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 There's a place that I know... ft. Seth

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Lukas QuincyHumain modifié
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Lukas a fusionné avec un symbiote issu de Toxin. Il n'a pas encore révélé son potentiel mais semble posséder les mêmes capacités que ces pairs vivants sur Terre : capacités accrues, régénération des blessures, camouflage et accès à la toile et aux armes symbiotiques.
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MessageSujet: There's a place that I know... ft. Seth   Dim 10 Sep - 11:25

Seth & Lukas

Will you love me ? Even with my dark side ?

Je me réveille en sursaut en entendant le réveil sonner. La première pensée qui me vient à l'esprit c'est 'Mais pourquoi il sonne, lui, on est Dimanche...' D'un coup de maître (ou plutôt de géant endormi), j'arrête la sonnerie infernale et repasse ma main autour de Seth. Deuxième pensée du jour, bien plus agréable que la première : mon homme parfait est adorable quand il dort. Enfin, il est adorable tout le temps, mais particulièrement quand il dort ! Je me colle un peu plus à lui et lui fais un bisou dans le cou, profitant de la chaleur de son dos contre mon torse. Je sens qu'une partie de moi a très envie de câlins et je commence à le caresser doucement pour le tirer de son sommeil et lui donner un avant-goût de notre matinée tranquille. Rien de mieux qu'un beau dimanche ensoleillé pour ne rien faire et traîner au lit avec son copain !... Attends... Dimanche... Ensoleillé ? Les dernières brumes de sommeil se dissipent et je me redresse d'un seul coup en parlant un peu trop fort : "SETH !"

***

C'est donc après un réveil en catastrophe, un petit-déjeuné pris à la hâte et des affaires jetées sans douceur dans le coffre de la voiture que nous sommes finalement en route (et presque pas en retard) vers notre randonnée. Ca fait un moment que nous voulions nous réserver une après-midi sympa rien que pour lui et moi et qui sorte un peu de notre routine habituelle (à savoir : chinois devant la télé en fin de journée et quand notre état le permet, galipettes sous la couette). Non pas que je sois mécontent de notre routine, au contraire certains passages m'enchantent d'ailleurs plus que d'autres, mais c'est vrai qu'un peu de changement de temps en temps, ça aide à pimenter le couple. D'autant que pour nous, la nature c'est quelque chose d'assez important étant donné que nous avons commencé notre relation dans l'océan. Littéralement. J'ai la secrète intuition que cette journée nous réserve beaucoup de surprises qui vont nous plaire !

Une fois garés et équipés, nous nous engageons sur le sentier, le soleil étant au beau fixe sans que la température ne soit encore trop élevée. Parfait. Au bout de quelques mètres, je me rapproche de lui pour lui prendre la main : c'est idiot, mais j'ai l'impression d'être dans une bulle où personne d'autre n'existe quand je suis avec lui. Seulement voilà, même si nous n'avons jamais eu de problème, on n'est jamais certain de ce qui peut se passer si on montre trop d'affection en public. Alors la plupart du temps, cette petite bulle où tout est permis se limite à la sphère du privé. Mais pas aujourd'hui ! Aujourd'hui, je peux lui prendre la main à l'extérieur sans redouter ne serait-ce que des regards de travers. Aujourd'hui, si l'envie me prend, je peux l'embrasser fougueusement sans que personne ne puisse rien dire ou faire. D'ailleurs...

Je freine la marche et le force à s'arrêter. Mon regard se plonge dans le sien et je sais qu'un air de malice est affiché sur mon visage. Tant mieux, il sait très bien à quoi s'attendre quand je suis comme ça. Je l'attire vers moi et l'embrasse passionnément, une main calée derrière sa nuque pour le forcer à rester tandis que l'autre descend rapidement le long de son dos pour venir lui attraper les fesses. C'est osé, et ça ne me ressemble pas vraiment, mais je crois qu'il a une mauvaise influence sur moi, parce que depuis qu'on se fréquente, ce genre de pulsion est de plus en plus présent...

C'est très difficile de se contrôler, mais je le repousse finalement d'un coup de bassin (là aussi, rien d'anodin, juste une autre pulsion) et juste avant de reprendre la marche, je le regarde et lâche un "Je t'aime." tout ce qu'il y a de plus désinvolte. Une tentative de bad boy, possiblement ratée, mais c'est pas grave, c'est pour l'effet !
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Seth
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MessageSujet: Re: There's a place that I know... ft. Seth   Dim 17 Sep - 14:13


There’s a place that I know
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«  Don’t run away »
Niché sous la couette, le corps chaud et massif de Lukas contre moi, je suis au paradis. L’atmosphère de cette matinée me pousse à garder les yeux fermés et à profiter un peu plus longtemps de cette douce torpeur, de cette chaleur humaine rien que pour moi. Ça représente l’un des meilleurs moments de cette vie de couple (le terme fait tellement….normal, je ne m’y habtiue pas, ça fait cliché, banal alors qu’avec Lukas, ce n’est rien de tout ça), s’endormir dans les bras de l’homme que j’aime et me réveiller en sentant son souffle chaud me chatouiller le cou, son bras musclé contre ma taille. C’est le meilleur doudou géant de toute la création… Je sens Lukas me caresser doucement et je pèse le pour et le contre pour sortir du sommeil et lui faire face. Le petit bisou qu’il dépose dans mon cou me convint de me retourner vers lui pour lui indiquer un endroit plus approprié pour le prochain baiser. J’amorce donc doucement mon demi-tour quand la voix du géant résonne, violente et trop forte pour un dimanche matin.

OUAHHHHH !!!!


Je dégringole du lit comme une merde, pour l’instant câlin, on repassera. Sonné mais bien réveillé, je regarde Lukas bondir du lit pour s’activer sans vraiment prêter attention à moi qui, les quatre fers en l’air, le regarde avec des yeux éberlués. Dans sa frénésie, il me lance quelques mots que je capte au vol : vite, randonnée, retard. Ouf, pendant un instant, j’ai cru qu’il avait des envies de messe. Pour ce qui est des génuflexions, je les garde pour d’autres usages que devant le prêtre. Bref…

Je vous passe les détails, tous les préparatifs et le petit-déjeuner me reviennent comme une sorte d’épisode de Tex Avery où tout va très vite. Il ne manquait que la musique. Lukas finit par se calmer une fois sur la route et moi, j’ai encore l’impression d’avoir loupé un épisode. J’ai bien compris que l’on avait zappé la rando mais pas la peine de me faire bondir de si bon matin. Enfin, il y tient à sa sortie et je ne peux pas lui en vouloir, avec sa carrure, il doit avoir besoin de beaucoup bouger. Je suis plutôt un être d’intérieur mais je me suis rendu compte il y a quelques temps qu’avec ses yeux de chiot et quelques caresses, Lukas pouvait m’emmener où il voulait.

Le soleil est présent et cette promenade tous les deux promet d’être agréable, il va voir, Musclor, que j’ai beau être fluet, je peux être endurant (ailleurs que sur l’oreiller, j’entends). Pour l’heure, il me prend la main et je lui glisse un sourire en serrant ses doigts, il a en lui une sorte de gêne ou de pudeur qui m’amuse toujours beaucoup, je trouve ça adorable comment cette gigantesque statue à la grecque peut devenir hésitant et attendrissant. J’ai beaucoup moins de retenue que lui pour ce qui est des démonstrations publiques, l’avis des autres, je m’en cogne. La preuve, depuis qu’il m’a offert la petite bague en plastique rose, je l’arbore fièrement chaque jour qui passe et au boulot. Tous les clients réguliers connaissent l’histoire et ça les amuse.

Ça fait partie du personnage maintenant, le côté efféminé qui en rajoute. La dernière fois que Lukas est passé me chercher à la sortie, je lui ai sauté au cou comme un de ces femmes de comédie romantique. Heureusement que mon homme est du genre musclé sinon, je ne me permettrais pas ça. Mais au fond, je me demande si ce n’est pas ma façon de lui montrer que je l’aime que de l’afficher comme ça, sans gêne voire avec exagération. Parce que je me demande souvent ce que j’ai fait pour mériter un tel cadeau. Je me sens comme un héros de film pourri dont la Barbie prend vie. Sauf que moi, j’ai le droit à un Action Man. En plus beau. Et avec un pénis. Oui, parce qu’il n’a pas de pénis, Action Man, j’ai vérifié. Mais je m’égare.

Le paysage est superbe et le calme alentour crée une atmosphère particulière qui nous change de d’habitude, on ne ressent pas vraiment le besoin de parler pour combler le silence. C’est ça qui est amusant, on ressent rarement le besoin de combler quoique ce soit  on cherche rarement à impressionner l’autre, on vit tout simplement, on est tellement bien qu’on a pas à se chercher des occupations ou des sujets de conversation. Par exemple, je sens Lukas s’arrêter et quand je croise son regard, le message est extrêmement clair. Je me laisse attirer contre lui sans l’aider ni le repousser, j’aime bien le sentir bander ses muscles pour se la jouer. Nos lèvres se rencontrent et je lui rend chaque centième de passion, une main dans ses cheveux et l’autre sur son torse (tout en relief, mon braille à moi). Lorsqu’il me repousse, je passe  bout de la langue sur mes lèvres avec un air déçu mais joueur.

Hum…il va en falloir plus pour effrayer les marmottes. Beaucoup plus.

Son « je t’aime » est lancé avec légèreté, comme s’il s’en fichait, et je lui réponds un « je sais » sur le même ton, je crois qu’aucun de nous deux n’est vraiment crédible. La marche continue et je repense à sa déclaration embarrassée dans ma salle de bain, à sa crainte quant au caractère non officiel de notre relation. Il a fait un grand pas vers moi et j’ai bien envie d’en faire un vers lui à mon tour. Même si ça m’inquiète un peu, c’est quelque chose que je n’ai jamais fait de ma vie. Je vais lui donner ma virginité. Derrière la façade détachée,  je cache mon appréhension parce que s’il dit oui, ça va changer beaucoup de choses dans nos vies. Beaucoup.

Dis Lukas, ça te dirait que l’on emménage ensemble ? Histoire que ta mère puisse retrouver une vie.


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Lukas QuincyHumain modifié
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MessageSujet: Re: There's a place that I know... ft. Seth   Sam 23 Sep - 18:33

Seth & Lukas

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J'étouffe. Littéralement. Je n'arrive pas à respirer, à chaque tentative que je fais pour inspirer, je crache une quantité de sang de plus en plus généreuse. Je le sens couler le long de ma mâchoire, sur mon cou puis venir gorgé mon T-shirt déjà trempé par l'eau du torrent dans lequel je suis à moitié étendu. Ou peut-être que c'est le sang qui s'échappe de l'entaille juste au dessus de mon oeil droit qui coule, je ne sais pas... Il me semble que d'autres parties de mon corps me font souffrir : mon tibia droit est très certainement cassé et je ne sens plus mon bras gauche à partir de l'épaule. Mais tout ça m'importe peu... Je sais que je vais y passer, les secours n'arriveront jamais à temps et perdre du temps en si grande quantité n'est jamais bon signe. Bizarrement, je me fiche un peu de mourir, il n'y a qu'une seule chose qui tourne en boucle dans ma tête : Seth. Celui que j'aime plus que tout. Celui que j'ai passé ma vie à chercher et de qui je vais être séparé alors que nous filons le parfait amour... J'espère qu'il n'a rien. J'espère que ça ira pour lui... Je crois que je commence à perdre connaissance. Des flashs passent devant mes yeux. Je me rappelle vaguement ce qui vient de se passer. C'est vraiment trop con.

Ca faisait un moment qu'on marchait tous les deux, j'étais très heureux de ma petite mise en scène du baiser en pleine nature. Que demander de mieux que son homme, un ciel ensoleillé et un paysage magnifique ? La randonnée que nous faisions était certes un peu difficile par moment, avec un terrain accidenté plein de rochers instables qui pouvaient glisser à tout moment, mais être là, au milieu des bois, avec lui, ça en valait vraiment la peine. Il fallait pas avoir le vertige, vu la raideur de la pente en contrebas, mais ce n'était pas mon cas, ni le sien (enfin, je crois, j'espère, sinon c'était une bien mauvaise idée de sortie). Et puis est venu le grand moment.

Le moment qui m'a choqué. Celui auquel je ne m'attendais absolument pas. Lorsque Seth m'a proposé d'habiter ensemble... C'a aurait été une surprise avec n'importe qui, mais encore plus avec Seth. Je sais qu'il n'aime pas vraiment les étiquettes, et même après mon fiasco pour lui demander officiellement de clarifier notre statut, je ne pense pas qu'il se soit beaucoup embarrassé de ce genre de questions. Alors qu'il me le demande, comme ça, sans préambule, sans même l'ombre d'un indice en amont... Sur le coup, je ne savais même pas quoi lui répondre, je l'ai regardé probablement avec un air bête, le temps que mon cerveau enregistre l'information et décide de comment réagir. J'ai senti la joie monter en moi, la surprise faire place à l'excitation. C'était définitivement le meilleur moment de cette journée. Si on tient compte de ma situation actuelle, c'était le meilleur moment de ma vie, au moins je pars sur un souvenir heureux. Éphémère, mais heureux. Parce que je n'ai pas eu le temps de l'enlacer et de l'embrasser comme j'ai voulu le faire... J'ai entendu le bruit caractéristique d'un éboulement trop tard. La seule chose que j'ai eu le temps de faire, c'est de le pousser hors des projectiles avant d'être frappé à la tête par ce que je suppose être un énorme cailloux.

Ca aurait pu s'arrêter là, une arcade sourcilière ouverte et on n'en parle plus. Sauf qu'avec le choc, j'ai fait un écart, et sur un sentier de montagne étroit, les écarts, ça ne pardonne pas...

Tout ce qui s'est passé ensuite s'est enchaîné trop vite pour que je puisse m'en souvenir clairement. Je me souviens avoir dévalé la pente, ma jambe droite a frappé quelque chose dans un craquement horrible. La douleur a été immédiate, mais supplantée presque instantanément par une autre, plus vite. Je me suis pris un tronc d'arbre, ou peut-être un long objet cylindrique. En tout cas, c'était quelque chose d'assez solide pour me perforer un poumon. Ce n'est qu'une supposition, je n'ai pas pu vérifier par moi-même, mais je ne me suis pas mis à cracher du sang par l'opération du saint esprit alors... Je ne sais pas pourquoi je ne sens plus mon bras, en fait je ne me rappelle de rien après ça, j'ai juste la sensation d'avoir atterri lourdement en me cognant la tête dans le torrent.

Et voilà, comment j'en suis arrivé là... J'ai toujours su que j'aurais une morte particulièrement stupide ou très paisible... Il semblerait que le destin a fait son choix, on penche plus pour le stupide alors... Mon seul regret, c'est que je n'ai même pas pu lui répondre... Le pauvre... Comme je...

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MessageSujet: Re: There's a place that I know... ft. Seth   Sam 23 Sep - 19:42


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«  Don’t run away »


Probablement que j’y ai été un peu fort. Je l’ai choqué ce pauvre andouille. Rien qu’à la tête qu’il tire, je sais que j’aurais dû faire les choses avec un peu plus de délicatesse. Je vais finir par le tuer avec mes bêtises, il va avoir une attaque et tomber raide mort sans que je puisse même toucher l’assurance. Note pour l’avenir, mieux vaut le ménager. Je le regarde avec un sourire un peu gêné parce que mine de rien, même pour moi, c’est un grand pas. Ça me trouble un peu qu’il reste silencieux comme ça, j’aurais besoin d’une réponse parce que si ça me semblait couler de source au début, je commence brusquement à douter de sa réponse. Si ça se trouve, j’ai idéalisé notre relation et la façon dont il me voit et je vais trop vite. Ce serait bien ma veine, aller trop vite avec l’armoire à glace qui m’offre une bague.

Et tout ce qu’il a trouvé pour éviter de répondre, c’est de mourir. Non mais franchement….

Qu’il ait envie de répondre ou non, je ne le saurai pas de suite parce que brusquement, il se tend comme un suricate en alerte et me repousse violemment. Vu mon gabarit et le sien, je fais un petit vol plané pour atterrir sur les fesses. Je pousse une exclamation indignée, marre de me faire balancer par terre mais celle-ci meurt dans ma gorge quand je vois Lukas se manger une immense pierre et basculer dans le vide.

LUKAS !!!!!!!!

En un bond, je me précipite, assiste impuissant à sa chute le long de la pente. C’est un spectacle très étrange parce que l’on voit tout au ralenti et en même temps, tout se passe tellement vite que l’on reste figé sans rien comprendre. Tout ce que mon cerveau parvient à analyser, c’est que j’étais en train de parler avec l’homme que j’aime et l’instant d’après, il dévale une pente raide en se mangeant des obstacles en cours de route comme une boule de flipper. Le temps que je sorte de ma stupeur, Lukas a fini sa course dans un cours d’eau.

Si c’est comme ça, reste chez ta mère…T’as pas l’impression de sur-réagir ?

L’Amour donne des ailes il paraît, Red Bull aussi. Dans mon cas, je pense que c’est plutôt l’angoisse qui me fait descendre sans même glisser, le chemin qu’a parcouru Lukas comme un tonneau. Je ne fais même pas gaffe de où poser mes pieds, tout ce que je vois, c’est la silhouette ridiculement désarticulée de l’homme que j’adore, étendu dans l’eau et crachant du sang. Chaque fois qu’il en crache, la scène se découpe en une multitude de plans au ralenti, s’imprimant sur ma rétine pour mieux me rappeler que Monsieur Muscle, mon Monsieur Muscle, est en train de mourir. Comme ça, devant moi, sans préambule ni indice, il est en train de mourir alors qu’avant, il m’embrassait. Comment ça se fait que ses lèvres si chaudes soient écarlates de sang, elles sont probablement froides. Ce sont les morts dont les baisers sont glacés pourtant.

Lukas….bordel de Dieu, Lukas !

Du sang et des blessures, j’en ai vu toute ma vie, chaque jour de mon existence presque. J’ai toujours su gérer, sans problème, sans peur, sans même trembler. Alors pourquoi est-ce que je me retrouve à genoux devant l’homme que j’aime, tremblant comme une feuille et pleurant comme un enfant ? Mes mains effleurent ce corps sans parvenir à faire quelque chose. Ces bras puissants m’ont soulevé pour des étreintes torrides…Ce torse, je l’ai caressé des centaines de fois, ce même torse maculé de sang qui peine à se soulever. Ce visage d’ange aux traits parfaits, à la bouche passionnée et maintenant bleuie, est-il vraiment celui d’un futur cadavre ? Non, je refuse, c’est hors de question.

Accroche-toi Lukas, je t’interdis de mourir maintenant. Pas avant de m’avoir couché sur ton testament. Pas avant de m’avoir fait un gosse. Pas avant que j’ai pu te voir vieillir, espèce de gros con adorable ! Si tu meurs, je ramène ton fantôme pour lui botter les fesses ! Je te le jure Lukas, je le ferai, je ramènerai ton putain de spectre pour lui laminer la gueule !

Je plaque mes mains sur sa poitrine, totalement concentré sur ce que je fais. Mes mains chauffent et j’envoie tout ce que j’ai pour réparer ce stupide grand dadais de romantique. Parce qu’il me donne envie de rire ou de pleurer, devenir le plus sérieux et honnêtes des hommes, de l’embrasser partout, de prendre un crédit, de penser à demain. Bordel, c’est la première personne que je rencontre qui me donne envie d’être là dans un jour, deux mois, vingt ans ! C’est lui qui rythme ma vie, mes journées, quand je dors, quand je ris, quand je vis. C’est lui mon Soleil alors il n’a absolument pas le droit de mourir ! Je garde mon regard fixé sur lui, scrute son visage à travers mes larmes à la recherche du moindre signe vital. Je sens son corps se remettre doucement, son cœur battre un peu mieux dans sa poitrine mais ce n’est pas suffisant.

Reviens, je t’ordonne de revenir ! Tu ramènes immédiatement tes fesses auprès de moi, que l’on finisse ce que l’on a commencé. T’as intérêt à me faire une superbe demande en mariage et à porter une robe blanche le jour des noces. Le genre grosse meringue. Tu vas me gaver d’amour et de bouffe chinoise jusqu’à ce que j’explose. Tu as intérêt à me faire l’amour pendant des jours et des jours. Faut que tu fasses tout ça Lukas, faut que tu reviennes pour que l’on puisse vivre tous les deux.

Geste désespéré pour l’aider à respirer ou simple pulsion, je me penche sur lui pour lui souffler de l’air, l’embrasser, me fondre en lui peut-être pour la dernière fois. Histoire de sentir de nouveau sa poitrine se soulever, histoire qu’il ne soit plus aussi froid. Je refuse qu’il soit froid comme ça. Il n’a pas le droit de mourir, je ne lui ai pas donné l’autorisation. Je finis par me reculer, me concentre sur les autres blessures. Remettre le bras en place, résorber la fracture de sa jambe, soigner son front et ses autres plaies, une main toujours sur son torse à lui envoyer de mon don sans vraiment savoir si je soigne quelque chose. Ma tête se vide et j’agis comme un automate, aussi vide que j’étais fébrile il y a une seconde. Ma peur devient prière et je m’acharne sans prendre le temps de respirer.

Reviens, reviens, reviens, reviens, reviens


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MessageSujet: Re: There's a place that I know... ft. Seth   Dim 24 Sep - 15:10

Seth & Lukas

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J'entends les clapotis de l'eau comme si j'avais des bouchons dans les oreilles, malgré mes yeux fermés je sens que j'ai la tête qui tourne. C'est un peu bizarre, comme sensation... J'imagine que mon cerveau est en train de faire un court-circuit et qu'il n'arrive plus à rien traiter comme il faut. Je distingue plusieurs autres bruits plus ou moins distinctement, et parmi eux, des paroles détachées et incompréhensibles. Si je me fis à la secousse que j'ai ressenti, j'imagine que Seth m'a rejoint et qu'il doit être en train de hurler à l'aide, impuissant alors que je me vide de mon sang... Je ne voulais pas qu'il me voit comme ça, mais j'imagine que je ne peux pas y faire grand-chose. Et puis, connaissant son caractère entêté, il ne m'aurait de toute façon pas écouté et aurait refusé de m'abandonner là. C'est le genre de chose auxquelles on ne pense jamais. On passe de la mort en elle-même au cercueil, sans s'imaginer qu'entre temps, quelqu'un a du s'occuper de vous, retrouver votre corps, organiser les funérailles, ce genre de choses déplaisantes...

Je veux lever la main et le toucher pour le rassurer, lui dire que ce n'est rien et que ce n'est pas de sa faute. Et que je l'aime aussi... Ah oui, c'est vrai... Je ne peux pas bouger le bras... Je suis condamné à passer mes derniers instants sans parler, sans voir, sans même entendre. Seul avec mes pensées. Tout ce que j'aimerais lui dire mais qu'il m'est impossible de formuler. C'est la pire des tortures... Je crois que je pleure... Ou alors est-ce le sang qui continue de couler ?

Je crois que je me rapproche encore un peu plus du moment fatidique parce que je sens mon corps être enveloppé par une chaleur douce et apaisante. C'est si tentant de se laisser aller et d'arrêter de lutter... Mais je veux m'accrocher, rester le plus longtemps possible avec lui, même si aucun de nous ne parvient à atteindre l'autre, le savoir prêt de moi me suffit. J'imagine que c'est un réflexe, ou bien un instinct, mais je fais de très courtes inspirations et expirations sans même plus sentir le sang qui bouche ma trachée, comme quelqu'un qui fait une crise d'asthme. Avec la quantité de sang en train de coaguler sur mon visage, ce doit être normal de ne plus se rendre compte du sang que j'expulse et qui m'étouffe petit à petit...

Pourtant, et ce n'est peut-être qu'une impression, je recommence à respirer plus normalement, plus longuement. Et en plus de ça, les mots que Seth continue de former, comme une tirade interminable, se font plus clairs. Je ne suis toujours pas capable de comprendre les phrases, ni même tous les mots, mais je suis à même de deviner qu'il me supplie de ne pas mourir. Je sais, mon chéri, crois moi ce n'est pas l'envie qui manque, mais je ne pense pas avoir le choix...

Contre mes lèvres, je sens quelque chose se presser, puis de l'air s'infiltrer dans ma bouche pour m'aider à respirer. Toujours suivant mon instinct, j'essaie de bouger la tête pour presser à mon tour mes lèvres contre celles de Seth, pour un dernier baiser. Je n'y arrive pas, ou alors je ne m'en aperçois pas... La chaleur que je ressens se déplace. Ou peut-être qu'elle s'étend ? Je ne sais pas. Quelque chose se produit dans mon bras et j'ai des fourmillements au front. Tiens ? Je peux de nouveau sentir les parties de mon corps, c'est étra-

"URRRRRRGH !"

Je laisse échapper un grognement de douleur que je ne me pensais pas capable de produire lorsqu'une pointe de douleur survient dans ma jambe. Je crois que mon os s'est remis en place, mais c'est de la folie pour et simple ! Peut-être que je suis en train d'avoir des hallucinations ? Peut-être même que je suis déjà mort, qui sait... Rêver d'aller mieux pour pouvoir revoir l'homme que j'aime, c'est un bon dernier rêve...

D'ailleurs, je l'entends me parler, et je comprends tout à fait ce qu'il dit cette fois-ci. Il me supplie de revenir à lui, et dans un ultime effort de volonté, j'ouvre lentement les yeux, juste pour voir si j'en suis capable et jauger de ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Seth se tient bien à côté de moi, couvert d'un sang qui n'est pas le sien. Et, à première vue, je ne suis plus aux portes de la mort... Je remarque qu'il a sa main posée pile à l'endroit où je sens la chaleur mais je ne percute pas.

Par quel miracle je suis encore en vie, je ne sais pas, mais si j'ai un sursaut de vitalité avant de passer l'arme à gauche, autant en profiter une dernière fois. Je lève la main (avec succès cette fois) pour caresser le visage de celui que j'aime et le forcer à se pencher vers moi pour l'embrasser aussi fort que je peux. Donc, pas très fort, vu mon état.

Je le regarde droit dans les yeux, tentant plusieurs fois de parler sans y parvenir, et le temps s'écoule comme ça. Il n'a toujours pas retiré sa main de mon torse, et petit à petit, j'ai l'impression que mes forces reviennent. Je tente le diable et me redresse trop lentement, lâchant un gémissement de douleur contenu, jusqu'à me retrouver assis. C'était l'effort de l'année, sans aucun doute... Si j'ai l'impression que tout va bien, que toutes mes plaies ont disparu, je peux d'ors et déjà dire qu'à l'intérieur, ce n'est pas la même histoire. J'ai des courbatures (ou ce qui me fait penser à des courbatures, en tout cas) partout, et respirer dans cette position me fait mal.

Je me détaille de la tête aux pieds et m'aperçoit que je suis dans un état pire que ce que je craignais... Mon pantalon est déchiré en plusieurs endroits et couvert d'un savant mélange de sang et de boue et mon T-shirt... Et bien mon T-shirt est désormais l'équivalent d'un crop top avec une énorme déchirure au niveau du torse, un trou béant rendu rougeâtre par le sang.

"Je vais avoir besoin d'un nouveau T-Shirt..." J'ai la voix éraillée au possible et la gorge sèche. Je ne suis même pas certain qu'il puisse me comprendre, alors quand je reprend la parole, je l'accompagne de gestes plus ou moins explicites. "Il se passe quoi ? J'ai du me cogner la tête à un moment donné, parce que j'ai eu l'impression d'être mort alors que..." Je me perds dans la suite de ma phrase en regardant Seth. Je crois que l'adrénaline est en train de retomber et que mes émotions vont me submerger. Je l'attrape et l'attire vers moi pour le prendre dans mes bras. Je ne veux plus bouger. Je ne veux plus le quitter. Jamais. J'ai eu trop peur de le perdre...

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MessageSujet: Re: There's a place that I know... ft. Seth   Dim 24 Sep - 17:01


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«  Don’t run away »


Dans ma frénésie à le sauver et à l’insulter pour éviter qu’il ne meure, je ne pense même pas à le prévenir que ça va faire mal lorsque je lui remets le bras et que je résorbe la fracture de sa jambe. De toute façon, je ne suis même pas certain qu’il m’entende. La seule chose qui me donne la certitude que je ne m’acharne pas sur un cadavre, c’est que je sens son cœur battre sous ma paume. Ça fait longtemps que je n’ai pas eu à guérir autant de blessures en même temps mais je suis prêt à y passer la nuit, jusqu’à ce qu’il ne me reste plus un souffle de vie, pour que lui en retrouve, pour qu’il ouvre les yeux, pour que l’on achève cette conversation. Je ne cesse de fixer son visage sans plus vraiment le voir, son image noyée par le rideau de mes larmes mais toujours aussi violente, son teint si pâle, ses traits douloureusement figés.

Sa respiration s’améliore un peu mais ça n’est toujours pas assez, je veux le voir s’animer, je veux qu’il vive. La terreur me prend, glaçante, à l’idée qu’il restera peut-être dans cet état pour toujours, dans le coma ou alors à l’état végétatif. Je ne le supporterais pas. Voir celui que j’aime, cette montagne de muscles et de douceur, coincé dans son propre corps jusqu’à la fin de ses jours… Cette pensée me donne encore plus de ténacité et je m’agite, fébrile, passant de son torse à sa jambe, de sa jambe à sa tête, de sa tête à son épaule, de son épaule à ses lèvres que je presse pour y insuffler de l’air, sans reprendre mon souffle, sans m’arrêter, ma tête grondante comme mille tambours de guerre.

Lukas laisse échapper un grognement de douleur quand je donne une violente impulsion de mon pouvoir sur sa jambe, peut-être que la peur me rend moins délicat que je devrais l’être. Si ça peut achever de le réveiller… Je me penche sur lui, lui caresse le front d’un geste maternel tout en continuant mon travail, tente quelque part de le rassurer un peu, de me rassurer un peu. Ma bouche murmure des « je sais, je sais, courage » d’une voix douce et étouffée par les larmes avant que je ne recommence à m’agiter comme un diable hors de sa boite pour insulter le mourant de toute la force de ma passion. Ce sera l’amour vache mais l’amour vivant, il est hors de question que je sorte avec un cadavre. Mais qu’est-ce que je raconte ? Mes propos ne font plus aucun sens, je m’en rends bien compte. Difficile de se concentrer quand le cerveau tourne en boucle.

Ne meurs pas. Ne meurs pas. Ne meurs pas. Ne meurs pas

Un mouvement, léger d’abord mais plus fort que celui de son coeur qui s’accroche ou de sa poitrine qui se bat. Lukas ouvre les yeux, très lentement et je n’en reviens pas, me demande si ce n’est pas une hallucination créée par mon cerveau qui fatigue et qui souhaite tellement le retour de mon petit ami. Et pourtant non, c’est bien sa main qui vient me caresser la joue, qui m’invite à l’embrasser alors même que ma bouche est pleine de sang. De son sang. Mais comme la sienne est dans le même état, ce n’est pas bien grave. J’obéis, pas encore totalement connecté à la réalité, encore dans le bouillon de mes gestes d’automate fou. C’est son baiser qui me fait pleinement comprendre qu’il est bien vivant, qu’il me regarde, que même en venant d’échapper à la Mort, il pense à me donner un peu de son amour.

Tu m’as manqué…

C’est parfaitement idiot comme réplique mais je m’en fiche, je peux de nouveau me noyer dans ces prunelles que j’aime tant. Ma main libre se pose sur sa joue, la caresse avec un mélange de tendresse et de surprise, je tiens absolument à m’assurer que sa peau est chaude, qu’il vit. Le baiser aurait dû me convaincre mais je suppose que l’on n’est jamais trop prudent. Lukas tente de se redresser et je l’aide de mon mieux, l’aide à trouver une position confortable, sans qu’à aucun moment je n’ai cessé de le soigner, ma paume sur son torse à présent guéri. C’est plus fort que moi, j’ai la sensation que si je cesse d’employer mon don, Musclor va tomber, se changer en cadavre. Mais non, il parle, d’une voix faible et rauque que j’ai envie d’étouffer sous les baisers. Je pleure comme une fontaine sans pouvoir m’arrêter, ma colère a laissé la place au soulagement et je perds toute trace de virilité. Mais je m’en fiche. Lukas est vivant. Bien vivant. Plus que vivant.

Son visage reflète sa perplexité et j’ai un sourire gêné, ouvre la bouche pour m’expliquer avant de me sentir happé contre lui, pas avec la même force que d’habitude mais ça aurait été étonnant. Je me laisse aller contre lui, me pelotonne dans ses bras en laissant échapper un unique sanglot. Ce n’est qu’en retrouver le cocon apaisant de son étreinte que j’accepte de lâcher son torse. J’ai la brusque sensation que l’on vient d’aspirer toute mon énergie, partie dans les muscles et les os de mon grand dadais pour tenter de le ranimer. Je ferme les yeux, le serre contre moi à en faire blanchir mes jointures.

Ne me laisse plus jamais. Ne me refais jamais un coup pareil. J’ai cru que tu allais….quelle idée de descendre la pente en roulé-boulé… ?

Mon rire s’étrangle tout seul dans ma gorge, je suis trop fatigué et encore trop choqué pour parvenir à plaisanter vraiment. Et soulagé surtout. Tellement soulagé. J’inspire son odeur gâchée par le sang et la boue mais toujours présente, m’imprègne de sa chaleur qui me rassure. Je crois qu’il va falloir appeler les secours parce qu’aucun de nous deux ne peut tenir debout, c’est certain. Je couvre la peau de Lukas de baisers fiévreux, partout où je peux l’atteindre.

La prochaine fois…on se fait un bowling....Ne me quitte plus jamais. Promets-moi que l'on ne se quittera plus. Je t'aime trop pour te perdre...

Mes mots m'échappent, je ne contrôle plus vraiment ce que je dis ni ce que je fais, je suis passé en pilote automatique, étreignant mon amant comme si on allait être séparé à tout instant, l'embrassant partout pour mieux ressentir sa peau sous mes lèvres, le fait qu'il est vivant. Autant j'ai fait une tentative en commençant à parler, autant le flot d'émotions me submerge et je m'y noie, parle sans pouvoir m'arrêter. Dire que ces mots, je les dis si naturellement alors qu'en temps normal, on peine à les exprimer.


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Lukas QuincyHumain modifié
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Virus
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Lukas a fusionné avec un symbiote issu de Toxin. Il n'a pas encore révélé son potentiel mais semble posséder les mêmes capacités que ces pairs vivants sur Terre : capacités accrues, régénération des blessures, camouflage et accès à la toile et aux armes symbiotiques.
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MessageSujet: Re: There's a place that I know... ft. Seth   Dim 15 Oct - 23:23

Seth & Lukas

Will you love me ? Even with my dark side ?


Je n'ai jamais fait l'expérience d'une presque mort (parce que oui, même encore à moitié sonné, j'ai conscience que sans Seth et l'espèce de miracle qui vient de se produire, j'aurais passé l'arme à gauche), mais je peux affirmer sans la moindre hésitation que la pire des choses dans tout ça, ce n'est pas d'avoir manqué de peu de passer de vie à trépas. Ce n'est pas de m'être fait transpercé le torse ou d'avoir dévalé un flanc de montagne. Et même si c'est particulièrement désagréable, ce n'est pas de réaliser que j'étais parfaitement impuissant, à la merci de Dame Nature, attendant simplement la fin en sentant la vie me quitter peu à peu. Non. Ce n'est rien de tout ça. Le pire, quand on meurt (ou presque, dans mon cas), c'est la peine de ceux qui restent. Ceux qui subissent la perte d'un être cher, la douleur de ne plus jamais retrouver la personne qu'on aime, sans même avoir pu lui dire au revoir. Personne n'est préparé, quoi qu'il arrive, et à chaque instant, le sort peut frapper. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Réaliser ça maintenant me fait peut-être plus mal que tout le reste. Je n'avais jamais réalisé cet aspect là de la vie, et c'est en tenant Seth fort tout contre moi que ça me frappe. Je ne suis pas mort, et il ne m'a pas perdu. Mais il y a à peine deux minutes, c'était tout comme... Sa tristesse était bien réelle, ses larmes et son désespoir tout autant. Malgré le fait qu'il soit sûrement soulagé maintenant, il ne peut pas cacher ça. Et moi...

Moi, je n'ai rien ressenti de tout ça. Pendant que j'étais en train de mourir, je ne me suis pas senti triste... Pas vraiment. J'étais celui qui partait, celui qui n'allait plus rien ressentir. Je n'ai pas pris conscience des émotions que lui allait ressentir. Enfin, si, mais pas de leur ampleur... Je me sens presque coupable, c'est idiot. Mais malgré tout, je ressers mon étreinte, comme pour le rapprocher un peu plus de moi, pour lui faire comprendre que je suis bien vivant et pas prêt de partir. Je ne veux plus jamais lui faire ressentir ça. Je t'en fais la promesse, Seth, plus jamais tu n'auras à souffrir comme ça, je ne mourrai pas avant toi. Je ne te laisserai jamais.

Pour l'heure, je profite de l'avoir avec moi et étire même un sourire à sa remarque. Même dans les moments les plus dramatiques, il arrive à trouver le mot pour rire. Bon, les larmes qui coule le long de ses joues maculées de sang (mon sang) gâchent un peu son rôle de pitre, mais je préfère largement le voir sourire que pleurer ! J'accepte volontiers ses baisers et tente dans un effort de lui rendre la pareille même si je ne suis pas certain que mes gémissements de douleur soient très compatibles avec l'ambiance.

Je ne sais pas si c'est le contrecoup ou bien ce qu'il est en train de me dire, mais finalement, les larmes me montent aux yeux et je ne peux que l'embrasser avec amour malgré les courbatures : Moi aussi je t'aime plus que tout, Seth. Et si ma voix ne me permet pas de te le dire avec des mots, je peux quand même te le montrer ! Je plonge mon regard dans le sien et essaie de lui transmettre mes sentiments pour lui comme ça, dans le silence rythmé par le clapotis de l'eau. Puis finalement, après quelques minutes à admirer l'homme de ma vie, je décide de l'embrasser une deuxième fois avant de prendre la parole.

"Je-" Ma voix est encore éraillée et je me racle la gorge pour essayer d'améliorer tout ça. "Je suis vraiment désolé, Seth. Si j'avais su que notre randonnée en amoureux allait finir comme ça, on serait allé au bowling comme tu l'as dit." Je me sens de tenter un trait d'humour à mon tour pour dédramatiser la situation. "Enfin, non, on serait resté chez toi, nous savons tous les deux que je serais capable de me tuer en faisant un strike..."

Je ris de ma propre bêtise et la douleur des courbatures me reprend. Je lâche Seth un instant le temps de passer ma main à l'endroit où mon T-shirt est troué, pensif. Il y avait définitivement un trou dans ma peau à cet endroit précis. Et je ne me souviens pas de tout, mais je suis sûr que ma jambe était cassée. Entre autre chose. Et pourtant, tout ce qu'il me reste comme souvenir de cette chute, ceux sont des guenilles et des courbatures. Pas que je me plaigne, bien sûr, mais tout de même, il y a quelque chose qui ne cloche pas. Et je sais qu'il sait.

Je passe ma main dans ses cheveux, l'admirant par la même occasion, et rapproche mon visage du sien : "Seth... Qu'est-ce qui s'est passé ? Et je ne parle pas de la chute. Je parle d'après. Je devrais être mort..."

J'ai bien ma petite théorie là dessus. La seule valable, en fait. Mais dans le monde de fou dans lequel on vit, tout est possible, même ce qu'il m'est impossible d'imaginer. Et puis, je veux qu'il me dise. Je veux qu'il me fasse suffisamment confiance pour me dévoiler son secret...

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Seth
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MessageSujet: Re: There's a place that I know... ft. Seth   Mer 25 Oct - 12:36


There’s a place that I know
  ft. Lukas & Seth



«  Don’t run away »


Les fesses dans l’eau, je continue d’étreindre le jeune homme dont les joues s’inondent de larmes jumelles des miennes. Nous sommes deux grands sensibles ! Je me noie dans ses yeux, cherche la certitude qu’il est bien vivant et qu’il ne risque plus de me quitter comme à l’instant. Subir cela une deuxième fois serait de trop, plutôt se tuer que d’envisager une existence privée de la bonne humeur et du rire de Lukas Quincy. Aujourd’hui plus que jamais, je veux m’imaginer passer ma vie aux côtés de ce type, le voir vieillir, souffrir de problèmes de prostate, l’accompagner acheter son premier appareil auditif. Mais aussi tout ce qui pourrait nous arriver avant ! Peut-être nous marier maintenant que cela est possible dans certains pays, avoir une maison rien qu’à nous, partir en vacances sans risque de mourir d’un accident bête. Rien ne pourra nous priver de ce bonheur avenir, cette tentative de troll de la part de la Mort sera la dernière avant longtemps, très longtemps.

Sa plaisanterie me fait rire et j’enfouis mon visage contre lui pour éviter qu’il ne voit que je continue à pleurer, c’est horrible, impossible de faire cesser ce flot constant. Pas faute d’avoir essayé. Quand il me parle de ce qu’aurait pu être cette journée, j’ai un rire un peu amer, sûr que j’aurais préféré rester tranquillement sur le canapé ou au lit à embrasser chaque parcelle de son corps musclé et désirable plutôt que de le réparer membre par membre. Mais je suppose que cette expérience nous en apprend beaucoup sur nous et permettra d’encore plus nous rapprocher si cela est possible.

D’un geste songeur, Lukas passe la main sur ses vêtements en loques et je pressens qu’il va bientôt additionner les éléments et me poser une question personnelle mais très importante. En soit, il a le droit de savoir et je ne lui ai jamais vraiment caché mais j’appréciais de vivre en étant autre chose qu’un pack Soins de jeu vidéo, autre chose qu’une anomalie génétique. Je ne lui ai rien caché, j’ai juste….omis de faire part de ce point. Je suppose que le moment est venu, tant pis.

Seth... Qu'est-ce qui s'est passé ? Et je ne parle pas de la chute. Je parle d'après. Je devrais être mort...

Oh mais c’est vrai ça !

Je prends un air étonné, pose les mains sur mes joues comme le gamin dans « Maman, j’ai raté l’avion », pas tant pour vraiment jouer la comédie que pour me rassurer avec mon éternel humour bidon. Pour une raison obscure, j’ai peur de sa réaction tout en sachant qu’elle ne sera pas négative. Ou alors, je l’espère très fort.

C’est un miracle ! Tu as été sauvé par une puissance supérieure ! Ouhou !


Je lève les bras en l’air en adoptant une attitude extatique comme si les anges allaient bientôt arriver, accompagnés d’un groupe de gospel, pour chanter la gloire de Dieu et des gens qu’il sauve. Puis, je prends une pose de James Bond, passe une main dans mes cheveux genre beau gosse de l’année.

En fait, je suis vraiment un dieu. Seth le tout puissant, pour te servir.

Mon rire s’étouffe tout seul comme un grand dans ma gorge et je baisse la tête, fini de faire le pitre, il faut bien que je le dise texto, Lukas est loin d’être bête et il a déjà du tout comprendre alors autant cracher ce que j’ai sur le cœur, qu’on en finisse. Pourquoi est-ce que ça me fait si peur, d’ailleurs ? Mon don n’a rien de négatif ou de dangereux, il n’est pas honteux et nous vivons à présent dans une société plus….je ne vais pas dire plus ouverte mais plus au courant de ce genre de choses. Je pousse un soupir, n’ose pas regarder Musclor dans les yeux.

Je confirme, tu as failli mourir…C’était terrifiant de te voir comme ça, tout désarticulé et crachant du sang. Ton cœur battait si faiblement…Je t’ai soigné de mon mieux, c’est ma….particularité dirons-nous, je peux guérir le corps.

Ma voix est plus faible que je ne le voudrais, perdue entre les flashs de ce qui vient de se passer et la difficulté à avouer quelque chose qui fait pourtant partie de moi. La peur de perdre Lukas m’a fait perdre tous mes moyens et je m’agace moi-même d’être si hésitant. Probablement parce que je n’ai jamais très bien vécu ma mutation dans le fond, c’est quelque chose qui me rend très solitaire et exposé ce pan de ma vie à l’homme que j’aime plus que tout m’inquiète, parce que c’est quelque chose qui nous sépare.

Je ne voulais pas te le cacher, pas vraiment, je t’assure mais c’est juste qu’être un mutant, ce n’est pas forcément ce que l’on met le plus en avant. Et puis, je ne pensais pas que ce serait nécessaire de le dire, que je devrais utiliser mon don. Pardonne-moi.


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