait raconté sa version de l’attaque dont avait été victime le brun. Elle avait regretté aussitôt. À quoi avait-elle pensé? C’était évident que cela ferait revire des mauvais souvenirs au garçon. Elle avait juste voulu lui faire comprendre qu’il n’avait pas été seul, qu’elle avait été là et qu’elle avait eu la peur de sa vie, qu’une partie d’elle était partie lorsque le plafond s’était écrasé sur lui. Il lui affirma par la suite qu’il avait entendu ses cris de la mezzanine et cela mit du baume au cœur de Laura, même si elle refusait de s’imaginer la scène à nouveau. Il savait qu’elle avait eu affreusement peur pour lui et que malgré tout, elle n’était pas une sans cœur. Elle était allée le rejoindre dès qu’elle avait pu. Est-ce que Ethan lui avait dit qu’elle ne lui avait pas lâché la main jusqu’à ce que les ambulances l’emmènent? Est-ce qu’il lui avait dit qu’elle avait pleuré et qu’elle avait voulu le suivre?

Puis, la question fatidique arriva finalement et Laura ferma les yeux en serrant les poings. Elle s’attendait à cette question. Elle devait être sur le bout des lèvres du garçon depuis qu’elle était entrée dans sa chambre. Elle ne pouvait plus l’éviter. Elle aurait voulu préparé une réponse qui l’a laverait de tous soupçons et qui allait satisfaire son ami, mais elle n’avait rien trouvé. Albert la connaissait trop bien. Même si Laura s’entêtait à lui cacher des choses, il savait quand elle gardait des secrets. Il n’insistait jamais pour qu’elle lui révèle, mais il savait. Al savait lire son visage, même lorsqu’il était sans expression. Peu importe ce qu’elle lui dirait, il n’allait pas la croire. Mais, dire la vérité était juste impossible. Du moins pour le moment. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle faisait partie d’Hydra et même qu’elle travaillait à temps partiel dans leurs labos. Elle ne pouvait pas lui dire que sa mère, qu’il appréciait bien, était l’une des chefs des laboratoires et qu’elle était l’une des chercheuses du sérum qui avait envoyé Albert en quarantaine et qu’elle-même avait fait des études dessus. Sans oublier, qu’elle savait que le frère d’Ethan avait été enlevé et par qui et qu’elle n’avait rien fait, telle une lâche. Si elle devait tout lui dire cela, c’était la fin de leur amitié. Jamais, il n’allait lui pardonner et elle ne voulait pas prendre la chance de le perdre. Elle avait trop besoin de lui. Elle ne pouvait pas non plus lui dire que deux griffes tranchantes avaient transpercé ses jointures et qu’elle était une émergée, un monstre. Sans parler des mutilations qu’elles s’infligeaient pour se punir ou pour ressentir quelque chose. Elle ne voulait pas qu’il ait peur d’elle ou qu’il s’inquiète. Elle ne voulait pas se faire jugée d’être descendue si bas. Elle avait déjà honte d’elle-même, elle ne voulait pas décevoir la personne qui comptait le plus pour elle. Elle ne voyait vraiment pas comment elle allait pouvoir s’expliquer en omettant autant de faits. Toutes les raisons pour lesquelles elle n’était pas allée le voir étaient à éviter. "Je ne sais pas Al. J’avais peur. Je ne savais plus où j’en étais. Y’a pas que ta vie qui a changé depuis le Pegasus." Machinalement, elle se frotta les jointures. Arthur l’avait laissé tomber et elle avait arrêté les cours, sans parler qu’elle était en froid avec sa mère. "Je sais que ça ne suffit pas et que ça n’explique pas mon absence,  mais je te demande de me faire confiance. " Elle avait planté ses yeux meurtris dans ceux du garçon. "Je t’assure que tous les jours, j’ai voulu aller te voir, mais j’en étais incapable. Tous les jours, j’ai pensé à toi et je demandais des nouvelles aux filles. Mais plus le temps avançait et que j’attendais, plus je me disais que tu ne voudrais plus me voir. " C’était ridicule, elle le savait, mais c’était vrai qu’elle avait laissé une roue infinie se former. Plus elle attendait, plus elle avait honte et plus elle avait peur de la réaction d’Albert. "Tu m’as manqué Al. Je suis désolée de ne pas avoir été là pour toi. " Il pouvait ne pas accepter les raisons banales qu’elle lui avait lancé, elle espérait tout de même qu’il la croyait lorsqu’elle lui disait qu’elle s’était ennuyée de lui. Ça c’était la pure vérité.


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Il peut plonger quelqu'un dans le coma s'il ne fait pas attention, c'est pour ça qu'il porte des gants et qu'il refuse qu'on le touche. De même pour les pouvoirs. Il se retrouvé doté des pouvoirs d'une personne, privant celle-ci de ses dons momentanément.
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MessageSujet: Re: Hurricane + Albera   Mar 18 Juil - 21:42


Hurricane
Laura & Albert
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JJe ne savais pas vraiment à quoi je m’attendais en posant cette question. Peut-être qu’au fond de moi, j’espérais qu’elle me dise ce que je voulais entendre. Je voyais bien que Laura était mal à l’aise devant mon regard inquisiteur et la distance que je mettais entre nous. J’aurais aimé que les choses se passent différemment, mais quand je la voyais, là, devant moi, je repensais sans cesse aux longues heures où j’espérais la voir. Et ce qu’elle dit manqua de me faire hurler. Pas que ma vie qui avait changé ? Elle pensait que je l’ignorais ? Je le savais, qu’on avait tous été affectés par les événements du Pegasus. Je marmonnais un « Je sais, merci. Si rien n’avait changé, on en serait pas là. » entre mes dents. Pourquoi je le prenais si mal ? C’était idiot, en plus.  Je baissai à nouveau les yeux, le visage fermé.
Elle me demandais de lui faire confiance. Putain. C’était à moi de lui faire confiance ? Alors que je l’avais attendu tout ce temps ? Que j’avais eu besoin d’elle plus que jamais ? Au fond de moi, je savais que c’était la colère qui parlait et qui me faisait réagir comme ça. J’avais l’impression d’être le spectateur de mes actes qui, eux, étaient animés par cette rage que je ressentais depuis le Pegasus. Un rire sarcastique s’échappa de ma gorge alors que je me détournais de Laura. Je ne pouvais faire confiance qu’à moi-même. A personne d’autre. C’était comme ça que j’avais survécu. Que j’avais toujours survécu malgré tout. Je serrai les mâchoires et les poings en marchant vers mon bureau. « Ouais, ouais… Te faire confiance, tout ça...» Elle avait l’air de s’en vouloir tellement. Comment j’aurais réagi à sa place ? De la même façon ? Non, sans doute pas.

Je lâchai un grognement en portant une main à une de mes tempes. C’était toujours la même chose, des mots, rien que des mots. «Fais moi confiance, Al.» « Sois un bon garçon, Al.» La voix de Laura n’était plus qu’un écho parmi les autres, noyés dans une sorte de brouhaha qui m’emplissait la tête au point que je ne savais plus où je me trouvais, ni qui j’étais. Ma colère augmentait au fil des secondes et j’avais fini par serrer le bord de mon bureau jusqu’à ce que mes jointures deviennent blanches. C’est bien, Albert, tu es un bon garçon. Une autre voix disait Je suis désolée de ne pas avoir été là pour toi. Désolée. Désolés. Ils étaient tous désolés. Tous. Mais tout le monde s’en fichait bien de ce qui pouvait m’arriver. Je n’étais qu’un putain d’instrument. Juste là en attendant d’être utile plus tard.  Il fallait que je prenne les choses en main pour m’en tirer tout seul. Je sentais quelque chose parcourir mes veines. Des douleurs. Je me sentais observé. C’était un test. Putain, c’était encore un de ces tests.

Le contenu de mon bureau finit au sol avec fracas par un geste vif de mon bras. Un fracas qui fit sursauter Laura. Je lui lançai un regard furieux. « Désolée ?! T’es désolée ?! » Ma voix avait claqué dans le silence. A mes pieds, mon ordinateur, mon téléphone, mes feuilles… Tout était étalé ou en morceau. « C’est bien beau te pointer avec tes excuses, mais t’étais où, exactement, hein ?! T’étais où, pendant que j’étais en train de perdre la tête ?!» Qu’elle se sente mal, je m’en fichais comme de ma première chaussette. Elle culpabilisait ? Bien fait. « Tu me demandes de te faire confiance après cinq mois d’absence… Cinq mois, Laura. Cinq de mois. Alors tu vas me dire la vérité, putain ! J’en ai marre que tu me caches de choses. » Je secouai la tête en fermant les yeux. « Comment tu veux que je te fasses confiance si tu me dis pas ce que tu as ? Je suis censé le deviner, c’est ça ?» Même à moi, mes propos me semblaient décousus et dénués de toute cohérence.  Je devenais barge. Bon pour l’asile. Ce n’était qu’une question de temps avant que je ne me retrouve à nouveau entre quatre murs avec de quoi me tenir tranquille. Comme à l’Alpha House quand je n’arrivais plus à distinguer le vrai du faux. Là, je voyais Laura comme une ennemie. La seconde d’après, elle était ma meilleure amie et je voulais la prendre dans mes bras et m’excuser pour avoir levé la voix sur elle. Et encore après, j’avais l’impression qu’elle s’en fichait bien de ce qu’il m’arrivait. Que je n’étais que cet instrument dont tout le monde pouvait disposer à sa guise. Comment étais-je censé rester sain d’esprit avec tout ça ?




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MessageSujet: Re: Hurricane + Albera   Lun 11 Sep - 22:16

Hurricane

Laura
&
Albert


Ce n’était pas son meilleur ami que Laura avait devant elle. C’était un clone frustré d’Albert. Elle comprenait sa colère dictée par son incompréhension, mais jamais il ne lui avait parlé ainsi. Jamais il n’avait utilisé ce ton irrévérencieux avec elle. Il ne l’avait jamais regardé avec ce regard furieux qui aurait pu la tuer sur place s’il avait lancé des couteaux. Elle avait bien envie de lui arracher ses yeux qui la regardaient de haut. Elle se doutait que tout ce qu’il avait vécu pouvait l’avoir changé. On ne se remettait jamais complètement d’une attaque féroce gratuite, d’un pan de mur sur la caboche et d’un enfermement injuste de cinq mois. Il voulait se défouler et elle pouvait bien servir de punching-bag. Alors, elle encaissait parce qu’elle était en partie responsable de sa fureur. Elle s’était préparée à ce qu’il déverse toute sa frustration sur elle. Seulement, c’était plus difficile qu’elle ne l’aurait pensé. Tout ce qui sortait de la bouche d’Albert lui faisait mal. Son rire sarcastique était le pire. Ce rire franc et joyeux qu’elle adorait entendre était caché sous un son horrible qui donnait froid dans le dos. Elle avait une énorme envie de partir, mais elle restait là sans bouger. Elle n’osait plus faire de pas vers lui de peur qu’il s’énerve encore plus sur elle. Et si elle fuyait, elle pouvait dire adieu à six ans de belle amitié. Plus Laura tentait de désamorcer la bombe, plus elle attisait la colère de son ami. Peu importe ce qu’elle dirait, il le tournerait contre elle. Puis, il lui tourna le dos. Il semblait parti dans sa tête. Elle resta silencieuse et ne le quitta pas des yeux. Elle sursauta lorsqu’il envoya valser dans les airs tout le contenu de son bureau. Son regard dévia vers la porte s’attendant à voir Cindy apparaitre d’une seconde à l’autre, mais personne ne vint s’enquérir de la situation et du bruit suspect. La sœur d’Al devait être sortie. Laura reposa ses yeux sur le garçon et avait reculé de quelques pas sans s’en rendre compte. Il faisait peur. Ses yeux bruns déjà foncés étaient encore plus sombres. Elle se sentait si petite tout à coup. Al lui était toujours paru frêle parce qu’il était de nature douce, mais en vérité, il était imposant et il avait des bras musclés. Il pouvait la casser en deux s’il le voulait. Sans parler de sa voix qui lui criait à présent dessus. Elle avait retenu son souffle luttant pour ne pas craquer. Ses mains lui faisaient mal et elle serrait très fort les poings jusqu’à rentrer ses ongles profondément dans sa peau. La douleur, au même titre que ses coupures, réussit à la calmer un peu. Elle se sentit pâlir à mesure qu’il lui mettait au visage sa disparition alors qu’il avait eu besoin d’elle. Elle réussissait à garder un visage neutre, même si elle était assaillit d’une multitude d’émotion. Elle devait faire des efforts surhumains pour ne pas s’énerver ou, au contraire, s’effondrer. Le pire c’était qu’il avait le droit de se montrer méchant avec elle. Il avait le droit de refuser sa confiance alors qu’elle lui avait déjà caché des choses importantes par le passé. Elle avait failli à ses responsabilités de meilleure amie, même si elle avait ses raisons.

Plus il pointait un doigt accusateur vers elle, plus elle se sentait faiblir et la douleur ne suffisait plus. Elle sentait la colère monter en elle. Elle devait l’évacuer d’une façon. Et pas question de laisser sortir sa mutation. "La vérité? Tu veux la putain de vérité, c’est ça?" Elle n’attendit pas de réponse puisqu’il ne s’agissait pas d’une question. Il lui avait bien fait comprendre qu’il voulait des explications claires et précises. D’un geste féroce, elle arracha le tissu de ses manches dévoilant ses bras nus et striés de toutes parts. Les plus anciennes cicatrices n’étaient qu’une mince ligne pâle, tandis que les plus récentes étaient violacées et boursouflés et certaines blessures étaient encore saignantes. Ses deux bras en étaient décorés et il n’y avait plus beaucoup d’endroits de libre. Son visage était rouge de colère et elle respirait bruyamment. Elle en voulait à Al de l’avoir poussée à bout et de l'avoir forcé à dévoiler l’un de ses secrets. Probablement celui dont elle avait le plus honte tellement il trahissait sa faiblesse. "La voilà ta putain de vérité. La vérité que je suis lâche, faible, folle et que j’aime prendre un couteau et me taillader la peau. La vérité que j’aime la sensation de douleur que ça me procure parce que je ressens quelque chose que l’alcool ou la drogue ne réussissent pas à me donner. La vérité que je suis tombée bas et que j’ai lâché les cours et que je suis un déchet de la société. C’est ça la putain de vérité!" Ou du moins, une partie. Cela n’expliquait pas tout, mais au moins cela allait peut-être à le rassasier et le faire taire.

Des larmes avaient coulées sur ses joues pendant sa tirade hystérique. Elle se sentait tellement démunie, alors que ses bras étaient bien en vue. Elle les croisa contre elle pour les cacher le plus possible. Elle ne se sentait pas du tout mieux d’avoir dit son addiction à voix haute. Cela faisait juste rendre la chose encore plus pathétique.



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Albert D. MoonHumain modifié
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MessageSujet: Re: Hurricane + Albera   Jeu 28 Sep - 22:16


Hurricane
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J’étais tellement en colère que je ne me rendais pas compte que je m’en prenais injustement à elle. Ça aurait pu tomber sur n’importe qui. Vraiment n’importe qui. J’étais une putain de bombe à retardement. Ce que j’avais gardé en moi pendant ces cinq mois avait besoin de sortir. Je sentais ces émotions gratter la surface de l’armure que j’avais vainement tenté de construire autour de moi pour me protéger mais pour protéger les autres. Ces voix, ces sensations. Ma réalité qui s’effritait et cette impression de ne pas appartenir à cette vie que j’avais construit ici.  J’aurais pu exploser plus tôt. Mais c’était sur Laura que ça tombait. C’était Laura qui assistait au spectacle que j’étais en train de donner. Cette crise de folie qui venait de me coûter un ordinateur et qui allait probablement me coûter ma meilleure amie si je continuais. Mais j’étais incapable de m’arrêter. Je voulais des réponses. Je voulais qu’elle soit honnête avec moi. Je voulais oublier tout ça. Je voulais guérir. Je voulais ce que je n’aurais jamais, y compris Laura. Car oui. Je voulais Laura. Je ne pouvais pas m’arrêter, pourtant. Je savais que les mots qui sortaient de ma bouche lui faisait du mal. Et pire que ça, ça me procurait un sentiment de satisfaction que je ne devrais pas ressentir. Ce n’était pas moi, si ? Ce n’était pas moi, de réagir comme ça. D’être aussi agressif et accusateur ? Je me voyais faire, comme si j’assistais au pétage de plomb d’une autre personne que moi. Je n’aimais pas ce que je voyais. J’avais envie de frapper cette personne pour parler comme ça à Laura. Mais c’était moi. J’étais en train de lui faire du mal et pire que tout, j’aimais ça.

Cette observation m’arrêta net dans mon élan. J’étais mortifié. Ma colère avait été plus forte que ma raison et j’allais en payer le prix. Elle explosa à son tour, devant moi. Mon regard écarquillé s’attarda sur sa peau sacrifiée. J’en perdais mes mots, tant je ne pouvais pas y croire. Laura. Ma Laura. En train de se faire ça. Voilà ce qui lui était arrivé en cinq mois. Ce qu’elle refusait tant de me dire. « Putain… Laura…» Mais pourquoi elle ne m’avait rien dit, bordel ? Pourquoi à chaque fois qu’elle allait mal, elle ne me le disait jamais ? J’étais censé deviner qu’elle était pas bien au point de lâcher les cours et de se mutiler ? J’avançai d’un pas, attrapant ce bras qu’elle avait mutilé et ramené contre elle pour se défendre. « Pourquoi t’as fait ça, Laura ?! POURQUOI ?! » Ce n’était plus contre elle que j’étais en colère. J’étais en colère contre le monde entier et surtout contre moi, d’avoir été aussi aveugle à sa détresse. « T’as une idée de ce que ça pourrait me f… nous faire si…» Finir ma phrase était impossible. Ça me terrifiait d’imaginer seulement ça. Qu’elle disparaisse. Je lâchai son poignet en reculant doucement, sentant mon coeur se serrer et mon estomac se soulever. Pas elle. Pas Laura.

J’avais fini par fermer les yeux en secouant la tête. J’allais encore dire des choses qui n’allait pas arranger la situation. En serrant les mâchoires, je me laissais à moitié tomber sur le lit, me plaçant au bord sans regarder Laura. Je ne l’aidais pas. J’étais loin de l’aider dans mon état. Et ça n’allait pas s’arranger. Le mieux, pour elle, c’était qu’elle s’éloigne de moi. Pour sa santé mentale. Je l’accablais trop. Je ne l’aidais en rien. Je devais prendre une décision difficile pour elle comme pour moi, mais c’était pour son bien. « Je…» Je soupirais. « J’ai l’impression de ne plus te connaître. De ne plus savoir qui tu es. Là, j’ai l’impression d’avoir une étrangère en face de moi.» Je revoyais ce jour où elle m’avait avoué s’être fait agressée lors de ses escapades. J’aurais aimé ne jamais voir cette Laura-là, prostrée sur elle-même au point de fuir mon regard. Et pourtant, je l’avais vu et je la voyais encore maintenant. C’était ce que Genosha faisait de nous ? Des inconnus ? Des gamins paumés qui ne savaient plus où ils en étaient ? Je haïssais cette île. Sans la moindre expression, je tournai à nouveau la tête vers elle. Le Pegasus n’était pas le début. C’était déjà là. Cette impression pernicieuse de ne pas appartenir à cette vie. Ces souvenirs qui s’entrechoquaient dans ma tête. L’écho d’une voix qui murmurait à mon oreille. Elle était encore en train de murmurer à présent. C’est ça, Albert. Sois un bon garçon. La décision était difficile à prendre, difficile à amener. « Je ne peux pas t’aider, Laura.» Je fuyais son regard. « Tu as besoin d’aide. Et je ne peux pas t’aider. Le mieux, pour toi, ce serait que tu restes loin de moi. Je ne sais plus qui je suis et ce que je pourrais…»  Je lui montrai mes affaires que j’avais violemment jeté au sol quelques instants plus tôt. « Tu as besoin de quelqu’un de stable. Et qui pourra faire quelque chose pour toi.» Quelqu'un d'assez fort pour la porter vers le haut. Mais pour ça, je devais repousser Laura.



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