RSS
RSS
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Remember that night
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Invité
Invité
avatar



Dim 24 Sep - 19:14
Remember that night

Vega
&
Altaïr


Il attrape sa veste et sort de la chambre, laissant Vega finir de se préparer. Son téléphone collé à l'oreille, il donne quelques indications à l'un de leurs hommes. Même ce soir-là, le couple ne peut pas se permettre de couper tous contacts avec leur organisation. Ils ne le feraient jamais, trop conscients que les affaires passent avant tout, même avant eux. Pourtant ce n'est pas un jour comme les autres. Ce jour-là, ils célèbrent leur anniversaire de mariage. Six ans, rien que ça. Si on lui avait dit, quand il avait été adolescent, qu'il finirait marié à Vega Kissar, il aurait ri. À l'époque, les choses étaient bien différentes. Leurs familles se faisaient face, et ils n'étaient pas moins que des ennemis. Le destin avait pourtant décidé de réunir leurs routes, leur laissant un libre arbitre encore inconnu pour eux. Ils avaient eu la chance de se choisir l'un l'autre alors que tout le reste restait belle et bien rigide et totalement prédestiné. Parfois, superstitieux, Altaïr se dit que c'est grâce à un deal passé avec la Fatalité - sans son accord à lui d’ailleurs - qu’il peut embrasser, chaque jour, les lèvres de la magnifique blonde qui l’accompagne dans la vie. Parce qu'il est né libre de ses autres responsabilités. Second du nom, on ne lui demandait que d'être le bras droit de son frère ainé, de l'aider, le conseiller, le soutenir, lui arranger la vie, le servir. Mais, la Fatalité, joueuse, avait emporté Arcturus, larguant sur les épaules d'Altaïr un lègue qu'il porte depuis par pure obligation, tout d'abord avec difficulté puis avec un zèle sans nom. Peut-être qui si il n'avait pas été sacrifié par la Fatalité dans un premier temps, il n'aurait jamais pu célébrer cet anniversaire de mariage. Peut-être que perdre sa liberté lui en a offert une tout autre, bien plus grande. Celle de l'avoir dans sa vie, elle, Vega. Rien que pour ça, ça en valait la peine.

Il n'est pas le plus romantique des hommes. Il a grandi dans un monde dur, sanguinaire, sans merci et il est à cette image par bien des aspects. Altaïr sait être distingué et élégant mais il n'a pas le goût des petites attentions, des grandes déclarations, des élans romantiques. Il a pourtant fait l'effort de faire réserver un étoilé rien que pour eux et a fait trouver un cadeau pour sa femme, tout cela après qu'on lui ait rappelé que cet anniversaire arrivait à grand pas. Sinon, il aurait oublié, assurément. Non, il n'est pas le plus romantique des hommes, et pourtant il est là, dans leur salon, à l'attendre. Pour l'occasion, il a mis l'un de ses plus beaux costumes, noir, simple et impeccablement taillé. Sa chemise blanche n'est rehaussée d'aucune cravate, d'aucun nœud papillon et le col est laissé ouvert par quelques boutons non attachés. Altaïr pose sa veste sur le rebord de l'un des fauteuils qui gisent au milieu de la pièce. Il tourne en rond alors que l'appel s'éternise. S’il n'avait pas eu cette soirée, il se serait à coup sûr déplacé lui-même pour régler le problème. Parfois il n'y a pas meilleur que soi pour s'assurer que les choses soient bien faites. Et pourtant, il doit se contenter de ce simple coup de fil, ce qui le frustre quelque peu, le mettant légèrement de mauvaise humeur.

Il raccroche enfin, inspire pour reprendre son calme et soupire lourdement, et glisse son téléphone dans la poche de son pantalon. Altaïr attrape ensuite sa veste et l'enfile enfin avant de réajuster ses manches. Il ne l'avouera jamais mais, pour cette soirée, il veut être des plus élégants. Peut-être qu'un anniversaire de mariage ce n'est pas quelque chose qui lui tient à cœur mais, une simple soirée avec sa femme mérite qu'il fasse un effort tout particulier. Ce n'est pas chose rare. Ils ont beau être ensemble depuis longtemps, ils sont loin d'être dans une routine pavillonnaire d'un couple lambda. Déjà parce qu'ils ont beaucoup d'argent et peuvent se permettre de nombreuses soirées toutes plus distinguées les unes que les autres, mais aussi parce qu'ils ont cette volonté de toujours paraître l'un pour l'autre. Elle le connaît parfaitement et inversement, et pourtant, ils ne se laissent jamais aller à la facilité de la vie. Pour elle, il se fait élégant. Pour lui, elle se fait belle. Toujours. C'est bête, narcissique et feins, une espèce de pâle parodie des protagonistes de « Belle du Seigneur », mais c'est ainsi. Il a quelque chose de Solal et elle d'Ariane, mais ne partageront certainement pas le même destin qu'eux. Après tout, ils ne sont pas stupides à ce point.

Altaïr regarde sa montre hors de prix et n'attend même pas d'avoir vraiment lu l'heure avant d'appeler sa femme, levant la voix pour se faire entendre malgré la distance qui les sépare. « Vega ? » Non pas qu'ils soient en retard, Altaïr n'est juste pas des plus patient, pas pour ce genre de chose en tout cas. « Tu es prête ? » C'est une question bête. Elle le serait, il ne serait pas là, seul dans leur salon, mais il tente tout de même, au cas où. Mine de rien, il a très envie d'un bon verre de vin, ce qui les attend assurément dans un grand restaurant de Feniyck.


camo©️015
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



Mar 3 Oct - 20:34
C’est simple, ils sont toujours amoureux l’un de l’autre. C’est si simple, mais pour certains cela parait incroyable. Et pourtant. Pourtant, elle est chaque jour émerveillée de partager sa vie avec lui. Elle n’est pas lassée de ses petites manies, trouve même régulièrement de nouvelles raisons de l’aimer. L’avoir à ses côtés dans la vie lui est aussi nécessaire que l’air dans ses poumons.
Elle l’aime. Elle l’a déclaré solennellement devant une assemblée, lorsqu’ils sont devenus mari et femme, jurant de se soutenir jusqu’à ce que la mort les sépare. Bien entendu, ce jour-là plus de la moitié de l’assemblée espérait que cela arriverait le plus tôt possible à l’un d’entre eux. Vega croit même se souvenir avoir reçu plus de menaces que de vœux de bonheur, et que la petite église de l’île où cet heureux évènement s’est déroulé n’avait jamais eu plus d’armes dans sa nef.
Ces derniers temps, la mémoire de cette journée semble s’être peu à peu estompée. Elle en devient irréelle, comme si elle l’avait inventé. Ces derniers temps, leur passé lui parait moins réel que les cauchemars qui agitent ses nuits. Heureusement, une photo de ce jour trône sur leur commode. On les y voit, heureux, souriants, elle au milieu d’un éclat de rire et une mèche de cheveux devant le visage, lui les yeux plissés et la cravate défaite.
Et aujourd’hui, ils commémorent cet engagement ; c’est leur anniversaire de mariage. Ils ne sont pas un couple particulièrement romantique, non, pas habituellement. Mais leur dévotion l’un à l’autre est sans limite, et se manifeste de bien d’autres manières, chaque jour. Alors non, ils n’ont rien à se prouver l’un à l’autre avec cette soirée, pourraient très bien s’en passer, mais aussi pourquoi s’en priver ? C’est une parfaite occasion de réserver un restaurant, de boire du champagne, de porter une robe de créateur.

« Vega ? Tu es prête ? »


Lorsque la voix d’Altaïr retenti, Vega est le nez plongé dans sa tablette, rouge à lèvres ouvert et pinceaux posés en vrac sur sa coiffeuse. Alors qu’elle perfectionnait son maquillage, elle n’a pu s’empêcher de vérifier ses e-mails, et elle s’est laissée entrainée à répondre à l’un d’entre eux, et puis à revoir leur stratégie pour la diffusion de narcotiques à Genosha, et à vérifier les modalités de la prochaine livraison, décidant de revoir la sécurité à la hausse pour le jour de la transaction et…
Elle relève la tête, réalise la situation et étouffe un juron. Pendant l’espace d’une seconde, elle se sent coupable d’avoir oublié son époux au profit de leur organisation, mais se reprend ensuite. Tout ça c’est pour lui. Pour eux. Et il comprendrait très bien. Et puis d’ailleurs, ils ne sont pas encore en retard ! Et elle est presque prête. Juste un nuage de poudre, et puis son parfum préféré dans le creux de son cou et l’intérieur de ses poignets.
Vega se lève et, se contorsionnant légèrement, réussit à zipper sa robe elle-même. Elle aurait bien demandé à Altaïr de l’aider, mais elle sait aussi que cela les aurait sans doute menés à ne pas quitter leur chambre, et elle a vraiment envie d’aller dans ce restaurant.
Elle n’est pas coiffée, mais tant pis. Ses cheveux ont toujours l’air mieux au naturel de toutes façons. Rapidement, elle passe une brosse dans sa crinière, puis la jette sur sa coiffeuse, attrape son sac et va rejoindre son aimé dans le salon.

« Désolée… »

Elle avançait d’un pas pressé, mais ralentit en s’approchant de lui, prenant le temps de le regarder vraiment, et un sourire se dessine sur ses lèvres sans même qu’elle le réalise. Elle ne s’arrête pas avant d’être à seulement quelques centimètres de lui, de devoir lever les yeux pour le regarder. Instinctivement, Vega pose sa main sur sa poitrine, lissant légèrement la chemise sous ses doigts, appréciant autant la douceur de sa matière que la fermeté des muscles dessous. Malgré ses talons vertigineux, elle est petite par rapport à lui, mais ne se sent pas dominée ou menacée. Jamais avec lui. Son sourire est doux et ses yeux pétillent lorsqu’elle murmure :

« J’en ai de la chance. »

Elle le trouve beau, évidemment, et de savoir qu’il s’est préparé pour elle donne à ce plaisir une saveur particulière. Elle ne se lasserait pas de le regarder, jamais. Mais elle pourra s’en donner à cœur joie dans quelques minutes, au restaurant. En attendant, sa main descend le long du bras d’Altaïr jusqu’à trouver la sienne pour faire s’entrelacer leurs doigts avec toute la familiarité d’un geste répété des milliards de fois sans y penser.

« La voiture nous attend ? »

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



Dim 19 Nov - 16:48
Remember that night

Vega
&
Altaïr


Il n’attend qu’une réponse mais a la surprise de la voir arriver dans la pièce. Il ne se tourne pourtant pas tout de suite vers elle, trop occupé à ordonner ses revers de manches. Altaïr se focalise sur des détails de rien du tout que personne d’autres que lui ne voit, mais qui ont leur intérêt à ses yeux. Pourtant quand il l’entend dire : « Désolée… », il relève finalement la tête et a le plaisir de la découvrir finalement prête, magnifique, comme toujours. Vega a ce charme unique, celui qui, dès leur première rencontre, a fait que les yeux d’Altaïr se sont attardés sur elle parce que, depuis toujours, il existe cette alchimie entre eux. Aujourd’hui encore, celle-ci est toujours aussi présente et, quand il la voit, Altaïr ne peut s’empêcher d’esquisser un léger sourire. Lui qui est un tantinet bougon en oublie son humeur dans un de ces nombreux changements qui le prend très régulièrement. Il a toujours été lunatique, ce qui n’est pas tout le temps facile à supporter, mais ce soir-là, ce côté de sa personnalité semble un atout plutôt qu’un défaut.

Elle s’approche de lui et sa main vient lisser sa chemise et les siennes viennes se poser sur ses hanches pour l’attirer un peu plus vers lui. C’est un doux moment comme ils en ont beaucoup. L’un de ces moments qui font qu’aujourd’hui encore ils s’aiment comme quelques années auparavant, quand ils se sont dits oui. Aujourd’hui encore, ils ont ces mêmes pensées en voyant l’autre. « J’en ai de la chance. » Son sourire s’étire un peu plus. Elle lui a presqu’enlevé les mots de la bouche, presque, parce que, d’eux deux, il sait être le plus chanceux. « Pas autant que moi. » Parce qu’elle est son idéal. Intelligente, mordante, belle, distinguée, elle a, de plus, la même vision des choses que lui. Plus que mari et femme, ils sont « partners in crime », plus que les mêmes priorités, ils ont de plus ce respect mutuel qui fait qu’il n’y a pas d’ego entre eux. Juste entre eux parce que les autres, c’est différent. Une femme comme elle, il n’avait même pas osé en rêver et pourtant il la tient là, entre ses mains.

La main de Vega glisse jusqu’à la sienne et leurs doigts s’entremêlent sans même s’en rendre compte. Ils sont fins prêts, l’un comme l’autre. Il n’y a pas à dire, ils forment un beau couple, à croire que tout leur sourit et c’est sûrement le cas quand on y réfléchit bien. Ils sont un véritable power couple, sans foi ni loi certes, mais power couple tout de même. Ça se voit même en cet instant qui se veut pourtant intime. Ils sont comme ça, tout simplement, et ce même quand ils se rendent dans un restaurant pourtant privatisé. « La voiture nous attend ? » Altaïr perd un peu de son sourire alors qu’ils en viennent à des détails plus concrets. Il s’éloigne aussi légèrement d’elle, gardant pourtant sa main dans la sienne alors qu’il répond simplement. « Oui. » Altaïr enchaine alors sur la conclusion de son dernier coup de fil, que Vega voudra sûrement connaître car, après tout, il s’agit de leurs affaires à tous les deux. C’est une règle tacite entre eux et qu’ils appliquent toujours de bonne grâce, tous deux sont au fait de tout au sein de leur organisation. Certes ils ne peuvent pas toujours prendre les décisions de consort mais ils n’ont jamais souffert de cela, par pour le moment tout du moins. Encore une fois, ils sont partners in crime et ont la même vision de leur mafia et de comment la gérer. Un superbe duo dans leur vie personnelle et dans leur vie professionnelle en somme et ce même si cette dernière n’est pas des plus légales. « Ils s’occupent de notre petit problème, on devrait être tranquille pour la soirée. » Ils peuvent partir la conscience légère... mais garderont sûrement leurs portables sur vibreur, après tout, il n’y a pas de jour off pour eux.

Il s’approche de Vega et dépose un baiser sur sa tempe avant de déclarer le signal du départ d’un « Allons y. » bref. Altaïr n’a jamais été des plus bavards, ni même des plus cérémonieux. Il se contente de laisser passer Vega devant lui et de la suivre en direction de leur voiture qui les attend devant leur villa. Altaïr a tout de même l’attention d’ouvrir la porte à la blonde alors que son regard scrute l’allée plus par habitude qu’autre chose. Dans une position telle que la leur, il est toujours bon d’avoir un petit côté paranoïaque. La récente entrevue qu’il a eu avec un assassin qui avait tenté de le tuer le lui a très bien rappelé. Alors il fait attention à tout, encore plus que d’habitude, avant de s’engouffrer à son tour dans la luxueuse voiture. Le moteur s’allume presqu’aussitôt et la voiture se met en mouvement pour les amener à Feniyck. Altaïr, lui, va pour attraper la bouteille qui baigne dans un seau de glaçon devant eux et il demande à Vega : « Champagne ? » Après tout, ils peuvent bien commencer à célébrer cette soirée.



camo©️015
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



Sam 3 Fév - 20:07
« Pas autant que moi. »

Vega ne répondit pas à ces mots, se contentant de continuer à sourire et à savourer le moment ; l’homme qu’elle aimait auprès d’elle, la sensation de ses mains sur ses hanches par-dessus le satin de sa robe. Et son sourire ! Ce qu’elle aimait le sourire d’Altaïr ! Rien à voir avec le rictus menaçant qu’il montrait à leurs ennemis ou à ceux qui lui avaient désobéi. Non, ce sourire qui lui était réservé à elle, un sourire qui faisait pétiller son regard brun et lui dessinait des pattes d’oie au coin des yeux. Alors ce n’était pas le moment de faire un concours de « qui aime le plus l’autre », il n’y aurait de toutes façons pas de gagnant. Vega préféra simplement profiter de cet instant, le laisser s’étirer, et puis laisser la vie reprendre son cours.
Sa main toujours dans la sienne, en appréciant le contact et la chaleur, elle écouta avec attention le résumé de l’appel reçu par Altaïr un peu plus tôt, hochant légèrement la tête en approbation de temps à autre. Bien entendu, elle était contente de savoir exactement ce qu’il en était, mais à vrai dire, elle n’avait jamais considéré l’éventualité qu’il ne la tienne pas au courant. C’était d’une telle évidence, comme à peu près tout entre eux deux depuis qu’ils avaient échangé leurs vœux. A ce qu’elle sache, ils n’avaient pas de secrets l’un pour l’autre.

« Ils s’occupent de notre petit problème, on devrait être tranquille pour la soirée. »

Elle pressa sa main légèrement en guise d’acquiescement. Elle aurait agi exactement de la même manière à sa place. Ce n’était pas toujours le cas pour tout, mais du moins lorsqu’il s’agissait de gouverner leur mafia, ils voyaient toujours les choses du même œil, partageant les mêmes valeurs et les mêmes objectifs. C’est ce qui leur permettait d’être aussi efficaces, chacun pouvant gérer les choses de son côté, ils faisaient alors deux fois plus de choses, couvraient deux fois plus de terrain. Bien entendu, parfois il y avait des décisions difficiles à prendre ou des situations très complexes à gérer pour lesquelles ils avaient besoin de réfléchir plus longtemps, et là encore, être deux était un avantage. Rien de mieux que de pouvoir parler avec un égal pour résoudre un problème.
Elle lui racontera d’ailleurs sans doute les recherches qu’elle avait effectuées ce jour-là un peu plus tard dans la soirée, et lui demandera son avis sur le sujet. Mais pour l’instant, il était temps de partir, alors ils se dirigèrent jusqu’à la voiture. Au passage, elle prit juste le temps de vérifier le contenu de son sac à main et l’état de son reflet dans le miroir de l’entrée avant qu’ils ne se retrouvent dehors. Sans perdre plus de temps, elle laissa Altaïr lui ouvrir la portière, et se glissa sur le siège en cuir. Quelques secondes plus tard, il la rejoignit à l’arrière et le chauffeur démarra.
Vega croisa les chevilles, lissa sa robe machinalement, et releva les yeux vers son époux alors que la voiture arrivait juste au bout de la rue.

« Champagne ? »

Avant de lui répondre, elle se pencha vers lui et lui déposa un baiser sur les lèvres. Pour rien, juste parce qu’elle le pouvait et qu’elle le voulait. Il n’était pas dans ses habitudes d’être impulsive pourtant, mais là, dans l’intimité de la banquette arrière, elle se laissa aller. Une simple pression des lèvres sur les siennes, un baiser d’une seconde, et puis elle se redressa, attrapant deux flûtes au passage et les lui présentant près de la bouteille pour qu’il verse l’alcool dedans :

« Avec plaisir. »

Elle ne s’attendait pas à ce qu’ils commencent à trinquer dès maintenant, le trajet jusqu’à Feniyck n’était pas long après tout, mais était néanmoins heureuse de l’opportunité. Vega contempla le liquide doré s’échappant de la bouteille verte se déverser dans les flutes, et l’espace d’une seconde eut un flash, une image comme un souvenir d’une rivière d’or, d’un paysage ne pouvant pas être Génova. Mais elle chassa cette image en un battement de cil, et quand Altaïr reposa la bouteille, elle lui donna son verre, puis l’entrechoqua doucement avec le sien.

« A nous ! »

Elle ne se souvenait déjà plus de ce qu’elle avait vu, seule une sensation élusive lui restait, ainsi que la certitude que peu importe l’endroit et les circonstances, elle était faite pour aimer l’homme qui se trouvait en face d’elle. Raison de plus, donc, pour célébrer l’anniversaire de leur union dans les règles de l’art.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



Sam 3 Mar - 21:13
Remember that night

Vega
&
Altaïr

Ce champagne n'est qu'un avant-gout de cette soirée, pétillante et alcoolisée, distinguée et simple à la fois. Il lui en propose un verre et Vega est partante vu qu'elle répond un : « Avec plaisir. » Il n'en fait pas plus pour qu'Altaïr fasse popper le bouchon en un bruit soudain et il verse un peu de ce liquide dans deux coupes. Il en tend un à sa femme et repose ensuite la bouteille dans son seau. Il pose son regard sur elle et, comme souvent, il se prend à se dire qu'elle est magnifique. C'est incroyable qu'après tant de temps il en arrive encore et toujours à la même conclusion : Dieu qu'il a de la chance. Il ne se serait jamais imaginer ça, former un couple aussi complémentaire qu’égalitaire avec Vega, une Kissar, mais pas que cela. Une femme brillante, décidée, pleine de mordant. C’est presqu’incroyable qu’ils fonctionnent si bien tous les deux. Il ne faut pas croire, ce n’est pas tous les jours facile, car ils ont chacun leurs caractères et il fait partie de leur éducation de ne pas se laisser faire. Mais peu importe, à chaque fois il en arrive à penser ce petit rien, parce qu’il se rend bien compte qu’il est un homme trop chanceux pour son propre bien. « A nous ! » Altaïr esquisse un sourire et trinque avec elle. « À nous. » Parce que cette soirée est dédiée à eux non ? Des moments ensemble ils en ont une multitude, tous les jours, mais des soirées comme celle-ci, c'est tout spécial.

Ils arrivent au restaurant en un rien de temps, passé à discuter de tout et de rien, à parler de petites broutilles. La limousine s'arrête doucement et Altaïr descend du véhicule en premier, tendant ensuite la main pour attraper celle de Vega afin de l'aider à sortir. Ce genre de petits gestes sont des habitudes pour eux et c’est vrai qu’ils forment un couple plutôt élégant dans leur genre. La petite entrée du restaurant est illuminée de dizaines de petites loupiottes alors que les plates-bandes fleuries finissent de décorer le tout. Le restaurant est en retrait de la ville, en bordure de l’une des falaises blanches de Feniyck, offrant une superbe vue sur celle-ci puis, au-delà, sur l'océan qui s'étend à perte de vue. Il a bien calculé son coup ou plutôt, pour être honnête, leur timing fait bien les choses par le plus grand des hasards, parce que le soleil commence à baisser et, bientôt, le ciel prendra des teintes colorées qui viendront peindre les falaises. Un superbe spectacle que cela leur offrira, mais lui il n'en sait rien. Il faut avouer qu’Altaïr n’y est pour rien du tout. Parce que ce n’est pas son genre de penser à ces détails-là. Il a toujours été affreusement pratique et les fioritures ne l’ont jamais ébranlé. Il y a de ces gens-là, qui sont peu sensibles à la beauté des choses et il en fait partie, malheureusement. C’est peut-être ce qui le distingue le plus de Vega qui est sensible aux arts. Lui n’y entend pas grand chose. Il se contente de cette petite allée faire de gravillons. Et ça lui suffit déjà. « Juste pour nous. » Il se tourne vers elle alors qu’il dit ça, visiblement fier de lui. Bon en vrai, il n'a aucun mérite à avoir réservé cet étoilé. Après tout, il fait ça chaque année mais est ce qu'une bonne idée peut vraiment devenir une mauvaise idée ? Non, c'est simple et efficace, il a juste à changer de cadre tous les ans. Et ça, c'est un mérite en soi... Oui, non, c'est pas sa spécialité le romantisme.

Le manager est là pour les accueillir à l'entrée du restaurant. Il leur sourit et a une voix chaleureuse. Obligé, le client est roi et c'est d'autant plus la loi dans ce milieu. « Bienvenue à vous, suivez-moi, je vous mène à votre table. » Ils le suivent et passent par la salle, vide, car le restaurant est entièrement pour eux ce soir-là. Ils en ressortent pour trouver une table élégamment dressée sur la grande terrasse arborée et richement fleurie où des loupiotes, similaires à celles de l'entrée, donneront une ambiance tamisée au lieu quand le soleil se couchera. On peut entendre une musique du genre classique. Lui, il n'y connait rien, mais sait que ce genre plaît à Vega, alors soit. Mêlés à ces notes, les criquets y vont aussi de leur mélodie. Il fait bon dehors, comme toujours à Genosha un soir de printemps et ils ne risquent pas d'être importunés par les intempéries. Il s’approche de la table et tire une chaise pour Vega, parce que, oui, il a quand même les bases même si il n’est pas le plus romantique des hommes. Il contourne ensuite la table et s’assoit à son tour tout en regardant autour de lui. Son regard se pose ensuite sur les falaises et l’océan dont le son des vagues peut s’entendre si on tend l’oreille. « Sympa la vue. » Un serveur vient avec deux petites assiettes d’amuse-bouche. « Souhaitez-vous boire quelques chose ? » Oui, le service est vraiment au petit soin et vu le prix qu’Altaïr les paie, ca semble allait de soi en fait.



camo©️015
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



Revenir en haut Aller en bas
Remember that night
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Page 1 sur 1

House of M :: VOL. N°I :: RPs abandonnés-
Sauter vers: