RSS
RSS
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

parler du beau temps serait mal regarder le ciel (Stanislav)
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Invité
Invité
avatar



Jeu 19 Juil - 18:08
parler du beau temps serait mal regarder le ciel.
Stan & Francis

La nuit t’as assommée une nouvelle fois, t’es assis à la place d’un pilier de bar parti plus tôt. Quand t’auras plus de boulot c’est sans doute ce que tu seras, pilier de bar. C’est un milieu de semaine, il n’y a personne dans les bars ou dans les rues aussi tard. Sauf toi, qui a nettoyé le bar et qui maintenant se sert une énième vodka concombre. Étrange mélange mais bien délicieux, cette mixture accompagne ta soirée toujours aussi déprimante. Ça fait longtemps qu’il est parti tu ne sais où, tu ne sais quand. Ton impuissance t’as fait briser un ou deux verres déjà. T’es pas encore assez bourré pour oublié qui tu es, alors tu planifies de continuer jusqu’à ce qu’il vienne t’engueuler parce que tu piques dans les réserves sans mettre un sous dans la caisse. C’est con mais tu l’aimes bien au fond ce tocard. Un bâton dans le cul et l’autre dans la main pour frapper les autres, c’est à ce demander à quoi sert un videur dans ce pub. La dernière âme de ce bar est partie, tu te lèves pour fermer la porte d’entrée à clef et rester seul dans le silence de cette pièce glauque. Un bar vide c’est jamais très joli, ça permet d’analyser le nombre de tâche de vin qui parsèment le sol et le plafond. Une galaxie d’alcool fort ayant commencé à ronger le bois des tables et onduler le parquet. En titubant légèrement tu prends une éponge et tu commences le ménage. C’est pas ton boulot normalement, mais ça manque de monde ici, alors tu remplaces. Tes collègues sont tous partis en avance parce que tu leurs a dit que c’était bon, que t’allais te charger du reste. C’est pas comme si le ménage était fait en temps normal. De toute façon t’es toujours resté plus tard, repoussant le moment fatidique où tes yeux se ferme à clef, où ton souffle devient irrégulier et où tu vois des gens dont tu ne te rappelle pas. Tu ne veux pas entendre ces voix lointaines et inconnues, ces trucs t’effraient, des rêves trop réalistes qui t’embrouillent et te gardent enfermés. C’est une camisole de cauchemar dans laquelle tu t’enferme chaque nuit, alors le sommeil réparateur tu ne connais ça qu’à moitié. D’ailleurs, c’est pour ça que tu arbores des cernes de trois kilomètres de long toutes les putains de journées de ta vie, c’est pour ça que t’es aigri comme un petit vieux.

Tu t’allumes une clope, tu fumes pas mais t’as trouvé un paquet alors autant le vider, et tu te ressers un verre de vodka concombre. Tu expires la fumé, un sourire viens s’esquisser sur tes lèvres, tu viens de penser à quelque chose d’hilarant. Soudain, ça tambourine à la porte. Tu te retourne d’abord surpris, puis tu te rappelle que les lumières doivent attirer les ivrognes comme les papillons de nuit. Tu te lèves en prenant le temps d’inspirer une dernière taf sur ce qui est décrit comme une machine à tuer puis tu la jettes dans une poubelle. Ta main droite viens remettre du désordre dans tes cheveux châtain-blond et tu tournes la clef. Tu entrouvres d’abord la porte de façon à ce qu’on ne voit que ton corps, « c’est fer... » tu ne finis pas ta phrase. Tes yeux sont ronds comme des billes et tu te demandes si c’était pas le verre de trop. Dans le doute tu clignes des yeux fort, mais rien ne change, c’est bien Stanislav devant la porte. Tu fermes ta bouche qui gobait des mouches et ouvre la porte en grand pour le laisser entrer. Il avait l’air bien mal en poing ton collègue, tu n’allais pas commencer la conversation. Tu fermes la porte à double tour derrière lui et tu files lui servir ce que tu sais être sa boisson favorite.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



Lun 30 Juil - 10:38


Parler du beau temps serait mal regarder le ciel
Ft Francis
Combien de semaine étaient passé depuis que Stanislav avait trouvé refuge chez son meilleur ami, Erik, après avoir été torturé pendant des jours? Deux, trois, quatre peut-être en vu de son état pitoyable. Toujours est-il que le russe avait fini par rentrer chez lui. Son état physique et psychologique étaient encore instable, précaire mais il ne tenait plus à rester inactif, immobile, alité sur ce lit qui mettait ses nerfs, sa patience à rude épreuve. Il ne tenait plus à se planquer, à rester allongé en pensant sans cesse à ce qui s'était passé au point d'en devenir fou, très irritable. Il ne tenait plus... Ouai, il ne tenait plus à se cacher même si ce qu'il avait subi lui avait laissé des séquelles irréversibles, irréparables.

Il sentait encore la morsure du couteau aiguisé dans sa cuisse. Il sentait encore les coups intempestives sur son visage. Sur sa mâchoire, revivant chaque coup porté pénétrer sa chair. Pire, il entendait encore le ricanement de ce Graham tinter désagréablement à ses oreilles.
- Bordel.

Dans un grognement rageur, le barman secoua vivement la tête et essaya de chasser ses sombres pensées qui tournaient en boucle dans son esprit. Il avait besoin de sortir d'ici, au plus vite. Par chance, il avait réussi à convaincre Kris, sa sœur, de s'enfuir de Genosha. Il avait réussi, à force de persévérance et de grognement rageur, de la contraindre à s'en aller pour plus de sécurité. Mais il se retrouvait à présent seul, solitaire dans cette grande maison silencieuse avec pour unique compagnie ses souvenirs, ses blessures qui le tiraillaient encore à même la peau, le rendant plus grincheux, plus grognon, plus froid que d'habitude.

C'est pourquoi, il se retrouva, quelques minutes plus tard, dehors à marcher. Ou plutôt, à tituber, dans la rue en direction du Jarvis. Le Jarvis... Le russe n'avait prévenu personne de ce qui s'était passé. Pas même à Mai, sa patronne, son amie, qui lui avait pourtant laissé de nombreux messages. Il n'y avait pas répondu. Pas tout de suite du moins. Les menaces du garde étaient toujours présent dans sa mémoire et bon sang, il savait à quel point il ne devait pas les prendre à la légère. Il devait protéger ses proches. Coûte que coûte. Il devait se taire même si la rage vrillait au plus profond de ses entrailles.

Il n'avait même pas prévenu Ororo, sa belle qui, une fois mise au courant de son état, avait bravé le danger pour venir le voir. Il lui avait simplement répondu qu'il était tombé dans un guet-apens, la nuit, par des jeunes délinquants du quartier. Il lui avait menti, à contre cœur mais il n'avait pas le choix, tant les raisons de sa capture, de sa torture était entièrement lié à elle. Il ne voulait pas l'inquiéter. Il ne voulait pas la mettre d'avantage en danger. A nouveau, ses pensées se bousculèrent et il ancra ses iris sur le bâtiment qui se profilait enfin à l'horizon.

Il était tard. Le Jarvis allait fermé mais Stanislav savait, se doutait que l'un de ses collègues : Francis, était toujours présent à l'intérieur. Pour cette raison, il ne fit pas demi-tour. Dans un mouvement brusque, il tambourina à la porte et attendit, ancrant ses iris dans ceux du jeune homme qui apparut enfin dans l’entrebâillement.
- C'est moi, grogna-t-il d'une voix rauque lorsque celui-ci s'apprêta à dire que c'était fermé.

Pas d'autre mot. Pas d'autre geste. Pas un sourire. Déjà que le russe n'était pas réputé pour sa joie de vivre et son enthousiaste au quotidien. Expression fermée, bouclée dans une allure droite, tendue, crispée, Stan se contenta de hocher le menton pour le saluer, entrant à l'intérieur. Ses blessures étaient encore nettement visible. De nombreux bleus parsemaient son visage légèrement bouffi par les multitudes de coups qu'il avait subi. Une profonde coupure zébrait son sourcil droit et son œil gauche était toujours partiellement fermé.

Sans une parole, Francis l'invita à se diriger vers le comptoir. Reconnaissant de ne pas avoir à subir des multitudes de question en tout genre, le russe s'assit sur l'un des tabourets, ronchonnant dès lors que sa douleur à la cuisse se réveilla.
- Merci, finit-il tout de même par murmurer, toujours de cette voix rauque, grave, peu avenante qui le caractérisait. Désolé pour la longue absence. J'ai eu un... contretemps. Alors? Du nouveau?
Ⓒayaraven
Revenir en haut Aller en bas
parler du beau temps serait mal regarder le ciel (Stanislav)
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [MU] American Pie : Campus en folie (V) [DVDRiP]
» [UD] Total Eclipse (2011) [DVDRIP FR]

House of M :: VOL. N°I :: RPs abandonnés-
Sauter vers: