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 Don't make me feel bad again ! | Freeson

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MessageSujet: Don't make me feel bad again ! | Freeson   Mar 24 Oct - 20:48


Don't make me feel bad again

Une rencontre dont je me serais bien passée...  La situation à l'église n'est pas toujours facile, on manque de beaucoup de choses et le confort n'est pas vraiment ce qui se fait de mieux. Heureusement, Xavier nous a amené des choses pour subsister quelques temps et de quoi être un peu plus comme chez soi. Mais ce n'est pas vraiment chez soi et il faut régulièrement aller chercher d'autres choses, de la nourriture, des bouquins pour s'occuper, un peu de tout et de rien fait. C'est quelque chose que j'aime bien faire, au moins ça me fait sortir et ça évite à d'autres de prendre des risques idiots et de se faire avoir. Surtout les plus jeunes. Encore une fois donc, je suis sorti de notre cachette pour rapporter de quoi cuisiner un peu mieux qu'on ne peut le faire et deux trois autres choses qu'on m'a demandées de trouver.

Je suis donc parti pour Hammer Bay. Certes, il y aura peut-être plus de gardes pour surveiller les onze recherchés mais c'est là-bas que j'ai le plus de chances de trouver ce que je cherche. Alors tant pis pour les risques. Et puis, c'est la nuit, il pleut, personne ne prêtera attention à un type avec une capuche qui passe dans le coin. Ma première étape est la pâtisserie What the cake?! où je travaillais. J'ai encore les clefs et je peux y trouver du matériel de cuisine et de la bouffe sans problème. Faisant attention à ne pas me montrer et à éviter le plus possible tous les passants, j'arrive jusqu'à la pâtisserie. Il n'y a personne, elle est fermée depuis plusieurs heures déjà et il ne reste absolument personne à l'intérieur pour me dénoncer ou m'empêcher d'entrer. J'entre et vais désactiver l'alarme, elle n'a pas changé. Peut-être qu'ils y penseront quand ils verront le vol que je m'apprête à commettre...Je n'y ai pas pensé à ça ! Il faudra que je trouve un autre endroit. Je remplis mon sac avec des ingrédients qu'on peut conserver, comme des boites de fruits au sirop, et d'ustensiles qui nous manquent dans notre planque. Quelques minutes me suffisent pour faire le tour et emporter ce qui m'est nécessaire, inutile de rester plus longtemps, on pourrait finir par remarquer ma présence.

La tête couverte par une capuche et enfoncée dans les épaules, je remonte une rue non loin de la pâtisserie. Je voudrais bien essayer de passer chez moi, prendre des vêtements peut-être, d'autres petites choses qu'on m'a demandées. Est-ce que mon appart' sera surveillé ? Franchement, je n'en sais rien. Je sais qu'on est recherché, je sais que la garde pourrait nous foutre en tôle, ou pire...Allez savoir ce qu'ils font aux émergés qu'ils choppent hein...Mais on va aller sur des théories conspirationnistes si ça continue et je suis pas comme ça. L'appartement n'est pas très loin, quelques blocs de là où je suis. Il a beau pleuvoir, je sors quand même une clope mais voilà que mon con de briquet ne marche pas...Nan mais sérieusement...? Il y a un arrêt de bus pas loin, je peux peut-être tenter de demander à quelqu'un. Je m'approche de l'arrêt et m'apprête à demander à une jeune femme qui attend tranquillement. Mais là, assis sous ce putain d'arrêt de bus, il y a quelqu'un que je ne pensais pas revoir de sitôt, que je n'avais pas forcément envie de revoir non plus après le coup qu'il m'a fait. Francis est là, à attendre son bus, comme de rien et je reste paralysé à peut-être deux mètres de lui. Au moment où il tourne le regard vers moi, j'essaie de faire demi-tour mais je doute d'avoir été assez rapide. J'aimerais qu'il n'ait pas pu voir qui se trouvait sous cette capuche mais ce serait rêver...

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Francis FreemanHumain modifié
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MessageSujet: Re: Don't make me feel bad again ! | Freeson   Mar 24 Oct - 21:15


Don't make me feel bad again
Wade & Francis
♠ ♣ Send out the signal and I'll fly low. If it means the death of me, I won't let go. And if I'm lost in the worlds shadows, I'll use the light that comes to me from your halo. ♥ ♦

Le vent fouettait son visage alors qu'il déambulait dans les allées, mains enfoncées dans les poches et la tête baissée. Ses chaussures crissaient contre les pavés mouillés et sa veste noire en coton était presque trempée. La capuche relevée sur sa tête, il ne prêtait aucune attention au monde autour de lui. Le brouhaha des passants était étouffé par le silence oppressant qui vrillait son esprit depuis quelque jours. Il n'arrivait plus à manger correctement, et avalait à peine ses bouchées lors des repas. Le soir il était lessivé mais ne fermait pas l’œil de la nuit, rongé par les remords, le cœur lourd et la gorge sèche. Le poids d'un manque oppressant son âme jusqu'à ce qu'il craque et implose, une pluie de perles salées mouillant son coussin et ses draps alors que ses poings se serraient. Au réveil, ses yeux étaient rougis, sa mine était sombre, et il était fatigué. Alors même qu'il enfilait thermos de café sur thermos de café. Il n'en pouvait plus, la situation était devenue intenable, beaucoup trop destructrice. Il lui était impossible de continuer ainsi, dans la souffrance et le malheur. Sam avait bien réussi à le faire sourire la dernière fois, mais dès qu'il revenait dans son appartement, le voile noir de la dépression ne cessait de l'empoigner, au point de l'étouffer. Il faisait son possible devant Elie, mais la plupart du temps elle ne revenait même plus chez lui. Et l'image même de la fille de Wade lui faisait mal, enserrait son cœur et asséchait sa gorge. Il avait voulu s'éloigner de lui pour ne plus repenser à toutes ces fois où il s'était blessé et où ce qu'il ressentait ne lui avait laissé que trop de marques. La vie était une chienne avec lui, mais il avait fait bien pire. Il s'était trompé en voulant s'éloigner, et il n'avait pas seulement réussi, mais il avait également fait du mal à la meilleure chose qui lui était arrivé. Il avait blessé Wade. Et lui-même par la même occasion.

Avec le festival, et l'absence de Wade à ses côtés, Francis avait enfin réalisé à quel point il lui manquait. Ô combien il avait merdé, à tel point qu'il regrettait amèrement sa décision. Il n'avait cessé de se ressasser ses dernières paroles dans son esprit, la réaction de Wade, son air choqué et triste. Et puis... Il n'avait pas osé le regarder quand il était parti. Il avait abandonné. Comme un moins que rien, Francis avait laissé son meilleur ami s'en aller et ne l'avait pas retenu. Et rien que ce souvenir alourdissait sa langue, et nouait sa gorge. Son poing gauche se serra dans la poche de sa veste et il accéléra la cadence, marchant plus rapidement vers sa destination. Après quelques minutes de marche silencieuse, il s'arrêta devant un immeuble qu'il ne connaissait que trop bien. Le blond était complètement figé, devant le perron, le regard perdu sur les dalles par terre. Il n'osait relever le visage, emprisonné dans son propre corps et enchaîné par ses propres pensées. Il pinça ses lèvres, les mordillant même, la pluie glissant sur lui. Ses vêtements trempés lui collaient au corps et il trembla alors, fermant brusquement les paupières. Francis mordait sa mâchoire et osa enfin rouvrir les yeux, après divers remontrances silencieuses lancées à son insu. Le blond releva le visage vers les fenêtres des étages, discernant tout particulièrement celle donnant sur l'appartement de son ami. Il ravala difficilement sa salive en notant à quel point tout était sombre. L'obscurité régnait en maîtresse sur l'appartement, aucune lumière ne filtrait, et son cœur déjà brisé éclata presque devant la constatation. Wade n'était pas revenu. Le temps se figea autour de lui et son regard azuré se perdait sur la fenêtre, alors que son esprit lui montrait des images de l'appartement de l'ex flic encore ancré dans son esprit. Ses souvenirs le brûlait à petit feu et il recula de quelques pas, le souffle coupé. Sa respiration hachurée voletait en des arabesques de fumée devant lui, tandis qu'il ne détournait toujours pas le regard. Ses iris, légèrement embué, le piquèrent au bout d'un moment et il cligna des yeux en secouant la tête. Tiré de sa contemplation nostalgique, il fit demi-tour, marchant presque instinctivement jusqu'à l'arrêt de bus. Sa démarche était lente et son regard perdu, si bien qu'il ressemblait à une âme en peine n'ayant plus aucun but. Son cœur pulsait lourdement dans sa cage thoracique lorsqu'il s'assit à l'arrêt de bus. Un soupir franchissait la barrière de ses lèvres et sa tête cogna contre la vitre glacée tandis qu'il s'affalait presque. Une jambe repliée, alors que l'autre traînait au sol, écrasant ses espoirs et sa joie de vivrez. La pluie continuait de tomber et les gouttes éclaboussaient ses chaussures, mais cela, Francis n'y prêtait plus aucune attention. Plus rien n'avait d'importance désormais. Ses lèvres tremblèrent et il retint ces sensations et sentiments au fond de lui, bien qu'ils n'arrêtaient pas de l'écraser.

Un bruissement retentit non loin de lui, et il ne tourna pas la tête tout de suite, bien trop perdu et fatigué pour se résoudre à assouvir sa curiosité. Mais quelque chose le tira de ses pensées et instinctivement, il tourna le visage vers l'individu encapuchonné. En une fraction de seconde, il aperçu un fragment de peau, un éclat au niveau des yeux, et le coin des lèvres. Et c'est tout ce qu'il lui avait fallu pour écarquiller les yeux, son corps se tendant soudainement, alors qu'un vide prit place dans sa cage thoracique. Wade... Son cœur manqua un battement et il se redressa, le torse en avant et le visage tourné vers l'individu qui tournait déjà les talons et filait dans la nuit. Francis resta figé un court instant après cela, les lèvres entrouvertes, et les yeux brillants, pensant avoir rêvé. Ce n'était que le klaxon du bus lui vrillant les tympans qui le ramena à la réalité. Il se releva complètement, dépassant la passante qui attendait également sous l'arrêt de bus et commença à courir comme jamais, suivant la direction que la silhouette avait empruntée. S'il se trompait, eh bien, il en assumerait les conséquences. Mais là, c'était juste trop beau pour passer à côté. Presque trop parfait. Francis allait le revoir, enfin, il allait pouvoir s'excuser et... peut-être lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Le flic parcouru les ruelles à bout de souffle, ses pas claquant contre les pavés mouillés et glissant. Mais il n'en avait rien à faire. Il voulait juste être sûr, qu'il s'agissait bien de lui. Qu'il était toujours vivant, qu'il allait bien. Sa langue était lourde dans sa bouche et sa gorge en feu tant ses poumons le brûlait, mais il n'arrêtait pas de courir derrière lui. WADE ! Sa voix était un peu craquée, mais il devait savoir. Ses espoirs avaient repris vie lorsqu'il avait croisé son regard, et toutes ses barrières avaient flanchés. Elles s'étaient effondrées sous le poids de la réalité et de la véracité de ses sentiments. Il n'avait fallu qu'un instant pour que l'étincelle en veille s'épanche en un brasier éveillé et consume ses peurs et ses doutes. Francis s'arrêta, complètement essoufflé, mais continua d'avancer, prudemment vers la silhouette qui s'était à présent arrêter. Il inspira bruyamment, plissant les paupières alors que la pluie fouettait son visage. Wade ? Ce n'était presque qu'un murmure. Un murmure perdu dans le vent, alors que les pulsations de son cœur se répercutaient en lui en un capharnaüm désordonné. Il n'était plus qu'à quelques centimètres de lui, et n'osait franchir la limite, la frôlant seulement. Il avait tellement envie de plonger sur lui, de le prendre dans ses bras, le dos de Wade contre son torse, et d'enfouir sa tête entre son cou et son épaule. De humer son odeur réconfortante et de toucher sa peau si douce. Mais ce n'était pas possible, et seules ses excuses compteraient ce soir. Même si Wade ne les acceptait pas. Même s'il lui foutait un coup dans la tronche, et qu'il lui crachait à la gueule. Non. Plus rien ne compterait, mais au moins, Francis aurait fait ce qu'il fallait, et il n'aurait plus à se cacher derrière des façades. Je sais que c'est toi... Il souffla doucement. S'il te plaît... Wade, je... Je suis... terriblement désolé... Ses lèvres tremblaient alors que le silence lui répondit et il recula d'un pas, pour lui laisser un peu d'espace. J'ai merdé, j'ai carrément fait n'importe quoi et je t'ai blessé et... Et je m'en veux tellement pour ça. Le blond passa le poids de son corps d'un pied sur l'autre, les mains toujours enfoncées dans les poches. Rien de ce que je dirai ne changera quoique ce soit, mais je voulais que tu le saches. Francis baissa la tête, regardant ses pieds, pinçant les lèvres. Ce n'était pas le but, je n'ai jamais voulu te faire de mal. Je cherchai juste à... Il lâcha un ricanement désespéré, se rendant compte que toute cette histoire n'était qu'un putain de gros bordel qui n'avait plus aucun sens. A me protéger. De ces choses qui se passent quand je suis près de toi... Ses excuses n'avaient même pas de fondements quand il y réfléchissait bien, mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Putain, tout ça c'est n'importe quoi... Je ferai mieux de partir.... Il commença à faire demi-tour et s'arrêta lorsqu'il était dos à Wade. Son visage était relevé vers le ciel et la pluie perlait sur ses pommettes. Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Tu sais quoi ? Je m'excuse. Pour ce que j'ai pu te faire et qui t'a blessé ou déplu. Je m'excuse de ne pas t'avoir dit pour Elie à l'époque et de t'avoir hurlé dessus à l'hôpital. Je m'excuse d'avoir tout rejeté sur toi alors que c'était moi le problème. Je suis désolé de t'avoir caché certaines choses. Je suis désolé. Pour tout. Le blond soupira, fermant les yeux. Il voulait partir, le laisser tranquille, maintenant qu'il avait fait ses excuses. Mais une partie de lui avait désespérément besoin de Wade, de rester avec lui. Le combat intérieur était bien trop difficile, mais ses pieds commencèrent à bouger, lentement, et il se sentait déjà partir alors que son âme s'ancrait à Wade. Il y était enchaîné et la brûlure invisible laissée sur sa peau lui vrillait les entrailles à chaque seconde. A chaque pas qui l'éloignait de lui, alors qu'il avait seulement besoin de sa présence. Son pire cauchemar prenait vie sous ses yeux et il était impuissant face à l'abîme qui se creusait entre eux, le déchirant au passage en un millier de morceaux.


Ayaraven


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MessageSujet: Re: Don't make me feel bad again ! | Freeson   Mar 24 Oct - 23:47


Don't make me feel bad again

Une rencontre dont je me serais bien passée... Je tremble, le moins de mes muscles est tendu, je ne contrôle plus rien à mon corps. Tous mes sens, mes muscles et même mon cerveau me hurlent de fuir, de foutre le camp le plus loin possible, je ne peux pas rester là, je ne peux juste pas. Pourquoi est-ce qu'il est là à deux pas de mon appartement...? Je n'en sais rien, je ne veux pas savoir je crois, je ne veux pas...Je ne sais pas quoi faire en fait, je me contente de fuir, c'est la seule chose sensée que mon cerveau air l'idée de faire, rien d'autre...Mes jambes sont raides, tout mon corps est raide et veut s'éloigner de cet arrêt de bus, de cet appartement, de Francis ! Si mes jambes n'étaient pas si raides et lourdes, je serais parti en courant, mais elles ne pouvait tout simplement pas me faire partir plus vite...Je ne sais pas où aller, je suis presque paniqué et je remonte juste la rue, espérant qu'il ne m'aura pas vu, que j'aurai réussi à me sauver à temps pour qu'il n'ait pas remarqué de qui il s'agissait...

Et soudain j'entends crier mon nom. Je l'entends crier mon nom pour être exact. Je me fige au milieu du trottoir, sous la pluie battante. Mon corps ne me répond plus, il s'arrête tout simplement de bouger. Rien qu'entendre cette voix...Toute ma volonté s'est brisé en l'entendant m'appeler, mon cœur s'est presque arrêté de battre lui aussi, mon souffle s'est bloqué au fond de mes poumons...J'ai l'impression, pendant un bref instant, que si je me retournais et revenais vers lui, tout pourrait être comme avant, que rien de ce qui s'était passé n'avait existé et qu'on allait juste retourner à nos vies d'avant. Mais c'est impossible, ça ne peut pas être vrai, rien ne sera plus jamais comme avant, rien du tout. Il a brisé tout ce que je pouvais avoir d'espoir, de sentiments...Il a tout foutu en l'air, tout simplement. Comment on peut foirer à ce point-là c'est juste...C'était juste un moment horrible. Et là...Il est si proche tout d'un coup, alors que je ne m'y attendais pas...Je ne bouge pas mais tout mon corps tremble alors que je sens sa présence dans mon dos. Et quand sa voix parvient encore une fois à mes oreilles, je n'arrive pas à retenir mes larmes. Ma gorge est serrée comme jamais, je baisse un peu plus la tête. Je ferme les yeux, laissant couler les larmes sur mes joues, le souffle court, les poings serrés dans les poches.

Il parle, il parle...Il s'en veut, il a l'air de regretter ce qui s'est passé, mais ce ne sont que des mots. Il m'a déjà tellement blessé avec ses mots que je ne sais plus ce que je dois croire ou pas. D'ailleurs, je n'ai rien envie de croire. Tout ce qu'il me dit là, ce n'est que du vent. Il continue un peu, alors que je ne dis rien. Qu'est-ce qu'il attend de moi..? Qu'est-ce que je suis censé dire hein...? Je ne sais pas ce qu'il veut, je ne sais pas du tout...Je crois que je préfère qu'il s'en aille. Il le comprend aussi. Et pourtant...A chacun de ses mots, mon cœur se serre un peu plus, ma gorge devient un peu plus sèche...Si il continue, je vais craquer pour de bon. Sa voix me fait tellement de mal, je ressasse tout ce qu'il a pu me dire, de bien ou de mal. Tous ces cris, ces disputes, ces mots méchants, cette violence parfois, même si elle était souvent froide...Je ne sais pas ce qui est pire...Ce qui s'est passé entre nous ou le fait qu'il s'en excuse comme ça. Au fond, ça veut dire qu'il est conscient de toutes les erreurs qu'il a commises et il sait qu'il n'aurait pas dut et...Je ne sais pas, je crois que ça me tue encore plus que le reste. Je suis en colère, je suis triste, je me sens malheureux et j'ai envie de partir et de ne jamais le revoir. Et pourtant...

Je sais qu'il s'en va, je sens bien qu'il est en train de rebrousser chemin et que...c'est peut-être la dernière fois qu'on se sera vu. Nan. Je peux pas m'y résoudre. C'est trop difficile de me dire qu'il pourrait partir pour toujours. " T'en vas pas. " Ce sont les seuls mots que j'arrive à dire, entrecoupés d'un sanglot que je n'arrive pas à contenir. Je me retourne enfin, le visage sombre, ouvrant à nouveau les yeux pour le regarder. Il est si proche et en même temps si loin, comme si on était séparé par des année-lumière. J'ai envie de fondre sur lui, de le prendre dans mes bras, de ne plus le quitter...Ce n'est pas possible. Peut-être que ça ne sera plus jamais possible, pas tant que je serai quelqu'un qu'on recherche et qu'on veut capturer. J'essaie vainement de retenir mes larmes, le regardant toujours. Maintenant qu'on en est là, je ne veux pas qu'il reparte. Mon cœur n'a pas arrêté de rater des battements, j'ai l'impression qu'il va juste exploser dans ma poitrine. Tout ça est surement un rêve, une autre élucubration de mon cerveau...Il me joue sans cesse des tours, me montrant des choses qui n'existent pas. Alors forcément, tout ceci n'a rien de réel, c'est juste...C'est juste n'importe quoi, j'en suis persuadé. Et si c'est juste une nouvelle hallucination de mon cerveau, alors autant ne pas le perdre une nouvelle fois, corriger les choses que je regrette..." Je...J'ai tellement de mal à croire que tu regrettes quoi que ce soit...La dernière fois tu étais...tellement froid...J'ai eu l'impression que tu me haïssais, tout simplement...Et là...J'ai juste peur que tu refasses la même chose, que tu cries encore ou que tu me sorte qu'il n'y a rien du tout entre nous...Parce que...C'est pas vrai... "

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MessageSujet: Re: Don't make me feel bad again ! | Freeson   Mer 25 Oct - 13:51


Don't make me feel bad again
Wade & Francis
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Un murmure, presque une supplique, une demande désespérée et inespérée. Francis se stoppa brusquement, les jambes lourdes, comme si un poids le tirait de plus en plus vers le bas. Il tournoyait dans l'abysse de ses émotions, en pleine tempête et la petite voix de Wade déclencha l'arrêt de ses tourments. Le brouillard dans son esprit et l'orage qui grondait en lui se calmèrent, dispersant les nuages de ses doutes, alors qu'il s'arrêtait d'avancer. Les lèvres entrouvertes, son souffle se perdit dans l'obscurité ambiante, seulement perturbée par la lueur blafarde d'un lampadaire au bout de la rue. Il n'y croyait pas, il n'y croyait plus. Il avait suivi cette silhouette en y accordant tellement d'importance, tant d'espoirs, et là, alors qu'il se retirait après s'être excusé, il pensait n'avoir plus rien à attendre de lui. Et pourtant, c'était bien Wade qui venait de lui murmurer, de le supplier de ne pas s'échapper. La gorge nouée, le blond cligna des yeux, chassant les perles salées qui embuaient ses iris azurés, presque grisés, aux couleurs de la tempête qui l'emportait. Le souffle erratique, il se tourna vers son ancien ami, le regard empli de peine, un éclat d'espoir au creux de ses iris. C'était presque trop beau pour y croire, et il pensait même avoir mal entendu à cause de la tristesse dans sa voix, et d'un sanglot étouffé. Mais quand il posa ses yeux sur sa silhouette avachie, sur son dos courbé, ses épaules affaissées, et qu'il vit sa tête baissée, Francis sut qu'il n'avait pas rêvé. Le blond se mordit l'intérieur des joues, constatant avec amertume à quel point il avait brisé son meilleur ami. Si tant était qu'il pouvait encore le considérer comme tel, après tout ce qui s'était passé. Les disputes, la haine, les répliques cinglantes, les œillades froides. Il baissa légèrement la tête au moment où Wade se tournait, et lorsqu'il plongea son regard sur son visage, il en eut le souffle coupé.

Le vide se répandit de plus en plus autour de son cœur, noyant sa cage thoracique de cette pression vicieuse et perfide. Son organe rata quelques battements en voyant l'air sombre et les yeux embués de son ami. Son souffle se bloqua à même sa gorge, brûlant ses poumons et il baissa les yeux, alourdit par la honte et la peine. Francis mordillait ses lèvres, serrant plus fermement ses poings dans ses poches. La pluie ne cessait de tomber et même s'il était à présent trempé de la tête aux pieds, il n'y avait qu'un seul frisson glacial qui parcourait son être tout entier, et il s'agissait du désarroi provoqué par la vision de Wade. L'image imprimée sur ses paupières, il réprima l'envie furieuse de se coller à lui pour le rassurer, l'enserrer dans ses bras afin de retrouver sa chaleur humaine. Sentir sa peau contre la sienne et ne jamais plus oublier son toucher, ses caresses et ses baisers. Malgré tout ce qu'il avait essayé de repousser, ses sentiments, les sensations au creux de ses entrailles, il n'avait jamais voulu que lui. Et il s'en était rendu compte bien trop tard. A présent, il ne pouvait plus oser espérer le retrouver dans la chaleur de ses draps, comme lors de cette fameuse nuit. Il avait tellement chéri cet instant, mais ses souvenirs étaient si flous. Il ne se rappelait presque plus de rien, si ce n'était que Wade l'avait embrassé, et qu'il avait répondu à ses avances, se contenant depuis bien trop longtemps. Il avait gardé tellement de passion en lui, pour son ami, qu'il avait implosé. Et il n'était pas loin d'exploser à nouveau ce soir, mais pas de la même manière. Jamais plus il ne pourrait le toucher, que ce soit une accolade ou même une simple caresse sur la joue, du bout des doigts. Ce qu'il avait fait était impardonnable. Il avait brisé cet homme sciemment, et réduit en poussière leur amitié de longue date. Il avait balayé de sa vie la souffrance mais aussi l'homme qui illuminait sa vie. Et à présent, il était perdu dans les ténèbres, la tourmente et la détresse. Wade ne pourrait pas, ni ne voudrait le sauver, et le blond ne lui en voulait pas. Il ne pouvait même pas se sauver lui-même.

Le regard de Wade était presque insistant sur lui, et Francis releva doucement le visage vers lui, ancrant ses iris aux siens. Ne pouvant détourner le regard, il resta ainsi à assister à ce spectacle qui lui déchirait le cœur. Une vague glacée glissa sur son échine et le fit frissonner, alors qu'il respirait toujours difficilement. Il n'osait briser ce silence, parce qu'il savait qu'il allait faire éclater cet instant perdu dans le temps, et que plus rien ne serait comme avant. Plus rien n'était comme avant, mais une lueur d'espoir brillait faiblement dans ses yeux et il ne voulait pas étouffer l'étincelle précaire qui luisait doucement au fond de lui. Wade finit par enfin lui parler, et cela était presque beaucoup trop à assimiler d'un coup pour le blond, qui déglutit difficilement, ravalant sa salive. Il passa sa langue sur ses lèvres, presque comme un réflexe et les pinça par la suite, retenant une plainte silencieuse à même sa gorge. Il se doutait bien que Wade n'allait pas le croire, qu'il lui jetterait la pierre en premier, et il ne lui en voulait absolument pas. Il pouvait bien l'attraper par le col et le balancer contre le mur pour le ruer de coups, qu'il accepterait cette décision, succombant à la rage de la personne qui comptait le plus pour lui. Il l'avait amplement mérité et il ne broncherait aucunement. Tout, tant que Wade ne s'en allait pas pour fuir. Tant qu'il ne partirait pas pour toujours. L'idée même lui pinça le cœur, en même temps que son ami lui avoua ses ressentis. Le brun avait cru que Francis le haïssait, et cette pensée brisa le flic qui entrouvrit les lèvres, laissant une plainte s'échapper en imaginant ce que Wade avait pu ressentir lorsqu'il lui avait dit ces mots. Ces derniers mots empreints de rancœur, de haine. Il se sentit terriblement mal pour ce qu'il lui avait infligé lors de leur dernière entrevue. Ce choc de la réalisation percuta son âme de plein fouet et il se redressa d'un coup, le corps tendu comme jamais. Il se retint d'avancer vers lui, pour ne pas l'effrayer et encore moins le faire fuir, mais l'envie de se rapprocher le démangeait et ses jambes tremblaient alors qu'il se contenait. Wade lui confia ses peurs, ses craintes et lui, il ne pouvait qu'encaisser, subir ces mots, sans rien dire. Sans chercher à lui donner tort. Parce que Wade avait raison. Il avait répondu avec tellement de froideur, il avait été déçu, désabusé. Et il avait fait la pire erreur de sa vie. Maintenant qu'il cherchait à se racheter, il se rendit compte que le terrain était glissant, et qu'il risquait de lui faire plus de mal que de bien. Il inspira un bon coup, bloquant sa respiration alors qu'il penchait légèrement la tête de côté, le regardant toujours dans les yeux. Je ne peux pas... Il expira silencieusement et sa voix craqua. Je ne pourrais jamais te haïr...

Le blond se mordit les lèvres, détournant un instant le regard, pour se composer, reprendre contenance face aux larmes qui perlaient dans les yeux de son ami. Il ferma les paupières en mordant sa mâchoire, son cœur pulsant en un écho brisé dans sa cage thoracique, lorsque Wade lui sortit qu'il craignait l'entendre redire qu'il n'y avait rien entre eux. Et que ce n'était pas vrai. Son cœur se serra dans sa poitrine et le blond osa relever le visage vers lui, ses iris voilé par la brume se perdant dans les siens. Ouvrant la bouche, il la referma directement, sortant ses mains de ses poches pour les laisser pendre contre ses flancs. L'instant tangible lui hurlait de faire quelque chose, de bouger ou de parler, mais il n'y arrivait pas. Il se retrouvait bloqué, comme peu de temps auparavant, figé devant le perron de l'immeuble. Affronter ses peurs, se dresser face à ses démons. Il n'avait jamais pensé se trouver face à eux, personnifiés en un seul individu. Lui-même. Et c'était effrayant. Il avait besoin d'une ancre pour s'accrocher, d'un phare en pleine mer déchaînée. Et Wade avait toujours pu lui offrir cela, avant. Maintenant, il ne pouvait que se perdre puisque la lumière de son ami s'était éteinte et qu'il avançait à tâtons dans l'obscurité.

Francis sentit sa jambe bouger, avant même qu'il ne puisse réaliser, et il ne pouvait pas l'arrêter. Il se laissait entraîner, magnétisé par l'appel de son regard suppliant, brillant de larmes. La respiration hachurée, la langue lourde et le cœur battant dangereusement, le blond s'avançait lentement vers lui, instinctivement. Il avait terriblement peur de tout faire exploser à nouveau, de le blesser encore plus, et de s'écorcher au passage. Ce moment était encore plus douloureux que leur dernière dispute. Il voudrait tout faire pour apaiser les souffrances de Wade, panser ses blessures et lui offrir cette chaleur salvatrice, ce baume au cœur. Perdu dans ses iris, il se laissait entraîner vers lui, ne s'arrêtant qu'à quelques pas de lui. N'osant franchir cette limite personnelle, cet espace où Wade pouvait encore respirer sans étouffer. Je suis désolé... Il souffla doucement, ses yeux brumeux empreints de remords alors que ses lèvres tremblaient. Je n'aurais pas dû... Le blond leva délicatement la main, l'amenant lentement vers son ami, mais se stoppa à quelques centimètres, le sentant trembler. Il retint sa respiration, osant enfin combler l'espace le séparant de sa peau. Il avait tellement peur que Wade s'écarte et le rejette comme lui l'avait fait. C'était beaucoup trop dur, trop poignant et pourtant, il tourna le poignet et apposa ses doigts sur sa joue. Retirant les larmes échappées et caressant doucement sa peau qu'il savait si douce. Il n'osait plus respirer, son cœur battant furieusement au creux de sa cage thoracique. Tu avais... Francis écarta sa main, la laissant retomber mollement à ses côtés. Les perles salées de son ami glissant sur sa peau. Tu as raison. Relâchant sa respiration, il souffla quelques longues secondes, un air chagriné imprégnant son visage. Il y a... Il déglutit, se corrigeant. Il y avait bien quelque chose... Un silence. Quelque chose... de plus fort qu'avant. Francis s'étrangla presque, ces sensations beaucoup trop oppressantes. Elles compressaient sa gorge, l'empoignant et la serrant comme un étau. Il étouffait dans son propre corps, sous l'assaut de ses sentiments pour Wade. Mais... Ses poumons le brûlaient, et il ferma les yeux, se mordant les lèvres, secouant la tête, défaitiste. Lorsqu'il rouvrit les paupières, ses iris étaient voilés, ternis et ses lèvres entrouvertes. Je t'ai forcé à partir. Je t'ai laissé, je t'ai abandonné salement... Ses mains tremblaient et un frisson glacé transcenda son corps meurtri. Et ça me tue parce que... Il s'arrêta brusquement, ses mots s'emmêlant dans son esprit confus et embrouillé. Il ne pouvait plus faire machine arrière. Je ressentais quelque chose... Sa voix craqua à même sa gorge, brisant ses mots et son cœur, tandis qu'il ne pouvait se détacher de ses yeux, de lui. Pour toi... et... Il retint un sanglot. Il est trop tard à présent...


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MessageSujet: Re: Don't make me feel bad again ! | Freeson   Mer 25 Oct - 18:58


Don't make me feel bad again

Une rencontre dont je me serais bien passée... Pourquoi j'ai parlé, attiré son attention comme ça alors qu'il aurait simplement pu partir loin. Je n'aurais plus eu à le revoir, juste à endurer son souvenir jour après jour, jusqu'à ce qu'il s'efface. Avec tous les tours que me joue ma mémoire, ça n'aurait surement pas mis très longtemps, les choses s'embrouillent trop. Et je suis persuadé que ce qui se passe en ce moment-même n'est encore qu'une élucubration de mon cerveau malade et taré. La seule question qu'il me reste à élucider est simple : est-ce que ce que je ressens à cet instant est réel ? Ma mémoire fait n'importe quoi alors pourquoi mes sentiments ne feraient pas de même hein...Je sens mon cœur s'emballer, mon souffle s'affoler, j'ai chaud et froid en même temps, je me sens comme un ado en pleine crise d'hormones et qui ne sait plus où donner de la tête. Je ressens quelque chose pour lui, au fond de moi, il y a une voix qui hurle "Dis lui ce que tu ressens !" elle le crie encore et encore. Alors est-ce qu'il s'agit juste de la même merde que mes faux souvenirs ou est-ce que je l'aime vraiment...?

Il a l'air aussi brisé que moi, aussi accablé par tout ce qui se passe. Lui aussi souffre, c'est évident. Même si je doutais de tout ce qu'il vient de dire...Je ne sais pas, il est dans un tel état que j'ai envie de croire tout ce qu'il me dit malgré tout. Surtout quand il me dit qu'il ne pourrait jamais me haïr, j'ai vraiment envie de le croire. Au fond de mon esprit, il y a toujours ce doute insistant, mêlé à ces sentiments forts que je comprends qu'à moitié. Tout se bouscule trop vite dans ma tête pour que je puisse vraiment comprendre quoi que ce soit et ça m'embrouille encore plus ! Je me sens piégé, incapable de fuir, incapable d'agir, je ne peux que le regarder et espérer qu'il ne me brisera pas une fois de plus le cœur. Je crois que je ne le supporterai pas cette fois et que...Ce serait réellement la fin de tout ce qu'il a pu y avoir entre nous. Et ça me terrifie. Le perdre me terrifie et j'ai l'impression que si c'était le cas, je plongerai dans quelque chose de très mauvais...Une spirale destructrice pire que ce qui a pu se passer quand Elie est partie. Le recroiser comme ça, espérer une dernière fois que les choses vont changer...Ouais si ça se passe mal ce soir, je sens que je vais devenir dingue et que je risque de lui faire beaucoup de mal...

Quand il s'avance, j'ai peur de ce qu'il pourrait faire mais aucun de mes muscles ne veut bouger. Je reste là, à le regarder avancer calmement jusqu'à ce qu'il s'arrête à quelques pas. Mon souffle est resté bloqué au fond de ma gorge pendant qu'il avançait, je m'attendais à ce qu'il s'approche encore, à ce qu'il me...Mais non il est resté à quelques pas. Je m'étais fait à l'idée de sentir à nouveau son souffle sur ma peau ou de pouvoir toucher la sienne...Je regrette presque qu'il ne se soit pas approché plus encore, son contact m'aurait fait du bien, je crois...Il s'excuse encore, sa voix me fend l'âme tellement elle est triste. Comme ses yeux. Je les ai jamais vus aussi emprunts d'émotion, c'est horrible. Je me sens défaillir mais je ne peux rien faire, je ne peux pas m'écrouler, je ne peux pas partir...Et voilà qu'il lève sa main vers moi, avec douceur mais l'arrête. Elle est à quelques centimètres, je peux presque sentir la chaleur qu'elle dégage malgré le froid et la pluie qui nous a trempé. Pourquoi commence-t-il ce genre de choses si c'est pour ne pas les finir...? J'ai eu envie de lever la main pour prendre la sienne mais il a posé ses doigts sur ma joue à ce moment-là. Je ressens un tel soulagement au contact de sa peau, fut-ce si léger que le bout de ses doigts. J'ai fermé les yeux un instant, me concentrant sur ce contact éphémère et si attendu...Et déjà terminé...

Ses mots semblent lourds, difficile à prononcer et je comprends pourquoi. Décousus, entrecoupés de silence, parfois prononcés à mi-voix, c'est une épreuve, pour lui comme pour moi. Ils me font mal, ces mots. Enfin pas vraiment. En réalité, ce qui me fait mal, c'est l'idée que cela puisse être terminé. Que cette époque, ces sentiments, tout ça soit derrière nous. Je refuse cette idée, je refuse cette réalité. Je rejette votre réalité et la remplace par la mienne, celle qui se trouve au creux de mon esprit malade. Et je la préfère largement à toutes les autres qu'on pourrait me proposer. Sa voix se brise complètement quand il me dit qu'il ressentait quelque chose et que...C'est trop tard. Mais non, hors de question que ça le soit. Je le regarde toujours dans les yeux, ces yeux clairs qui m'ont tant de fois fait souffrir par leur froideur. J'ai le souffle court et le cœur qui palpite à un point incroyable, je sais ce que je dois faire mais je ne sais pas comment il va réagir...

Je lève mes deux mains vers lui et enserre son visage doucement avant de me coller contre lui et de l'embrasser avec passion. Des larmes coulent malgré mes yeux fermés, imprégnant mes joues déjà trempées par la pluie. Je n'ai pas envie de décoller mes lèvres des siennes, j'ai rêvé de cet instant tant de fois que je ne veux pas qu'il cesse trop tôt. Je le prolonge autant que je peux, ce baiser, il me fait tant de bien. Et pourtant je dois bien finir par rompre ce contact. Lâchant ses lèvres, je pose mon front sur le sien, les yeux toujours clos. " Trop tard, ça n'existe pas. Pas chez moi, j'en veux plus du trop tard. Je veux plus avoir à refouler mes sentiments. " Je me tais un instant, ouvrant les yeux pour les plonger dans les siens. " Je t'aime. "          

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MessageSujet: Re: Don't make me feel bad again ! | Freeson   Jeu 26 Oct - 14:51


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Wade avait fermé ses yeux, le temps de cette caresse sur ses joues, et Francis avait senti sa gorge s'enserrer plus fortement. Il avait ravalé sa salive difficilement, ses iris perdus dans ce spectacle inespéré, beaucoup trop beau pour que tout ceci ne soit vrai. Il s'était presque brûlé, à toucher cette peau tant désirée, son cœur s'était enflammé au creux de sa cage thoracique et ses entrailles se laissaient dévorer par le brasier ardent qui crépitait en lui. Et puis, le vent glacé avait tout ravagé, tandis que sa main glissait lentement de sa joue pour frôler ses propres flancs. La pluie qui tombait sur lui et collait ses vêtements à sa peau le faisait frissonner, la perte de cette chaleur si salvatrice lui manquant déjà terriblement. C'était un véritable supplice, de se tenir face à lui, de pouvoir le sentir tout proche, au point que son souffle caressait sa peau, et de ne pas succomber à ses envies. Le blond se mordait les lèvres, retenant ses pulsions furieuses. S'il s'écoutait, il fonderait sur lui, capturant ses lèvres dans un baiser des plus fiévreux, et collerait tout son corps contre le sien. Il caresserait ses joues, sa peau et agripperait ses cheveux en gémissant dans sa bouche alors que les mains de Wade glisserait sur lui. Ces contacts fugaces et si désirés se jouaient en boucle dans son esprit, et pourtant, il ne pouvait même pas franchir la limite. C'était peine perdue.

Tel un coup du destin, comme si Wade avait entendu son esprit, écouté ses états-d'âme, le brun avait pris le visage du blond entre ses doigts, la pulpe caressant doucement sa peau rugueuse. Francis suivit les iris de son ami, de son regard brillant et empreint d'une lueur nouvelle. Il en avait le souffle coupé, son cœur ratant plusieurs battements, alors qu'une vague de chaleur déferla en ses entrailles. Le corps de son ami se colla à lui, et cela envoya plusieurs décharges électriques glisser le long de son échine. Le blond frissonna en voyant le visage du brun s'approcher, bien trop dangereusement, et pourtant, une partie de lui voulait déjà combler cette distance. Il n'en n'avait pas eu besoin. Wade captura ses lèvres, enserrant son visage entre ses doigts, alors que Francis étouffait un gémissement, agrippant la veste de son ami du bout des doigts. Il s'ancrait à lui, alors que le temps défilait autour d'eux sans qu'il n'y prêtait la moindre attention. Le flic ferma les yeux, le contact des lèvres de Wade contre les siennes, si douces, et si rugueuses en même temps. Il l'embrassait une nouvelle fois, alors que Francis n'avait jamais osé faire le premier pas. Son cœur allait exploser devant la beauté du geste, et la signification que cela portait. Il l'embrassa en retour, se collant à lui comme il le pouvait. Ses gestes étaient brusques, hachurés, et sa respiration brisée, tant il savourait le goût et la fragrance de sa peau. Sa langue vint titiller ses lèvres et il gémissait doucement contre lui, son souffle caressant son palais. L'instant était des plus parfait et Francis se perdait corps et âme, ne voulant plus jamais qu'il s'arrête. Quitte à étouffer, quitte à sombrer, il ne voulait pas se détacher de lui. Pas après toutes ces merdes qui leur étaient arrivés. Rien ni personne ne pouvait leur voler ce moment.

Son sang pulsait à ses tempes et ses oreilles bourdonnaient. Il n'entendait plus rien du monde extérieur, seul Wade comptait à présent. Son corps contre le sien, sa bouche contre la sienne, ses mains sur ses joues. Juste lui. Et rien que lui. Il en profita le plus possible, peu sûr de vouloir affronter ce qui viendrait après. Il ne voulait pas que cela soit leur dernier baiser. Il ne voulait pas que cela soit un geste d'adieu. Il ne voulait pas que cela soit la fin. Et pourtant, les lèvres de Wade quittèrent les siennes, et cela lui arracha une plainte silencieuse. Le blond n'osait pas ouvrir les yeux, lorsqu'il sentit le front de son ami se poser sur le sien. Un fin sourire étira ses lèvres et il serrait ses poings plus fermement, le tissu crissant entre ses doigts. L'instant tangible enserrait son cœur et il palpitait plus faiblement, sourdement, comme silencieux. Il profita de ce simple contact, appréhendant déjà la suite. Il aurait bien voulu recommencer, encore et encore, pour ne pas perdre une miette de ce moment avec lui. Il aurait voulu profiter de ce temps à ses côtés, maintenant qu'il venait de l'embrasser. Ils ne pouvaient pas se séparer comme ça, pas après cet échange, ce baiser fougueux. Les lèvres du blond tremblèrent, et il rouvrit les yeux lorsque la voix de Wade s'éleva, caressant ses tympans. Ses iris empreints de tendresse se posèrent sur son visage, seulement voilés par la crainte de le perdre une nouvelle fois. Il avait peur de ce qu'il pouvait bien lui dire. Mais il devait encaisser, quoiqu'il en coûte.

Les mots de son ami faisaient palpiter son cœur plus fortement, et il avait l'impression que l'organe pouvait exploser à n'importe quel moment tant il pulsait dans sa cage thoracique. L'espoir flambait en ses entrailles, vrillant son âme perdue pour lui. Wade ne voulait plus refouler ses sentiments et cela fit manquer un battement dans sa poitrine. Un vide enserrait doucement ses poumons ainsi que son cœur, et il cligna des yeux, plongeant dans ceux de son ami qui venait de les ouvrir. Il contempla son regard qu'il aimait, admirant la palette de couleurs qui décoraient ses iris, voilé par quelques perles salées. Il était tellement beau, tellement parfait en cet instant, que le cœur de Francis se serra dans sa poitrine, au simple souvenir de tout le mal qu'il lui avait fait. C'était un vrai connard quand il s'y mettait et il n'avait pas du tout été tendre avec lui. Il s'en voulait terriblement pour cela, d'avoir rendu son regard si triste, de l'avoir rendu malheureux et de le voir pleurer par sa faute. Parce qu'en se plongeant dans ses yeux, il se rendit compte qu'il n'avait jamais voulu que le voir heureux. De voir son sourire illuminer son visage aux traits parfaits, de voir ses yeux rieurs contempler le monde et la personne pour qui son cœur battrait. Même si ce n'était pas lui. L'idée lui fit mal mais il ne voulait plus s'interposer entre Wade et sa vie, entre lui et son bonheur. Il allait prendre la décision la plus difficile de toute sa vie, lorsque Wade chuchota, sa voix si faible comme un murmure, son souffle contre ses lèvres. ''Je t'aime''.

Le temps se figea complètement et le corps du blond se tendit instantanément. Son regard se bloqua dans le sien, et sa respiration également, à même sa gorge au point de lui brûler les poumons. Il ne pouvait plus bouger, son âme fondant sur place alors que son esprit assimilait la nouvelle. Comment était-ce seulement possible. Pourquoi ? Qu'avait-il fait pour que la meilleure chose qui lui soit arrivé lui dise ces mots ? Il n'y croyait pas, trop soufflé par la confession. Son cœur implosa, un millier de morceaux s'éparpillant tels des tessons au creux de sa poitrine. Il ne savait combien de temps il resta ainsi, à juste se perdre dans son regard, à se perdre dans le temps. Il ne voulait pas effrayer son ami en restant silencieux, mais il n'arrivait pas à réaliser. C'était bien trop pour lui, mais il savait pourtant qu'il n'y avait qu'une seule chose à faire. Francis lâcha un soupir, expirant brusquement en reprenant sa respiration. Il cligna des paupières, penchant son visage vers l'homme qui l'enlaçait. Relâchant sa veste, le blond releva ses bras et enserra le brun tout contre lui, agrippant son dos, ses ongles déchirant presque le tissu. Ses lèvres s'écrasèrent contre la bouche de Wade, alors qu'il fermait les yeux et le poussait contre le mur le plus proche. Ses mains passèrent sous la capuche du brun et agrippèrent ses cheveux, leur donnant un air plus désordonné. Son corps se colla au sien, tandis qu'il glissait une jambe entre celles de son ami pour être au plus près de lui. Il ne rompit jamais le contact, l'embrassant à en perdre haleine, sa langue titillant ses lèvres, son souffle caressant sa peau. Il avait droit à une seconde chance, et il allait la saisir. Francis se perdait corps et âme dans l'échange, soupirant d'aise, gémissant doucement en sentant les bras de son ami se resserrer sur lui. Ses vêtements mouillés collaient à sa peau, mais il s'en fichait. Seul le contact de Wade contre lui était important, et ses baisers sur ses lèvres. La vague de sentiment l'emportait loin dans ses propres ressentis et il se sentait si bien en cet instant qu'il ne voulait plus se détacher. Mais quelque chose lui brûlait les lèvres, et le transcendait, alors il appuya une dernière fois sur ses lèvres avant de se reculer quelque peu. Rouvrant les yeux, sa respiration saccadée s'écrasa contre son visage et il ancra ses iris à ceux de Wade. Ses bras glissèrent autour de son cou et il huma la légère fragrance musquée de son ami. Passant rapidement sa langue sur ses lèvres, sa voix trembla légèrement, avant qu'il ne cligne des yeux et reprenne contenance, déversant tous ses sentiments dans ces quelques mots. Putain Wade. Moi aussi. Il souffla doucement. Depuis si longtemps et je n'osais rien faire. Il se mordit les lèvres. Ça me rendait dingue. Tu me rends dingue. Il pencha légèrement la tête sur le côté, le regard empli d'émotions tendres, de sensations passionnées et de larmes de joie. Je t'aime tellement bordel.


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MessageSujet: Re: Don't make me feel bad again ! | Freeson   Jeu 26 Oct - 18:04


Don't make me feel bad again

Une rencontre dont je me serais bien passée... La douceur et le gout de ses lèvres m'ont tellement manqué ! Je m'en rendais pas compte avant de les retrouver, de pouvoir encore une fois les goûter...Mais il est tout ce qui me manquait, tout simplement. Tous ces secrets, tous ces faux-semblants, ça nous a fait perdre un temps précieux, ça nous a éloignés. Et maintenant que je ne peux plus faire ce que je veux, que je suis recherché, je me rends compte à quel point toutes nos histoires étaient stupides...J'aurais du tout lui dire tout de suite, tout ce que j'avais sur le cœur, dès que je pouvais, dès que j'ai ressenti ça tout au fond de mes tripes. Maintenant c'est fait, maintenant je lui ai avoué ce que je ressentais. Et j'ai peur maintenant. Peur qu'il me brise une nouvelle fois. Il peut me faire sombrer au fond du malheur le plus profond si il me repousse une nouvelle fois. Et j'en ai tellement peur ! Il est si lunatique parfois...

Non, il ne le fera pas. J'entends son soupire et je vois ses yeux cligner, comme si il se réveillait et sortait d'un songe. Lui et moi venons de nous réveiller et de sortir d'un cauchemar qu'on ressassait en boucle, qui nous hantait sans arrêt. Cette spirale de destruction mutuelle est bel et bien finie, je l'espère de tout cœur. Quand je sens ses bras m'enserrer, je sais que c'est le cas, je sais qu'il partage ce que je viens de dire et que...qu'aussi compliquée soit ma situation, notre relation va arrêter de jouer aux montagnes russes pour qu'on puisse dire qu'on est ensemble. Son baiser me coupe le souffle, littéralement, et je lui rends avec autant de fougue que lui. Je recule, pas à pas, alors que je sens qu'il me pousse fermement, jusqu'à avoir dans mon dos un mur froid et humide. Mais peu importe la froideur du mur ou de la pluie qui m'a totalement trempé, sa chaleur à lui me suffit, là tout contre moi. Son corps contre le mien, c'est rassurant, à tel point que j'oublie tous les autres soucis qui peuvent m'agiter, je ne pense plus qu'à la pression qu'il exerce sur moi là tout de suite. Mes bras passent autour de lui, pour le garder au plus près, qu'il ne s'échappe pas comme à chaque fois. Je ne veux plus jamais avoir à lâcher ses lèvres, même si je dois mourir asphyxié pour ça !

Quand il s'écarte, j'essaie de le garder près de moi, avançant la tête pour ne pas perdre le contact si plaisant avec ses lèvres. Je n'ai pas le choix, je dois le laisser s'en aller, même si je me retrouve seul dans ce froid glacial à n'attendre que de retrouver cette proximité réconfortante. J'aurais pu lui sauter dessus pour avoir à nouveau ça mais je vois qu'il essaie de dire quelque chose. Il se passe la langue sur les lèvres, c'est amusant, j'avais oublié qu'il le faisait si souvent. Sa voix tremble délicieusement et je savoure chaque mot qu'il prononce, je les ai tant attendus ! Je vois tout ce que j'ai toujours souhaité voir au fond de ses yeux, des sentiments sincères, une véritable joie, très loin de la froideur que j'ai pu y voir par le passé. Oh oui je l'aime, aucun doute là-dessus, il n'y aura jamais aucun doute là-dessus. Et maintenant je sais que lui aussi. Mon cœur devient dingue, il tambourine encore et encore, il va bientôt jaillir de ma poitrine si ça continue. Je sais qu'il n'y a qu'une seule chose qui pourra l'apaiser : le contact de celui qui le fait tant s'emballer.

Je replonge vers lui, mes lèvres toujours aussi avides des siennes. Mes mains attrapent son col et l'attirent à moi, avant de passer sur sa nuque. Je colle mes lèvres aux siennes et force le passage avec ma langue, avec la même fougue. Un feu brûle au creux de mes reins et j'ai besoin de le laisser s'échapper...Je lâche sa bouche et ricane doucement. La situation est incroyable, tellement qu'elle me fait rire. Je suis heureux, je souris largement en plus de rire gentiment. " On est trempé, en plein milieu de la nuit dans une ruelle et il commence à faire sacrément froid. Même si je pourrais parfaitement continuer à t'embrasser toute la nuit sous cette pluie, on devrait se mettre à l'abri, tu vas chopper la crève. " Je dépose encore un baiser du bout des lèvres, souriant toujours.          

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MessageSujet: Re: Don't make me feel bad again ! | Freeson   Mer 1 Nov - 16:12


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♠ ♣ Send out the signal and I'll fly low. If it means the death of me, I won't let go. And if I'm lost in the worlds shadows, I'll use the light that comes to me from your halo. ♥ ♦

La déclaration pesait lourdement sur son cœur, l'empoignant et l'enserrant si fortement qu'il croyait vouloir exploser. La tension s'épanchait en sa poitrine, alors même qu'il brûlait de toute part, sa langue déliée, sa gorge en feu, ses entrailles en proie au brasier ardent qui le consumait. Le bout de ses doigts picotait alors qu'il voulait à nouveau agripper Wade, le serrer contre lui et toucher sa peau. Goûter à ses lèvres une nouvelle fois et caresser ses joues. Une vague de frissons le parcouru alors qu'il plongeait son regard dans celui de son ami, soudainement au bord de la précarité. L'instant tangible était lourd de sentiments enfin avoués, de sensations depuis longtemps éprouvées, et de l'incertitude de leur avenir. Dans le regard brillant de son ami, Francis pouvait voir que le futur ne l'effrayait pas. Du moins, leur futur à tous les deux, ensemble. Le blond souffla silencieusement, rassuré par ces mots qu'il pouvait lire dans les yeux de Wade. Sa présence était sa seule source de réconfort. Ses iris pétillants le couvrant entièrement le faisaient fondre et il se retenait de se jeter sur lui à nouveau, tant il voulait simplement apprécier le moment. Juste lui, avec tout cet amour émanant de ses yeux, de ses gestes, de sa posture. Juste Wade. Juste l'homme de sa vie. Francis se mordillait alors les lèvres, le regard pétillant, tandis qu'il lançait de douces œillades à celui qu'il aimait. C'était trop beau pour être vrai. Et pourtant, c'était bien la réalité.

Un petit sourire étirait ses lèvres lorsqu'il sentit Wade se rapprocher de lui, replonger sur sa bouche pour la capturer en un baiser fougueux. Le blond ferma les yeux, enroulant ses bras autour de lui, agrippant le tissu de sa veste entre ses doigts, alors que les mains de son ami attrapaient sa nuque. Cette pression brusque fit gémir doucement Francis contre les lèvres de Wade, alors qu'ils approfondissaient tout deux le baiser. La langue de son ami caressait sa bouche avant de venir enlacer la sienne. Le blond la faisait rouler, danser avec celle de son partenaire, penchant légèrement la tête sur le côté pour avoir un meilleur accès. C'était si savoureux, si bon, après tant de temps passés à se détester, à se haïr, à se balancer les pires répliques à la tronche. Il pouvait enfin se poser et laisser libre court à ses propres sentiments. La sensation était si délicieuse, salvatrice et c'était un pur bonheur d'enfin laisser ses barrières s'effondrer, pour pouvoir mieux respirer. Oublier les contraintes et les chaînes qu'il avait érigées lui-même. Il se retenait lui-même, à l'intérieur de son propre corps, sujet à ses démons qui assiégeaient son esprit détraqué. Maintenant qu'ils étaient silencieux, que les chaînes étaient brisées, Francis pouvait enfin vivre l'instant présent sans se soucier des répercussions. Et les lèvres de Wade contre les siennes était tout ce qui importait en ce moment. Sa peau contre la sienne, chaude et douce, lui avait terriblement manqué. Cette nuit entre eux avait tout changé, en mal, mais celle-ci changerait tout en mieux. Tant qu'il restait à ses côtés, qu'il pouvait partager son cœur avec lui sans risquer de le briser, de l'écorcher comme le faisaient ses dents contre ses lèvres. C'était le plus important, et le reste ne compterait plus.

Wade s'éloignait cependant de lui, rompant le contact, brisant la bulle de chaleur qui les couvraient depuis un moment. Il se mit à ricaner et cela amusa le blond, qui rouvrit les yeux, heureux, et il manqua de rire avec lui. Un sourire étira cependant ses lèvres lorsque son ami ouvrit la bouche et lui proposa de rentrer. Avec lui. Il ne l'avait pas demandé comme ça, mais Francis l'avait entendu de la sorte, et cela lui réchauffa le cœur. Un baume apaisant couvrait déjà le vide au creux de sa poitrine, y apportant une douce chaleur. Lâchant un petit rire, le regard toujours brillant et empreint d'affection, le blond l'embrassa une dernière fois. Une légère pression contre ses lèvres, alors qu'il murmurait, en s'éloignant de sa bouche. Quel beau programme. Francis recula alors de plusieurs pas, avant de tendre la main à Wade, et d'apposer ses doigts contre sa paume pour l'entraîner avec lui. Il ne pouvait s'empêcher d'appuyer plus fermement, ne voulant absolument pas le lâcher. Pour rien au monde. Tandis qu'ils avançaient vers l'appartement de Wade, le blond laissait son regard glisser sur lui, sans se départir de ce sourire éclatant. Ils faisaient le moins de bruit possible en arrivant devant le perron, afin de ne pas réveiller les voisins ou pour ne pas se faire surprendre. Après tout, Wade était quand même vivant, mais toujours recherché, et ils devaient faire attention. Retenant sa respiration, le blond enserrait plus fortement la main de son ami alors qu'il déverrouillait sa porte.

Ils se poussèrent discrètement à l'intérieur, et lorsque la porte fut refermée, le blond tira sur la main de Wade pour l'attirer vers lui. Prenant son visage en coupe, il embrassa à nouveau ses lèvres craquelées, durcies par le froid. Ses vêtements trempés collaient toujours à sa peau, et il se sentait de plus en plus à l’étroit, poisseux à cause de la pluie. Se détachant doucement de son ami, le blond lui lança un clin d’œil avant de montrer la direction de la salle de bain d'un mouvement fluide du menton. Je sais pas toi, mais une douche bien chaude me ferait pas de mal. Sa voix était teintée de flirt, de charme, alors qu'il se surprenait à draguer Wade sans retenue. Le sous-entendu y était également, et le brun sembla le comprendre, ce qui amusa le plus jeune. Francis commença à retirer sa veste, et ses chaussures avec des gestes hachurés, tremblant à cause du froid. Son pull collait toujours à sa peau mais il s'en fichait. Il regardait son ami avec envie et captura une nouvelle fois ses lèvres, qui lui redonnèrent goût à la chaleur. La peau de Wade contre la sienne ravivait la flamme, l'incendie qui brûlait en ses entrailles, alors qu'il l'amenait avec lui vers la salle de bain. Toujours collé à lui, sans jamais quitter ses lèvres, il l'aida à se déshabiller, débouclant sa ceinture, passant ses doigts sous son haut pour le lui retirer. Bien vite, lui-même se retrouva presque dans le même état, le seul tissu le recouvrant encore étant son boxer. Ses doigts parcouraient les moindres parcelles dénudées de sa peau, de ce corps qu'il aimait tant. Un courant électrique le transcendant à chaque secondes qui passaient. Soufflant contre ses lèvres, il rompit le baiser et Wade en profita pour faire couler l'eau rapidement. Francis embrassa son cou, déposant une myriade de baisers sur la chair sensible alors qu'ils s'entraînaient tout deux sous le jet. Leurs corps épousaient parfaitement les formes de l'autre alors que la température grimpait, et que le cœur du blond se réchauffait de l'amour qu'ils se portaient.



Ayaraven


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