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 World falling down (Cindriel)

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Cindy MoonHumain modifié
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MessageSujet: World falling down (Cindriel)   Jeu 4 Mai - 20:40

World falling down


Grognant je pousse la porte de la maison. Je sens… à vrai dire je ne saurais dire quelle partie de mon corps je sentais ou ne sentais pas en dehors d’une vive douleur qui me traversait de part en part. Du genre je devais avoir la moitié des os cassés. Finalement j’aurais peut-être du accepter la proposition de Connor de m’emmener à l’hôpital. A vrai dire, sa justification comme quoi un immeuble venait de me tomber sur la tronche et que je devrais aller aux urgences n’était pas aussi stupide que ce que je croyais. Tant pis, j’allais pas aller poser les pieds dans un hôpital. Plus jamais de la vie je pose les pieds dans un hôpital si un de mes proches n’est pas entrain de mourir. Surtout vu ce qui s’est passé la dernière fois que j’étais à l’hôpital et que j’avais failli réduire la tête de la mère de Gabriel en bouillie. Par habitude, je rangeais mon pistolet dans le meuble de l’entrée, grognant ou gémissant à chaque mouvement. Puis je me dirigeais vers la cuisine. J’ouvris la porte du frigo pour y attraper une bière. La bouteille de vodka me fait de l’œil également. Je reste quelques instants dans le doute avant de soupirer et de renoncer. De renoncer à me saouler la gueule à l’alcool pour passer la douleur, de même renoncer à prendre cette bière qui semble si délicieuse. Soupirant je me contente d’une bouteille de jus de fruit innocent et je vais me laisser tomber quand une merde sur mon canapé. En faisant bien attention à me poser tout doucement dessus. J’attrape la boite d’anti douleurs planquée sous le canapé, celle qui est là pour les retours de missions difficiles. Je déteste les anti-douleurs mais genre carrément. Pourtant pour une fois je ne réfléchis pas une seule seconde avant d’en mettre un dans ma bouche et de l’avaler avec un peu de jus de fruit. Ghost ? Je sens sa tête qui se pose contre mon flan alors qu’elle a du s’assoire à côté du canapé. Je souris en posant ma main sur sa tête. J’ai mal. J’ai envie d’appeler Gabriel mais j’ai surtout pas envie qu’il me voit dans cet état.  C’est stupide et j’ai ma fierté de mal placé mais oui. J’ai pas envie qu’il s’inquiète. Je sais dans quel état ça met vu l’état dans lequel ça m’a mise quand lui était à l’hôpital. Et vu que depuis il est devenu évident qu’on était devenu un couple, j’évite. Albert risque pas de revenir vu qu’il est en 40aine. Et je résiste aussi à l’envie de prévenir qui que ce soit d’autres. De toute façon, je ne tarde pas à m’endormir… ou prendre conscience au choix…

Je me réveille, paniquée, en entendant Ghost pleurait. Prise d’une montée d’adrénaline, je me redresse brusquement, ne sentant même pas la douleur sur l’instant pour regardant mon chien qui pleure à côté du canapé. Hey, ma belle qu’est-ce qu’il y a ? J’attrape son museau dans ma main et c’est là que je remarque. Le sang sur le visage de Ghost. Et c’est aussi là que la douleur revient. Cette douleur un peu diffuse depuis que je suis revenue de la mission avec Connor. Mais aussi une douleur vive et déchirante dans mon ventre. Je plisse les yeux, grogne de douleur et cherche la blessure qu’à du se faire Ghost. Stupide… parce que je découvrais très rapidement que le sang venait pas de ma chienne mais de moi. Je baissais les yeux sur mon pantalon, sentant un froid humide sur mes jambes. Et c’est là que je le vois. Tout le sang. Bordel. Je porte mes mains à mon ventre alors que la douleur continue. Merde… merde… merde. Je tente de pousser le sang des mains mais c’est totalement stupide. J’ai envie de vomir. J’ai beaucoup envie de vomir depuis un moment d’ailleurs. Je finis par être prise d’une lueur de lucidité et j’attrape mon téléphone pour téléphoner aux urgences.

Je me sens… vaseuse ? J’ai encore mal partout. Je ne me souviens pas bien de ce qui s’est passé. Enfin si… je me rappelle de la mission avec Connor. Et plus rien. J’ouvre les yeux pour voir en face de moi les murs blancs… les murs du bunker. Je tente de me redresser dans mon lit mais je vois pas trop ce que je fais, ma vision est un peu perturbée par la présence de ses murs blancs. Je sens des mains m’attraper et je me débats. Je veux pas retourner dans ce putain de bunker, je veux pas retourner… Je sens mon coude qui finit dans le visage de quelqu’un, j’essaye de rouler sur le côté. Miss Moon, vous allez faire sauter vos points de sutures. Mes quoi ? Je me stoppe soudainement alors que je comprends que je suis pas dans le bunker mais à l’hôpital. Dans le… attend pourquoi je pense à un bunker ? Je sais pas. Je regarde le médecin qui vient de parler. Je le reconnais c’est celui qui s’occupait de Gabriel après le Pegasus. Qu’est-ce qui c’est passé ? Vous avez appelé le samu… Le médecin m’explique et petit à petit les souvenir me reviennent sur ce qui s’est passé. Je me souviens de la mission. Je me souviens être rentré chez moi. Je me souviens de la mare de sang. Je me souviens d’avoir paniquer. Je me souviens de l’ambulance et du pompier me disant ce qui venait de se passer. Mon sang se glace et j’ai l’impression que le monde arrête de tourner pendant quelques secondes. Je ne respire plus. Je… je sens des larmes sur mes joues. J’ai froid. Je suis pas sure de réellement comprendre. Non je comprends. J’avais compris avant que les secours arrivent. Je voulais simplement pas. Je voulais pas. Je… je… je. Gabriel ? Le son sortit de ma gorge ressemble plus à un sanglot qu’une question. Je fais fis de la douleur pour me mettre en position assise fixant le médecin qui me dit qu’ils ont prévenu Gabriel, à ma demande avant que je reperde conscience. Je hoche simplement la tête. J’essaye de me recroqueviller, de ramener mes genoux contre ma poitrine mais une douleur me paralyser le ventre alors qu’une infirmière hurle que je vais faire sauter mes points de sutures. Et puis, ils ont dit que j’avais des côtes fêlées ou cassées, j’avais pas trop écouté ce qu’ils disaient en fait. Je pouvais pas. Je… je sers mes bras contre moi. Je sanglote toujours mais silencieusement quand j’entends du bruit dans le couloir. Je reconnais sa voix avant qu’il n’apparaisse, visiblement paniqué, à l’entrée de ma chambre. Gabriel… je… Je le regarde mais les larmes m’empêchent de vraiment le voir. Il est là. Je me sens mieux mais y a cet espèce de vide. Ils t’ont… est-ce que… je… J’étais… Mes phrases sont entrecoupées de sanglot si bien que je n’arrive pas à en finir une. Ou est-ce parce que je ne veux pas le dire. J’étais… J’étais enceinte.



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MessageSujet: Re: World falling down (Cindriel)   Jeu 4 Mai - 22:54

World falling down
EXORDIUM.
Le dîner s’éternisait. Il se demandait encore une fois pourquoi il avait accepté. Ce qui avait bien pu lui passer par la tête quand il avait dit oui. Il échangeait de brefs regards avec Carter, gardant les lèvres scellées. Il venait de découvrir qu’il avait une soeur mais c’était toujours une inconnue pour lui. Des gens normaux auraient probablement rattrapé le temps perdus en discutant pendant des heures. Mais les gens normaux ne s’appelaient pas Carter et Gabriel. Les gens normaux ne restaient pas plantés chacun à l’autre bout d’une table à éviter de regarder l’autre et en laissant la belle-mère faire la conversation pour eux. Maritza souriait, excellant dans l’art de faire comme si de rien n’était pendant que Martin l’écoutait avec attention. Gabriel en était à son deuxième verre de vin, espérant que ça aiderait la soirée à passer plus vite. Il avait envie de fumer mais il avait également promis qu’il arrêterait. Enfin. Promis qu’il essaierait d’arrêter. Ce qui voulait dire se retenir quand belle-maman était dans les parages. Il avait pourtant ce furieux besoin de nicotine. Son portable vibra dans la poche de son jean. Il ignora l’appel, se disant que si c’était important, son interlocuteur rappelerait. Ce dîner était long, bon sang. Il se retenait de soupirer trop lourdement pour montrer son ennui. Il avait juste envie de se carapater. Gabriel se redressa sur sa chaise, alors que Maritza parlait maintenant d’un voyage en Europe, jouant avec son verre.
Son portable vibra à nouveau. Les conversations s’arrêterent, un silence plana et il redressa la tête pour s’apercevoir que tout le monde le regardait. « Tu ne réponds pas ?» demanda Maritza. A croire que c’était le signal dont il avait besoin. Il hocha la tête, poussa sa chaise et saisit son téléphone en s’éloignant de la salle à manger. Un numéro inconnu. Et merde. Il détestait les numéros inconnus. Il décrocha d’un air ennuyé, se demandant ce que ça pouvait bien être. La voix au téléphone lui était familière. La personne à l’autre bout du fil se présenta. Et en comprenant pourquoi on l’appelait, son coeur s’arrêta de battre. La voix continua de lui expliquer la situation, parfois entrecoupée sans raison. Mais il n’écoutait déjà plus. Il lança un « J’arrive.» rapide, raccrocha et se dirigea à grands pas dans le corridor pour attraper sa veste. « Gabriel ? Qu’est-ce que… » « Je dois y aller. C’est… ma copine. Elle est aux urgences et…» Il était en train de paniquer. Clairement. Il avait envie d’hurler et il ne savait pas quel miracle faisait qu’il arrivait à expliquer la situation sans se mettre à pleurer.  Ses pensées se bousculaient dans sa tête, il ne savait plus ce qu’il devait faire, si ce n’était qu’une chose : rejoindre Cindy.

Maritza avait conduit. Gabriel n’aurait pas été capable de rejoindre l’hopital sans causer un autre accident. Dans la voiture, le temps lui avait semblé trop long. Maritza n’était pourtant pas du genre à respecter les limitations de vitesses et encore moins dans cette situation. Pourtant, ce trajet lui avait semblé durer une éternité. Une fois arrêté sur le parking, il s’était rué hors de l’habitacle, laissant à peine le temps à la conductrice de couper le contact de la voiture. Il ne l’avait pas attendu, chaque partie de lui l’appelait vers Cindy. A l’accueil, quand il demanda le nom de Cindy, on lui répondit que seule la famille était autorisée. Quelle famille, bordel ? Son frère ? Qui était toujours en quarantaine ? Il avait peut-être fini par l’insulter, sous la pression. Peut-être. En revanche, il était proche de la tuer. Il était sur le point d’étrangler la bonne femme avec le cordon de son téléphone si elle continuait de l’empêcher d’entrer quand Maritza l’avait rejoint. Le voyant sur le point d’exploser, elle avait pris le relais, expliquant calmement la situation. Et explosant à son tour, en se mettant à traiter l’hotesse d’accueil de tous les noms. Elle hurlait si fort que la seule raison pour laquelle ils ne s’étaient pas fait mettre à la porte par la sécurité était le médecin qui s’était chargé de lui après le Pegasus. Par on ne savait quel miracle, c’était également lui qui s’occupait de Cindy, comme il le lui expliqua brièvement en les accompagnant.
Gabriel pensait que le calvaire était terminé. Qu’il aurait juste à passer la porte pour retrouver Cindy et recommencer à respirer. Mais l’air grave du docteur et la façon dont il commença à s’adresser à lui… C’était mauvais. On ne prenait pas ce ton-là quand on annonçait des bonnes nouvelles. Le verdict tomba et Gabriel sentit le sol s’ouvrir sous ses pieds. Les yeux écarquillés, il fixa le médecin qui prononçait chacun des mots calmement.  Il ne sut pas à quel moment il avait commencé à hurler sur ce pauvre mec qui n’avait rien demandé. Hurlé au point que Maritza avait dû l’éloigner pour continuer la conversation.  Il détestait ce mec qui prenait des pincettes pour lui annoncer ça. Il détestait cet hopital, il détestait ces infirmières qui le regardait comme s’il était une bête furieuse. Il détestait Genosha.

Le temps sembla s’étirer. Il tournait en rond, avec une Maritza qui lui demandait de se calmer en permanence. Se calmer ? Elle était drôle, elle. Comment pouvait-il rester calme ? Il ne pouvait pas rester calme. Pas alors que la femme qu’il aimait était en train de se faire retirer…Non. Il ne pouvait pas penser à ça. Mettre un nom, c’était accepter. Accepter que ce se soit produit. Et pour l’instant, la seule chose qui lui permettait de tenir, c’était de garder ça loin de son esprit.    Enfin, après une éternité, on l’autorisa à entrer. Et alors qu’il n’avait qu’à faire quelque pas, il se retrouvait soudain paralysé, avec une peur qui lui nouait le ventre. Il n’y arriverait pas. Il le savait. Il ne se sentait pas capable d’affronter la vision d’une Cindy dans un état pitoyable. Une main se posa sur son épaule. Maritza qui lui disait des paroles rassurantes, lui permettant de se ressaisir. Avec un sourire triste, elle lui fit un signe de tête. « Vas-y. Je t’attendrai dehors.»
Ses jambes lui semblaient lourdes alors qu’il s’éloignait. Il en était capable. Il pouvait le faire. Ou non. Il n’y arriverait jamais. Pourtant, il le devait. Il n’était pas question de lui. Il pouvait avancer, mettre un pas devant l’autre. C’était facile. Ça, c’était facile. Le plus dur, était de passer la porte. De voir Cindy dans ce lit. De croiser son regard alors qu’il continuait d’avancer vers elle. D’y voir des larmes et d’entendre des sanglots dans sa voix. « Ne dis rien.» Sa main se referma sur la sienne alors qu’il n’était qu’à quelques centimètres d’elle. Ses mots restaient coincés dans sa gorge, pourtant il devait dire quelque chose. Il devait le faire. Il la prit dans ses bras, fermant les yeux pour empêcher ses propres larmes de rouler sur ses joues. Elle était enceinte. De lui. Cindy était enceinte de lui. Et avait perdu le bébé. La réalité le heurta de plein fouet, comme une voiture lancée à pleine vitesse. « Je suis là.»  Il garda les yeux fermés, serrant Cindy contre lui. Une larme s’échappa. Il retint le reste. Il était là pour elle. Il était là, et il ne la quitterait pas.

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MessageSujet: Re: World falling down (Cindriel)   Lun 8 Mai - 12:58

World falling down


Je vois Gabriel à l’entrée de la porte et j’ai encore une fois l’impression que le monde arrête de tourner. Ou alors c’est qu’il tourne encore plus vite. Je ne sais pas. Je n’arrive pas à réfléchir. Je le fixe comme je peux mais ma vision est trop brouillée par les larmes qui s’écoule sur mon visage. J’essaye de parler mais les sanglots qui continuent de me secouer rendre cela assez compliqué. J’ai mal partout à cause de mes côtes et hématomes. J’ai définitivement mal dans le bas-ventre et la douleur ne faisait qu’augmenter avec mes quelques mouvements et les anti-douleurs que je devais commencer à rejeter. J’avais aussi envie de vomir. Et je pleurais. J’essayais de parler à Gabriel mais j’y arrivais pas. J’arrivais pas à lui dire mais je ne savais pas s’il savait. Je pleurais tellement que je ne le voyais plus, n’osant pas cligner les yeux de peur qu’il ne soit plus là. Je voulais pas y croire. Je voulais pas que ce soit vrai. Je voulais pas… Je l’entends me dire de ne rien dire. Sa voix est… triste, grave. Il sait. Il dit juste ça et c’est une évidence : il sait. Est-ce qu’il savait ? Est-ce qu’il avait eu des doutes ? Est-ce… est-ce que j’étais la seule à ne pas avoir compris ce qui se passait depuis plusieurs mois déjà ? Je ne savais pas. J’avais… j’avais mis les nausées sur le compte de la fatigue et du rythme de vie que je menais, et de mon régime alimentaire. J’avais mis la fatigue sur le travail, mon rythme de vie et tout cela. J’avais pas un instant pensé qu’il aurait pu y avoir autre chose que simplement de la fatigue. Je n’en savais rien… et si. Si j’avais sur, je ne serais pas là non ? J’aurais fait plus attention. J’aurais pas… j’aurais pas perdu le bébé. Je déglutis, continuant de pleurer le plus silencieusement que je pouvais sans savoir pourquoi je tentais de me contenir, et je sentais Gabriel attraper ma main. J’attrape la sienne dans la mienne et je la sers comme je pouvais le faire. Je m’accrochais à ce contact physique comme un naufragé à sa bouée. Bientôt je sens ses bras au tour de moi et je me laisse aller. Je finis par fermer les yeux et appuyer mon visage contre son torse. Je n’arrive plus à respirer. Je… je… je savais plus. Il me dit qu’il est là et j’accroche mes mains à son tee-shirt. Je… le bébé… Je lâche un gémissement. J’ai mal en plus de ça. J’ai terriblement mal au ventre. Et je me sens… vide. Le bébé. Ma main glisse jusqu’au bas de mon ventre où je découvre une cicatrice. Non. Non. Non. Le bébé. Et si… si j’étais pas allée dans cette putain de mission, je serais encore enceinte. Si j’avais accepté d’aller aux urgences. Si j’avais écouté Connor. J’aurais peut-être toujours le bébé. Le bébé ? Le bébé. J’ai froid. Seule pensée logique qui arrivait à passer à travers ma tête en ce moment et qui n’était pas liée au bébé, à la grossesse, à tout cela. Mais j’ai trop de question. Depuis combien de temps ? Je savais que j’étais pas enceinte en décembre, pas au moment du Pegasus. J’avais eu des prises de sang à ce moment-là. Depuis ? Depuis combien de temps ? Un mois ? Deux mois ? Trois mois ? Je ne savais même pas depuis combien de temps je n’avais pas eu mes règles. Et puis ce bébé. J’inspire un grand coup et je me décolle un de peu de Gabriel. Juste assez pour regarder son visage. Je… je… je suis désolée. Ma voix s’étrangle. J’arrive plus à respirer. J’arrive plus à… Je suis secouée d’un nouveau sanglot et je n’arrive plus à compter tous les endroits qui me font mal. L’ensemble de mon corps me fait mal. Et j’ai l’impression qu’on écrase mon cœur dans ma poitrine. Je savais pas. Je savais paaas. Ma voix ressemble plus à un gémissement qu’à une phrase. J’arrive pas à aligner un mot de plus. Je retourne appuyer mon visage contre son tee-shirt. Puis une pensée traverse mon esprit. Soudain je me détache de Gabriel. Est-ce que… est-ce qu’ils t’ont dit si c’était un garçon ou une fille ? C’était… stupide. Mais pendant quelques secondes, j’avais recommencé à respirer normalement. Mais ce bébé… ce… je savais même pas si j’en voulais. Mais je savais que je voulais pas le perdre. Je voulais pas. Je voulais pas. Mon bébé.

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MessageSujet: Re: World falling down (Cindriel)   Ven 12 Mai - 0:05

World falling down
EXORDIUM.
Les émotions, en travers de sa gorge. Les mots, imprononçable. Son coeur était transpercés d’un million d’éclat de verre alors qu’il baissait les yeux vers Cindy. Un million de plus quand sa main serra la sienne et qu’il y vit un regard embué de larmes. Il retenait les siennes de toutes ses forces. Toutes les larmes qu’il n’avait jamais laissé coulé, depuis ses plus jeunes années. Il s’était promis de ne plus jamais pleurer. Il sentait Cindy contre lui, il sentait ses mains s’accrocher à son tee-shirt comme elle ne l’avait jamais fait avant. Il voulait tout faire pour que ça s’arrête, pour ne plus voir ses larmes inonder ce visage qu’il aimait tant. Il aurait voulu être capable de faire autre chose que ça. Réduit à l’impuissance, voyant la femme qu’il aimait se morfondre, toute la tension qu’il avait accumulé ces derniers mois remontant d’un coup, Gabriel craqua pour de bon. Les larmes se frayèrent un chemin sur ses joues. Il se mordait l’intérieur de la joue pour ne pas hurler. Le silence était parfois le cri le plus puissant qui existe.

Il entendait les mots de Cindy, qui lui venaient de loin. Les lèvres toujours scellées, il se sentait incapable de réagir autrement qu’en se taisant et en la serrant contre lui. Il se sentait… vide. Leur vie venait de basculer un peu plus profondément. Elle avait déjà basculé depuis un moment mais Gabriel avait naïvement pensé que le pire était derrière lui. Ce dur rappel à l’ordre lui faisait l’effet d’un coup de massue en plein estomac. « Ce n’est pas…» La voix de Gabriel se brisa un instant. Il y eut un silence avant qu’il ne se reprenne. Malgré ses efforts, il n’arrivait pas à dissimuler assez sa voix pour cacher les émotions qui le prenait à la gorge. « Ce n’est pas ta faute. Tu n’y es pour rien. » Il leva les yeux vers le plafond en poussant un soupir déchiré pour se contenir. Il devait se montrer fort, pour elle. Pour être à la hauteur. Pour une fois, être capable de soutenir quelqu’un qui comptait pour lui. Cindy était sa petite amie. Plus que ça, elle était celle qu’il aimait. Il était le père de cet enfant qui était mort dans son ventre. Cette révélation était pire que tout. Il aurait pu être… père.  Mais il aurait pu la perdre, elle.

Elle répétait qu’elle ne savait pas, secouée par les sanglots. Encore une fois, il ferma les yeux pour retenir le flot qui menaçait de le faire sombrer. Il devait être là, il devait être fort. Il devait être avec elle et lui montrer qu’il était là. La question de Cindy le prit au dépourvu quand elle se détacha de lui et il marqua une pause. Il passa un bout de la manche de sa chemise sur ses yeux pour essuyer ses larmes alors qu’il cherchait ce qu’il pouvait lui répondre. La vérité. Un faible sourire se dessina sur ses lèvres. Oui, il le savait. C’était à peu près à ce moment là que sa crise de nerf sur le médecin de Cindy avait débuté. Il déglutit et prit une grande inspiration. « C’est… c’était un garçon. » Un garçon qui ne naîtrait jamais et qu’il ne verrait jamais grandir. Un garçon dont il ignorait l’existence quelques heures auparavant. Comment était-ce possible qu’il n’ait pas remarqué que Cindy était enceinte ? Comment avait-il pu ne pas le voir ? Il ne connaissait pas ces choses-là, mais il aurait pu être plus attentif, non ? Sa petite-amie était enceinte et lui, il n’avait rien remarqué. Au final, c’était peut-être lui, le vrai coupable dans l’histoire, aveugle comme il était. Il se ficha une baffe mentale. Ce n’était pas à propos de lui. C’était à propos de Cindy. Il se baissa à côté du lit, posant une main sur le bras de Cindy. Sa voix était rauque qu’il ne l’aurait voulu quand il parla calmement « Ils vont te garder quelques jours. J’appellerais le boulot demain pour leur dire que je ne viendrais pas et je demanderais à Maritza de m’apporter quelques affaires.» Il était hors de question qu’il la laisse seule. Si elle ne voulait pas de lui, il irait dormir dans les couloirs de l’hôpital s’il le fallait. Et se concentrer sur des choses qui lui semblaient maintenant tellement insignifiantes l’aidait à ne pas craquer à nouveau.  

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MessageSujet: Re: World falling down (Cindriel)   Ven 26 Mai - 20:10

World falling down


Ce n’était pas ma faute. Je n’y étais pour rien. J’entendais la voix de Gabriel me dire cela mais j’arrivais pas à l’admettre. Parce que c’était ma faute. C’était ma faute si le bébé n’avait pas survécut. J’aurais du m’occuper de lui. J’aurais du en prendre soin. J’aurais du savoir que j’étais enceinte. Comment je ne pouvais même pas savoir que j’étais enceinte. Comment ? Comment j’avais pu être aussi aveugle et con que ça ? Comment j’avais pu aller courir après un émergé terrakinésiste alors que j’étais enceinte ? J’avais pas meilleure connerie à faire ? J’avais même pas pu protéger ce petit truc pas encore venu au monde. J’avais été nulle, pire que nulle. Indigne. Je ne savais pas. J’avais perdu le bébé. Mon bébé. Notre bébé. J’avais perdu le bébé. J’avais été irresponsable. J’avais bu. J’avais fumé. J’avais mangé tous pleins de trucs réellement pas recommandables. Je m’étais battue. J’étais allée en mission. J’avais non seulement mis ma vie en danger, chose qui me gênait pas tellement, soyons honnête, mais aussi celle du bébé. Et je l’avais perdu. J’avais perdu mon bébé. J’avais perdu notre bébé. Et j’avais mal partout. Je sentais plus mon corps, juste la douleur. La douleur dans mon ventre où y aurait du avoir ce bébé. Mon bébé. Mon petit bébé. Est-ce que c’était un garçon ? Ou une fille ? Un seul bébé ? ou des jumeaux ? De combien de mois j’étais enceinte ? Impossible de savoir tout cela et encore moins de me souvenir de la dernière fois que j’avais eu mes règles. J’étais même pas capable de me souvenir quand j’avais pris ma pilule pour la dernière fois. J’étais… je savais pas. Je voulais savoir. Stoppant légèrement mes sanglots je me détache un peu de Gabriel pour le regarder. Il semble abattu. Je l’ai jamais vu comme cela. Je me suis jamais vu comme j’étais à cet instant non plus. Je devais savoir alors je lui demandais. Je lui demandais si c’était un garçon ou une fille. Je le demandais pour notre bébé. Il a ce petit sourire. Pourquoi il sourit ? Qu’est-ce qu’ils lui ont dit ? Pourquoi ? Je sens les larmes perler à nouveau au coin de mes yeux. Mon bébé… Mon petit garçon. Un garçon… J’ai l’impression de me prendre un coup de poing dans le ventre. La douleur est là, toujours là. Un garçon. Je le voyais tout jeune avec les bouclettes de Gabriel. Avec le sourire de Albert quand il était enfant aussi. Un garçon. Un garçon qui aurait pu jouer avec Aidan. Un garçon que j’aurais pu prendre dans mes bras. Un petit garçon… Il continue de parler et je hoche simplement la tête. Il restera là. C’est la première chose que je comprends. Il restera avec moi. Il restera. Puis le reste arrive à mon cerveau. Les larmes recommencent à couler le long de mon visage. Je peux pas les retenir. A quoi bon essayer ? Je veux pas rester ici. S’il te plait, Gabriel. Je peux pas rester ici. Je pouvais pas. J’avais mal et je savais que je pouvais pas bouger. C’était la seule chose qui faisait que j’étais encore assise dans ce lit. Ca et la présence de Gabriel. Mais je pouvais pas rester. Je sentais déjà les murs m’écraser. Comme dans le bunker… quel bunker bordel de merde ?

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MessageSujet: Re: World falling down (Cindriel)   Ven 26 Mai - 22:43

World falling down
EXORDIUM.
Elle ne savait pas. Bien sûr qu’elle ne le savait pas. Comment aurait-elle pu savoir ? Comment ? Ils ne le savaient pas et ce n’était en rien la faute de Cindy. Ça leur était tombé dessus, comme ça. Sans prévenir, parce qu’une vraie catastrophe ne prévenait jamais. Il voulait tellement revenir en arrière, ouvrir les yeux plus tôt. Elle ne savait pas, mais il ne le savait pas non plus. Personne ne le savait. Personne n’aurait pu prédire ça. Personne. Elle voulait savoir le sexe du bébé. Gabriel répondit au prix d’un énorme effort. Nouvelle plongée en plein coeur de la dure réalité. Un bébé qui n’existait plus et dont ils avaient tous les deux ignorés l’existence. Leur bébé, leur.. Fils. La douleur, le poids qui pesait sur eux.
Gabriel se faisait violence pour ne pas flancher. C’était tellement tentant. Mais il devait être là pour elle, lui tenir la main et lui dire que tout allait bien. Il le fallait. Ils devaient continuer à y croire. Tout irait bien. Et si personne ne s’en était rendu compte ? L’accident qui avait coûté la vie à ce bébé aurait pu lui coûter la vie à elle aussi. L’appel qu’il aurait pu recevoir à ce maudit repas - alors qu’il aurait du être avec elle ce soir-là, et non là-bas -  aurait alors eu une toute autre nature. A cette simple pensée, un froid l’enveloppa. Le besoin de sentir Cindy contre lui pour s’assurer qu’elle était là, réelle et en vie se fit sentir.

Il resterait là. Tout le temps qu’il faudrait. Campant dans le couloir s’il le fallait. Il était hors de question qu’il s’éloigne d’elle. Plus jamais. Et il lui disait. Il resterait avec elle. Pour elle. Tant pis s’il devait faire le pied de grue devant ce maudit hôpital. Elle ne voulait pas rester ici, elle disait. Il secoua la tête. « Cindy… » Il soupira. Que pouvait-il dire ? A part « Je suis là» ? A part « Tu dois te reposer» ? A part toutes les conneries qu’on sortait à quelqu’un qui venait de traverser une épreuve douloureuse ? Il savait qu’elle devait rester dans cette chambre tant que c’était nécessaire. Il devait le faire, pourtant. Il se redressa, sans la lâcher. Le visage grave. « Tu dois rester ici. » S’il te plait. En voyant son air implorant, il avait envie de la sortir de là. De l’emmener chez lui, où ils seraient seuls, tous les deux, sans aucune interruption extérieure. Il le ferait si cette partie de son cerveau ne lui hurlait pas de la laisser se reposer. Elle devait rester ici. Elle devait se reposer. Et guérir. Elle avait eu un accident, bordel. Elle avait fait une fausse couche. Sortir de cet hôpital maintenant, c’était tout, sauf raisonnable. Il secoua à nouveau la tête. « Tu veux que j’appelle un médecin ? Pour que tu voies avec eux ? » Mais BORDEL ! Qu’est-ce qui ne vas pas chez moi ? «… Enfin, ce ne serait pas raisonnable, Cindy. Tu viens de…» Il ne termina pas sa phrase, parce qu’elle était trop dure à terminer.

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MessageSujet: Re: World falling down (Cindriel)   Sam 15 Juil - 0:43

World falling down


Il restera là. Gabriel restera là, il restera avec moi physiquement et pas seulement. Il restera mon petit ami. Je venais de perdre son fils, de le tuer par mon incompétence, par ma stupidité et il restera quand même. Il était là. Il restait là. Il ne m’abandonnera pas. Même si je n’arrive à faire taire mes larmes, si je n’arrive à sortir de cet état de stupéfaction et de choc, cela me rassurait. Je ne savais pas. Je ne savais pas ce que j’allais faire, ce qui allait se passer, si j’allais tomber ou me relever. Je n’avais aucune idée de ce que signifiait pour l’avenir ce qui venait de se passer. Je ne savais pas si j’allais encore avoir un travail, quelles seraient mes séquelles, quelle serait ma vie après ça. Mais je savais au plus profond de moi que sans Gabriel, je n’y arriverais pas. Sans Gabriel, je n’avais pas envie de rouvrir les yeux demain. Sans Gabriel, je perdais mon seul point de repère, ce qui me maintenait à cet instant dans cette chambre d’hôpital même si je désirais seulement la quitter le plus vite possible. Ayant un retour de la douleur, toujours présente mais soudainement un peu plus fort, je fermais les yeux et me laisser aller dans les bras de Gabriel. Il resterais là avec moi. Il resterait là... Lentement, très lentement, trop lentement je comprends ce que ce « là » implique. Cela veut pas seulement dire qu’il va rester avec moi mais qu’il va rester aussi dans ce lieu. Et que par conséquent je vais rester aussi dans ce lieu. A peine ai-je compris cette indication, que je sens mon cœur s’emballer sous l’effet de la panique. Je ne sens plus réellement mes membres mais je sais dans le fond qu’ils sont entrain de trembler. Je sens l’eau salée de mes larmes couler le long de mes joues alors que je me mets à parler à toute vitesse, trop vite pour mon souffle non régulier. Que je parle pour le supplier de me faire sortir d’ici. Illusion d’optique, j’ai déjà l’impression de voir les murs se resserrer au tour de moi. Je revois les murs si blancs et familier de cette pièce où je suis enfermée. Je sais que ce n’est pas ici. Je ne sais même pas si ce n’est pas un délire de mon esprit. Mais voilà qu’elle s’est imposée à moi et que je ne peux plus m’en défaire. Cette foutue pièce. Je panique, je perd peu à peu la notion de réalité. Je t’en prie, je t’en supplie, je t’en conjure Gabriel. Je peux pas… je veux pas, je dois pas ! Je dois pas rester ici. C’est pas possible, je peux juste pas. La voix de Gabriel, prononçant doucement mon prénom comme seul lui sait le faire, me calme légèrement. Juste assez pour pouvoir entendre les mots qu’ils prononcent et qui ne sont pas ceux que je voudrais entendre. Je sais qu’il me regarde mais les larmes brouillent tellement ma vue que je ne vois pas son visage. Et il me parle mais pas pour me dire les mots que j’aimerais entendre. J’ai envie de l’accuser, de lui en vouloir mais je n’y arrive pas. Je sais qu’il n’y ait pour rien. Je sais qu’il ne peut rien faire. Je sais qu’à sa place, je ne laisserais pas sortir un orteil de ce lit. Je sais que c’est ma faute. Que j’aurais dû me rendre compte de mon état. Que je n’aurais pas dû aller en mission. Que je n’aurais pas dû laisser un immeuble me tomber sur le visage. Que j’aurais dû écouter Connor et aller aux urgences plutôt que de rentrer chez moi. Je sais tout cela mais je n’en ai que faire. Je veux juste pas rester ici. Ca me rappelle tellement… je frissonne et je hoche lentement la tête sans me rendre compte que je viens d’accepter qu’il appelle un médecin. Je finis par sortir un peu plus de ma torpeur quand je vois la blouse blanche rentrer dans la pièce. Pour être prise d’un assaut de panique supplémentaire. Qu’est-ce qu’il va me faire ? Me prendre mon sang encore ? Effectuer des tests sur moi ? Semi-consciente de part la douleur, je vois des images proches de la torture, d’une moi plus jeune entre des murs blancs. Je manque de hurler quand le médecin m’approche. Je voudrais me débattre mais je n’arrive pas à lever les bras, mes mains encore serrer autour du tee-shirt de Gabriel pour le garder contre moi. Je ne sens pas trop ce qui se passe. Je comprend pas. Je n’arrive pas à parler, ma gorge est trop nouée. Ma vision se brouille encore plus, s’assombrit. J’ai senti un pincement au niveau du bras. Surement un sédatif ? Je sens mon cœur battre un peu moins fort. Je sens mon corps devenir tout flagada. Je manque de tomber mais les bras de Gabriel m’enserrent. Je l’entends prononcer mon prénom et me dire que ça va aller. Non, ça ira pas. Notre garçon sera plus jamais là, ça n’ira pas. Mais je sais qu’il dit ça pour que je me sente mieux. Pour que je finisse de basculer inconsciente en étant paisible. Il veut juste me rassurer.
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MessageSujet: Re: World falling down (Cindriel)   Dim 23 Juil - 20:23

World falling down
EXORDIUM.
Ce qu’il apercevait dans le regard de Cindy l’effrayait. Parce qu’il ne savait pas ce qu’il devait faire. Il se sentit si impuissant, si désarmé qu’il ignorait quelle était la marche à suivre. Il ne pouvait que balancer des phrases sans queue ni tête et sans conviction. Cindy voulait sortir de cet endroit et il devait l’en empêcher. Dans son état, c’était tout sauf raisonnable, c’était certain. Pourtant, en voyant son regard perdu, au bord de la folie, il avait envie de la tirer de là. Il était sur le point de l’aider à se lever et de s’enfuir de cet hopital avec elle quand un éclair de lucidité lui traversa la tête. Il ne lui rendrait pas service. Ce genre d’épreuve était dure à supporter et il mettait ses propres sentiments à distance pour ne pas céder. Garder la tête hors de l’eau pour prendre la meilleure décision possible. Pourtant, en la voyant, son coeur se serrait à nouveau et il manqua de lui prendre la main pour fuir loin de ces murs blancs. L’amour vous poussait à faire des trucs vraiment stupide, parfois.

Il savait ce qu’il devait faire. Essuyer ses larmes. Garder la tête haute et épauler Cindy du mieux qu’il le pouvait. Comme elle l’avait épaulé après le Pegasus. Pas le même traumatisme, pas la même situation. Gabriel ignorait s’il serait à la hauteur de cette tâche mais il ferait de son mieux pour être présent et ne pas la laisser tomber. Il ne pouvait pas la laisser partir dans cet état, aussi préféra-t-il brouiller les piste en demandant à Cindy s’il voulait qu’elle appelle quelqu’un. Il avait un peu l’impression de la trahir, mais c’était pour son bien. Il évita le regard de Cindy en appuyant sur le bouton d’appel et se redressa. L’attente ne fut pas longue et Gabriel s’éloigna un peu pour laisser le champ libre du mieux qu’il le pouvait. Chose qui n’était pas forcément aisée avec les mains de Cindy qui s’accrochaient à son tee-shirt.

La tristesse, la peur, la douleur, il pouvait le sentir sans même avoir à la regarder. Sa main finit autour de la sienne alors qu’il gardait le silence. Il se détestait d’être aussi impuissant face à la détresse de Cindy. Quelqu’un d’autre que lui aurait su quoi faire, su comment agir. Lui, il ne le savait pas. Il ne savait pas comment gérer ça. Les mots qui sortaient de sa bouche ne lui appartenait pas. « Ça va aller.» disait-il pendant qu’on injectait des calmants à Cindy. « Ça va aller, je suis là.» disait Gabriel en sachant pertinemment que non. Ça n’irait pas. Ça ne va pas aller, pas après ça. Il le sait très bien. Rien ne serait plus comment avant et s’il avait refusé de l’admettre en premier lieu, il comprenait qu’il avait choisi de faire l’autruche devant les signes qu’il avait sous les yeux. Il devait affronter une nouvelle tragédie pour s’en rendre compte. La vie qu’il avait connu à Genosha était terminée.

Il continuait pourtant de mentir à Cindy pour la rassurer. « Ça va aller...» ce doux mensonge auquel il ne croyait plus depuis longtemps. Elle devait croire que les choses s’arrangeaient même s’il ne se faisait aucune illusion. Il sentait ce creux dans sa poitrine qui se creusait, un peu plus. Des murs invisibles qui se rapprochaient. Son envie d’hurler qui redoublait d’intensité quand il regardait Cindy et qu’il apercevait ce regard qu’il connaissait pour avoir eu le même. Il serra un peu plus sa main, se mordit les lèvres non sans une certaine violence. « Je suis là.». Encore une fois. Il ne s’en irait pas. Le médecin s’éloigna enfin et Gabriel passa un bras autour des épaules de Cindy, prenant place sur le bord du lit. Peu lui importait s’il devait rester là des heures ou des jours. Il n’avait pas l’intention de bouger d’ici.

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