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It's gotta be right now | Tony
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Eames Lloyd
Elfe Noir
Eames Lloyd


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Codename : Ashshard
Pouvoirs : Intelligence et capacités accrues ; pratique et manipulation de la magie ; vulnérabilité prononcée au fer

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It's gotta be right now | Tony Fonddr112 / 52 / 5It's gotta be right now | Tony Fonddr11
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DCs : Amaury, Morgan, Ryan, Hailey, Moran, Nathan, Terrence, Lena, Eden, Karsten & Adrian

Lun 7 Mai - 15:44


It's gotta be right now


It all begins to the end. As the wicked come to life, I watch this world divide. No last goodbye for all live and die. Leave it all behind. Take away the dark inside. All will fade before your eyes. As I watch this world collide, there will be no hope to hide.

La nuit est déjà tombée depuis un moment, l'obscurité reprenant ses droits alentour. Au travers de la fenêtre, la pénombre ronge le paysage tandis que je darde mon regard sur la vitre transparente. Un soupir glisse sur ma langue, franchissant la barrière de mes lèvres, perturbant l'atmosphère. Brisant le silence qui s'imprègne dans la pièce. Un écho étouffé caressant mes tympans alors que je m'affale encore plus sur la chaise. Elle craque légèrement, et je pince les lèvres, humant doucement, fermant les yeux. Des images s'inscrivent à l'arrière de mes paupières, des fragments de souvenirs, qui remontent d'il y a quelques semaines. Les contours d'une silhouette floue, estompée, qui devient de  plus en plus nette. Ses formes se dessinant en mon esprit, me montrant l'individu en question. Un émergé que je traque depuis quelques temps déjà. Un bon gros enfoiré de première catégorie, qui a pas peur de se salir les mains. Je grogne en repensant à lui, mes poings se serrant en un réflexe. Mes ongles raclant mes paumes, mes phalanges devenues blanches à cause de la pression. Rouvrant les paupières, mes iris se perdent sur le plafond du QG de la Garde Rouge. Une ampoule me grillant la rétine sous l'intensité de son éclat. Je grimace et souffle longuement, me redressant par la suite. Relisant ce dossier qui traîne sur la table, encore et encore à la recherche d'indices qui me permettront de coffrer ce branque crétignard. Il se cache depuis plusieurs jours et j'ai perdu sa trace depuis lors. J'en ai parlé à mes collègues et ils sont plus vigilants qu'à l'accoutumée. Aidan n'a d'ailleurs pas hésité à vouloir me filer un coup de main si jamais. J'esquisse un léger sourire en y repensant, mais me reconcentre bien vite dans la paperasse, détaillant chaque photographies, répertoriant tous les détails qui me semblent importants. Me plongeant dans la stratégie, dans la réflexion, j'entends à peine un camarade m'interpeller quelques minutes plus tard. Sa voix résonne en écho à mes tympans, tandis qu'il pose sa main sur mon épaule. Je me tourne vers lui en clignant des yeux, scrutant son visage concentré. Sa poigne se fait plus ferme et j'hausse les sourcils devant son air quelque peu maussade. On l'a trouvé. J'entrouvre les lèvres, prêt à répliquer, lorsqu'il finit par se détourner, relâchant la pression sur ma peau. Dépêche-toi, on part dans cinq minutes.

Je me relève subitement, sans attendre la suite. Attrapant le dossier que je maintiens dans mes paumes. Me rendant dans les bureaux pour y déposer les documents, avant de filer aux casiers afin de m'équiper. Les autres sont quasiment tous là, du moins ceux qui vont intervenir avec moi pour appréhender cet émergé. Quelques-uns sont encore en train de se changer, et je les rejoins bien vite pour récupérer mes harnais, mes armes, mon équipement principal. La porte claque bruyamment alors que je la referme d'un geste fluide du poignet. Me retournant, j'agrippe le dossier que mon collègue d'avant me tend, scrutant avec attention les informations notées sur les papiers. Il a été repéré à Prénova. Je hoche la tête, pinçant les lèvres, dardant mes iris sur l'encre imprégnant le document. Mon camarade me montre du doigt quelques indications, m'interpellant sur plusieurs choses, m'en expliquant d'autres. Notamment le fait que l'émergé se trouve à une soirée organisée par l'une des têtes influentes de l'Île. Anthony Stark, PDG de Stark Industries et le playboy à l’ego le plus surdimensionné de la planète. Je lève les yeux au ciel en soupirant, maudissant cette chance incontestée. Toute cette histoire va encore faire du grabuge et ça m'énerve déjà. Je ferme alors le dossier d'un geste brusque, un mouvement sec. Suivant les autres qui se dirigent vers le fourgon, je grimpe à l'arrière, les informations fusant encore à mon esprit. Ils s'installent tous, tandis que je reste bien dans le fond, debout, m'accrochant à une poignée soudée au plafond. Quand le dernier ferme la porte, je serre le poing et cogne contre la vitre qui nous sépare de l'avant, du tableau de bord et du conducteur. Le moteur vrombit subitement et le véhicule se met à démarrer, tandis que le pilote parle aux techniciens superviseurs depuis son poste de radio. Je soupire doucement et me détourne vers les autres. Mes camarades me regardent avec appréhension, attendant les ordres, et je leur explique alors la situation en quelques mots. En un discours simple et concis, établissant la stratégie avec l'aide de l'un des supérieurs pour arrêter cette raclure une bonne fois pour toutes. Choppez-moi ce fils de pute que je puisse l'interroger.

Le trajet se passe par la suite dans un silence précaire. Mon supérieur, le collègue qui m'a filé le document juste avant, continue d'établir quelques plans avec son voisin, un sniper qui fait partie de l'élite de la Garde Rouge. Il lui ordonne de ne tirer qu'en dernier recours, ne voulant pas causer plus de tort que prévu. Et il a bien raison. Il vaut mieux éviter de faire dans les dommages collatéraux, et de causer du tort à plus de victimes qu'il n'en faut. D'autant plus qu'on ne peut éviter les dégâts, avec un émergé pareil. Il n'a qu'à claquer des doigts pour que tout s'effondre, et pour ça, on est loin d'être préparés. Très loin, de pouvoir gérer des pouvoirs pareils. Et malgré l'appréhension, la peur et la crainte qui nous rongent et qui émanent par tous nos pores, on se doit de faire notre possible pour assurer la sécurité des civils. Garder son sang froid et y aller mollo pour que tout se passe dans les meilleurs conditions possibles. Mais je sais pertinemment qu'on ne peut pas éviter la confrontation avec ce type d'émergé. Et ça me frustre d'avance. Je grommelle en serrant le poing, abîmant le document que je tiens encore. Mes iris accrochent le dossier et je le fais alors glisser dans la fente de la vitre, pour qu'il s'échoue sur la banquette avant. Le véhicule essuie quelques secousses, et je me fais alors ballotter, sans pour autant relâcher ma prise. Les autres sont secoués aussi, mais on a pris l'habitude depuis le temps. Déjà qu'on a un boulot important, qu'on compte sur nous, on va pas faire les fines bouches sur le confort dans les transports. Ce serait se foutre de la gueule du monde. Enfin bref. On finit par arriver au bout de quelques minutes, à Prénova, et le conducteur sort du véhicule après avoir arrêté le moteur. Il cogne contre l'arrière du fourgon, et vient déverrouiller la porte. Le plus proche l'ouvre à la volée une fois qu'elle n'est plus obstruée par le verrou et on se met tous à sortir en rang. Marchant vers le bâtiment réservé par Stark pour sa soirée. On se positionne, encerclant la bâtisse, surveillant chaque entrées et sorties. Jusqu'à ce que l'agent supérieur nous interpelle pour qu'on se regroupe. Il nous paire, nous ordonnant de fouiller les étages par groupes pour éviter les dispersions, et file à l'arrière du bâtiment. Le souffle court, je regarde droit devant moi, l'adrénaline pulsant déjà dans mes veines, cognant à mes tempes. Un écho tremblant résonnant au creux de ma cage thoracique, tandis que l'appréhension me ronge les entrailles. Le temps s'étend, s'étire lentement, et je serre les dents, les poings, tout ce que je peux pour me contenir. Attendant sagement les ordres. Sa voix résonne enfin dans mon communicateur, nous donnant le feu vert pour rentrer dans l'enceinte du bâtiment. J'élève la voix, me redressant subitement. GO GO GO ! On s'élance alors, comme un seul homme. Dans une impulsion, on s'approche des lieux. Dans la gueule du loup. Tout droit vers cet émergé qui se terre dans cet enfer.
Ⓒayaraven

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The darkest part of me is part of who I amIt's gotta be right now | Tony Photo-1545062990-4a95e8e4b96d?ixlib=rb-1.2It's gotta be right now | Tony Boyd-Holbrook-kyle-oshea-28954204-250-137
You can't fix me, this is who I am, it's who I'll always be. It's not fair for me to think you'd understand. So maybe you should leave before I let you down again. Cause I can try to change but in the end, it's who I am
(c) Ilona
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Sam 12 Mai - 14:38


It's gotta be right now


It all begins to the end. As the wicked come to life, I watch this world divide. No last goodbye for all live and die. Leave it all behind. Take away the dark inside. All will fade before your eyes. As I watch this world collide, there will be no hope to hide.

-Tu es beau, tu es intelligent, tu vaux mieux que tout le monde, murmura-t-il. Tu es un Stark, ne l’oublie pas, tu es fait de fer, ajouta-t-il en se regardant dans le miroir.

Il répétait ces paroles comme une douce berceuse, comme une litanie pour se rassurer.  Ces paroles l’apaisaient, le rassuraient avant un gala ou un show dont il était le maître d’hôte ou même l’invité. C’étaient les paroles de son père qu’il répétait sans cesse tandis qu’il préparait pour y aller. Cela l’aidait à surmonter le trac, à calmer sa respiration. C’était une préparation essentielle afin de paraître confiant, fier comme un coq et toujours aussi Stark. Passant une main dans ses cheveux noirs afin de les recoiffer d’une manière paresseuse. Foutu gala, pensa-t-il. Tony savait que c’était lui  qui avait eu l’idée afin de bien paraître aux yeux du monde entier,  et permettre à Stark Industrie d’augmenter en bourse et en réputation. Mettant sa chemise blanche faite sur mesure et son nœud de papillon tout en se regardant dans le miroir. Tout devait être parfait. Tout dans son apparence, de ses cheveux, à ses yeux, tant qu’à sa tenue. Il fallait que les médias voient à quel point, il était classe et sublime sur le tapis rouge. Il fallait que le monde voie que Tony Stark savait se tenir quand une cause lui tenait à cœur. D’ailleurs, il ne se rappelait plus vraiment de la cause mais il pensait que c’était pour les enfants malades ou victimes de la guerre. Il devrait demander confirmation auprès de son assistante. Il mit son pantalon à pince et la veste de son smoking. Passant une main dans son bouc parfaitement taillé. Il était fin prêt, parfait. Classe et élégant. Tony Stark était prêt à passer la soirée, à recevoir des dons par les riches pour les pauvres. Tony eut un sourire en coin face à cette pensée. Les riches étaient tellement prévisibles que cela en devenait risible.  Tony savait que ces gens faisaient cela pour se donner une bonne conscience. Ils se fichaient de ses enfants, tout ce qu’ils voulaient, c’était de bien paraître, de bien se voir et de montrer puissant face aux rivaux. Ce genre de soirée, c’était juste une question d’intérêt. Un jeu de pouvoirs que les riches mettaient en place dans une simple poignée de main. Tony les connaissait, c’était son père qui lui avait enseigné. Que là-bas, tout n’était qu’hypocrisie et intérêt mal placé. Les enfants victimes de la guerre ou malades n’étaient en rien dans leurs pensées mais seulement le moyen d’augmenter leurs actions en bourse. Tony utilisait cela, réunissant les entreprises rivales comme celles qui s’alliaient afin que sa soirée soit une réussite.  Ce genre d’entreprise faisait tout pour monter leur montant sur les autres. Si, un mettait 1 million de dollars, la seconde entreprise en mettrait 2 millions. C’était cette rivalité qu’il comptait voir au gala. Tony savait se montrer manipulateur quand il le devait, cependant, il savait qu’il serait celui qui mettrait le plus gros chèque à la fin. Il voulait montrer aux autres entreprises, que la Stark Industrie s’investissait énormément dans les galas de charité et les associations, que le PDG était généreux. Ce qu’il était, au fond. Il joignait sa générosité à l’agréable et l’utilité de le faire.

Se chaussant convenablement, mettant ses lunettes de soleil malgré que le soir commence à tomber sur Genosha, Tony descendit vers son atelier, demandant confirmation à Pepper sur la cause qu’ils défendaient au gala. Elle lui répondit pour les enfants malades et il hocha la tête, se préparant mentalement à un discours qui aura son petit effet sur les invités. S’installant dans sa voiture de sport, une Audi R8 de couleur rouge afin de détonner par rapport aux voitures noires que les invités auraient. Faisant vrombir le moteur, Tony s’assura d’avoir son carnet de chèque et de l’argent en liquide. Une fois fait, il s’élança dans les rues de Genosha pour aller au gala. Il arriva bien vite et un portier vint lui ouvrir. S’élançant au dehors, les flashes crépitaient instantanément  et des journalistes criaient son nom avec force. Tony aimait être le centre de l’attention, aimait que le monde tourne autour de lui. Enfin, il avait l’habitude d’être le centre de l’attention après tout, il était un Stark. Tony avait toujours eu l’attention des médias depuis sa naissance à l’heure actuelle.  Autrement dit, les flashes ne lui faisaient plus mal aux yeux car il pensait à prendre toujours des lunettes de soleil. Tout le monde pensait que c’était fait exprès, pour un effet de mode mais en réalité, il faisait juste cela parce qu’il aimait en porter et  à cause des crépitements des appareils photos de la part des médias.  Tony allait répondre à des médias, parfois, il sortait des punchlines, parfois de réponses simples. Le philanthrope se méfiait des médias, il les connaissait par cœur à force. Il savait à quel point, c’étaient des requins qui n’avaient aucun scrupule. Il croisait certaines de ses anciennes conquêtes et Tony décida d’aller voir les fans qui se tenaient derrière les gardes du corps pour signer quelque autographe et parler avec certains fans plutôt jolies et ravissantes en cette soirée. Tony se laissait prendre en photo par certains journalistes, seule ou avec d’autres entrepreneurs. Il rentra à l’intérieur avec une envie d’un bon verre d’alcool pour se calmer. La soirée semblait être un succès.

Il régnait un brouhaha incessant, des rires, des sourires, des mots échangés. Il eut un sourire, payant le barman avec un pourboire conséquent car le bourbon était tout simplement excellent. Il le but cul sec avant de monter sur une petite scène. Aussitôt, le brouhaha se tut et un silence s’installa. Tous les invités étaient tournés vers lui. Encore une fois, il eut un sourire. Tony était le centre de l’attention.  

 -Bonsoir, s’exclama-t-il avec un petit sourire que les médias surnomment Starkien.

Quelques flashes apparurent suite à son petit mot, certains médias le prenaient afin d’en faire une première page.

-Nous sommes réunis ce soir pour faire parler notre générosité. Nous sommes ici, amis tout comme rivaux afin d’aider des gens dans le besoin, des enfants, plus précisément qui sont atteints de maladies graves. Nous sommes ici pour les aider, un petit billet n’est rien pour nous mais pour eux, c’est tout. Grâce à ces dons généreux récoltés, ces enfants pourraient retrouver leurs enfances et le sourire, déclara-t-il avec un sourire enjoué.

Le philanthrope pensait qu’il ne s’en sortait pas trop mal, compte tenu du fait que ce discours était venu sur le tas. Il eut quelque applaudissement et soudain, il vit des hommes rentrer dans la salle. Il n’eut pas de mal à les reconnaître, c’était la garde rouge. Fronçant les sourcils, Tony fixait les nouveaux venus d’un regard noir.

-C’est malin, ils ont pourri mon groove, marmonna-t-il tandis qu’il commençait à s’approcher d’eux.

  
Ⓒayaraven
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Eames Lloyd
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Mer 16 Mai - 17:03


It's gotta be right now


It all begins to the end. As the wicked come to life, I watch this world divide. No last goodbye for all live and die. Leave it all behind. Take away the dark inside. All will fade before your eyes. As I watch this world collide, there will be no hope to hide.

Les échos des pas claquant contre les pavés résonnent alentour, mais ne parviennent pas à mes tympans. Étouffés par l'adrénaline qui pulse en mes veines et par le sang qui cogne à mes tempes. Un bourdonnement assourdissant qui s'élève et me transcende, alors que je me laisse guider par ces impulsions. M'élançant toujours vers le bâtiment. Ce building décoré au sein duquel un genre de gala se tenait. Une fête, que nous allons sciemment gâcher, à cause d'un émergé. D'un seul individu terré en ces lieux, à la recherche d'un abri, de protection. Mais rien ni personne ne va pouvoir le protéger. Ni ici, ni maintenant. Ni ailleurs. Il est encerclé, la zone sera bientôt bouclée, et les renforts ne sont qu'à quelques minutes de route, si le besoin de cavalerie s'en fait ressentir. Il est fini. Terminé. Mort. Et il ne le sait pas encore. Clignant des paupières, je ralentis la cadence, juste le temps de me faire dépasser par deux collègues. Ils foncent sur la porte en verre, et s'arrêtent quelques secondes. Se coordonnant, puis l'ouvrant à la volée, afin de nous laisser passer. Inspirant un bon coup, j'accélère la cadence et reprends mon allure, entrant à mon tour dans ce bâtiment à l'architecture moderne et stylisée. Un écho s'élève au loin, dès lors que je franchis l'ouverture, et les éclats de voix s'épanchent tout autour de nous. Nous avançons sans nous retourner, vérifiant les recoins, lançant des œillades aux caméras de surveillance, à l'entrée, avant de parvenir au cœur même de la bâtisse. Le centre de la structure, une grande salle, décorée, parfumée, les arômes chatouillant mes narines tandis que je fronce les sourcils. Plissant les paupières, je scrute avec attention la foule amassée au centre de la pièce. De riches ornements sur les robes élégantes. Des broches sur les costards hors de prix. Et bien évidemment, la prestance hypocrite qui est inscrite sur ces visages. La confusion semble régner un court instant, alors que les têtes se tournent vers nous. Le dédain s'imprègne sur leurs traits étirés, et je grimace devant leurs airs supérieurs.

Une figure se dessine un peu plus loin, en hauteur, et mon regard accroche les contours de sa silhouette. Stark se profile à l'horizon, son visage fermé tandis qu'il porte son attention sur notre attroupement. Plissant les paupières, je lance un regard noir général à l'assemblée avant de me tourner vers les autres. Levant le bras, pour désigner des groupes, des paires, qui se sépareront en plusieurs directions, afin de couvrir plus de terrain. Je les désigne, les pointant du doigt, élançant ma main et tournoyant mon poignet en un geste fluide et précis pour leur indiquer la marche à suivre. J'intime deux des hommes à rester avec moi, au cas-où, tandis que je m'arrête enfin dans mon élan. Stoppant mes impulsions, raffermissant ma prise sur mon arme, ancrant mes pieds au sol. J'intercepte mon supérieur en apportant mes phalanges à l'oreillette, appuyant pour booster le signal et lui mentionner que j'ai séparé l'équipe. Du coin de l’œil, je vois une ombre se dessiner et s'avancer vers ma position, alors que les gars foncent déjà dans les couloirs un peu plus loin. Clignant des paupières, je remarque alors Stark s'avancer vers moi, et j'en profite pour signaler cela au lieutenant, avant de couper le signal. Rabaissant ma main, la laissant frôler mes flancs, mes cuisses, alors que je me tourne déjà vers lui. Me préparant à le recevoir. Ma langue claque contre mon palais, tandis que mes lèvres s'étirent en un sourire narquois à souhait. Il est à proximité, presque devant moi, et je profite de cette distance pour le saluer avec condescendance. Monsieur Stark. Un air hautain, un ton froid, alors que je fais passer le poids de mon corps sur une seule jambe. Ancrant mes iris sur son visage aux traits étirés, raffermissant ma poigne sur mon arme de service. Mes collègues se tendant derrière moi, alertes, sur le qui-vive.

L'illustre PDG s'arrête enfin devant moi, et je prends un air faussement désolé pour lui expliquer la situation. Navré d'interrompre votre soirée. Mais un dangereux émergé se cache dans le bâtiment. Pinçant les lèvres, haussant les sourcils, penchant la tête sur le côté. Et nous avons la sommation de le capturer. Je soupire distraitement, silencieusement, perçant le regard de l'une des figures éminentes de l'Île. Vous feriez mieux d'évacuer la zone. Je fais signe à mes collègues d'encercler le groupe pour les faire quitter le bâtiment. Ils s'élancent et se mettent à s'occuper des invités. Les attrapant par les épaules ou les bras pour les tirer avec eux. Je scrute la scène un court instant et finis par reporter mon attention sur l'homme, soufflant doucement. Coopérez et tout se passera pour le mieux. Mon corps se tend alors que je me redresse, déjà prêt à en terminer avec lui pour m'élancer dans ces couloirs et rafler l'émergé. Je me détourne avec précaution de sa silhouette, me reculant d'un pas, sans le quitter des yeux. Mes iris sont devenus plus sombres, mon air plus dur, ma voix plus froide. Si vous voulez bien m'excuser. J'ai une rafle à continuer. J'hoche la tête pour marquer l'emphase, et me recule encore, faisant cette fois-ci demi-tour pour m'élancer au loin dans une impulsion. Sans me retourner, sans accorder à Stark plus d'intérêt qu'il n'en faut. Préférant me concentrer sur l'émergé qui rôde en ces lieux. Et qui risque à tout moment de péter les plombs et de tout faire exploser. Nous décimant sans rancune, éradiquant la zone en quelques secondes seulement. Je grimace en fermant les yeux, ravalant ma salive. Continuant d'avancer vers le couloir, partant à sa recherche. Encore un dangereux criminel qu'il faut manipuler avec précaution. Et je n'avais pas peur de me salir les mains, avec lui, ou avec qui que ce soit d'autre. Il sera remis à sa place, quoiqu'il en coûte. Derrière les barreaux. Ou six pieds sous terre. L'issue sera la même.
Ⓒayaraven

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