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How these parts all work within | Laserian
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Jeu 19 Avr - 18:31



How these parts all work within


Where does the wind blow when the
air is alive and has no altitude?
Can we breathe on our own or will
we pass on the the great unknown?

La tasse de café fumant trône sur son bureau, alors que ses iris se perdent sur l'écran de l'ordinateur. Ses doigts pianotant sur le clavier, avec légèreté, fluidité, à mesure que les fichiers s'ouvrent et se ferment sous son regard inquisiteur. Dakho se mordille légèrement les lèvres, en plissant les paupières, scrutant avec intérêt les lignes noires qui sont marquées sur les documents. Son attention est portée sur les informations qu'il découvre, et qui défilent sous ses yeux. Les crimes commis dernièrement, les délits qui n'en finissent plus. Les coups fourrés et foireux qui détruisent l'île de l'intérieur. Tout cela le dépasse complètement. Mais il y a bien une chose qu'il sait faire dans tout ce beau merdier. C'est d'étouffer les affaires importantes en étoffant une nouvelle vérité. Une toute autre réalité dans un fichier somme toute identique au précédent. Pour le compte d'une organisation qui agit dans l'ombre. Du moins, qui essaye de ne pas faire de vagues comme ces cons de la Garde Rouge. Dakho soupire doucement, se penchant en arrière sur son siège, passant une main sur son visage aux traits étirés et fatigués. Il souffle, se massant les tempes, son esprit bouillonnant devant l'horreur retranscrit dans les documents. Ses paupières se ferment, alors qu'il pose ses coudes sur le bureau, la tête baissée, les épaules basses. Il inspire longuement, profitant de l'accalmie quelques secondes de plus, avant de soupirer, et de se redresser. Attrapant du bout des doigts sa tasse, il l'apporte à ses lèvres, savourant l'amertume du breuvage. L'arôme qui embaume contre son palais alors que le café glisse sur sa langue, caresse sa gorge. Apaisant quelque peu son esprit en pleine tourmente. Rouvrant les yeux, il laisse son regard se perdre droit devant lui. La fumée qui passe devant ses iris embrume légèrement sa vision alors même qu'il se fait emporter par la brume de ses pensées. Les images de ce qu'il a à faire, de ce qu'il doit faire, s'inscrivant à l'arrière de ses paupières dès lors qu'il cligne des yeux. Un nouveau soupir glisse sur ses lèvres, alors qu'il termine sa tasse de café d'une traite. Reposant la tasse brusquement sur le bureau, éteignant l'ordinateur par la suite. Avant de se lever pour de bon et d'enfiler sa veste, passer son badge autour de son cou, prenant son téléphone et son arme au passage. Il n'en a pas vraiment besoin pour la suite, mais doit maintenir une certaine image et rester sur ses gardes.

L'asiatique agrippe sa tasse et file dans la salle de repos afin de la rincer. Il la laisse sécher sur l'égouttoir, et s'engouffre en dehors de la pièce, retournant à son bureau. Ouvrant doucement l'un de ses tiroirs, il en sort un dossier qu'il a complété la veille, où se regroupent différentes informations d'une ancienne affaire. Enserrant le document entre ses paumes, il le glisse sous sa veste délicatement et fait demi-tour, arpentant les couloirs jusqu'à la salle des archives. Vérifiant bien que personne ne le suit et qu'aucun de ses collègue ne soit dans la pièce. Le brun s'infiltre à l'intérieur, déambule entre les étagères, se faufile entre les cartons, son regard parcourant les rangées de noms. Il n'a pas le temps de niaiser, et doit à tout prix récupérer un dossier pour blanchir un de ses collègues. Dakho cherche le document en question, marmonnant tout bas le nom pour le garder en tête. Il grogne presque à force de fouiller sans le trouver. Mais, alors qu'il perd patience, quelque chose attire son regard. Ses iris se posant sur le casier portant les initiales du nom qu'il cherche. Un sourire étire ses lèvres tandis qu'il s'approche, l'ouvrant délicatement. Le plus silencieusement possible, à l'aide des clefs qui se trouvent un peu plus loin. Le flic connait les planques des archivistes, après tout, cela fait un bon moment qu'il passe par là, et il sait s'aventurer en ces lieux sans paraître trop suspect. Depuis le temps, il a appris comment faire. Dakho fouille alors le casier avec dextérité, ses iris scrutant chaque noms sur les dossiers. Jusqu'à ce qu'il trouve le bon, marquant l'espacement de son index et de son pouce. Retirant le fichier pour le poser juste à côté, sortant l'autre de sous sa veste. Avec précision, et de sa main libre, il retire l'étiquette sur le vrai document, et l'appose sur le leurre, avant de le glisser dans l'interstice. Refermant alors le casier, verrouillant avec le jeu de clés, il remet tout en place, comme si de rien n'était. Cachant une fois de plus le dossier sous sa veste, sortant de la pièce en catimini, silencieusement, nonchalamment. Son souffle glisse sur ses lèvres alors qu'il se dirige vers la sortie de secours, à l'arrière du commissariat. Il ne peut pas emprunter une voiture de service, ni de fonction pour ce qu'il doit faire. Et la seule solution qui s'offre à lui, est d'utiliser sa propre voiture, qu'il a garé plus loin que la normale ce matin, en arrivant. Alors il s'engouffre à l'intérieur, en soufflant bruyamment, démarrant le moteur.

Un écho vrombit à ses oreilles, tandis qu'il s'élance sur la route, les pneus crissant sur l'asphalte. Dakho sait à quoi il s'expose, à ainsi rejoindre le QG avec sa bagnole. Mais le brun connait la ville comme sa poche, et évite les quartiers trop voyants en chemin. Il fait profil bas, garde les idées clair, l'esprit éveillé. A vif, attentif au moindre faux pas. Il a même attendu la fin de son service pour partir du bureau, histoire de pas être trop cramé si jamais. Et sa réplique de secours pour quand il reviendra déposer le faux dossier est déjà toute prête. Mais Dakho préfère se concentrer sur l'instant présent, se concentrant une fois de plus sur la route. Le trajet ne dure pas bien longtemps, peut-être une vingtaine de minutes. Le brun ravale sa salive en arrivant à Fenyick, garant sa voiture au centre-ville, à quelques minutes des cavernes. Il ne peut pas laisser sa bagnole près du QG, question de sûreté. Et le centre-ville n'est pas bien loin des cavernes de toute façon. Sortant de la voiture, le flic rajuste sa veste et replace correctement le dossier en dessous, fermant la porte derrière lui. Verrouillant sa voiture, s'aventurant déjà vers les pierres abruptes et les roches pentues qui décorent la ville. L'asiatique ne met que quelques minutes à parcourir la distance, et à passer les cavernes. S'engouffrant dans l'entrée du QG de l'organisation de l'Hydre, déambulant dans les couloirs ternes et gris. Quelques uns de ses collègues sont là, enfin, ceux qu'il ne côtoie que très rarement, au cours de certaines occasions. Il ne prend même pas la peine de se signaler, ou de saluer quiconque. Après tout, personne ici ne semble le connaître, et il ne reconnaît pas les visages de ses camarades. Seuls leurs noms sont inscrits à son esprit, pour qu'il reste alerte dès qu'un dossier arrive avec leurs identités imprimées dessus. Pinçant les lèvres, il penche la tête sur le côté en arpentant les dédales de couloirs, se dirigeant déjà vers l'infirmerie. Passant les portes, il se déplace rapidement vers le bureau de fortune de son ami. De celui qui l'a fait entrer au sein de l'organisation. Dakho le repère de loin et l'interpelle en souriant. Hey ! Laserian Sutherland, un nom qui en jette et qui en dit long. L'un des fils prodigue, et surtout, quelqu'un de confiance. L'un des seuls en ces lieux, à qui le flic peut parler sans se retenir. Et le seul qui peut l'aider pour son affaire en cours. Pour couvrir ce dossier qui a été rangé à la va-vite dans la salle des archives. Ça va bien de ton côté ? L'asiatique demande presque nonchalamment, en sortant le dossier de sous sa veste. Tiens, j'ai ramené ce qu'il faut. Tendant ainsi le document, du bout des doigts, alors que ses iris se posent sur son ami et collègue. Un ricanement lui échappant doucement. Encore du taff en plus. Le brun s'est tenu informé, et les ordres des dirigeants d'Hydra ont été clairs à ce sujet. Dakho doit faire son possible pour étouffer l'affaire. Et rien de mieux que de réaliser un dossier monté de toute pièce, avec l'assistance de son ami, qui se trouve également être médecin. Il pourra ainsi lui refiler des papiers plus authentiques pour falsifier le document, et rendre le faux bien plus réaliste. Plus véridique.


by tris
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Ven 18 Mai - 19:55
How these parts all work within
“Dakho et Laserian”
C
Depuis l’accident, Laserian n’était plus admis en salle d’opération. Si son œil guérissait bien, sa main c’était autre chose. L’articulation se faisait encore difficilement et il avait du mal à bien tenir les instruments. Toutes les semaines, il avait des sessions avec le physiothérapeute, mais il avait l’impression qu’il n’y avait pas d’avancement dans sa rééducation. Il savait que c’était un processus long qui demandait de la patience, mais il n’en avait pas justement. Il voulait continuer son apprentissage en chirurgie le plus vite possible. Retrouver un peu de ce qui l’animait avant que tout ne bascule. Il n’avait plus rien depuis ce jour fatidique. Plus d’ami, plus d’ambition, plus de fierté. Il n’y avait plus de raison pour qu’il soit sous les feux des projecteurs. Même son père commençait à le trouver morne, lui qui avait toujours été fier des succès de son fils, lui qui le présentait à tout le monde le torse bombé et racontant les prouesses médicinales du plus vieux de ses fils. Lase commençait à perdre des plumes auprès de son paternel, surtout que l’accident était complètement sa faute. Il n’avait jamais vu autant de déception dans le regard de Lucius. Il avait fait une erreur et il lui faisait honte depuis. Son fils parfait n’était plus. Laserian voulait retrouver cette fierté dans le regard de son père et il savait que pour cela, il devait retourner au bloc, épater la galerie et recevoir les félicitations de tous.

Pour le moment, ce n’était pas possible. Il devait travailler au dispensaire de l’hôpital d’Hammer Bay et c’était beaucoup moins gratifiant que les opérations. C’était devenu vite emmerdant. Il espérait a plus que de donner des piqures, faire des points de sutures ou soigner des plaies. Lase remplit le formulaire donnant congé au patient dont il venait de s’occuper en y allant de ses recommandations. Il gardait un visage et un ton professionnel, mais c’était évidant que tout cela l’ennuyait au plus haut point. Il regarda sa montre, s’assura qu’on avait plus besoin de lui et s’esquiva en douce sans saluer ses collègues. De toute façon, ça faisait déjà treize heures qu’il était là. Il avait fait sa part. Mais, le garçon ne se dirigea pas immédiatement vers la salle des employés pour se changer, il se rendit plutôt vers les sous-sols où se trouvait la morgue. Il passa devant le bureau du médecin légiste qui comme il le savait, était vide. Le docteur Petersen allait toujours fumer trois-quatre clopes à cette heure-là. Une vraie cheminée. Avec le temps, le bouclé avait appris à connaitre les habitudes du médecin en charge de la morgue. Il avait beaucoup à faire ici depuis qu’il avait pris plus de responsabilité à Hydra. Puisqu’il avait un pied dans l’hôpital, il était souvent appelé à trafiquer des preuves sur des victimes d’agent de l’organisation. Il pénétra dans le bureau en s’assurant que personne ne l’avait vu. Heureusement, les caves étaient loin d’être aussi passant que les étages supérieurs. On évitait le plus possible de passer devant la morgue. Si bien, qu’il pouvait prendre son temps pour trouver ce qu’il cherchait. Il avait un bon quinze minutes devant lui pour effectuer sa besogne. Il ouvrit un classeur et chercha le nom de la victime qu’il trouva assez rapidement. Il sortit ensuite du bureau et entra par la porte adjacente qui se trouvait à être la morgue. Même s’il avait fait ça des dizaines de fois, il détestait venir ici. Ça sentait littéralement la mort et c’était froid. Il prit des gants dans la boite à l’entrée et les enfila. Il ignora le cadavre à moitié ouvert sur la table métallique et alla directement vers le mur de réfrigérateurs. Il ouvrit le dossier et vérifia dans quel casier se trouvait le type. Il ouvrit la quatrième porte, s’assura que c’était bien la victime et tira sur la table sur laquelle un corps couvert d’une couverture blanche était allongé. Dans un soupir, il retira le tissu et se recula machinalement en apercevant le corps. L’agent d’Hydra qui s’était occupé de lui n’y était pas allé de mains mortes. Ça allait être difficile de camoufler les preuves. Difficile, mais pas impossible. Laserian sortit une seringue de la poche de son pantalon et planta l’aiguille dans la cuisse glacée de la victime. Il effectua d’autres petites manœuvres utiles pour brouiller les pistes et prit des échantillons d’ADN. Il prit quelques photos, fit une copie du dossier de Petersen, remis la couverture et refit glisser la table dans le frigo. Il jeta les gants et alla remettre le vrai dossier à sa place. Il ne tarda pas plus longtemps dans cet endroit puant et retourna au rez-de-chaussée en sifflant. Dans le couloir, il croisa le médecin légiste qui revenait de sa pause fumette. Un sourire mesquin étira les lèvres du jeune Hydra. Il se sentait presque mal pour lui de saboter ses rapports, il avait l’air d’un homme bon, mais c’était la vie.

Arrivé au quartier général de l’Hydre, il se dirigea vers l’infirmerie. Il salua tout le monde d’un signe de tête. Le jeune garçon était plutôt connu dans les cavernes, après tout son père et son beau-père étaient les deuxième et troisième têtes de l’organisation, valait mieux ne pas l’embêter en gros. Lase devait avouer qu’il ne détestait pas cette position de force et de protection, même s’il était bien au courant que les deux hommes ne faisaient pas l’unanimité dans l’organisation. Il s’installa à son clavier et pianota rapidement les informations. Dakho allait arriver d’une minute à l’autre pour qu’ils puissent finaliser le faux rapport. Ça servait d’avoir un agent dans la police. Depuis que Laserian l’avait repêché, les agents de Hydra s’en sortaient beaucoup plus facilement. "Salut." Il tourna légèrement la tête vers le nouvel arrivant et retourna à son écran. Il était en train de modifier une photo de la scène du crime. "Ça va. J’ai presque terminé. " Il plissa les yeux pour terminer sa modification. "Génial. Pose ça là. Faut juste que je termine un truc après ça. " Du menton, il pointa le coin de son bureau. Il sourit au commentaire du flic. Ce n’était pas le taff supplémentaire qui lui faisait peur. Il aimait bien falsifier des documents. Ce n’était pas pour cela qu’il avait fait plusieurs années d’études, mais entre ça ou passer la journée au dispensaire…Le choix n’était pas difficile pour lui. C’était amusant d’inventer des données et de bousiller des preuves pour mettre des bâtons dans les roues des enquêteurs. Et si, ça pouvait innocenter les leurs, c’était encore plus fun! "T’as pas eu trop de misère de ton côté? On te soupçonne toujours pas de quoi que ce soit?" Il jeta un regard interrogateur vers son ami avant de reporter son attention sur son écran.


(c) nightgaunt
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