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And after all, you're my Wonderwall + Pietry
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Ven 19 Jan - 20:53
And after all, you're my wonderwall
Pietro et Kitty

Concentré sur un dossier sur lequel il travaillait d’arrache-pied depuis quelques jours, Pietro n’entendit pas la porte de son bureau qui s’ouvrait, ni les talons qui claquaient sur le plancher de bois franc. Il fouillait dans ses papiers, écrivait des notes manuscrites dans ses carnets, puis tapait quelques données à l’ordinateur. Il se gratta la nuque, les sourcils froncés tandis qu’il réfléchissait. Il prit une gorgée d’eau sans quitter l’écran des yeux. Depuis les événements de la rafle, le prince était un tout autre homme. Ça avait été le coup de pied qu’il avait besoin pour prendre son rôle de futur roi au sérieux. Il avait eu des bonnes intentions après les attentats du centre commercial et la fête foraine, mais ça n’avait jamais duré bien longtemps et il avait très vite repris ses mauvaises habitudes de fêtard. Mais là, ça avait été différent. C’était des gens au service de la maison mère qui avait fait du grabuge et qui avait semé le chaos à un festival qui se devait être festif et amusant. La popularité de la monarchie  Génoshienne était en chute libre et c’était son devoir de retrouver la confiance de son peuple. Il n’avait pas du tout aimé ce qu’il avait vu lors de l’Ultimate. Les gardes s’en étaient pris non seulement à lui ou à Lorna et ce, sans scrupules et avec violence, mais aussi à des innocents. Une femme était morte, il y avait eu des nombreux blessés et maintenant, c’était la révolte un peu partout. C’était inacceptable. Il devait remettre de l’ordre dans tout cela, comprendre pourquoi la milice royale avait organisé une telle mascarade et surtout, pourquoi son père et sa jumelle tentait de l’en dissuader. Il détestait leur discours comme quoi c’était leur boulot et qu’il fallait taire ceux qui avaient des pouvoirs. Lui, il n’y voyait rien de mal et il était persuadé qu’il y avait moyen de cohabiter avec eux et qu’il fallait seulement s’en prendre aux plus dangereux.Les gardes avaient déclenché la colère de leurs concitoyens. Tous les jours, il y avait des manifestations devant les grillages du manoir. Il ne pouvait plus sortir sans s’attirer des foudres. Ce n’était pas ça Génosha, Ce n’était pas son Génosha. Il ne reconnaissait plus Wanda qui perdait de plus en plus les pédales et qui était constamment nerveuse. Erik ne savait plus quoi faire, il semblait constamment en plein dilemme et c’était encore plus tendu entre le père et le fils. Heureusement, l’hériter pouvait compter sur sa cadette. Lorna lui était d’une grande aide et d’un énorme soutien. Elle était aussi choquée que lui par toute cette affaire et elle aussi voulait comprendre. Il soupira. Le brun avait beau y mettre tous les efforts, ses années à s’en foutre et à ne rien écouter commençaient à le rattraper. Il ne savait pas par où commencer ou quoi regarder. Il n’avançait pas, même si ses journées entières étaient dédiées au sauvetage de l’île. Il savait qu’il ne pouvait pas juste punir les gardes fautifs ou cesser les activités de la garde-rouge. C’était un véritable casse-tête. "Ahum. Prince Pietro?" Il sursauta, manquant de renverser son verre d’eau. Il fixa la jeune fille devant lui. Vous n’avez pas un rendez-vous ce soir?" Il fronça les sourcils. "Il est quelle heure?" L’assistante lui sourit doucement. "Près de dix-huit heures." Pietro se leva d’un bond en grognant un juron. "Merde. Elle va me tuer. Merci Elena. Faites avancez la Ferrari avant de partir. Oh et vous avez les fleurs que je vous ai demandé de prendre? " La jeune femme acquiesça. "Elles sont dans votre chambre." "Génial, merci!" Sans s’attarder d’avantage, il quitta son bureau et se dirigea aux pas de courses à ses appartements, puis sauta dans la douche.

Il n’était tout simplement pas question qu’il loupe ou même qu’il arrive en retard. Il avait organisé la soirée parfaite. Il ne devait pas tout gâcher. Il était revenu dans les bonnes grâces de Kitty et il n’avait pas droit à l’erreur, sinon c’était terminé. Tout avait commencé environ une semaine après la rafle. Pietro avait pris son courage à deux mains et avait téléphoné à la belle brune pour prendre de ses nouvelles. Ils avaient été prendre un café qui avait duré quatre heures et ils avaient discuté et rit comme au bon vieux temps, sans gênes, sans sous-entendus, sans reproches. Comme des bons amis. Dans les jours suivants, Kitty était venue le voir jouer au Jarvis, ils étaient allés au cinéma, prendre une bière, jouer au bowling et au McDo. Tout cela sans ambiguïtés. Ils avaient réappris à se connaitre pour le plus grand bonheur du garçon. Après sa douche, il enfila un jeans, une chemise et un veston sport. Il avait dit à Kitty de ne pas s’habiller trop chic et de rester décontractée. Il coiffa rapidement ses cheveux désormais courts puis s’aspergea de quelques gouttes de parfum. Il se regarda longuement dans le miroir pour se calmer. Il avisa une bouteille de vodka bien entamée sur sa table, mais n’y toucha pas, même si ce n’était pas l’envie qui le tenaillait. Il n’avait pas fait une croix sur les soirées depuis qu’il avait décidé de s’intéresser à ses tâches administratives, mais il avait bien moins le coude léger et était plus raisonnable. Il ne buvait plus pour se mettre à l’aise et cacher sa nervosité. Car oui, il était terriblement nerveux. Il voulait que cette soirée se passe bien et que tout soit parfait. Il savait que la belle serait impressionnée. Cette sortie avait un caractère un peu plus officiel. Il ne voulait pas trop en faire et il voulait une soirée à l’image de la jeune femme. Il se brossa les dents et descendit au rez-de-chaussée. Il ignora son père et donna un bisou à Lorna qui lui chuchota des mots d’encouragements. Sa sœur était bien sûr au courant de tout, mais elle ne l’avait aidé en rien. Comme demandé à son assistante, sa voiture avait été sortie et il sauta à l’intérieur.

Il se gara devant l’immeuble à logement qu’occupait Kitty avec deux de ses copines qu’il n’avait jamais rencontré et il se doutait que ce ne serait pas le cas encore aujourd’hui. Il comprenait très bien et n’était pas offusqué. Il monta les escaliers et se rendit à porte portant le bon numéro. Avant de frapper, il prit deux grandes respirations et se dégourdit les bras et les jambes. Il salua un locataire qui avait des yeux grands comme des billes à la vue du prince. Il toqua finalement à la porte.


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Sam 28 Juil - 19:35
And after all, you're my wonderwall
Pietro et Kitty

Elle sort de la douche et s'enroule dans une serviette avant de filer dans sa chambre. Elle a tout juste le temps de se préparer, comptant sur un petit retard de la part de son date. Elle le connait bien, Pietro n’a jamais été du genre ponctuel et, si elle osait être honnête, elle dirait qu'il est du genre carrément insupportable même parce que monsieur ne connait pas les contraintes du genre horaires. Mais ils sont dans une situation bizarre. Après la rafle de l'Ultimate, la vie a pris un drôle de tournant. Alors que les choses se finissaient avec Ethan, Kitty a laissé à nouveau une place dans sa vie au Prince. Elle ne sait pas trop pourquoi d'ailleurs. Il l'avait contacté, pour savoir si elle allait bien et ils avaient pris un café, puis avaient passé quelques soirées ensemble et puis voilà, tout est redevenu comme avant à nouveau. Peut-être que c'est ce qu'elle a vécu, la violence de la garde, suivie de la peur de se faire attraper à son tour, l'envie de combattre l'injustice, tout cela à la fois, qui lui a fait comprendre à quel point la rancune ne servait à rien. En vouloir à Pietro pour l’avoir laisser tomber ne rimait plus à rien. Elle voulait que les choses soient simples à nouveau, elle voulait retrouver son ami, c'est tout.

Et c’était bien, sauf qu’ils ne pourraient jamais se contenter de cela. Pietro et elle, ça avait toujours été infiniment plus. L'alchimie entre eux existait toujours, et Kitty s’était bien rendue compte qu'être de simples amis n'était pas comme une évidence entre eux. Alors, quand il lui avait proposé un vrai rendez-vous… Elle avait accepté, la peur au ventre, parce qu’elle ne supporterait pas que les choses tournent comme ce fut le cas deux ans plus tôt. C’est un saut dans le vide qu’elle fait. Pour lui, pour ce qui a été eux. Elle veut croire qu’il a changé, vraiment, à tel point qu'elle se prête même à espérer qu'il ne la ferait pas poireauter une demi-heure avant d'arriver comme une fleur avec son sourire ravageur. Kitty ne sait même pas elle-même pourquoi mais c'est comme ça, malgré ses appréhensions, elle se retrouve dans cet état où l'on se sent stupidement heureux, celui où les petits riens font des grands bonheurs.

Elle veut se faire jolie et elle a hâte que la soirée arrive enfin. Après tout elle a passé la journée à se demander ce qu'elle allait porter, où il l'amènerait et ce qu'ils allaient faire. On ne peut pas dire qu'elle ait été très attentive en cours et elle n'a jamais fait tomber autant de verres et cafés qu'à son shift de ce jour. Une fois son travail fini, elle avait foncé jusqu'à la coloc, tout ça pour se jeter sous la douche. Oui, elle a hâte et est excitée comme une puce. Quoi de plus normal ? Il s'agit de Pietro après tout. La majorité de sa vie, elle l’a passée à craquer sur lui et ses instants les plus heureux ont été dans ses bras. Certes, elle ne lui a peut-être pas complétement pardonné, et n’a pas complétement confiance en lui non plus, mais ces dernières semaines lui ont rappelé à quel point elle se sent mieux quand ils sont dans les parages, lui et son sourire un peu beta, sa bonne humeur et sa manière de voir les choses avec légèreté. Certes, depuis peu il fait plus sérieux, mais elle doit avouer que ça ne fait que rajouter un peu plus de charme au jeune homme. Il devient celui qu'elle a toujours cru qu'il pouvait être et mamaaaaaaa, qu'il est sexy comme ça.

Elle s'asseoir à son bureau, qui fait office de boudoir, et se regarde dans un miroir. Pietro lui a dit de rester simple pour ce soir mais elle veut quand même sortir un peu de ses habitudes. Un joli trait d'eyeliner et un peu de rouge à lèvre discret, du mascara pour allonger ses cils interminables, du blush et voilà, ça sera très bien. Pour ses cheveux, elle n'a aucune idée de quoi faire exactement mais elle commence par détacher ce chignon qu'elle a fait à la va vite en entrant précipitamment dans la salle de bain quelques minutes plus tôt. C'est alors que la sonnette de l'appart retentit. Kitty ne sait pas trop qui ça peut être à cette heure-là. La simple réponse de « Pietro » ne lui vient même pas à l'esprit. Elle ne lui accorde pas autant de crédit qu'il le mérite bien qu'il lui ait déjà montré qu'il a changé de bien des manières. Elle ne les a sûrement pas toutes vues, vit encore un peu dans le passé, et se sentira mille fois con pour ça quand elle comprendra. Mais pour l'instant elle est dans cet état de certitude qui est peut être son plus grand défaut. Elle a trop confiance en ses grands jugements sur la vie, les autres, le monde. Un peu d'humilité ne lui ferait parfois pas de mal. Quoiqu’il en soit, la geekette se dépêche d'aller ouvrir la porte, en petite serviette, oui, pourquoi pas. Après tout c'est sûrement qu'un livreur qui va lui refiler à un colis pour Jess ou Laura et puis voilà. « J'arrive ! » Et elle se dépêche d'aller dans l'entrée de l'appartement pour ouvrir la porte et tomber sur...

« Pietro ? » Elle a de grands yeux étonnés parce que bah, elle l'est complètement. Et voilà qu'elle se sent con parce que, encore une fois, elle n'aurait jamais pensé qu'il soit à l'heure. Elle le regarde des pieds à la tête comme pour s'assurer que c'est bien lui et, oui, c'est le cas. Un grand brun, beau comme tout, qui est là, pile à l'heure. Elle serait touchée si elle n'avait pas été, elle, autant à la bourre, à la place résonne dans sa tête un « Putain, merde ! » pas vraiment de circonstance. Une main agrippée au nœud de sa serviette, l'autre sur la poignée de la porte, elle se sent subitement mal à l'aise dans cette tenue. Pourtant ce n’est pas comme si elle avait grand chose à cacher au Prince qui l'a connue dans des situations bien plus intimes que celle-ci. « Je pensais pas que t'arriverais à l'heure... » Elle force un sourire gêné sans savoir quoi dire exactement. « Je... » Oh puis merde Pryde, on s'en fout que tu sois en petite serviette et pas encore prête ! Forte de cette pensée de rien du tout, son sourire se fait plus naturel alors qu'elle lâche un petit rire cristallin. « … suis prête dans pas longtemps ! » La jeune femme se décale de quelques pas pour laisser Pietro entrer dans l’appartement. Manquerait plus qu'il attende dehors quoi. « Viens, entre. » C'est alors qu'elle voit le bouquet de fleurs qu'il tient dans ses mains. On ne peut pas dire qu'elle soit habituée à ce genre d'attentions de la part du jeune homme si bien qu'elle demande un peu bêtement. « C'est pour moi ? » Et cette fois c'est un grand sourire qu'elle arbore parce que ce petit rien est de ceux qui font un grand bonheur.



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