Itsy Bitsy Tiny Spider {Gwen&Ben}


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Benjamin Reilly
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MessageSujet: Itsy Bitsy Tiny Spider {Gwen&Ben}   Ven 10 Aoû - 23:00



Itsy Bitsy Tiny Spider

 
Gwen Stacy  ϟ  Ben Reilly

Qu’on se le dise. Je déteste par-dessus tout m’ennuyer. J’ai besoin de faire quelque chose. Quand je répare une arme ou que je travaille au cinéma, je n’ai en général que rarement le temps de m’ennuyer. Je me concentre sur mon travail pour le faire proprement et je n’ai pas le loisir de partir dans des réflexions philosophiques sur la vie, la mort, l’univers et tout le reste. Et surtout, sur la direction qu’est actuellement en train de prendre ma vie. Je me retrouve seul à la maison et je tourne en rond, comme une andouille. Alex est du genre à faire le ménage quand il s’ennuie. Et je crois que je vais vraiment attendre de toucher le fond du non-amusement pour songer seulement à le faire.  Je devrais, car j’ai ce genre de pensées négatives et angoissantes qui commencent à m’envahir quand je tourne en rond. Exactement ce dont j’avais besoin.

Je sens planer cette épée de Damoclès que Leigh a mise au-dessus de ma tête. Et plus que jamais, je regrette cette idée stupide que j’ai eu de m’engager à Hydra. Au moindre faux pas de ma part, la fureur de l’une des têtes va s’abattre sur mon frère et mes proches. Et je ne sais pas comment les protéger de tout ça autrement qu’en restant bien sagement à l’organisation. Le temps passe et je sens que je suis à court d’option. Coincé dans une situation qui ne va pas aller s’en s’arrangeant. Je pourrais presque me remettre à fumer tellement je suis en train de me ronger les ongles. Mais je décide d’être raisonnable. Faire un tour à l’extérieur me changera les idées.  Je pense en premier lieu à aller rendre visite à Anna mais dans ma situation…Ce n’est pas une bonne idée. Si on me surprend en train d’aller voir celle qui a espionné l’organisation pendant des mois, je risque de m’attirer davantage de problèmes. Plus que je n’en ai actuellement. Je pourrais aller voir Alex aussi mais il va piger que quelque chose ne va pas et je ne peux pas lui en parler. Quant à Paige… Elle doit travailler aussi. Donc, autre chose à faire que de me voir trainer comme une âme en peine. Pourtant, nonchalamment, je prends mes clés de voiture et je sors de la maison. Je ne suis pas obligé de parler, de tout façon. Je vais juste passer en coup de vent et puis je trouverais bien une occupation en ville. Tout est préférable que de rester ici à tourner en rond.

Rien de m’éloigner de la maison me fait me sentir un peu mieux, probablement parce que je suis concentré sur la route et sur la maitrise de cette voiture d’occasion que j’ai achetée pour remplacer l’ancienne.  Rouler jusqu’au centre-ville d’Emman, c’est le plan. Je prendrais de quoi grignoter parce que Paige aime bien, je passe quelques minutes avec elle et je me casse avant qu’elle ne capte qu’un truc ne tourne pas rond chez moi. Parfois, j’aimerais bien ne pas être aussi expressif. Il y a des gens qui arrivent à garder une expression impassible même quand ils viennent de se faire arracher un bras. Pour ma part, les émotions se lisent littéralement sur mon visage. Va falloir que je travaille dessus, parce que ça aussi, ça peut me sauver la vie un de ces jours.

Une bonne demi-heure plus tard, je suis devant le bâtiment qui héberge Drew & Moon Investigations.  Je me dirige tout naturellement vers le premier étage, habitué que je suis à aller rendre visite à Paige pendant ses heures de travail. Je traine tellement dans le coin que ses deux patronnes ne songent même pas à me mettre dehors. Pas Cindy, du moins. Pour Jessica, vu que je ne lui parle presque jamais, je ne sais pas. Je ne compte pas m’attarder plus que ça, de toute manière. J’ai juste envie de parler un peu avec Paige pour me changer les idées avant de partir faire un tour. Et c’est quand je pousse la porte que je regrette de ne pas avoir téléphoné à Paige. Avec tout ça, j’ai oublié quel jour on était. Et c’est l’un des jours où Paige ne travaille pas au cabinet. Inutile de préciser combien je me sens stupide face à ce bureau vide. Et je me retrouve avec le café et les trucs à grignoter dans les mains. Je me fatigue, des fois. Je soupire contre moi-même en levant les yeux au ciel et en m’apprêtant à faire demi-tour. Décidément, je fais tout de travers en ce moment. Seulement, j’ai un peu l’air idiot avec deux cafés alors que je suis tout seul. Peut-être que je devrais en laisser un à Cindy. Salut, je fais que passer pour voir Paige mais elle est pas là et j’ai un café en trop, tu le veux ? Et me voilà bêtement en train de me demander ce que je devrais en faire, en plein milieu du hall d’entrée. Typiquement moi.



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Gwen Stacy
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MessageSujet: Re: Itsy Bitsy Tiny Spider {Gwen&Ben}   Jeu 16 Aoû - 12:11

Itsy Bitsy Tiny Spider | SpiderScarlet
Mon pas est pressé alors que je quitte les transports en commun de Genosha. J’aurais pu prendre ma voiture, mais le fait d’avoir quelque peu perdu la trace de mes clés dans mon appartement a eu raison de moi. Du coup, me voilà à grincer des dents alors que je me fais bousculer sans grands scrupules par les habitués des bus de l’île. Je voulais m’asseoir et profiter du défilement du paysage grisâtre des rues empruntées par le chauffeur, mais les regards mécontents des personnes âgées qui m’ont pointé des illustrations reliées à certains sièges m’ont convaincu de rester debout. Ce qui fait que j’ai légèrement des fourmis dans les pattes alors que je savoure ma descente du car un peu plus que nécessaire. Le transport démarre aussitôt, mais je me retourne prestement pour dévisager les gens appuyés contre les vitres de l’engin. Du bout des doigts, je mime un regard assassin alors que j’affronte un vieil homme aigri qui secoue la tête à ma vue. Ok mon coco. T’as eu ton fauteuil, mais moi je n’ai pas encore besoin de canne pour marcher. Pas besoin de me faire de leçon alors que le plus amer de nous deux, c’est toi. Je souffle et me détourne en même temps que le bus quitte mon champ de vision. J’ai beau faire la demoiselle outrée, ce n’est pas cette palpitante aventure du jour qui va beaucoup m’aider aujourd’hui.

De l’aide, oui, j’en ai bien besoin. Depuis que j’ai quitté l’hôpital de Genosha, les rouages de mon cerveau tournent à toute allure et ne me laisse aucun répit. Je n’arrête pas de penser et repenser à ce que j’ai vu, à ce que j’ai vécu. Dans cette sorte de… dimension parallèle ou je ne sais quoi. Je ne suis pourtant pas une grande fan de X-Files, mais depuis que j’ai quitté cette réalité dans laquelle j’ai été traînée, je suis en quête de réponses. Et quoi de mieux, pour ce faire, que de se rendre dans un des plus grands cabinets de détectives de la ville, uhm ? Rien, je vous l’accorde. En même temps, mes ressources sont légèrement limitées. Et si je n’ai jamais officié dans un film de James Bond, c’est certainement parce que je manque de contacts ou d’expertise en la matière. Le SHIELD ne cherchant pas vraiment à nous renseigner sur ce qu’on a vécu il y a quelques petits mois de ça, il est temps que j’obtienne des informations autrement. Et ça passe par le harcèlement de mes amies du coin. Après tout, ce n’est pas comme si Cindy et Jessica en avaient parfois marre de me voir. Surtout Cindy. Mais une journée ne peut être bonne si je ne vais pas l’embêter au moins une fois en 24 heures. Elle me rend bien mes provocations, de toute manière.

Je frissonne légèrement malgré le soleil ambiant, et j’aperçois très vite la devanture du cabinet des filles. Je fronce les sourcils alors que je me demande brièvement si Paige est dans le coin. Depuis qu’on a fait connaissance d’une façon quelque peu brutale, je dois avouer que j’apprécie beaucoup passer du temps avec elle. Non seulement ça me donne une excuse pour passer des heures au cabinet sans me faire jeter dehors par les patronnes, mais en plus, cela me permet de mieux connaitre la blonde. Nous partageons sensiblement les mêmes idées, nous faisons partie de la même équipe dans les manifestations et n’avons pas peur de faire parler nos poings quand il faut. Forcément, il y a quelque chose chez Paige qui fait tinter une corde en moi. Il y a ça, et le fait qu’elle aussi, elle a éprouvé une expérience qu’on pourrait décrire de traumatisante il y a quelques semaines. Ou au moins de vachement perturbante. Je ne suis pas traumatisée après tout. Mes côtes s’en sont remis, je peux refaire des moulinets avec mon poignet et respirer normalement. A part des fines cicatrices, je n’ai pas vraiment de grosses séquelles de l’évènement. Nooon, du tout. J’ai juste un cerveau en feu qui part en couilles à chaque fois que je me laisse submerger par mes pensées, et des flashs d’une vie imagée de toutes pièces me voilent parfois le regard. Mais à part ces légers détails, tout va bien. Franchement, je vous assure, je pète la forme. C’est absolument pour ça que je fonce à Drew & Moon Investigations.

Je n’ai même pas pris la peine de ramener des viennoiseries à la française. Je risque certainement de bombarder de questions mes amies, notamment Paige, puisque cela fait un petit moment qu’on ne s’est pas vu. On a du se croiser à l’hôpital, mais depuis, j’étais bien trop occupée à remettre de l’ordre dans ma tête pour venir embêter mes proches aussi régulièrement qu’avant. Je soupire, la tête baissée. Voilà que je me perds à nouveau dans mes pensées. J’ouvre la porte d’une main distraite, mes mouvements résultant d’un automatisme alors que je fais quelque pas dans le hall d’entrée du cabinet. Et avant que je n’ai eu le temps de m’imaginer ce que donnerait une personne en tenue d’araignée, je me mets à arrondir mes lèvres dans un « oh » de surprise tandis que mon corps rencontre un obstacle imprévu sur son passage. « Oooyoyoyoyoooo ». De la chaleur se répand un peu trop fortement sur ma poitrine, mon chemisier trempé soudainement par un liquide non désiré. Je tourne dans tous les sens en sautillant comme une puce, surprise par le café qui inonde mes narines et mon buste, par le même fait. « Aaaah, c’est chochochochochochauuuud. » Le geste parfait, et réfléchi, aurait été de me débarrasser de mon haut. Après tout, j’ai un t-shirt sous la chemise. Mais non. Il faut croire que je ne suis pas blonde pour rien alors que j’accroche mon regard à celui qui tient encore des gobelets en mains et que je croise brusquement mes bras contre ma poitrine. Comme si j’étais à poil devant lui tiens. Ce serait sûrement plus gênant. Quoi que. Peut-être pas, vu comment j’ai bougé de partout juste pour une moitié de café renversée sur moi. Bref, je m’égare. «J’avais pourtant spécifié que je ne prenais que du café viennois ! » Je...euh...oui, je viens de dire ça. Ridicule, oui je sais. Et vous voulez que je dise quoi d’autre en même temps ? « Hey, charmant jeune homme qui vient de me balancer du café dessus. As-tu choisi les bons arômes ? Tout ne passe pas avec mon parfum, tu sais. Et désolée si j’ai renversé du café sur toi aussi, ce n’était pas voulu. Je repars maintenant. Mon 06 est quelque part dans le répertoire de Paige. Allez, salut ! » Oui, j’ai vraiment pensé à déblatérer ça. Mais non, ma langue m’en a quelque peu empêché. Maline celle-là. « Oh bon sang, je ne vous avais pas vu, je suis désolée. Vous allez bien ? Vous n’êtes pas brûlé au troisième degré rassurez-moi ? » Non parce qu’on sait jamais quand même. Un café c’est vachement fourbe, je trouve. Je pointe d’un doigt qui se décoince de mes bras crispés sur mon corps les gobelets fumants, et je grimace. « Sinooon… il était pour quelqu’un ce café ? Vous pourrez lui dire qu’il était délicieux. » Uhu. Tu gères Gwen. « Sans déconner. Ma poitrine a vraiment apprécié. » OH MON DIEU TU NE GÈRES PAS DU TOUT GWEN. Gasp. Je viens vraiment de dire ça ? Je vais me taire moi. Je peux encore faire demi-tour. Oui, c’est ça, j’ai juste à tourner des talons, et voilà.
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MessageSujet: Re: Itsy Bitsy Tiny Spider {Gwen&Ben}   Mer 22 Aoû - 0:14



Itsy Bitsy Tiny Spider

 
Gwen Stacy  ϟ  Ben Reilly

Bon. Décidément, c’est pas mon jour. Je passe l’une de mes seules journées de libre à tourner en rond et à me ronger les ongles en stressant comme par permis, persuadé qu’un truc va me tomber sur le coin de la figure. Persuadé, à raison. Parce que Leigh est bien tapie dans l’ombre, prête à me faire payer le moindre faux pas. Mais quand même. Je ne devrais pas laisser les pensées négatives m’envahir comme ça. Et si je me mettais au yoga ? Ou un truc dans ce genre ? Enfin, c’est une idée à laquelle je devrais réfléchir. Mais un autre jour. Parce que là, je suis dans le hall du bureau avec ces cafés à la main et je ne sais pas quoi en foutre. Si je vais voir Cindy pour lui donner, elle va voir direct qu’un truc ne va pas et va m’obliger à lui en parler. Je ne préfère pas. Parce que j’ai pas envie que mes amis apprennent que j’ai fait la connerie de rejoindre Hydra et que maintenant, je galère pour me tirer de cette organisation terroriste de merde. Non, sérieux. Si un jour, quelqu’un vous propose de rejoindre les «défenseurs de la liberté», refusez. C’est de l’arnaque.  Il ne me reste plus qu’à repartir d’où je suis venu, avec ce café en plus que j’avalerais sur le chemin. Tant pis. J’ai fait ce trajet pour rien mais c’est assez représentatif de ma vie en général, tout ça.

Je soupire pour moi-même, fais demi-tour et… VLAN. Explosion soudaine de café quand quelque chose me rentre dedans. Je me retrouve avec le liquide brûlant sur mon tee-shirt, poussant un cri de surprise et de douleur mélangés. « Aaah, ça brûle !» Je siffle entre mes dents en m’écartant de la personne qui m’a rentré dedans. Je me serais bien passé de la douche au café sur le torse et j’en oublie presque mes bonnes manières. Il s’agit d’une jeune femme blonde qui est dans le même état que moi. Et là, je me sens stupide. Parce qu’on aurait pu tous les deux éviter une brûlure au troisième degré si j’avais seulement fait attention où j’allais. « Merde ! Je suis vraiment désolé ! » Bravo, Ben. Bravo. Pour changer, hein. Ces deux gobelets m’emmerdent, tiens. Je les pose sur le bureau de Paige, histoire d’avoir les mains libres. Je ne sais pas ce que je vais faire mais il fallait que je fasse quelque chose. Un truc, n’importe quoi, mais pas rester les bras ballants avec ces cafés à la con dans les mains.

La jeune femme a de l’humour au moins, malgré les brûlures qu’on vient de s’infliger comme deux demeurés. « Je suis vraiment désolé, j’aurais dû faire attention et…» Et en fait, je suis tellement en train de me confondre en excuse que je suis juste en train de parler en même temps qu’elle, tel le boulet intersidéral que je suis. Dans un coin de mon cerveau, y’a une mini représentation de moi-même en train de se claquer la paume contre le front devant ma bêtise. Je me mords la langue, passant une main gênée dans ma tignasse en me demandant comment j’arrive à rendre une situation pire qu’elle ne l’est partout où je passe. Un rire nerveux s’échappe de ma gorge. Je me sens incroyablement bête, punaise. Je grimace en regardant les cafés, toujours aussi gêné par la situation. « Ahem, c’était pour Pai..pour la fille qui travaille à ce bureau.» Je désigne la place vacante derrière moi. « Mais elle est pas là et…» Attends, quoi ? Elle vient de parler de sa poitrine là ? Nan, Reilly, garde les yeux en haut. En haut ! Ses yeux à elle sont devant toi. Voilà. Je secoue la tête et je m'excuse une nouvelle fois, pour pas avoir à poser les yeux là où je ne devrais pas. «Je suis vraiment navré, j’aurais dû faire attention. Vraiment. Il y a quelque  chose que je peux faire pour me rattraper ? » Ah ouais et quoi,  andouille ? Lui payer un café ? Le mini-moi dans ma tête se facepalme encore. Mon dieu, mais qu’est-ce que je déblatère aujourd’hui ?

Et je m’aperçois aussi que vu le boucan qu’on a fait, il devrait y avoir une de nos détectives dans les parages. Cindy, du moins. J’en déduis que soit elle est pas là, soit elle dort profondément sur son bureau. Enfin, le cabinet est ouvert, donc la deuxième option est probable, non ? L’avantage de cette rencontre à grand renfort de café balancé dans les figures et sur les fringues, c’est que maintenant, je ne m’ennuie plus. J’ai surtout envie de me planquer dans un coin devant ma bêtise. Et tant qu’à creuser… « Je m’appelle Ben, au fait. Si jamais vous voulez savoir le prénom du crétin qui regarde pas où Il va.» Et qui devrait vraiment se taire, parce que ça devient du grand n’importe quoi.



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MessageSujet: Re: Itsy Bitsy Tiny Spider {Gwen&Ben}   Ven 24 Aoû - 15:27

Itsy Bitsy Tiny Spider | SpiderScarlet
Vous savez ce qu’on dit sur les blondes ? Comme quoi elles n’ont pas la lumière à tous les étages, pour parler proprement ? Je commence à croire que c’est vrai. Je veux dire, franchement. Qui est assez stupide pour entrer dans le cabinet de ses amies et trouver le moyen de répandre du café partout alors qu’il n’y a que deux pauvres âmes dans la pièce, hein, qui ? Des fois, je me dis que certains jours, je devrais tout bonnement ne pas me lever. Rester au lit toute la journée, lézarder dans mon pyjama des Totally Spies en ne cessant de me questionner sur la provenance du vêtement, et ne rien faire. Au moins, je ne blesserai personne par inadvertance. Ni moi-même, ni mes interlocuteurs. Oh boy. Je ne suis pas douée. Mes élèves se riraient de moi s’ils me voyaient dans un tel état. Ou pire. Je n’ose imaginer ce que des cerveaux en proie à une puberté certaine auraient pu penser de leur professeure Stacy préférée, le haut complètement trempé. Oh mon dieu. Nope, il ne vaut mieux pas que je sache ce qui aurait pu traverser leurs esprits. Bruh. Je secoue la tête en gémissant, et tente de relever les yeux vers la personne au t-shirt aussi fumant que ses gobelets. Le hall est désert, mais j’ai réussi à lui rentrer dedans. Niveau ridicule, on a atteint le summum là. J’espère au moins que l’inconnu compte me desservir l’award de la femme la moins douée sur Terre parce que là, je le vaux bien.

L’award du blabla inarrêtable aurait pu convenir aussi, ceci dit. Je multiplie les excuses et les blagues douteuses, et je mets de longues secondes à réaliser que je parle en même temps que la personne en face de moi. Oups et re-oups. C’est mon père qui me taperait sur les doigts d’un tel manquement de politesse. On ne coupe pas la parole aux gens, gnagnagna. Je me colle donc une main sur la bouche pour me la fermer, abandonnant mon buste gorgé de café pour me maintenir en laisse. Ce qui vaut mieux pour moi, vous savez. Les bêtises que je peux sortir à la minute, je ne vous dis pas. Heureusement  pour moi, l’homme assassiné par la boisson ne m’en tient pas rigueur, et s’excuse à son tour, m’arrachant un sourire. « Ne vous excusez pas, c’est de ma faute. Leçon numéro 1 : quand vous marchez, toujours regarder devant vous ! » J’hoche la tête avec virulence, essayant de me convaincre moi-même des bons gestes à avoir. Bonjour le retour en maternel. Puis, ce n’est pas comme si le conseil arrivait un peu trop tardivement. Après tout, nos habits sont désormais incrustés de café , le mal était donc fait. Je soupire en me pinçant le haut du nez, me retenant surtout de me cacher et tenter une sortie ninja. Malheureusement, je n’ai jamais compris d’où sort la fumée qui masque leurs arrivées et départs dans les films du genre. Après une carrière de James Bond Girl ratée, voici qu’on peut rayer de la liste la ninjatittude. Cette journée n’est vraiment pas cool.

Je commence à regretter sérieusement ma virée du jour, en crachant mentalement après le vieux qui m’a, j’en suis sûre, maudit dans ce satané bus, quand le jeune homme reprend la parole. Il se propose de se racheter, mais je ne suis pas bien certaine qu’il soit le coupable dans l’affaire. Après tout, je suis celle qui me suis projetée contre lui, et pas l’inverse. Je suis une catastrophe ambulante, le pauvre ne pouvait pas le savoir avant aujourd’hui. Malgré tout, je ne peux retenir un sourire et une répartie qui me vaudra une exaspération extrême d’ici quelques secondes. « Pourquoi pas nous payer de nouveaux cafés ? » Oh mon dieu. Gwen, tu me désespères. Je me désespère. L’idée du siècle. On vient littéralement de se vider des moitiés de gobelets sur la tronche, mais plutôt que de penser à des habits de rechange, je propose de nous reprendre du café. Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ? Mes joues rougissent de honte des suites de ma connerie, et je me tourne brièvement vers la porte du cabinet. Ouais. Je peux le faire. Je peux encore courir et éviter la casse. Plus qu’elle n’est déjà entamée, si je puis dire.  Pourtant je n’en fais rien. En même temps, je ne sais pas ce que je ferais une fois dehors avec une odeur de café me suivant à la trace. Si les vieux du bus ne m’aimaient déjà pas, ils le feraient encore moins dans un état pareil.

Je deviens songeuse, m’étonnant de l’absence de Paige et des filles qui n’interviennent pas alors qu’on a légèrement hurlé chacun notre tour notre désarroi, tandis que mon interlocuteur reprend la parole. Ben hein ? « Gwen, enchantée. Et arrêtons les excuses, on risque de ne jamais s’en sortir aujourd’hui. Cette histoire commence à devenir un peu trop fort de café, uhu. » Lunettes de soleil invisibles, soleil rayonnant avec la petite musique des experts qui passe bien en fond. Et… Oh non. J’ai vraiment tenté ce coup-là ? Ce jeu de mots précis ? Je ferme les yeux quelques secondes, soufflant entre mes lèvres serrées : « Et je devrais apprendre à me taire. » Oui. Vraiment, ça commence à devenir impératif là. Je fais tourner mes méninges. Vite, qu’on passe à autre chose. Dans ce couloir avec des gobelets qui attendent encore d’être consommés entièrement. Oh mais, attendez une minute. Pour qui Ben a dit qu’ils étaient réservés ? « Je viens seulement de réaliser mais… vous connaissez Paige c’est ça ? J’imagine que si ces cafés n’étaient pas pour la blonde ici présente, » fis-je en me désignant d’un mouvement de bras, « c’est qu’ils étaient pour la seule autre blonde du coin, pas vrai ? » J’ai une sacré façon de présenter les choses, j’admets. Mais bon, c’est assez difficile de reprendre une conversation normale après ce qu’il vient de nous tomber dessus, ou devrais-je dire, arrosé, vous ne trouvez pas ?
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MessageSujet: Re: Itsy Bitsy Tiny Spider {Gwen&Ben}   Dim 16 Sep - 16:21



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Gwen Stacy  ϟ  Ben Reilly

J’ai vraiment un don, c’est sûr. Le don de rendre une situation craignos encore plus craignos. Comme si je n’avais pas assez à faire, à me morfondre sur moi-même en attendant la mort certaine qui va me tomber sur le coin du nez. Mais non. Je décide, comme le crétin que je suis, de sortir de chez moi et de répandre ma malchance sur les autres, La prochaine fois, je resterais à tourner en rond à la maison, pour être sûr de ne pas devenir le danger public numéro un. Je me sens tellement désolée pour la fille qui a fini avec ces cafés sur la chemise. Pour une première rencontre, je fais vraiment fort. Aussi fort que ce café et… heureusement que je ne pense pas à haute voix. Et heureusement aussi, que personne ne peut entendre les idioties qui me passent par la tête. En plus, elle est vraiment pas mal, cette fille. Je dis pas que ça aurait rendu l’accident moins gênant si elle avait été moche, hein. Juste que ça rend ça… Oh puis zut, j’arrive même pas à penser correctement avec mes brûlures au trente-sixième degré. Une main sur ma nuque, je me mords la lèvre après m’être confondu en excuse et je cherche un moyen de rattraper ma bourde. La première chose à laquelle je pense, c’est un café. Comme s’il y en avait déjà pas assez sur nos vêtements et par terre. Jess et Cindy vont me tuer si je commence à saloper le sol de leur bureau, maintenant que j’y pense.

Et là, lorsque je l’entend parler de nous payer de nouveaux cafés, je marque un temps d’arrêt car mon cerveau vient de se mettre sur pause. Oh. Mon. Dieu. Elle a pensé à la même chose que moi. Ce que je pensais être une énorme connerie s’avère finalement être une idée qui a traversé la tête de la ravissante blonde qui est en face de moi. Après avoir bugué plus longtemps que de raison, je me remet à penser normalement et à agir comme un être humain normal le devrait. Je me met à rire doucement, hochant la tête et passant une main dans l’épaisse tignasse qui me sert de chevelure. « J’y pensais mais j’osais pas le dire. Ça me semblait pas vraiment approprié mais si ça vous va, va pour de nouveaux cafés.» Et du coup, je me sens un peu plus détendu. Bien plus que quelques secondes auparavant. Par la même occasion, j’apprend qu’elle s’appelle Gwen et… bon sang, cette fille a le même humour que moi. A nouveau, mon cerveau marque un temps d’arrêt. Si vous avez vu le film Vice-Versa, vous savez ce que ça veut dire. Les différentes émotions qui sont logées dans ma caboche sont en train de courir dans tous les sens et de hurler parce que c’est la panique. Je vois qu’elle est embarrassée parce qu’elle vient de dire. Et elle ne devrait pas. Parce que...Elle, au moins, elle a osé le dire à voix haute. A nouveau, je me met à rire. « C’est vrai que ça commence à devenir fort…» Ta gueule, Ben. Ouais, ta gueule. Arrête. Nouveau facepalm mental. Si mes amis me voyaient. Ou si Kaine me voyait. C'est sûr, il se moquerait de moi comme jamais. Et Alex aussi, maintenant que j'y pense. Mais... Je préfère ne pas y penser. Vraiment pas.

Heureusement pour nous deux, elle rebondit sur ce que j’ai dit plus tôt et je peux me tirer de ce mauvais pas avant d’être encore plus ridicule que je ne le suis. Elle a deviné que je parlais de Paige. Ce qui veut dire qu’elle connait Paige. Et… Oh. Paige ne m’a pas parlé d’une certaine Gwen ? Je fais le tour de mes souvenirs en un temps record pour tenter de retrouver cet instant précis. « Oui, c’est pour elle. Et… vous êtes Gwen ? La Gwen qui s’est retrouvée avec elle en garde à vue ? » Ouais, je viens de retrouver à quel moment Paige m’a parlé de cette blonde qui a du café sur elle et qui a le même humour que moi. J’aurais dû faire le rapprochement plus tôt. « Elle m’a parlé de vous et… bien joué.» Et ce n’est même pas ironique. Venant de quelqu’un qui s’est déjà fait coffrer plus d’une fois en manifestation, ce n’est pas de l’ironie, c’est de l’admiration. Mais on ne devrait pas rester là à discuter dans le couloir. Vu que les traces du crime sont là, je préfère ne pas être présent si jamais Jess découvre les tâches de café sur la moquette. Une femme enceinte en colère, je préfère ne pas être sa cible. Et Cindy risque de ne pas apprécier non plus. Non, vaut mieux qu’on s’éloigne de là avant que nos deux détectives nous passent un savon. « On pourrait poursuivre cette conversation avec ces cafés, du coup ? Promis, je les tiens bien, cette fois.» Et à nouveau, pour l’amour du ciel… ferme-la, Ben.



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MessageSujet: Re: Itsy Bitsy Tiny Spider {Gwen&Ben}   Lun 17 Sep - 15:35

Itsy Bitsy Tiny Spider | SpiderScarlet
Uhuhuhuhu. Vous l’entendez vous aussi, ce rire jaune dans ma tête ? Non ? Parce que moi si. Clair comme de l’eau de roche. A défaut de pouvoir ricaner à voix haute, je m’assomme mentalement par cette tonalité qui décrit à merveille ô combien je suis débile. Vraiment. Je tiens à peine sur mes deux jambes, du café plein la poitrine avec un jeune homme en face de moi. Et plutôt que de me dévoiler sous mon meilleur jour, d’essayer de me rattraper pour au moins m’excuser de lui avoir sauté dessus – non pas que je ne lui aurais pas sauté dessus en d’autres circonstances, vous me direz - je… fais n’importe quoi. Littéralement. Je multiplie les blagues poissardes qui me traversent l’esprit, et je me repose sur mon humour à deux balles pour rendre cette situation la moins inconfortable possible. En sachant qu’intérieurement, je me rends bien compte que j’empire en réalité la chose, et que si les détectives viennent à nous surprendre comme deux glandus couverts de café que nous sommes, notre durée de vie en serait relativement raccourcie. Oh boy. Ce Ben va finir décapité par ma faute si ça continue. Pourtant, j’ai beau songer à prendre la porte, je reste accrochée en face de lui, comme si je suis en manque de café. Ce qui est loin d’être le cas vu la douche que je viens de me prendre, ça je peux l’affirmer. Mais ça ne m’empêche pas de lui proposer de nous en racheter comme une guignole plutôt que de suggérer à ce qu’on sauve ce qu’il reste à sauver de nos vêtements. Bien que nos tissus respectifs sont largement imprégnés du liquide désormais, et que mon chemisier blanc penche désormais vers une teinte marron jaunie qui fait frissonner mes iris lorsque je baisse la tête pour admirer les dégâts. Nope, c’est bon. Hors de question que je reprenne le bus avec les vieux croulants. Je n’ai rien contre les personnes âgées, mais j’ai déjà assez subi de leurs jugements tout à l’heure. Je ne me m’offrirai pas une nouvelle fois en spectacle. Sauf si on me paie bien. Et qu’on me négocie une apparition dans le dernier James Bond.

Bon, allez Gwen, arrête de partir dans tous les sens dans ta tête, et focus ! Voilà plante tes yeux dans ceux de Ben, admire sa main secouer sa chevelure impeccablement épaisse, façon ralentie à la Alerte à Malibu et… Wow. A quel moment je me suis mis à le dévisager comme ça ? Non mais ça va pas non ?! Il a foutu quoi dans son café exactement ? En fait, si ça se trouve, je viens de sauver Paige d’une tentative de kidnapping. Hum, oui bon, je m’égare. Du coup, je vais me contenter de l’écouter, et de poser mes yeux ailleurs. Genre à ses pieds. Ouais mais non, j’entends déjà la voix de mon paternel me reprocher mon manque de politesse. Sa poitrine alors ? Ouch, encore pire, avec la tâche béante de son côté aussi. Bon, ok, sois sérieuse deux minutes Gwen. Tu peux le faire. Je me recompose donc un sourire, et ne peut m’empêcher d’hausser les sourcils, amusée par la réflexion de Ben. « Ah, ça me rassure alors. Je ne suis pas la seule à avoir des idées discutables en tête. » Oh non, on dirait que je lui reproche nos pensées mutuelles. Pire rencontre que j’ai jamais faite. Paige serait là, à coup sûr elle se fouterait de moi. A raison. « Enfin, je ne dis pas ça comme si on avait des plans débiles hein, mais euh.. » Mais euh si en fait. Ouais bon, je vais me taire, ça vaut mieux pour moi. Et pour Ben aussi. Surtout pour lui. Il veut pas supporter une blonde écervelée sur le dos comme moi. Je ne lui conseille pas, mais alors pas du to… Attendez une minute ? Est-ce qu’il vient de dire ce que je pense ? Est-ce qu’au lieu de me laisser m’enfoncer toute seule, il s’enterre avec moi ? OH MON DIEU. Mais il a le même humour que moi. Je crois rêver. C’est le plus beau jour de ma vie, finalement. C’est la première fois que quelqu’un partage les mêmes farces stupides que moi. Enfin, le monde a décidé de se montrer clément avec moi. Hallelujah ! Je ne peux donc retenir plus longtemps un rire que j’essaie malgré tout de masquer en serrant mes narines, ce qui donne un résultat assez… nasillard ? Grotesque ? Peu importe, au point où j’en suis, entre mes plaisanteries discutables et mon état actuel, je n’ai plus grand-chose à craindre de Ben. Je secoue lentement la tête, tente, en dépit des dernières secondes écoulées, de reprendre contenance et me râcle doucement la gorge. « Oulà, va falloir arrêter de piquer mes répliques, jeune homme. Je m’en voudrais de devoir les réécrire pour mon futur one woman show. » Aha, très drôle Gwen. Comme si quelqu’un achèterait un ticket pour me voir performer.

Pourtant, mon sourire ne quitte plus mon visage, alors que le semblant de discussion entamée se poursuit. Mon rictus se fanant légèrement, un peu gênée de constater que ma réputation me précède. « Bien joué ? » Je manque de rougir de fierté tandis que les sermons de Jean et de mon père me reviennent à l’esprit. « J’en connais plus d’un qui désapprouverait vos paroles. Mais merci du compliment. J’en conclus que vous avez connu les manifestations et les gardes à vue également ? » J’échange un coup d’œil complice avec lui. Regard qui pourtant s’assombrit en imaginant débarquer Jessica et Cindy dans le coin. « Filons pendant qu’il en est encore temps ! » Je murmure à la suite de la proposition de Ben, soudainement aux aguets. Je pousse le bouchon jusqu’à placer un doigt devant mes lèvres et commence à me déplacer sur la pointe des pieds. On peut encore s’en tirer sans trop de dommages. Si les deux jeunes femmes ne sont pas encore venues nous arrêter, alors on peut avoir de l’espoir. Je me retiens de rire alors que je tire, sans m’en rendre compte, Ben par la manche pour qu’il m’imite, et m’autorise à reprendre une attitude normale une fois éloignée du cabinet de quelques mètres. C’est à peine si je prends conscience que j’accroche le poignet d’un parfait inconnu comme si on se connaissait depuis toujours. « C’est bon, on a la vie sauve ! Jessica et Cindy ne peuvent plus rien contre nous ! » Hourra ! Je recouvre finalement un certain sérieux et je réalise enfin que je peux lâcher mon interlocuteur. De base, je n’avais pas de raison de l’attraper, d’ailleurs. Et c’est un détail qui me surprend et m’embarrasse à la fois. Un peu bêtement, à nouveau, je me justifie en haussant les épaules : « Hem, c’était pour m’assurer que les cafés tiendraient bien, cette fois. » Rictus en coin qui témoigne à peine de ma perplexité. Mais qu’est-ce que je fous, exactement ?

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MessageSujet: Re: Itsy Bitsy Tiny Spider {Gwen&Ben}   Jeu 25 Oct - 23:45



Itsy Bitsy Tiny Spider

 
Gwen Stacy  ϟ  Ben Reilly

Parfois, j’ai la fâcheuse tendance à me demander si je le fais exprès. Là, par exemple, la plupart des gens auraient réagi bien différemment devant une telle situation. Les excuses, les tentatives de rester digne malgré le café renversé… Et moi, je creuse. C’est comme si j’avais un mur devant moi et qu’au lieu de l’éviter, je préférais foncer dedans. Comment ça, je l’ai déjà fait ? Ce n’était pas dans le même contexte, voyons ! Ce qui me rassure quelque part, c’est que même j’ai envie de me gifler tout seul comme un grand à chaque fois que j’ouvre mon grand bec, ça n’a pas l’air de faire fuir Gwen. Est-ce parce que j’ai un charme fou ? Non, bien sûr que non. J’ai quand même le droit d’espérer, hein ? Le point positif ? La situation est bien moins gênante. Le point négatif ? Je me sens toujours aussi stupide. Et… Est-ce que je viens de la faire rire ? Elle rit de moi ou avec moi ? Je veux pas le savoir. Nope. Pour le bien de mon estime, je vais me dire que je suis hilarant et que j’ai le don de faire rire les blondes charmantes. Même si j’en connais un qui dirait le contraire, mais c’est juste parce qu’il ne sait pas apprécier mon humour. La magie de l’auto-persuasion, il parait. Au moins, le fait de l’entendre rire me soulage d’un point. Je me sens toujours un peu stupide mais beaucoup moins, maintenant. Chose qui ne va pas durer longtemps si je continue de l’ouvrir. Pourquoi je suis incapable de m’arrêter ? C’est frustrant. Parfois, j’aimerais être ce genre de personne qui garde la bouche close et qui ne dit jamais rien. Ou alors juste posséder la capacité de réfléchir avant d’ouvrir mon bec. La voix de Gwen m’arrache de mes pensées et j’arque un sourcil quand je l’entends parler de son future one woman show. « J’espère pour le public qu’il n’y aura pas de projection de café, cette fois-ci. D’expérience, je pense qu’on peut dire que ça brûle.» Et qu’est-ce que je disais ? Pitié, qu’on m’achève. Ça m’empêchera de m’enfoncer à chaque phrase, comme le pauvre demeuré que je suis. Mais si je m’arrête maintenant, je vais définitivement devenir le roi du malaise. A contrario, si je continue, je vais juste creuser un peu plus et passer pour un gros lourdingue incapable de savoir comment s’arrêter. Et ça, mesdames et messieurs, c’est littéralement la mort de l’humour. Les blagues les plus courtes sont les meilleures.

Pour en revenir à cette histoire de garde à vue, mes paroles semblent la surprendre. C’est sûr que ça ne doit pas être tous les jours qu’on félicite quelqu’un parce qu’il s’est fait ramasser par les flics. Mais que voulez-vous ? J’ai toujours eu un problème avec l’autorité. Mes mères adoptives peuvent témoigner pour moi. Et mon CV également. Le casier judiciaire au nom de Ben Reilly est rempli de petites phrases comme « trouble à l’ordre public » « outrage à agent » et j’en passe des meilleures. Mon voyage humanitaire m’a un peu calmé parce que ça m’a appris à être plus responsable mais avant ça, j’étais vraiment un sale gosse. J’en ai fait voir de toutes les couleurs à mon entourage avec chaque connerie que j’inventais. Je me contente d’hausser les épaules avec un sourire contrit. Je ne vais pas raconter le contenu de mon curriculum vitae à Gwen. Déjà parce qu’elle doit s’en foutre et aussi parce que j’ai passé l’âge de me vanter de mes déboires avec les forces de l'ordre. Je le faisais quand j’étais un adolescent influençable qui avait quelque chose à prouver. Je suis censé avoir grandi depuis. « Entre autres. La dernière fois que j’ai manifesté mon mécontentement contre l’autorité en place, ça ne s’est pas très bien passé pour moi. » Mon genou s’en rappelle encore. Pas vrai, Diaz ? « Ceci dit, mes tutrices n’approuvent pas non plus que je me fasse cueillir par les forces de l’ordre à cause de ma grande gueule. Peut-être que d’ici dix ans, j’aurais enfin appris à me taire, qui sait ? » Et pourquoi tu ne te tairais pas genre… maintenant ? C’est une bonne idée, non ? Et puis on est toujours à proximité des deux détectives donc je ne tiens pas à m’attarder ici. Gwen non plus, visiblement. J’en déduis donc qu’elle connait aussi bien que moi le caractère légendaire des deux autres. Elle accueille ma proposition avec enthousiasme, quand je la vois se déplacer sur la pointe des pieds comme dans un dessin animé. Je me mords la joue pour ne pas me mettre à rire en la suivant. D’accord, cette fille est vraiment drôle.  

Par contre, je m’attends clairement pas à ce qu’elle m’attrape par la manche pour me tirer derrière elle. Cela me surprend tellement que j’ai un instant de flottement avant que le pouvoir de la gravité ne m’oblige à m’engager à sa suite, à moitié hilare devant la situation et le potentiel tableau que l’on doit donner mais aussi surpris par le fait qu’une inconnue me tire derrière elle. Ce n’est pas tous les jours que ça m’arrive et même si techniquement, Gwen n’est plus une inconnue à partir de la seconde où elle m’a dit son nom, je viens tout juste de la rencontrer. Elle reprend une posture normale, clamant qu’on est tous les deux sauvés de la fureur de Jess et Cindy. Et c’est pas plus mal, car j’ai encore la vie devant moi. Enfin… façon de parler si on prend en compte la potentielle menace qui plane sur ma tête. Ah bah bravo. J’avais presque réussi à me sortir ces pensées moroses de la tête ! Mais quel idiot, quoi ! Pourquoi je me suis mis à y repenser ? Surtout que ce sont ces fichues perspectives d’avenirs peu reluisantes qui m’ont conduit dans ce bureau en premier lieu. Gwen dit quelque chose, m’obligeant à redresser la tête en clignant des yeux, comme si je venais de sortir d’un long sommeil. « Hein ? » Je baisse les yeux vers ma manche et je m’aperçois qu’elle m’a lâchée. « Oh. C’est rien. » Je secoue la tête en souriant et je la dépasse doucement en fourrant les mains dans les poches de ma veste. « Je connais un endroit pas trop mal qui peut nous servir d’asile politique. Parce que je viens de me souvenir qu’en prime, j’ai laissé l’arme du crime sur le bureau de Paige. Avec son prénom et le mien marqué dessus.» Je vais me faire déglinguer. Littéralement. « Je suis tellement mort. » Parce que bien sûr, c’est le seul jour où les baristas ont décidé d’orthographier mon prénom correctement. Bien entendu !

Je lâche un rire en levant les yeux au ciel. Un jour normal dans ma vie. J’aurais mieux fait de pas mettre les pieds dehors. « Tu crois que je vais survivre combien de temps avant qu’elles ne m’arrachent la tête ? » Peut-être pas Cindy. Mais Jess, oui. Clairement. Elle va me déboîter. Je vais finir par croire que les femmes de mon cercle de connaissance sont faites pour me latter la tronche en beauté. J’ose espérer que ce ne sera pas le cas de Gwen, même si mon petit doigt me dit que ce serait totalement ça. Surtout que je viens de la tutoyer, comme un malpropre. Décidément, je n’en rate pas une, aujourd’hui. Pour le bien de l’humanité, je devrais retourner me tapir au fond de ma chambre et ne plus bouger. Tant pis si on se demande ce que je deviens. Mais je dois toujours m’acquitter des cafés, ceci dit. On a l’air magnifiques, tous les deux, avec nos vêtements tâchés. Je tente d’ignorer les regards des passants sur nos tee-shirt respectifs. Oui, c’est bon, je sais qu’on a une énorme tâche brune en train de sécher sur nous. Je suis pas aveugle encore. Pour en revenir à Gwen, je lui face, en reculant doucement, sortant une des mains de ma poche pour lui indiquer la direction, avec un petit rictus. « Je crois que ce potentiel asile politique fait des cafés viennois, en prime. » En espérant qu’ils ne termineront pas sur nos vestes, cette fois-ci. « Et… ça te dérange si je te tutoies ?» Je grimace doucement, un peu gêné par la soudaine familiarité dont je viens de faire preuve. Autant lui demander, histoire d’être fixé.




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MessageSujet: Re: Itsy Bitsy Tiny Spider {Gwen&Ben}   Dim 3 Fév - 12:52

Itsy Bitsy Tiny Spider | SpiderScarlet
Ne dit-on pas que l’humour a ses limites ? Me concernant, j’ai franchement l’impression que les limites sont dépassées. Voire brisées. A quel moment j’ai décidé de n’en faire qu’à ma tête ? Je comprends mieux pourquoi mon père a autant de cheveux blancs maintenant. C’est certainement parce que j’ai commencé mes bêtises dès le berceau. Et maintenant que je me tire en catimini d’un cabinet de détectives en tenant par la main un parfait inconnu, j’ai vraiment l’impression d’être la blondasse clichée de toutes les œuvres culturelles qui profilent les pires stéréotypes sur ce type de femmes en particulier. Mon paternel me verrait, non seulement il ferait une crise cardiaque en réponse à mon attitude discutable, mais il finirait également par me renier. C’est sûr et certain même. Je me demande ce qui le retient encore au vu des dernières gardes à vues accumulées. Je soupire de soulagement en constatant qu’on est assez éloigné du bureau de Jessica et Cindy. Je ne voudrais pas nuire à ma réputation qui prétend que je suis la moins impulsive de notre trio improvisé. Parce que pour le coup, c’est complètement raté. Je me passe une main dans mes cheveux que je secoue légèrement, remerciant le ciel que le café ne me soit pas tombée littéralement sur la tronche. Un sourire gêné alors que j’arrête de lier ma main au poignet de Ben, je tente de reprendre la discussion comme si de rien n’était. Il parait, de toute manière, que je suis une pro pour prétendre que rien n’est jamais arrivé. Ça ou bien je multiplie tellement le malaise que les gens abandonnent eux-mêmes leur reproche avec moi. Au choix. « Mal fini pour toi hein ? Me dis pas que tu t’es retrouvé arrêté par Jessica ou Cindy, parce que ce serait le pire qui puisse arriver je pense ! » Je plaisante doucement mais son air a tellement été sérieux que je n’ose pas poser la question frontalement. Après tout, chacun son passif avec les autorités de l’île. « Il faut bien que quelqu’un dise les choses de toute manière ici. La dernière fois que j’ai fini en garde à vue, c’est principalement parce que j’ai osé pointer les vrais coupables de l’histoire. Le seul regret que j’ai, c’est que Paige ait fini menottée avec moi. » La farce du moment laisse place à une mine froncée tandis que je revois ces crétins de policiers nous arrêter, alors même qu’on a été les premières agressées physiquement et verbalement lors de la manifestation. Heureusement que mon père est à la retraite, sinon je lui aurais bien appris quelques manières à son service de police. Quand bien même il ne m’aurait jamais écouté.

Ben commence à entamer une marche vers la place qu’il me vend, et je ne réfléchis même pas. Un sourire illustrant mon visage, je me mets à le suivre, bien consciente des regards des passants s’attardant sur nos hauts trempés et décolorés. Je me retiens de tirer la langue de manière puérile, me contentant d’hausser les épaules en murmurant bêtement : « Vous avez pas regardé la météo aujourd’hui ? Pluie de café qu’ils annonçaient. Et c’est tombé que sur nous, pas de chance hein ? » Bon ok, Gwen, tu peux apprendre à fermer ta gueule. Dès maintenant même. Je fais la moue alors que j’observe le profil de mon compagnon du moment, m’excusant brièvement : « Désolée, il parait que la grande gueule est naturelle chez moi. » Je secoue la tête, croisant malgré tout mes bras pour masquer un minimum les dégâts occasionnés sur mon chemisier. Bien que ça pourrait être la nouvelle mode d’ici quelques jours, je sens néanmoins que le moment n’est pas le bon pour défiler fièrement à ce sujet. Ben reprend la parole tandis qu’il me pointe du doigt notre asile politique, et je rétorque, toujours moqueuse : « Oh tu sais, avec un peu de chance, ton nom aura été tellement mal orthographié qu’il est méconnaissable. Si tu as dit que tu t’appelais Ben, à tous les coups le serveur aura écrit « Terry-James ». T’es sauvé là. » Je rigole doucement, me pinçant les lèvres alors qu’il déplore encore et toujours le châtiment qui risque de tomber sur lui. Et sur moi, certainement. Tiens, j’ai jamais fait gaffe, est-ce qu’il y a des caméras dans ce cabinet d’investigation ? Damn, j’aurais du me poser la question plus tôt. « T’en fais pas, si tu veux, j’ai des contacts. Je peux leur demander de plaider pour ta cause. » A nouveau, je commets un geste qui me dépasse. Ma main se lève, ma paume s’en allant à la quête de la sienne. Histoire de la claquer ou de je ne sais pas trop quoi. Je m’arrête à mi-chemin, me rendant compte que Ben ne va sûrement rien comprendre à ce que je veux faire, et je baisse subtilement ma main coupable que j’enfouie dans ma poche. Ni vu ni connu. On essaie d’y croire. « Je serais ton témoin numéro un, tu verras ! » Ouais, en omettant le fait que je suis également sa complice. Détail.

Et je profite de cette discussion détournée pour prendre les devants. J’ouvre la porte du café désigné par mon nouvel ami, lui tenant la porte en hochant la tête : « Tu peux me tutoyer. Je crois d’ailleurs t’avoir tutoyé sans même l’avoir fait exprès. » A croire que le rapprochement est inné. Faut dire, on a le même âge, je pense du moins, sensiblement les mêmes fréquentations et les mêmes hobbies. Tu m’étonnes que ça rapproche. Le tutoiement est donc naturel. Je m’assoie à la première table venue, repérant immédiatement deux places libres. J’ose espérer qu’un serveur viendra à nous, et que je ne devrais pas me relever pour commander au comptoir. Je n’ai pas envie d’afficher mon addiction au café qui se repend jusqu’au moindre de mes tissus plus que nécessaire. Je patiente que Ben me rejoigne en face de moi. Je lui décroche un sourire plus apaisé, un peu moins niais aussi. Les blagues sont bien gentilles, mais ce ne sont pas elles qui permettent de maintenir une relation stable dans ce monde. « Et bien, je crois qu’on a trouvé notre place. Au moins ici, on ne pourra pas embaumer plus le lieu avec une odeur de café. L’endroit est parfait ! » Je ne connais pas ledit café, mais je suis bien contente qu’on soit enfin posé, à l’abri de la colère éventuelle des deux détectives qui auront quelques tâches à nettoyer lorsqu’elles reviendront dans leur cabinet. Je pose mes bras sur la table, nonchalante, et me penche en avant vers Ben. « Je crois qu’on devrait reprendre les choses depuis le début, du coup. » J’attends un peu qu’il comprenne où je veuille en venir, et fini enfin par lui tendre ma main, d’une manière quelque peu solennelle. « Moi c’est Gwen. Gwen Stacy. Enchantée de faire ta connaissance. » Voilà comment une vraie rencontre est censée se dérouler, Gwen. Prends-en de la graine.

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MessageSujet: Re: Itsy Bitsy Tiny Spider {Gwen&Ben}   Dim 10 Fév - 23:31



Itsy Bitsy Tiny Spider

 
Gwen Stacy  ϟ  Ben Reilly

Je me gratte l’arrière de la tête à la question de Gwen, en me mordant la langue. Honnêtement, je crois que j’aurais largement préféré que Cindy ou Jess m’arrêtent, plutôt que de me retrouver face à Kelsey et sa bande de fasciste à deux balles. Bon, j’avais un peu fait exprès de me faire arrêter, pour éviter à mon employeur certains problèmes avec le gouvernement si jamais on trouvait sa collection de film de propagande. J’hausse les épaules, me contentant donc de répondre simplement : « Honnêtement, j’aurais préféré tomber sur Jess et Cindy. » Je ponctue ma remarque d’un rire alors que nous marchons côte à côté sous le regard curieux des passants.  « Paige m’a en effet raconté ce qu’il s’est passé. C’est dégueulasse. Mais ça ne m’étonne même pas...» Tout part tellement en couille sur cette île. Je regrette presque d’être revenu. J’étais bien, moi, à l’étranger et à faire de l’humanitaire.  Mais pas tant que ça, puisque je suis revenu. Revenu totalement différent parce que j’ai compris qu’il y existe des moyens plus productifs de se servir de sa colère qu’en alignant les conneries les unes après les autres pour me faire remarquer. En parlant de se faire remarquer, je comprends enfin pourquoi les gens nous regardent bizarrement. C’est vrai. On a ces tâches de café sur nos vêtements et elles sont bien visibles. Il faudrait que je pense à porter du noir à l’avenir, pour éviter ce genre de désagrément. Ces regards sur nous ne devraient pas m’atteindre mais j’avoue qu’à la longue, je deviens plus gêné qu’autre chose. C’est pourquoi je bénis presque Gwen quand elle leur répond. Entre deux rires, parce que sa réplique valait le coup.  En la voyant s’excuser, je m’arrête de rire, tout en souriant. « Y’a pas de mal, je suis presque jaloux, je dois avouer. J’aimerais bien que ça me vienne  aussi naturellement. »

Notre asile politique est bientôt devant nous et j’en suis heureux. Parce qu’avec tout ça, il y a plus de café sur mes fringues que dans ma bouche et c’est un scandale. Et je vais sacrément avoir besoin de m’y réfugier vu que j’ai laissé l’arme du crime sur le bureau de Paige. Je vais me faire déglinguer la face. Je prends une expression faussement abattue. « Terr-y-James, ça sonne bien pour un prénom qui est censé faire trois lettres. » Sauf que non, cet enfoiré de barista a bien écrit mon nom pour une fois. Il l’a senti, j’en suis persuadé. Il savait que ça allait se passer, je ne vois pas pour quelle autre raison il aurait fait un effort. Je lève presque le bras d'une façon dramatique quand Gwen m parler de contact pour me tirer de là. « Dieu soit loué, j’aurais au moins quelqu’un pour plaider ma cause ! » Et je gagnerais quelques années d’espérance de vie en plus. C’est pas trop mal. Puis, si je peux avoir le numéro de Gwen... Attends, quoi ? Est-ce que je viens vraiment de penser ça ? Et est-ce que je l’ai seulement pensé ou est-ce que je ne l’ai pas dit à voix haute ? Je jette un bref regard à ma comparse de la journée et non, visiblement, j’ai gardé cette pensée pour moi. Heureusement. La situation est déjà bien assez gênante comme ça. Mais je dois être honnête, Gwen est jolie. Même plus que jolie.

Nous finissons enfin devant le café et j’ai d’abord peur qu’il soit bondé. Mais Gwen nous dégote une place. Je lui emboîte le pas sans poser de question. Les serveurs me connaissent bien, vu que je suis toujours par ici avec Paige quand elle a fini le boulot au cabinet. Le personnel est sympa et le café est bon. C’est tout ce qui compte. J’hoche la tête à la remarque de Gwen. « On est parfaitement dans notre élément. »  Reprendre depuis le début ? Hein ? La lumière s’allume dans ma cervelle au moment où elle me tend la main. Ah oui, je comprends mieux. Des vrais présentations. Entre personnes normales et pas deux andouilles dans un bureau en train de s’ébouillanter avec du café. Je lui serre la main avec un petit sourire; ignorant la soudaine impression que ce nom m’est familier. Comme un écho lointain dans ma tête. Peut-être que c’est à cause de Paige, quand elle m’a raconté sa mésaventure avec Gwen. C’est probablement ça, même si je n’arrive pas à m’en convaincre. « Benjamin Reilly, mais tout le monde m’appelle Ben, je préfère. Ravi de faire ta connaissance aussi. » L’un des serveurs que je connais bien surgit à cet instant. Il ne prend pas la peine de me demander ce que je prends, tellement habitué à me voir fourré ici. « Qu’est-ce tu prends, Gwen ? C'est moi qui invite. » Bah oui, c’est moi qui offre. Pour me faire pardonner. Une fois qu’il a noté et qu’il repart, je me détends légèrement. Je n’ai pas remarqué à quel point j’étais tendu depuis le début de la journée et il faut croire que l’odeur du café joue un très bon rôle pour détendre les nerfs des gens. « Excuse ma curiosité mal placée mais ça fait longtemps que tu connais Paige et les deux détectives ? » Il faut bien débuter la conversation quelque part et je me vois mal ce que je pourrais dire d’autre pour commencer. Peut-être lui demander ce qu’elle fait dans la vie ? Ou comment elle aime sa pizza ? Pas pour la draguer ou quoi, hein, juste pour savoir.  Je crois que ça fait tellement longtemps que je n’ai pas rencontré de nouvelles personnes que je ne sais plus trop comment ça marche. Et surtout, ça me montre aussi à quel point je suis gênant en public. « Non, tu sais quoi, oublie. Ou... Pas. Enfin... c’est comme tu veux. » Et pour ne rien arranger, j’ai un rire débile qui sort de mes lèvres. Oh misère... Je suis d’une nullité complète. Un peu plus, et je me ferais un facetable de l’enfer pour m’empêcher de parler.




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