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 Wrong place, wrong time | ft. Aldébaran

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Gwen StacyHumain modifié
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Spider-Gwen
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MessageSujet: Wrong place, wrong time | ft. Aldébaran   Ven 22 Déc - 8:00


Aldébaran & Gwen

Wrong place, wrong time


« Pffiou. » Fin de mon cours de la journée. Je me vois ranger mes affaires dans mon sac, une par une, comme une automate. Non pas que je suis une enseignante lassée par ma propre profession, mais disons que j’ai l’impression… que je suis en manque. D’adrénaline, j’entends. Pas d’un quelconque jus censé faire pousser des muscles ou des cheveux sur le crâne d’un chauve, et encore moins d’une drogue en particulier. Juste...Eh bien, cela fait plusieurs jours, plusieurs semaines même, qu’il ne s’est rien passé depuis que j’ai vu Peter. Et quand je dis rien, c’est rien de chez rien. C’est tellement le néant que c’en est flippant. Je pensais avoir à me cacher de la Garde pour le restant de mes jours après qu’une manifestation pacifiste ait tourné au cauchemar et que j’ai été poursuivie par les agents, mais c’est loin d’être le cas. La preuve, je ne serais pas aussi ennuyée à St-Magnus autrement. Et si, d’un côté, je suis soulagée de ne pas avoir eu à abandonner toute ma vie, tout mon quotidien, d’un autre côté j’ai le sentiment d’être déçue. Oui, je sais, je dois être assez stupide ou suicidaire pour penser ça. Mais en même temps, il me faut me comprendre. Je suis loin d’être dans le feu de l’action, à pouvoir aider les émergés recherchés. J’ai ce besoin vif de bouger, de me battre pour quelque chose, mais en vérité, je suis coincée à mon poste, dans ma morne routine, et ça autant pour mon propre bien que pour ceux de mes élèves, et de mes proches. Oui, vraiment, c’est ridicule d’être à la recherche de sensations fortes. Ce n’est pas une addiction quelconque, mais c’est juste que c’est comme si ça coulait dans mes veines, ce besoin d’aider les autres, et de prendre les armes pour faire ça.

Enfin, prendre les armes, c’est un bien grand mot, je ne me balade pas non plus avec un flingue dans mon sac. Sac qui, d’ailleurs, se retrouve pendu à mon épaule gauche alors que je m’assure que rien n’a été oublié dans ma salle attitrée. J’aime prendre possession de cette pièce où repose tous les instruments de musique. Il faut dire que ce n’est pas bien compliqué de me l’approprier, sachant que je suis la seule représentante de ma matière à l’heure actuelle. Je suppose qu’avec les derniers événements sur Genosha, l’ambiance n’est pas prospère pour un recrutement pour le lycée. Je ne dis pas qu’on manque de professionnels, loin de là, même. Mes collègues diraient même qu’à St-Magnus, on ne trouve que la crème de la crème. M’enfin, des fois, c’est compliqué de ne pas avoir un autre professeur passionné par le même domaine que moi. Je veux dire, on trouve souvent plusieurs profs de mathématiques ou de langues, mais pour tout ce qui touche aux arts, c’est autre chose ! Enfin, je m’égare dans mes pensées, et si ça me fait temporairement oublier que Peter se cache dans un coin de l’île, ça ne m’aide pas à quitter plus rapidement mon lieu de travail. Sait-on jamais, des fois que je tombe sur un brigand en plein méfait, je pourrais exploiter mon uppercut du droit que je travaille depuis des semaines dans ma salle de boxe.

Mes talons claquent sur le goudron alors que je m’apprête à quitter enfin l’enceinte du lycée. J’aspire l’air frais, l’hume, même. J’aime beaucoup mes élèves, mais je dois bien avouer que ça change de l’odeur de fauve que renferme toute salle de classe après presque 8h de cours, voire plus pour certaines matières. Je salue les dernières personnes se trouvant à proximité, et je me dirige vers le parking du lycée, là où repose ma sobre voiture. Je crois que je ne connais même pas la marque de celle-ci, c’est dire si je m’y connais en mécanique. Je fouille dans mon sac, à la recherche de mes clés, avançant le nez perdu dans mes affaires. Je suis si concentrée que je ne remarque pas tout de suite les haussements de ton qui perturbe mon ouïe sur le moment. Une voix masculine s’élève, frustrée, voire colérique. Il me faut pousser un petit cri victorieux après avoir mis la main sur mes clés pour que je lève enfin les yeux et me fige. Casper, un de mes élèves les plus studieux, et sûrement les plus humiliés par le choix du prénom par ses parents, se trouve à peine à quelques mètres de moi. Je le vois brandir ses deux mains dans tous les sens, et si je ne savais pas déjà qu’il était une quiche en matière de batterie, j’aurais presque pu croire qu’il répétait un morceau. Oui, ça aurait pu le faire, si je ne le dévisageais pas en train de froncer du nez alors qu’une autre silhouette, plus grande et plus effilée que mon cher Casper, ne lui répondait avec autant de véhémence. Ceci dit, je ne pipais pas vraiment mot à ce qu’ils se disaient tous deux, encore trop éloignée de leur position. Pourtant, de là où je me trouvais, j’étais sûre d’une chose : le jeune homme qui s’en prenait à Casper n’était pas du lycée. J’aurais reconnu sa dégaine autrement, j’en prêtais ma main à couper. Et puis, si on a les meilleurs des meilleurs au lycée en terme de personnel, ça vaut également pour les élèves. Et lui, je suis sûre qu’il n’a pas passé la sélection. Et je ne fais pas de discrimination, non non. Simple déduction, au vu du reflet qu’il me renvoie, totalement inconnu et éloigné du genre que reflètent les élèves de St-Magnus. Je finis par accélérer, enfin, alors que je viens au secours de ce bon Casper. Je me racle la gorge, pour m’annoncer gentiment, mais j’enchaîne aussitôt : « Hey, qu’est-ce qui se passe par ici ? » Je tourne la tête vers Casper, lui fait même un sourire, mais il semble fuir mon regard : « Tout va bien ? » Le voyant se faire tout petit, je porte mon attention tout entière au jeune homme qui lui fait face, et je croise les bras. Attention petit, je sors la carte de l’adulte mature. En espérant qu’il ne soit pas plus âgé que moi. « Dites-donc vous, je ne me souviens pas vous avoir jamais croisé dans les couloirs. Vous êtes du lycée ? Car si ce n’est pas le cas, vous aurez intérêt à me donner une bonne explication quant à votre présence ici. L’accès à l’école est restreinte, au moins jusqu’à la sortie du parking. » Et boum, bien joué Gwen ! La voilà ma petite dose d’adrénaline de la journée !

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Aldébaran AquilaeExtraterrestre
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En tant qu'extraterrestre, Aldébaran est plus résistant que le commun des mortels. Il a acquis aussi une rapidité supérieure à la moyenne humaine.
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MessageSujet: Re: Wrong place, wrong time | ft. Aldébaran   Dim 14 Jan - 19:02


Aldébaran

ft. Gwen

  Wrong place, wrong time
Aujourd'hui, j'ai des choses à régler. Avec un certain Casper notamment. Il semblerait que ce dernier s'amuse à se faire des bénéfices dans notre dos. Son boulot était pourtant très simple. Dealer pour nous et faire ce qu'on lui demandait mais non. Non. Il a préféré jouer au con et garder une partie de l'argent pour lui, en croyant surement qu'on était assez stupide pour ne pas le remarquer.

Quel inconscient. Quel crétin. Sait-il vraiment dans quel merdier il vient de se fourrer? Sait-il vraiment qu'en se foutant ouvertement de notre tronche, il venait peut-être de signer son arrêt de mort?

Oui. Là, je suis agacé. Énervé même. Je n'aime pas qu'on se moque de nous. Je ne suis pas un adepte de la violence alors je compte lui laisser encore une chance de s'expliquer. Mais ses explications ont intérêt à être crédible. Sinon... je prendrai les mesures nécessaires pour que l'envie de nous duper ne lui prenne plus. Excessif? Peut-être. Or, il y a certaine chose que je ne supporte pas. Comme l'infidélité et l'irrespect notamment.

On ne se met pas les Alquilae à dos. C'est la règle. C'est pourquoi, après en avoir parlé à Altaïr, j'ai pris ma voiture. Direction cette fois le lycée ou ce petit opportuniste doit s'y trouver en ce moment même.

J'espère lui faire peur. J'espère lui mettre la pression et lui faire comprendre qu'il a tout intérêt à ne pas refaire la même erreur. Une fois ma voiture garée, un peu à l'écart des autres véhicules stationnées sur le parking du lycée, je remets ma veste en place et je marche vers la grille, lentement. Je prends mon temps. Je me fond dans la foule. Je garde un visage avenant, confiant, gentil mais au fond, je bouillonne. Mon cœur bat plus vite contre ma poitrine. Je le sens s'accélérer. Ce n'est pas de l'appréhension. Non. Juste de la colère. Une colère dissimulé avec soin certes mais de la colère tout de même.

Les secondes, les minutes passent quand enfin, je reconnais Casper un peu plus loin. Mes sourcils se froncent et je me redresse, prêt à l'interpeller. Un rictus éclaire même mon visage. Je le regarde s'avancer sans faire attention à ce qui se passe autour de lui. Je prends une inspiration puis je le suis pendant quelques pas avant de lancer d'une voix mielleuse :
- Je crois qu'une petite discussion s'impose Casper.

Il sursaute. Je vois à son comportement, au tressautement de ses épaules qu'il ne s'attendait pas à me voir débarquer ici. Ça m'amuse. J'en profite. Je laisse un silence couler et je poursuis, en me rapprochant plus dangereusement de lui, tout en gardant une allure droite, classe, digne d'un Alquilae.  
- Tu croyais peut-être que tes magouilles n'arriveraient pas à nos oreilles?

"C'est que... hum." il bafouille. Il cherche ses mots. Je sens à son regard qu'il essaye de m'éviter. Peut-être envisage t-il la fuite. C'est une possibilité mais il n'a pas intérêt à le faire. Pour sa propre survie. Je veux bien être gentil, conciliant une fois mais pas deux. Oh non. Il y a des limites. D'ailleurs, je lui barre le chemin. Je me mets devant lui, exprès pour qu'il ne puisse pas éviter notre tête à tête. Ça le stress. Il commence à être nerveux. Il transpire. Il regarde de tout côté puis se met à s'énerver comme un enfant prit sur le fait en faisant de grands gestes.
"Fout moi la paix ok? sinon j'appelle la police !"

Bah voyons. De mieux en mieux. Tout en me redressant, je fronce les sourcils. Je reste silencieux mais je m'avance toujours plus, jusqu'à coller presque mon visage au sien.
- Tu veux vraiment jouer à ça avec moi Casper? A ta place, je n'essayerai même pas. Tu sais, j'ai fais beaucoup de recherche sur toi. Ça serait dommage que ta petite sœur et ta pauvre mère se retrouvent confronté un jour à un malheureux accident non?

Je chuchote. Je laisse la menace faire son effet. Un petit sourire s'étire au coin de mes lèvres et je me recule, très légèrement. De telle manière à le laisser "respirer". Mais alors qu'il s'apprête à me répondre, à capituler, à se montrer un peu plus docile pour entamer une discussion plus posée, voilà qu'une femme vient vers nous et s'interpose, en se mettant limite devant mon interlocuteur.

Et mince. Elle arrive au mauvais moment cette demoiselle. Casper a bien de la chance mais il n'est pas tiré d'affaire pour autant. Je remets ma veste en place et j'offre à la nouvelle venue mon plus beau sourire, celui qui me sert souvent lors de mes nombreuses négociations. Elle me semble énervée ou irritée. Ses mots me piquent au vif mais j'ai l'habitude de ce genre de chose. J'en joue, toujours plus. Je sais me fondre dans la masse et c'est pour cette raison que ma voix est calme, douce, posée avec une certaine courtoisie quand je décide enfin de lui répondre :
- Pardonnez-moi. Non c'est vrai, je ne suis pas étudiant mais Casper et moi travaillons ensemble sur un projet. N'es-ce pas?

Tout en prononçant ces mots, je me tourne vers le jeune lycéen. Il déglutit à mon regard et hoche la tête, bafouillant un : "Oui" à peine audible. Brave garçon. Je préfère ça plutôt qu'il se donne en spectacle devant tout le monde au risque de nous mettre tout les deux dans une mauvaise posture. Puis, je me retourne de nouveau vers la femme qui semble avoir à peu près le même âge que moi. Dans un geste calculé, je passe brièvement une main sur ma nuque et lui offre un sourire désolé, poursuivant de plus belle :
- Je ne faisais que le rouspéter pour m'avoir fais faux bond hier soir. C'est un peu idiot je sais mais je m'inquiétais aussi pour lui alors. Je suis venu dès que j'ai pu. Bref. J'aurai du attendre et ne pas m'énerver. Je vous prie de m'en excusez. Ça ne se reproduira plus. Vous...

Je fais semblant d'hésiter. Je me racle la gorge aussi. Je fais mine d'être profondément navré avant de reprendre, d'un ton plus incertain, indécis. Comme si je n'osais pas poser la question.
- Vous êtes l'un de ses professeurs?



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MessageSujet: Re: Wrong place, wrong time | ft. Aldébaran   Sam 20 Jan - 9:26


Aldébaran & Gwen

Wrong place, wrong time


J’ai presque un sourire qui se dessine au coin des lèvres. Presque. Ce serait quand même légèrement osé que j’ose apparaître contentée alors que je sépare deux garnements. Enfin, là encore, le terme est quelque peu exagéré. Si Casper est bien plus jeune que moi, à force d’observation de celui qui lui fait face, je réalise que l’inconnu est loin d’avoir le visage juvénile d’un lycéen. Plus je le dévisage même, et plus je réalise que l’étranger doit avoir dans la vingtaine, voire 25 ans. Ce qui voudrait dire qu’il a mon âge, et d’un coup mon sourire se fane un peu. Je n’ai rien contre engueuler les autres mais affronter un homme du même âge que moi ne faisait pas partie du programme. Et c’est d’autant plus embêtant que j’ai du mal à comprendre ce qu’une personne aussi avancée puisse faire dans un lycée comme St-Magnus. Si le proviseur était là, pas de doute que l’inconnu aurait fini viré à coups de pieds au derrière. Mais je ne suis pas comme ça, plutôt concernée par Casper qui ne dit mots depuis mon arrivée. J’ai beau glisser mon regard de l’un à l’autre, mon élève continue de me fuir, préférant lancer des regards incertains à son interlocuteur qu’à sa professeure. Merci bien pour le rapport de confiance.

Un soupire m’échappe donc, alors que j’attends de pieds fermes les explications du jeune homme face à moi. Ce fut presque un automatisme pour moi de me placer ainsi devant Casper, comme si je voulais le protéger de cet inconnu, alors même que le gamin se décale pour garder l’étranger dans son champ de vision. Son attitude ne me plaît pas, pas alors que je n’arrive pas à m’expliquer son expression apeurée mais néanmoins demandeuse d’attentions de la part du brun mystérieux. Et comme si ça ne suffisait pas, j’ai le sentiment que le grand brun me prend pour une cruche alors qu’il mentionne un projet étudiant. Un projet étudiant ? Mêlant un gamin de 17 ans à un mec aussi vieux que moi ? Tu parles oui. Il faudrait une sacrée bonne raison pour que ces deux-là se retrouvent ensemble. Et même si les élèves de St-Magnus sont des ardus du travail intensif, la plupart d’entre eux sont si pris par leurs programmes au lycée qu’ils sont loin d’opérer des activités en plus de ce qu’on leur demande de fournir pour l’établissement. Ce que je ne peux que comprendre. Quand j’étais dans le groupe de MJ pendant mes propres années lycées, je me souviens que c’est à peine si j’arrivais à tenir debout certains jours. Accomplir son devoir de parfait petit élève et trouver le temps de jouer dans un groupe de musique à côté, ça ne faisait pas toujours bon ménage. « Un projet étudiant, ah oui ? Et pourrais-je savoir de quoi il s’agit ? C’est un de mes collègues qui vous a réuni ensemble ? » Oui, j’ai bien conscience de m’imposer un peu sur les plate-bandes des deux jeunes gens, mais mon sixième sens me dit que quelque chose cloche avec ce nouveau venu. Et depuis les derniers mois écoulés, j’ai appris à l’écouter, ce sixième sens. C’est bien souvent lui qui m’a sauvé de pétrins indescriptibles. Comme le fait d’avoir su éviter à temps une matraque d’un Garde, seulement parce que mon instinct m’avait poussé à me baisser. Comme si j’avais pu sentir un danger imminent. Danger que je pouvais percevoir par-delà l’aura menaçante que dégageait l’inconnu, qui m’offrait pourtant un sourire désarmant.

Je tâchai de masquer au maximum mon incrédulité, ne voulant certainement pas me montrer ébranlée par l’attitude déviante qu’affichait chacun des deux garçons. L’inconnu me mettait mal à l’aise, d’une certaine manière, et ce n’était pas Casper et ses yeux cette fois-ci baissés vers le sol qui allait me rassurer. J’en faisais peut-être trop, j’abusais peut-être de mon statut de professeur, mais après tout, je me devais de m’assurer de la sécurité de mon élève. Pour moi, c’était obligé. Il s’agissait d’un devoir, pas forcément professionnel. Quelque part, il était aussi, et surtout, personnel. Il y avait bien une raison si je guettais toujours la moindre source de risque sur Genosha, en dehors de mes fonctions d’enseignante. Je le savais bien, même si je préférais ne pas trop m’attarder sur mon comportement plus qu’inquiétant, et définitivement anormal. Agissements qui rendraient plus d’une personne confuse, d’un point de vue extérieur, mais qui me faisait pourtant me sentir bien dans ma peau. Ah, quand est-ce que j’ai ainsi décidé de prendre ma vie en main et de braver le danger, hein ? C’est mon père qui en ferait un infarctus, s’il apprenait ce que je faisais parfois de mon temps libre. « Casper, faire faux-bond ? » J’en reviens à mes moutons et je me tourne vers l’intéressé, secouant la tête, l’air mécontente. Je ne sais pour quelle raison je fais ça, mais je me décide à rentrer dans le jeu du brun mystérieux. « Ce n’est pourtant pas ce qu’on apprend à St-Magnus. Quelque chose s’est passé hier soir, Casper ? » J’insiste, je fais exprès de pousser mon élève dans ses retranchements, pour qu’il ose enfin affronter mon regard et dire ce qu’il ne va pas. Ou, à défaut de me le dire, de me faire un signe, minime, qui puisse m’indiquer que celui qui l’embête n’est pas son ami. Mais Casper reste silencieux, et je suis forcée de reporter mon attention sur l’inconnu, qui m’aurait certainement fait fondre avec sa moue craquante, si j’avais été plus jeune et innocente. Je m’en vais pour interroger à nouveau le jeune homme, quand Casper retrouve soudainement l’usage de sa voix. « N-non, tout va bien. J’avais juste pas envie de travailler hier soir, pardon. C-c’est de ma faute. » Je laisse mes yeux suspicieux analyser le gamin, à la recherche d’une faille que je pourrais exploiter. Mais si ce n’est son bégaiement soudain, comme s’il ne savait plus comment faire claquer sa langue, je n’ai rien qui me donne raison. Mon sixième sens serait-il devenu capricieux à avoir ainsi demeuré silencieux depuis ma dernière rencontre avec Peter ?

On aurait pu laisser les choses-là, j’aurais pu rentrer chez moi. Hausser les épaules, me dire que je me faisais des idées par manque de sensations fortes. Mais l’inconnu ne semblait pas en avoir fini avec moi, puisqu’il s’intéressa cette fois-ci à ma profession. Je levai les yeux au ciel, pensant intérieurement que si je me trouvais à St-Magnus, ce n’était certainement pas pour passer la serpillière. Mais je me repris rapidement, fronçant les sourcils alors que mon attention était toute dirigée vers le brun. « En effet, je le suis. Non pas que ce soit vos affaires, Monsieur… ? » A mon tour de chercher à en savoir plus sur lui, alors que je m’enquérais de son identité. Il ne serait pas le seul à jouer de ses mimiques presque mignonnes, non mais.

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MessageSujet: Re: Wrong place, wrong time | ft. Aldébaran   Lun 5 Fév - 11:28


Aldébaran

ft. Gwen

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Dans ce genre de situation, il faut savoir garder son calme. Il ne faut en aucun cas flancher, montrer une seule parcelle de faiblesse. Il faut rester digne, droit et laisser doucement les mensonges faire leur travail. C'est un exercice délicat. Il faut de la patience. Autant pour certain, c'est difficile. Autant pour moi, c'est plutôt facile. Je suis bon à ça, sans aucune prétention. Je suis fais pour ça : mentir, jouer avec mes interlocuteurs, parlementer avec eux en prenant en compte leur caractère. J'observe. J'apprends. J'improvise en conséquence et je réfléchis à quel chemin prendre.

Casper va dans mon sens et c'est tant mieux. Il sait ce qu'il risque. Il sait que s'il ouvre sa grande bouche, ne serais-ce qu'une seconde, je n'hésiterai pas à mettre ma menace à l’œuvre. Je n'aime pas la violence. Qu'on se le dise. J'en use que très rarement or quand j'estime devoir en arriver là, je le fais sans aucun remord. Sans aucune culpabilité. Pour la simple et bonne raison que je suis un Alquilae.

C'est pourquoi, par moment, je lui jette un coup d'oeil. Je souris. Je m'adresse à la jeune femme poliment. Je lui invente une excuse bidon et Casper, brave garçon, hoche timidement la tête pour appuyer mes dires. Oui, je prends mon visage le plus sympathique, le plus doux et avenant. Sauf que. Elle ne semble pas du genre à tomber dans le panneau aussi facilement. Je le sens. Je le vois au fur et à mesure qu'elle me regarde. Je l'entend aussi à sa manière de me parler avec scepticisme. Elle essaye de capter l'attention du lycéen mais ce dernier fuit son regard. Toujours. Ce qui, pour le moment, m'arrange. Beaucoup.
"Continue comme ça et peut-être. Je dis bien, peut-être. J'arriverai à trouver un arrangement avec toi."

Je me fais la promesse intérieurement. La demoiselle s'adresse de nouveau à moi et me demande, cette fois quel genre de projet nous avons lui et moi. Ça se complique. Mais je ne baisse pas ma garde pour autant. Je ne perds en aucun cas mes moyens. Je réfléchis à toute allure. Ma main vient frotter ma nuque et je réponds presque au tac au tac comme si la réponse vient d'elle-même dans ma tête.
- Oh non Mademoiselle. Je parlais d'un projet musical. Pas étudiant. On monte un groupe ensemble et je dois dire qu'on a un timing assez serré pour notre premier concert qui a lieu très bientôt.

Cela dit, je n'aime pas sa manière de questionner. Je la trouve trop curieuse, trop...soupçonneuse. Ça m'irrite. Je fais pourtant bonne figure et je continue de sourire, toujours en me promettant d'en parler à Altaïr afin de nous éviter des ennuis inutiles. Même si bon. Notre famille est disons. Très influente et intouchable. Car je ne sais pas, je m'attends presque à ce qu'elle fasse des recherches. Comme Kristina sauf que cette fois, elle ne m'a pas avec ses beaux yeux de biche. C'est différent. Je sais que c'est différent et je ne compte pas lui donner la satisfaction de m'avoir aussi facilement.

Alors qu'elle s'adresse à Casper, en cherchant surement à me discréditer, ce dernier bafouille, me jette des regards apeurés puis baisse la tête, marmonnant une excuse qui, oh joie, va dans mon sens. Encore. C'est bien. Au moins, il a comprit la leçon. Je le félicite. Je lui demande si elle est son professeur. Elle fronce les sourcils et j'ai un peu comme l'impression qu'un jeu de regard s'est enclenché entre elle et moi. Puis elle me demande mon nom. Innocemment même si je doute que ce soit le cas alors je mens, toujours plus, sans cesser une seule seconde de sourire. Sans cesser de quitter ce masque aimable et joyeux sur mon visage.
- Monsieur Wilson. Homme d'affaire et musicien durant ses heures perdues si vous voulez tout savoir.

Un rire s'échappe de mes lèvres comme pour détendre l'atmosphère. Sauf qu'à l'intérieur, je ris jaune. Non. Je n'aime décidément pas ses questions. Je n'aime pas sa manière de fouiner. Je n'aime pas son caractère un peu trop curieux à mon goût. Lentement, ma main quitte ma nuque pour tomber le long de mon corps et je poursuis, en inclinant légèrement le menton :
- Je ne suis pas un dangereux psychopathe vous savez. En tout cas, le lycée a de la chance d'avoir un professeur comme vous. La sécurité de vos étudiants est assuré à n'en point douter.

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Gwen StacyHumain modifié
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MessageSujet: Re: Wrong place, wrong time | ft. Aldébaran   Jeu 8 Fév - 4:23


Aldébaran & Gwen

Wrong place, wrong time


Plus la discussion s’enchaîne, plus mon scepticisme augmente. Quelque chose a changé dans mon ton, ou peut-être que je réagis un peu trop instinctivement à la désagréable sensation que me laisse ce … Wilson. Bien sûr, homme d’affaires et musicien, rien que ça. Même si Genosha prône la réussite de ses habitants, même si mon propre lycée est du genre à propulser ses élèves vers de majestueuses carrières, je n’arrive pas à gober ses mensonges. C’est des conneries, et je le sais. Enfin, techniquement, je n’ai aucune preuve. Mais mon sixième sens s’affole, mon coeur manque de cisailler ma poitrine tant il s’embrase à chacun des mots de l’inconnu. Et il ne prend pas feu dans le bon sens du terme. Déjà parce que ce n’est pas mon genre de m’emballer au bout de deux minutes de discussion, mais surtout parce que je n’arrive qu’à percevoir du danger autour de Wilson, comme si une mauvaise aura l’entourait. J’ai conscience que mes réactions peuvent paraître exagérées, tout ça alors qu’elles sont basées sur un mauvais feeling, pour résumer rapidement la chose. Mais j’ai appris à faire confiance à mon instinct, à écouter ma petite voix intérieure qui s’est révélée avoir plus raison que tort. Alors même si j’abuse de mes pouvoirs sacrés d’enseignante, je suis décidée à ne pas m’arrêter là avec ce jeune homme. Et ce n’est pas Casper, aussi convaincant qu’un champignon poussant en plein désert, qui va me persuader d’arrêter les frais. « Monsieur Wilson hein ? Enchantée, moi c’est Madamoiselle Stacy. » Je ne vais pas pousser le bouchon jusqu’à lui révéler mon petit prénom. « Professeure de musique justement, comme le hasard fait bien les choses. » C’est fou comme la coïncidence est en effet un peu trop énorme. Malgré tout, les dés sont lancés. Alea jacta est. J’entre dans son jeu, je ne peux pas faire autrement. Et quelque part, j’en ai comme la furieuse envie. De frôler avec ses limites, de découvrir qui il est vraiment.

Je ne suis pas certaine de savoir moi-même où je veux en venir avec ma suspicion. Mais eh, c’est comme on dit dans ma profession : le talent, y a que ça de vrai ! Alors j’y vais au talent. « Vous voulez monter un groupe ? Mamma mia, il fallait me le dire plus tôt. J’en ai fais partie d’un pendant des années, peut-être que je peux vous aider à le monter, à vous conseiller pour percer dans le domaine ! » Je feins l’enthousiasme, j’en dévoile même sur moi. Un peu trop, à mon goût, mais la confiance ne va pas s’acquérir facilement si je m’emmêle les pinceaux avec des bobards improvisés. « Enfin, je ne veux pas jouer à la prof lourdingue, mais je pourrais vous être utile si vous le voulez. » Je vais jusqu’à agrandir mon sourire, jouer du coude avec Casper, qui reste toujours aussi silencieux. Enfin, fallait bien avouer que ce n’était pas le plus doué en matière de musique, je le sais, puisque je suis sa professeure. Mais puisque le dénommé Wilson m’a lancé là-dedans, allons voir jusqu’où il est prêt à jouer avec moi, sur le nom de ce pauvre Casper. Pauvre gamin, je le plains presque. Presque, parce que bon, je suis là pour couvrir ses arrières. Et qu’il semble avoir cherché à se frotter à ce Monsieur Wilson. « Je suis curieuse. Vous jouez quels instruments tous les deux ? » Bon, j’insiste mais en même temps, une vraie flamme de musicienne m’anime. En dépit de toutes mes appréhensions vis-à-vis de l’inconnu, la musique a toujours déclenché quelque chose. Pendant longtemps, elle a été ma seule passion, presque ma seule raison de vivre. Le groupe des Mary Janes représentait tout pour moi, à une époque. Jusqu’à ce que mon âme d’artiste vire autrement, devienne plus altruiste. Je ne vivais plus pour moi, mais aussi pour les autres. Je vis toujours de ma passion, vous me direz, mais bien des choses ont changé avec les années. De plus en plus, je m’assure de la sécurité des autres. Je n’avais pas réalisé avant ce jour, avant que Wilson ne prenne la parole. Mais devenir professeur avait été une première étape, dans le processus de protection des autres, système que j’avais érigé presque inconsciemment. Et prendre mes positions au sein de Genosha, dans la rue, y aller à la frontale, ça représentait une deuxième étape dans cet étrange enchaînement des choses. Comme quoi, rencontrer cet inconnu, ça a du bon pour moi. Même si ça n’a pas vraiment de sens au vu de mes à-priori sur lui.

En tout cas, ce n’est pas passé inaperçu. Et ça tombe bien, parce que ce n’était pas ce que je voulais. Qu’il se sente agressé s’il le veut, ce n’est pas mon problème. Au contraire, je dis toujours que ceux qui se sentent un peu trop concernés par des sous-entendus ont des raisons de s’inquiéter. Parce que ça en dit souvent long sur ce qu’ils sont véritablement, sur ce qu’ils sont capables de faire au fond. Je ris à sa suite, rire bon enfant, rire forcé et à la fois inquisiteur. Si tant est que cela soit possible. « Oh, vous savez ce qu’on dit. Les apparences sont parfois, voire souvent, trompeuses. » Je lui sers mon plus beau sourire en sortant cette phrase, le piquant un peu plus : « Alors il faut bien que quelqu’un s’assure que tout se passe bien dans le coin. » Et j’assume parfaitement mon rôle.

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MessageSujet: Re: Wrong place, wrong time | ft. Aldébaran   Jeu 8 Mar - 15:09


Aldébaran

ft. Gwen

Wrong place, wrong time
Oui, la situation devient déplaisante. Plus que déplaisante même. Je sens que cette Mademoiselle Stacy va me donner du fil à retordre. Je sens à sa voix, à son sourire qu'elle est sceptique et cherche toujours plus à me faire défaut. Elle ne lâche pas le morceau. On dirait qu'elle attend le moindre faux pas de ma part et cela ne me plait guère

Alors, sans perdre mon calme, j'use de mes mots. J'use de mensonge et d'amabilité forcée pour ne pas lui donner ce plaisir. Mon cœur bat plus rapidement contre ma poitrine. Cependant, je garde un visage souriant, presque parfait et gentleman malgré l'énervement qu'elle arrive à engendrer en moi.

A ses dires, concernant son métier, je hausse les sourcils. Je laisse échapper un :
- Oh, effectivement, voilà une drôle de coïncidence.

Avant de laisser un rire traverser mes lèvres. Tout en même temps, j'analyse la situation. Je la retourne dans tout les sens. Je fais attention à mes gestes, à mon attitude, à mes paroles aussi alors qu'il semblerait maintenant qu'elle cherche à les retourner contre moi. Je sens que la bataille ne va pas être simple. Oh non. Plus je l'observe, plus je remarque qu'elle ne sera pas facile à duper. Mais je ne m'avoue pas vaincu aussi facilement. Ça serait mal me connaitre sinon.

Je reste impassible, serein, paisible. Doucement, je laisse l'air entrer par mes narines et calmer les battements de mon cœur qui prennent un rythme de plus en plus irréguliers. Par moment, je jette de brefs coups d'oeil à Casper qui reste sagement silencieux, tout penaud et effrayé derrière sa professeur. J'espère qu'il ne crachera pas le morceau. Il sait sinon ce qu'il l'attend et j'ose espérer qu'il ne soit pas aussi stupide que je ne le pense déjà.

Je cherche une feinte, une manière, une façon de me retirer. Mais voilà que cette Stacy continue de plus belle. Quand je fais mention du pseudo groupe de musique, elle nous propose son aide en avouant tout en même temps d'en avoir fait partie une fois. Ça se complique. Car en vérité, je ne joue à aucun instrument. A part la guitare peut-être et encore, ce n'est qu'un divertissement. Un moyen pour moi de palier l'ennui quand je n'ai rien d'autre à faire. Je n'y connais presque rien et dans un sens, je l'accuse de le faire exprès pour vérifier notre alibi. Or, je ne peux pas lui dire ça. Je ne peux pas briser ma couverture ni refuser son offre au risque de paraitre d'autant plus suspect.

Oui. Cette femme m'énerve. De plus en plus. A bien des égards. Elle joue avec ma patience, mes nerfs. Moi qui pourtant, en a d'habitude à revendre. Ma langue humidifie légèrement mes lèvres et je souris, ma voix claquant de plus belle sur le parking:
- Oh et bien oui, pourquoi pas. C'est très aimable à vous de le proposer. Mais je n'aimerai pas non plus vous importuner. Vous avez sûrement autre chose à faire que d'aider de pauvre novice comme nous.

Tout en disant ça, un rire s'échappe de ma gorge. Mon regard croise à nouveau celui de Casper et ce dernier fit mine d'approuver mes dires dans un hochement de menton. Cela dit, le fait qu'il ne dit absolument rien ne m'aide pas beaucoup pour le coup. J'aimerai qu'il soit un peu plus "actif", moins mouton et plus enthousiasme dans mes mensonges. Ça m'arrangerait grandement. Au final, la demoiselle nous demande quels instruments nous jouons tout les deux et je laisse mon bagou s'exprimer. Une fois de plus, une fois encore. En espérant qu'il ne me fasse pas faux bonds malgré toute l'assurance dont je fais preuve sans aucun effort particulier.
- Moi? De la guitare.

Puis, mes yeux glissent sur Casper. Je lui laisse la parole, d'une certaine manière. Ce dernier déglutit et se reprend, bafouillant en évitant soigneusement de regarder sa professeur en face. Pauvre idiot. Il fallait réfléchir plus tôt aussi. C'est à cause de lui et uniquement de lui que nous sommes actuellement dans cette mauvaise posture. S'il n'avait pas cherché à nous duper, jamais je serai venu le lui rappeler ni menacer sa famille ici.
"De...du piano pour ma part Madame. Je... j'allais vous demander votre aide justement. Mais je n'ai.. pas osé le faire plus tôt. Par...pardon."

Les bras pendants le long de mon corps, je l'observe du coin des yeux. J'essaye de ne pas afficher un air blasé ou trop sévère. Je privilégie le juste milieu. Mon interlocutrice rebondit alors sur mes dernières parole et mon sourire s'élargit, bien que ses dires me piquent avec son sens à double tranchant.
- Ah ça, je suis entièrement d'accord avec vous. On ne sait jamais sur qui on peut réellement tomber. On es jamais trop prudent.

Je dois dire que là, actuellement, notre conversation prend une tournure plus ou moins masquée. On se cherche, on se trouve. On se pique sans aucun des deux ne baissent l'étendard en premier. C'est aussi frustrant, énervant qu'intéressant dans un sens. Un silence coule enfin entre nous et je me redresse, roulant mes épaules en arrière.
- Mais dites-moi. Et vous? De quel instrument avez-vous joué quand vous faisiez partie de votre groupe? Je suis aussi assez curieux de le savoir.

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MessageSujet: Re: Wrong place, wrong time | ft. Aldébaran   Ven 9 Mar - 3:45


Aldébaran & Gwen

Wrong place, wrong time


Je ne sais pas ce que je fais. Ou plutôt si, j'en ai bien trop conscience. Et cette dernière en prend un coup, justement. Je me demande, brièvement, qu'est-ce que mes collègues penseraient de moi, à m'observer jouer la Grande Inquisitrice. Car il est clair que je n'ai pas l'intention de lâcher ce monsieur Wilson de sitôt. Je sais que je peux paraître parano, et qu'avec n'importe quel autre adulte, la conversation en serait restée là, depuis bien longtemps. Mais je ne le sens pas, et c'est comme ça. Et si c'est pas forcément très sain de pousser l'inconnu dans ses retranchements, c'est trop tard. Je suis sur ma lancée, et je ne peux pas m'arrêter. Mon coeur bat un peu plus fort à chaque pique échangée, à chaque regard partagé. Je sens l'homme me dévisager, tenter de me sonder. Tout comme il doit me percevoir en train de l'imiter. C'est étrange, mais on dirait qu'un jeu vient de débuter entre nous. Il y a quelque chose de palpitant, à se chercher, à se provoquer mutuellement. A savoir quid de nous deux craquera le premier. Même si pour l'instant, c'est mal barré. On ne peut pas dire que Wilson me donne beaucoup d'indices sur la vraie raison de sa venue ici, ni sur sa vraie identité. Il ne lâche pas le morceau, mais fort heureusement pour lui, j'ai tendance à être butée moi aussi. Bien que je n'ai pas de quoi me construire une fausse identité pour sauver ma peau, dans le cas où je me retrouve à un criminel influent. Imaginez, je me retrouve face à un caïd. Ce serait bien ma veine qu'il retrouve ma trace et ma famille et décide de se venger parce que je ne suis rien d'autre qu'une épine dans le pied pour lui. Bon, j'ai peut-être vu bien trop de films de mafias. Mais quand même. On est jamais trop prudent.

La conversation se poursuit, les faux-sourires aussi. C'est si intense, entre nous que j'en oublierai presque la présence de Casper, juste derrière moi. Ce n'est que lorsque je remarque Wilson darder ses yeux sombres vers mon élève que je me souviens qu'il est là, toujours aussi silencieux. A tel point que ça m'en désespère. C'est pas que j'essaye un peu de le protéger, mais quand même. Il pourrait m'aiguiller un peu plus ce garçon. Ah je vous jure, être professeur dans notre société actuelle, ça ne rapporte rien. Casper, espèce de petit ingrat, va. Je soupire, discrètement, alors que le brun ténébreux cherche à fuir ma proposition. Bingo. J'ai touché dans le mille. Ou du moins, j'en suis pas loin. Il a plus l'air très à l'aise, d'un coup le jeune homme. C'est vrai que ce serait bien embêtant que je m'incruste dans leur groupe improvisé. Mais eh, je ne suis pas tenace pour rien, moi Monsieur. Et je n'ai pas un sixième sens qui m'explose la tête dès qu'il ouvre la bouche pour n'importe quelle raison non plus. Et encore, ce dernier semble s'être calmé. Comme si, en m'interposant entre lui et Casper, j'avais évité le pire. N'empêche que la sensation désagréable que quelque chose ne va pas ne me quitte pas d'un pouce. Je me compose un nouveau sourire, alors que je rétorque : « Je suis professeur, alors vous savez, aider les novices, c'est un peu mon métier. » Petit clin d'oeil qui accompagne la révélation. Comment ça, j'en fais trop ? Eh bien oui, et j'assume. Il ne se débarrassera pas de moi aussi facilement.

Les choses s'enchaînent, et l'inconnu m'avoue jouer de la guitare. Je retombe quelques secondes en nostalgie, quand Betty, ma colocataire de l'époque, jouait elle-même de la guitare dans notre groupe des Mary Janes. Un sourire effleure mes lèvres, et je ne peux m'empêcher de commenter : « Oh, ça ne m'étonne pas. » Non pas que c'était un reproche, mais à parier, je l'aurais soit vu comme guitariste, soit comme batteur. Je n'étais pas loin, au bout du compte. Et voilà que Casper en rajoute une couche, me faisant hausser les sourcils. Du piano ? Ah, il lui reste du progrès à faire, si seulement ce qu'il dit est un tantinet vrai. « Ce serait avec plaisir pour... hum, te donner des cours particuliers, si tu veux Casper. » Oui, parce que bon, on ne va pas se mentir, mais le pauvre garçon n'a pas vraiment l'âme d'un musicien hors pair. Et je ne dis pas ça pour le vexer. Même jouer de la flûte au collège, ça l'embêtait, d'après ses dires. Mais il est du genre à frimer et à vouloir se faire bien voir auprès de ses camarades, alors il aurait très bien pu dire des bobards à ses copains, qu'est-ce que j'en sais après tout ? Je reste quand même indécise quant à leur plan. Je voudrais bien déchiffrer leur coup fourré, mais il est clair que je n'arrive à rien.

Je suis prise par surprise quand Wilson semble s'intéresser un peu plus à moi, et j'hésite, quelques instants, avant de me lancer. Dans tous les cas, je suis coincée, et il n'est pas bien difficile d'obtenir des infos sur moi. « J'étais derrière la batterie. Je peux vous dire que c'était l'éclate. » Quand on ne se prenait pas la tête avec Em Jay du moins. Ah, MJ... un sacré phénomène. Dommage que je l'ai perdu de vue. « Qui sait, s'il vous manque des membres dans votre groupe, peut-être que je pourrais m'inscruter ? Je n'ai rien perdu de mon doigté, je peux vous l'assurer. » Non, ce n'est pas une blague perverse. Et oui, je tente encore d'en savoir plus. « Sauf si je suis trop vieille pour vous les jeunes. Enfin, vous avez pas l'air bien plus jeune que moi, mais sait-on jamais, chez certains, avoir 25 piges revient à devenir grand-mère. » J'éclate d'un petit rire forcé, alors que j'essaie de glâner une nouvelle information sur l'étranger. Parce que si je me fie à ma première impression, alors oui, c'est très louche qu'un gamin de 17 piges se retrouve avec un inconnu de 25 ans dans les parages du lycée. Je ne dis pas qu'on n'a pas le droit de traîner avec des gens plus âgés, mais quand même, on parle de Casper qui aime jouer au gros dur et impressionner les gens. Et Wilson n'a clairement pas la carrure du mec impressionnable. J'entends des éclats de voix retentirent derrière moi, ce qui m'empêche d'en rajouter une couche alors que j'attends également la réponse de mon mystérieux interlocuteur.

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MessageSujet: Re: Wrong place, wrong time | ft. Aldébaran   Ven 30 Mar - 13:55


Aldébaran

ft. Gwen

  Wrong place, wrong time
Je ne sais pas encore combien de temps ce jeu va durer entre nous. Je garde ma patience. Un même sourire avenant, courtois étire mes lèvres mais je sens mon cœur pulser avec force contre ma poitrine. J'essaye de préserver mon sang-froid mais sa persévérance, son scepticisme me pique, me titille, me perce, m'agace au point ou je suis à deux doigts de perdre ma tolérance.

Je n'aime décidément pas la manière dont elle me cherche innocemment. Je n'aime décidément pas la manière dont elle regarde Casper pour surement lui tirer les vers du nez. Je ne lui laisse cependant pas le loisir de lui donner raison. Je continue le jeu en allant même à la regarder droit dans les yeux pour qu'elle comprenne que je ne plierai pas. Que je n'ai pas peur d'elle. Qu'elle peut toujours chercher mais qu'elle ne trouvera rien, ni de moi ni de ce cher Casper qui, aussi idiot soit-il, connait les risques d'une éventuelle trahison.

Car je l'ai déjà mis au parfum un peu plus tôt. Il sait que s'il perd la face, s'il nous trahit tout les deux, sa famille en pâtira. Elle deviendra bien vite un dommage collatéral. Je n'aime pas la violence. Je le redis, je le répète mais dans ce genre de situation, elle devient plus que nécessaire, surtout si ça implique de mettre ma propre famille, mon propre sang en danger.

Alors je reste digne, droit. Je lui pose même des questions comme visiblement, elle aime tant m'en poser. J'entre dans une conversation anodine, banale. Mais je sais que cette discutions est à double tranchant. Je lui demande de quel instrument elle jouait quand elle faisait partie de son groupe et elle me répond avec un même sourire faux sur son visage. Bien qu'elle a semblé hésiter un court instant de me donner une quelconque information à son sujet.
- Oh, sympa ! J'imagine bien. Quel meilleur instrument que ce dernier pour passer ses nerfs n'es-ce pas?

Tout en disant ces mots, un rire s'échappe doucement de ma gorge. Avec nonchalance, je mets mes mains dans mes poches et je continue de la regarder, de l'observer, de l'analyser avec une certaine attention, une certaine vigilance. Elle continue sur sa lancée et propose cette fois de s'incruster, ce qui me fait légèrement hausser les sourcils. Bien évidemment. Cette femme est loin d'être stupide. Comme ça, elle pourra vérifier si ce qu'on lui dit est vrai. D'ailleurs, je sens que Casper se crispe à ses côtés, qu'il est de plus en plus mal à l'aise. J'espère qu'il ne va pas craquer et comme pour s'en assurer, je lui accorde un ultime coup d'oeil, laissant une infime ombre traverser.

Mais il ne dit rien. Il se contente de se recroqueviller, de baisser la tête. De nouveau, mon attention sur porte sur la demoiselle et je fais mine d'être enjoué par la perspective d'avoir de l'aide.
- Oh et bien, pourquoi pas ! Après tout, ça pourra peut-être nous aider. Hein Casper?

De plus belle, je jette un regard au jeune homme qui hoche frénétiquement du menton. En vérité, je réfléchis à la manière dont je peux me tirer de cette affaire, de cette conversation. Mon petit doigt me dit qu'elle cherchera peut-être à s'informer toujours plus de mon identité alors je dois protéger mes arrières. Même si notre famille est influente, ça va de soi. Même si nous avons des amis hauts placé qui pourraient aisément la remettre à sa place et effacer nos traces, je ne tiens pas à prendre de risque inutile. C'est pourquoi, tout en gardant mon sourire le plus aimable, le plus jovial, le plus courtois, je sors de la poche de ma veste un bout de papier sur lequel est écrit, en lettre fine et raffiné, mon numéro de portable. Personnel bien sûr. Au cas où elle en profiterait pour mettre toujours plus son nez où il ne faut pas.
- Voici mon numéro. N'hésitez pas à l'utiliser si besoin, je reste toujours joignable. Comme je le disais, toute aide pourrait être la bienvenue et bon...entre grands parents de 25 ans, on peut bien se comprendre.

Je lui donne mon âge. Je ne mens pas cette fois. Tout geste est délicieusement calculé et c'est pour cette raison que je lui tends le morceau de papier, sans faire naitre sur mon visage ou sur mon corps, une quelconque nervosité.
- Le devoir m'appelle mais ce fut un plaisir de vous rencontrer. Je ne doute pas que nos chemins se croiseront à nouveau. Et je m'excuse sincèrement auprès de vous et de Casper pour la gène qu'à occasionné ma présence ici. Cela ne se reproduira plus.

A l'avenir, je ferais en sorte d'alpaguer ce jeune malotru ailleurs que dans ce lycée. A l'abri des regards indiscrets. Profitant de ces quelques personnes qui arrivent près de nous pour prendre congé, j'incline légèrement la tête. Puis, je regarde une dernière fois ce dernier qui se mordille les lèvres et baisse le menton, me rassurant par la même occasion qu'il n'ouvrira pas son clapet.
- Je n'ai plus qu'à vous souhaiter une bonne fin de journée. Casper, n'oublie pas cette fois de me prévenir si tu as une quelconque indisponibilité. Ou n'importe quel autre problème. D'accord?

Le jeune lycéen marmonne un "oui oui" du bout des lèvres mais assez audible pour que je l'entende. C'est bon. Il ne dira rien. Il a trop peur pour ça. Il sait ce que cela pourra lui couter et j'ai bon espoir qu'il nous serve plus tard pour acquitter du préjudice subi. Alors, je me tourne à nouveau vers cette Mademoiselle Stacy. Je lui accorde de plus belle mon plus beau sourire et je m'incline, une fois de plus avec élégance et courtoisie, en lui murmurant à son attention avant de me détourner  :
- Mademoiselle. Au plaisir de vous revoir bientôt peut-être.

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