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Please, let me go | Simon
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Dim 7 Avr - 17:17

Et encore une bonne petite journée bien tranquille qui touche à sa fin. Pour une fois, je n'avais rien de prévu en soirée. Pas de sortie, pas de combat, rien du tout. Du coup, j'en ai profité pour faire quelques heures supplémentaires au boulot histoire de rattraper ce que j'avais en retard et même de rattraper le retard de certains de mes collègues. Quoi? Ce n'est pas que j'essaie de gratter des points, juste que je déteste travailler dans le bordel. Et il faut l'avouer, ces derniers temps c'est totalement ça au boulot. On a tout le temps des nouveaux qui viennent remplacer ceux qui partent après s'être rendus compte que finalement ce n'est pas un boulot aussi intéressant qu'il n'y paraissait. Et oui, c'est sûr que ce n'est pas comme si chaque journée était faite de rebondissements imprévisibles et d'action sans fin. Au contraire, on est plus du genre à avoir toujours le même genre de trucs à faire. De la paperasse, en grande partie. Et sinon, des petites actions bancaires parfois, ou des réponses à des mails.

Quoi qu'il en soit, c'est donc après avoir tout terminé que j'ai repris mes affaires et que j'ai quitté la banque tout en refermant la porte de secours derrière moi. J'ai enfilé mes écouteurs et comme à mon habitude j'ai pris la direction de chez moi, les mains dans les poches et un peu perdue dans mon univers. Dans ma bulle à moi quoi. Il faudrait peut-être que je fasse un peu plus attention d'ailleurs à ce qu'il se passe autour de moi lorsque je suis seule dans la rue. Car même si je sais me défendre, cela ne m'a absolument pas aidée dans ce cas là.

Vous la connaissez cette impression d'être suivie? Alors que lorsqu'on se retourne, on ne voit rien du tout? Et bien c'est tout simplement horrible. Surtout lorsque c'est vrai. Je n'ai rien vu venir. Rien remarqué. Du moins avant que cela ne soit trop tard. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je me suis pris un coup derrière la tête qui me fit tomber au sol. « Mais qu'est-ce que?! » dis-je avant de me faire couper la parole par un second coup à la tête. J'aurais bien voulu savoir qui était responsable de cela. Un ancien adversaire peut-être? Un parieur un peu trop déçu d'avoir perdu son argent? Aucune idée. Je n'ai rien pu faire car le temps que je retrouve mes esprits, j'avais quelque chose sur la tête qui m'empêchait de voir, et une odeur âpre emplissait mes narines. « Aidez... moi... » murmurais-je alors que je voulais crier. Mais cela m'était impossible. D'autant plus qu'à force de sentir cette odeur, j'ai fini par tout simplement m'effondrer au sol. A la merci de cet inconnu. Qui que cela puisse être...

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Simon Viales
Humain
Simon Viales


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Simon n'est pas considéré comme sain d'esprit. Il est fourbe, séducteur, violent, psychotique, malsain, sadique et il prend un malin plaisir à jouer avec ses victimes. Contrairement à sa personnalité perfide, il aime la littérature. Il aime réciter des œuvres, des poésies. Il aime jouer avec les mots et en use assez souvent. Cependant, Simon a une faiblesse. Il s'inquiète à propos des émergés. il ne sait pas à quoi s'attendre et ça le fascine autant que ça le terrorise.
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Codename : Le serpent
Emergence :
Please, let me go | Simon Fonddr114 / 54 / 5Please, let me go | Simon Fonddr11
Maitrise :
Please, let me go | Simon Fonddr110 / 50 / 5Please, let me go | Simon Fonddr11
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Mar 9 Avr - 12:45

Please, let me go

“Blanche fille aux cheveux roux, Dont la robe par ses trous Laisse voir la pauvreté Et la beauté, Pour moi, poète chétif, Ton jeune corps maladif, Plein de taches de rousseur, A sa douceur.”

Simon est là. Il observe. Malgré sa promesse envers Logan depuis qu’il est entré dans la garde, il ne peut s’empêcher de remettre sa peau de prédateur. En ressent-il de la culpabilité? Non. En éprouve-t-il du regret? Jamais. Il est et restera un serpent. Même habillé dans un uniforme rouge. Même inclue chez l’élite, le rapprochant toujours plus de ses ambitions. Oui. Il reste un chasseur, un agresseur, un manipulateur qui se complait dans son esprit ravagé, titillé par l’envie pressante de briser la proie parfaite qui se met en travers de son chemin.

“Tu portes plus galamment. Qu'une reine de roman. Ses cothurnes de velours. Tes sabots lourds.”

Les vers de Baudelaire glissent dans sa tête. Ils l’enivrent, le percent de sa douce mélodie. Il les répète, se les remémore sans cesse tel le littéraire intelligent et perfide qu’il l’est. Nul garde rouge ce soir. Il n’est pas de service. Il a fini son travail une heure précédemment et le voilà caché, habillé de son sweat gris à attendre que cette femme. Cette biche. Cette proie. Vienne à lui pour lui infliger ce qu’elle mérite.

“Au lieu d'un haillon trop court, Qu'un superbe habit de cour. Traîne à plis bruyants et longs Sur tes talons ;”

Nul viol ce soir. Simple torture psychologique et physiologique. Simon veut lui faire payer son affront. Celui de s’être interposé entre lui et sa proie précédente. Entre lui et une potentiel émergée qu’il s’adonnait à courser dans les rues bondées. Pourtant, simple accident. La silhouette filiforme marchant, perturbant sa course sans intention particulières.  N’importe qui aurait laissé tomber. Aurait ronchonné peut-être mais pas au point de vouloir se venger. De lui infliger souffrance et damnation pour l’unique raison d’être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais il s’agit là de Simon. Vil prédateur depuis sa naissance. Fidèle au sang et aux plaisirs intenses de ne faire qu’un avec l’interdit. De la goûter. De se mettre dans la peau de la grande faucheuse et d’être maître de la situation. Elle a touchée sa fierté? Elle en paiera de la sienne. Quitte à la faire sombrer dans une merveilleuse et délicieuse torture intérieure.

“En place de bas troués,. Que pour les yeux des roués. Sur ta jambe un poignard d'or Reluise encor ;”

Un rictus étire ses lèvres pulpeuses. Ses iris bleutés accrochent enfin celle tant attendue et il la suit. De loin mais assez prêt pour ne pas la perdre de vue. Oui. Prédateur. Chasseur en proie à une excitation vibrante et dévastatrice. Quand vient le moment de frapper, le blond agrippe une barre de fer et vient à taper la tête de la jolie demoiselle qui n’a pas le temps de réagir. Il se complait à observer son expression. Il se complait à la regarder, les yeux écarquillés, sonné par ce premier coup porté avant de lui infliger un deuxième, la sonnant un peu plus.

“Que des noeuds mal attachés. Dévoilent pour nos péchés. Tes deux beaux seins, radieux Comme des yeux ;”

Beauté pure, presque tentatrice. Plan millimétré. Cacher sa tête, ses yeux pour ne pas voir où ils allaient. Pour ne pas voir où il l’emmenait. Produit acre, entêtant, somnolent pour qu’elle rejoigne l’espace de quelques instants, un doux sommeil perturbateur. Courte pause. Court répit avant le cauchemar à venir. Cette attente ne promet d’être alléchante. Autant pour lui que pour elle  Quoique différent dans chaque position.
- Fais de beaux rêves princesse. Tu ferais bien d’en profiter.

“Que pour te déshabiller. Tes bras se fassent prier Et chassent à coups mutins Les doigts lutins,”

Tandis que Simon lâche enfin son butin dans un ancien entrepôt désaffecté, il l’observe en silence. Il en apprécie ses courbes, ses formes, son visage fin et presque angélique alors qu’il la libère de son masque. Oui. Elle est d’une grande beauté mais ses désirs, cette fois, ne se porte pas sur l’envie oppressante de la pénétrer. De la briser de cette façon purement animal et sauvage. Sa langue vient lentement, suavement glisser sur sa bouche et il la contourne, l’encercle, la prend de haut en enroulant cette fois autour de ses doigts, une cigarette bien allumée.
- Allez princesse...

Voix mielleuse. Ton claquant dans cette pièce malfamé, familière au serpent lorsqu’il était encore chef de son gang. De son clan. Un même rictus inquiétant esquisse la barrière de ses chairs et il porte son poison à ses lèvres. Il en hume une première bouffée. Puis, il vient à s’accroupir en face d’elle, chantonnant de son ton mélodieux au même moment où l’embout enflammé se pose, transperce sa peau en porcelaine pour l’entendre crier de douleur.
- Il est temps de se réveiller n’est-ce pas?

“Perles de la plus belle eau, Sonnets de maître Belleau Par tes galants mis aux fers Sans cesse offerts,”
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Mar 9 Avr - 19:36

Mais qu'est-ce qu'il se passe?! Si seulement je le savais. Tout d'un coup, alors que je ne demandais rien à personne, je me suis pris des coups et quelqu'un m'a fait respirer ce qui devait certainement être du chloroforme ou quelque chose de ce genre la. Bordel Charlotte dans quoi est-ce que tu t'es encore fourrée? Le problème, c'est que je n'ai absolument aucune idée d'où je suis. Étant donné que j'ai quelque chose sur la tête et que j'ai passé tout le voyage dans les vapes, aucune chance de pouvoir me repérer. Et je pense que cela n'est pas dû au hasard. Quelle que soit cette personne, elle sait très bien ce qu'elle fait. Et je crois bien que c'est ça qui me fait peur. Non. Qui me terrifie même. Car même si je suis encore totalement dans le gaz, je suis assez consciente pour flipper. Comme je n'ai jamais flippé auparavant.

J'entends des bruits de pas. Et lorsque j'essaie de bouger je me rends bien vite compte que je suis attachée. De toute évidence, je pense que je vais passer un sale quart d'heure. D'un coup, le capuchon qui recouvrait ma tête m'est ôté et la lumière, bien que faible, m'éblouit immédiatement ce qui me force à fermer les yeux en grimaçant. Je cligne plusieurs fois des yeux et parvient lentement mais sûrement à discerner une forme pres de moi. On dirait qu'il s'agit d'un homme mais il n'est certainement pas vieux. Une odeur de cigarette emplit bien vite mes narines et je sens une boule se former au creux de mon ventre lorsque la voix du type parvient à mes oreilles. Comme un sifflement de serpent. Rien qu'à son intonation je sais qu'il ne va pas me laisser m'en tirer comme ça. Meme si je ne sais pas ce que j'ai bien pu lui faire. Car à mesure que je parviens à discerner un peu mieux son visage je suis sure et certaine de ne jamais l'avoir vu.

« Vous êtes qui bordel..? Et vous me voulez quoi? » dis-je d'une voix bien plus faiblarde que je ne l'aurais souhaité. Je me racle un peu la gorge pour m'éclaircir la voix mais malheureusement je n'en ai pas vraiment le temps. Car ce n'est pas cela qui me dégage les voies aériennes. Mais bien un cri, perçant, fort et caractéristique d'une douleur toute aussi forte. Une brûlure qui me tire instantanément de mon état léthargique. Cet enfoire vient d'éteindre sa clopes sur moi. Je tente de m'échapper à cette douleur mais bien vite je me rappelle que cela ne sert à rien. Et cette fois, bien éveillée, je pose un regard noir sur mon kidnappeur. Un regard qui trahit douleur, énervement mais également une peur indescriptible. Je n'ai jamais ressenti ça auparavant. « Je sais pas qui t'es mais t'as un sérieux problème! Relâche moi tout de suite ou sinon... » Sinon quoi? Comme si je pouvais faire quelque chose. Je tente de me débattre mais rien n'y fait. Je suis prise au piège. Et je pense que ma réflexion n'était pas des plus judicieuses. Sauf si mon but était de le provoquer. Charlotte, pourquoi tu réfléchis pas avant de parler..?
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Simon Viales
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Mer 17 Avr - 11:08

Please, let me go

“Valetaille de rimeurs. Te dédiant leurs primeurs. Et contemplant ton soulier Sous l'escalier,”

Oui. Entrepôt personnalisé. Entrepôt soumis à ses propres désirs, ses propres pulsions nées du diable dissimulé. Ici, personne ne pourra les retrouver, les déranger. Pièce unique où rare sont ceux qui y ont accès. Qui le connaisse en vérité. Territoire conquis qui n’a plus rien à voir avec le gang. Son ancien gang qu’il protège encore d’une certaine façon. D’une certaine manière. Sécurité. Plan minutieux pour que jamais cet “incident”, ce jeu malhabile ne parvienne aux oreilles d’autrui. Le serpent en est habitué. Il cache ses méfaits. Oui. Il cache, fait disparaître les preuves avec la plus grande minutie. C’est un tueur, un prédateur, un violeur. Durant l’enlèvement, il a pris soin de quitter son costume de Garde et le voilà à présent habillé d’une chemise entrouverte, dévoilant un torse nu marqué de cicatrice et gravé de son symbole sacré : le serpent venimeux.

“Maint page épris du hasard, Maint seigneur et maint Ronsard Épieraient pour le déduit Ton frais réduit !”

Goût âcre et amer de son poison bienfaiteur. Plaisir à s’en délecter avant d’approcher l’embout enflammé sur la peau laiteuse de sa victime désignée. Voix mielleuse tintant dangereusement dans l’entrepôt assigné. Regard intense accrochant la silhouette endormie de la belle blonde tandis qu’il s’attèle à l’observer, à la guetter, l'extirpant violemment de son sommeil imposé.
- Enfin te voilà.

Rictus étirant ses traits. Lueur malhabile et bien présente luisant au travers de ses iris bleutés. La belle blonde se réveille et sa langue vient lentement claquer contre son palais. A ses dires. Ses questions. Son inquiétude et sa peur croissante, un rire grave, rauque s’échappe d’entre ses boutons de chairs et il laisse un premier acte de violence le traverser. Il perce, crame son bras pour lui infliger une brûlure qu’elle ne pourra nullement oublier. Geste soudain, mesuré, lui rappelant également la punition imposé du Dieu Démon qui le fait frissonner rien que d’y resonger. Simon en porte encore la trace, la déchirure de ce point sur sa propre peau. Dans sa propre mémoire. Il frissonne et ferme les yeux, brièvement, pour se délecter de ce cri déchirant, montant en mélodie harmonieuse autour de lui.

“Tu compterais dans tes lits Plus de baisers que de lis Et rangerais sous tes lois Plus d'un Valois !”

- Magnifique. Tu sais que tu as une très belle voix princesse? A en faire damner tout être vivant. Crois-moi. J’adore ça.

Ton suave, presque hypnotisant. La belle lui adresse un regard noir, foudroyant et il se complait à le soutenir. A ancrer ses prunelles aux siennes pour lui faire comprendre qu’il en éprouve là aucune culpabilité. Aucun remord dissimulé. Elle est la proie et lui, le maître. Ses doigts vinrent repousser ses cheveux platine en arrière et il se redresse, la reprend de haut en portant au creux de ses lèvres, une nouvelle cigarette.
- Sinon quoi? Hum?

La défier pour mieux la briser. Accentuer la tension pour mieux s’enivrer. Tandis que sa proie s’insurge, se débat, cherche à se défendre d’une certaine manière, le serpent s’en amuse et se met à lui tourner autour. Tel un lion avec une gazelle. Il ne répond nullement à sa question. Il ne dévoile aucunement son identité. Il se contente de se mouvoir autour d’elle, poison coincé au coin de ses chairs, tête légèrement penché sur le côté, à accentuer la pression de la pire manière qui soit. En attendant le bon moment pour frapper.
- A quoi penses-tu exactement? Dis-moi ce que tu compte me faire? Dis-moi ce qui te traverse à l’esprit?

“ - Cependant tu vas gueusant Quelque vieux débris gisant Au seuil de quelque Véfour De carrefour ;”

Oui. Jeu dangereux. Jeu qui commençait à lui manquer entre les murs froids de la Garde Rouge. Ce dernier n’est plus désormais et laisse volontiers la place au serpent qui était, jusqu’alors, simplement endormi. Marquant une pause, Simon se place derrière elle et sort de l’arrière de la poche de son jean, un couteau dont il ne se sépare jamais. Offrande de son mentor, Graham, lorsque ce dernier l’a prit sous son aile. Le premier jour de son arrivé. Ses doigts jouent avec sa manche boisée. Il hume une nouvelle bouffée de sa cigarette avant de l’écraser sur le sol, du bout du pied. Puis, il s’accroupit de plus belle, tirant les cheveux de la belle blonde en arrière en posant sur sa nuque dégagée, la lame affûtée.
- Et pour ce qui est de mon identité, tu n’as nullement besoin de le savoir beauté.

Promesse susurrée au creux de son oreille. Lame qui glisse sur son cou, lentement, doucement en premier lieu telle la caresse d’une plume sur du papier. Un nouveau silence les enivre, glisse dans l’entrepôt pour disparaître au loin. Passant sa langue sur ses lèvres pour les humidifier, le serpent continue son petit jeu malhabile, traçant sa gorge sans l'abîmer, poursuivant sa course jusqu’à son épaule couvert d’un fin tissu qu’il s’évertue à déchirer pour lui laisser là, une marque rougeâtre, une griffure mesurée, gravé par son plaisir soudain de laisser plus encore sa signature sur sa peau laiteuse, trop intact à son goût malsain.
- Disons que tu as tout simplement… Attisé ma colère. Et je compte bien te le faire payer.

“ Tu vas lorgnant en dessous. Des bijoux de vingt-neuf sous Dont je ne puis, oh ! pardon ! Te faire don. Va donc ! sans autre ornement, Parfum, perles, diamant, Que ta maigre nudité, Ô ma beauté !”
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Mer 17 Avr - 14:04

L'ignorance. Par définition, il s'agit du fait de ne pas savoir quelque chose, de ne pas être au courant de quelque chose. Cela peut aussi signifier un défaut de connaissances ou un manque d'expérience portant sur un domaine donné. Voire démontrer une insuffisance générale de l'instruction, du savoir intellectuel. Existe-t-il réellement un sentiment plus frustrant que celui-ci? Certes, parfois elle peut être bénéfique. Car ne dit-on pas que "ce que l'on ne sait pas ne peut pas nous nuire"? Pourtant, dans la majorité des cas, elle provoque en chacun une sensation étrange. Comme si soudainement il nous manquait quelque chose d'essentiel à notre survie. Comme si, sans cela, il nous était impossible d'avancer. Et puis parfois, elle peut également remettre en doute beaucoup de chose. On en vient à se demander si nous sommes réellement aussi compétent que l'on pouvait l'imaginer. Se retrouver dans une situation, sans avoir la moindre idée de comment s'en sortir provoque certainement l'un des pires sentiments qui puisse exister. Un sentiment d'impuissance. D'inutilité. Alors on se dénigre même sans en avoir réellement conscience. On commence à s'en vouloir, à se dire que si l'on avait été moins bête on n'en serait pas là. En un sens, c'est probable. Mais parfois, il existe des variables inconnues que l'on ne peut pas maîtriser. Le hasard, tout simplement.

Mais alors que je me retrouve là, dans un endroit que je ne connais absolument pas et attachée par des chaînes, j'en viens immédiatement à sonder ma mémoire. Qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour me retrouver dans une situation pareille? J'aimerais pouvoir discerner correctement le visage de celui qui se trouve devant moi et tourne autour de moi comme un prédateur sadique devant sa proie. Bien déterminé à la faire souffrir tant psychologiquement que physiquement avant de finalement l'achever. Ou bien avant de la laisser pour morte. Je n'ai aucune idée de ce qu'il peut bien se tramer dans l'esprit dérangé de cette personne. Pourtant, alors que je suis intimement persuadée que je n'ai en rien provoqué une telle situation, je ne peux m'empêcher de m'accuser. De me dire que j'ai certainement dû attiser la colère de quelqu'un ayant assez de connexions pour envoyer un illustre inconnu à ma poursuite. Et puis, je m'en veux également de ne pas avoir été assez prudente. Pourtant, si j'avais fait attention à mon environnement, j'aurais certainement pu me rendre compte que j'étais suivie. J'aurais pu entendre des détails qui m'ont échappé à cause de la musique que j'avais laissé emplir mes conduits auditifs grâce aux écouteurs confortablement logés au creux de mon oreille. Il est clair que j'ai fait des erreurs. Plus même que je pense être capable de compter. Pourtant, est-ce que je mérite réellement de me retrouver ici à présent? Enchaînée tel un animal, incapable de me dégager de là, réduite à subir le moindre désir sadique de mon ravisseur.

Et alors que la douleur me tire immédiatement de mes songes et que mon cri déchire le silence presque assourdissant de cet entrepôt, je sens pourtant ma vue se brouiller encore davantage. Bien évidemment, avec les produits chimiques qu'il m'a fait inhaler, je pense que je serai bien incapable de parvenir à ne serait-ce que discerner le moindre détail permettant de reconnaître mon agresseur ultérieurement. Il n'a certainement rien laissé au hasard. Et malgré tout, je sens une pointe d'admiration faire son apparition avant que je ne la fasse disparaître au plus vite.

Ressaisis-toi Charlotte. La douleur, tu connais ça. Ce n'est pas la première fois que quelqu'un t'en fais baver. Ne lui montre pas que tu as mal. Cela lui ferait bien trop d'honneur. Ne fais pas ce plaisir à cet homme. Je me répète ces phrases sans cesse dans mon esprit, tentant de me convaincre que je suis plus forte qu'il ne le pense. Alors je sers les dents. Je grogne, tente de contenir et d'embrasser cette douleur pour parvenir à la diminuer. Cela me demande un effort considérable mais je sais que je peux y arriver. Je grimace malgré tout et relève mon regard, aussi noir que l'ébène malgré la couleur claire de mes iris, vers mon ravisseur. Et je le menace. Ce qui semble l'amuser. Je pense que si les rôles avaient été inversés, cela m'aurait amusée aussi. Après tout, que pourrais-je lui faire dans la situation actuelle? « Sinon... Sinon..! » dis-je avant de me faire couper la parole par ce prédateur qui demanda d'exprimer clairement ce que j'avais en tête. Si seulement j'en avais la moindre idée. Alors par fierté, je me contente de le foudroyer du regard et je ne réponds pas à sa question. Profitant du fait qu'il repasse devant moi, je ne peux réprimer une action que je vais certainement regretter par la suite. Sans une once de féminité, je lui envoie un crachat qui atterrit sur son torse laissé à l'air par sa chemise entrouverte.

Je le sens se positionner derrière moi, s'accroupir et attraper mes cheveux pour les tirer violemment vers le bas, me forçant ainsi à pencher la tête en arrière. Une nouvelle fois, je serre les dents. Malgré moi, je ne peux m'empêcher de sursauter très légèrement lorsque je sens la lame glacée et effilée de son couteau se poser contre la fine peau de mon cou. Rien qu'en déglutissant, je sens cette dernière rouler contre mon œsophage et cela ne fait que rajouter encore un peu de peur à l'angoisse saisissante qui prenait lentement possession de mon corps. Il me dit que je n'ai pas besoin de savoir qui il est, son murmure au creux de mon oreille me faisant frissonner d'horreur. Mon coeur se met à battre de plus en plus vite, à mesure que mon stress augmente. Et là, je sens la lame descendre lentement le long de ma peau jusqu'au haut de mon bras. Il déchire mon haut sans aucune vergogne, avant de laisser son plaisir s'exprimer. Il appuie sur la lame et incise ma peau pour y laisser une marque qui se met immédiatement à saigner et imprégner le tissus de mon haut. Je serre les dents et ne peut m'empêcher de gémir de douleur malgré la fierté que je mets à essayer de ne rien laisser paraître.

« T'es qu'un malade bordel... Laisse moi partir, j't'ai jamais vu je sais pas c'que je t'ai fait! » dis-je d'une voix trahissant tant ma peur que ma colère. Je n'ai pas la moindre idée de si je vais un jour sortir d'ici ou non. Ou bien si jamais je m'en sors, dans quel état je vais être. Alors, dans un espèce d'espoir inutile, je me débats une nouvelle fois en tentant de faire fi de la douleur. Je continue, encore et encore, jusqu'à ce qu'une douleur vive mais pas inconnue me force à arrêter. Je grimace et jette un rapide regard à mon autre épaule. Je constate immédiatement que mon articulation vient de se démettre. En gros, je viens de me faire mal toute seule. Comme si j'avais besoin de ça. Mais quoi qu'il arrive, je suis à présent fixée. Les chaînes me retiennent bien trop efficacement. Je n'arriverai pas à me libérer. Je suis totalement à la merci de cet inconnu. Et là, je sens à présent quelque chose de nouveau naître en moi. Quelque chose que je n'avais pas ressenti depuis très longtemps. Une pointe de désespoir, qui se fraye lentement mais sûrement sa place au sein de mon être.
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Simon Viales
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Lun 10 Juin - 10:06

Please, let me go

“Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !”

Oui. Elle a attisé sa colère. Elle a réveillé le serpent en lui. Un rictus étire ses traits et sa voix, mielleuse, tinte sournoisement dans l’entrepôt désaffecté. Gestes mesurés. Lame perçant cette peau si finement laiteuse. Parfaite pour être balafrée. Plaisir mesquin, se mêlant si délicieusement à la rage imposée. Retrouvailles d’un désir. D’une volonté sournoise à déverser son venin. A faire du mal. A s’adonner à ce plaisir malhabile et infini de briser une vie. De briser l’espoir d’autrui pour n’en laisser que des cris de désespoir soudain.

“La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.”

Ricanement léger. Moqueur devant le peu de répartie de la blonde, essayant malgré tout de rester digne. Dignité qu’il souhaite percer, déchirée désormais en chaque mouvement si habilement calculé. Cela l’amuse. De voir qu’elle cherche ses mots. De l’entendre gémir sous son touché. Un gémissement plaintif, exquis au son de la lame affûtée qui glisse à présent sur sa chair à vif. Odeur de la peur. Du sang et du danger entremêlés. Frisson qui le parcourt intensément tandis qu’il voit cette première balafre se former.
- Tu n’as pas besoin de le savoir ma belle. Tu m’as mise en colère. C’est tout. Que tu me connais ou non n’a aucune importance n’est-ce pas?

Toujours si proche de son oreille, Simon susurre. Murmure. Sa main vient à entourer le cou de sa victime et il le caresse. Lentement. Subtilement. Telle la caresse du plume avant de la déchirer si sournoisement. Main qui devient plus brutale cependant. Doigts qui enserrent sa gorge pour l’entourer. Pour entourer cette nuque offerte à sa seule volonté. Le serpent s’approche et hume son parfum délicat quelques instants. Il s’en imprègne, laisse un ultime ricanement le traverser alors qu’il approche ses lèvres. Dépose sur cette nuque entrelacée et serrée, un infime baiser avant de se redresser et de la lâcher. De telle sorte que son corps soit presque propulsé en avant.

“J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève ! Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :”

Victime qui gigote. Victime qui se bat dans un dernier élan d’espoir. Son rire se joint à un craquement sinistre, pas de son fait cette fois. Pauvre petite chose qui vient de se blesser. Purement et simplement dans une folie inconsidérée. Simon recule de quelques pas et tourne autour de sa proie, tel un vautour. Maître et roi de la situation. Il la considère en silence. Il joue de ses doigts habiles avec l’arme ensanglantée. Il la fait tournoyer entre sa main et son regard vient à se poser, sur l’épaule déboitée de son gibier.
- Comme c’est fâcheux. A ta place ma colombe, je n'aggraverai pas ton cas.

Ton si inlassablement mielleux. Suave. Douceur dans toute cette brutalité et ce sadisme intérieur. Le serpent prend une inspiration et passe une main brève dans ses cheveux platines. Les rejetant en arrière pour quelques secondes. Le temps de prendre son temps pour la suite si mortellement planifié. Le temps d’alourdir l'atmosphère imposé tandis qu’il se mouve. Se penche à nouveau sur la blonde terrifiée. Ses bras si finement musclé s’accrochent aux deux côtés de la chaise et il s’avance. S’approche. Susurre de plus belle en laissant presque un silence plané :
- On vient à peine de commencer.

“Un port retentissant où mon âme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.”

Temps figé. Dangerosité apparaissant dans chacun de ses traits lissés. Sourcils qui se haussent sur un front dégagé, où seul quelques mèches glissent entre ses yeux bleutés. Oui. Temps figé. Atmosphère s'imprégnant de sa folie enragée. Sans préavis, Simon appose sur l’épaule blessée de sa proie, une main, accrochant son os déboité de ses doigts courbés pour l’immobiliser dans toute sa satisfaction de la voir hurler. Rictus naissant au coin des lèvres. Volonté d’aller plus loin alors qu’il empoigne son poignard. Le lève pour l’abattre violemment dans le dos de sa main crispée. Premier acte parmi tant d’autre imaginé.
- Supplie-moi. Fais-toi pardonner et peut-être. Je dis bien, peut-être. Je te laisserai partir sans te tuer.

“Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ; Et mon esprit subtil que le roulis caresse Saura vous retrouver, ô féconde paresse, Infinis bercements du loisir embaumé !”
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Mar 11 Juin - 22:12

Je ne sais pas ce qui est pire. Le fait de ne pas comprendre ce qui peut bien pousser un homme à agir comme il le fait? Le fait de ne pas être en mesure de comprendre ce qu'il peut bien se passer alors que nous sommes au cœur de l'action? Et pourtant j'aimerais savoir. Savoir ce que j'ai bien pu faire pour attirer sur moi les foudres de ce psychopathe. Savoir comment est-ce que je vais bien pouvoir faire pour me libérer de son joug. Tout ce que je sais c'est que je n'ai pas envie de mourir ici. Pourtant, je me sens telle une poupée de chiffon, posée dans un décor qu'elle ne contrôle pas et forcée à subir la moindre envie de son propriétaire. Ne suis-je donc qu'un objet? Peut-être bien. Dans le fond, cela serait certainement plus simple si c'était le cas. Car un objet ne ressent pas la douleur, fort heureusement pour lui. Il n'a pas à subir tout ce que je suis en train de ressentir à mesure que mon tortionnaire trouve de nouvelles idées à assouvir. De nouvelles envies qu'il voit naître en son sein et ne peut retenir. J'ai peur. Pour la première fois de ma vie, j'ai l'intime conviction que je risque de mourir dans cet endroit. Moi qui pensais ne pas craindre la mort. Pourtant me voilà en train d'espérer de toutes mes forces qu'aujourd'hui ne sera pas le jour où je rencontrerai la faucheuse. En fait, je me rends compte que je n'ai tout simplement pas assez vécu pour abandonner la vie en ce jour. Il y a encore tellement de choses que j'aimerais connaître. Pourtant le pourrais-je un jour?

Je vois mon tortionnaire se mouvoir autour de moi pourtant malgré ma concentration je n'arrive pas à percevoir les traits de son visage. Peut-être est-ce la douleur combinée à la peur ainsi qu'à cette lumière qui nous éclaire et m'aveugle tout bonnement. Il se déplace presque à la manière d'un reptile, sournois et sadique, s'amusant à jouer avec sa proie. Car c'est ce que je suis en cet instant. Une simple proie, faible et incapable de faire quoi que ce soit pour se tirer de cette mauvaise passe. Je tente pourtant de me débattre et je ne me rends compte que trop tard que c'est totalement inutile. Qu'en plus d'être incapable de me libérer, je me suis blessée toute seule comme une idiote. Mon épaule déboîtée me fait un mal de chien et la situation semble presque amuser l'homme qui me regarde. J'entends ses mots et je sais qu'il a raison. Je ne fais qu'aggraver mon cas. Pourtant je n'arrive pas à me résoudre au fait de simplement me laisser faire sans réagir. Mon regard se pose sur lui, exprimant toute ma rage et ma haine à son égard alors qu'il se penche et murmure quelques mots à nouveau. Ses bras m'entourent, tenant la chaise à laquelle je suis attachée. Je ne peux retenir un frisson d'effroi en l'entendant m'annoncer que l'on commence à peine les festivités. Cela n'annonce rien de bon pour la suite. Pour moi. Je serre les dents, tentant de contrôler la peur qui s'insinue de plus en plus profondément en mon être.

Un hurlement transperce la barrière de mes lèvres lorsqu'il vient saisir mon articulation déboîtée avec force, mes yeux se fermant immédiatement et ma tête basculant vers l'arrière malgré moi. J'aimerais tellement pouvoir rester impassible et ne pas lui faire le plaisir de lui montrer ce que je ressens. Mais c'est tout bonnement impossible. Je n'en suis pas capable. Mes mains se crispent sur la chaise, mes ongles griffant le bois comme si cela allait m'aider en quelque chose. Un nouveau cri de douleur m'échappe lorsque la lame vient transpercer ma chair sans mal. Je mets toutes mes forces dans le fait de retenir les larmes qui viennent instinctivement perler aux coins de mes yeux. Je ne veux pas lui faire ce plaisir. Difficilement, j'avale ma salive et relève un regard embué vers mon tortionnaire qui semble un instant faire preuve de pitié. Mais le ton de sa voix me fait vite comprendre qu'il n'en est rien. Cela n'est rien d'autre qu'une autre forme de torture. Psychologique cette fois-ci. « Qu'est-ce que je dois faire..? Qu'est-ce que t'attends de moi..? Si c'est des excuses que tu veux et bien je suis désolée! Je sais pas de quoi mais je le suis! Laisse moi... J't'en supplie... » dis-je en criant presque avant que ma voix ne se brise. Je n'avais pas envie de lui faire le plaisir de le supplier. Pourtant, il faut croire que même ça je n'en suis pas capable. Respecter mes propres envies. En fait, l'instinct de survie semble guider chacune de mes décisions. Je veux juste vivre. Sortir de cet endroit en vie. Je l'espère de tout mon coeur et de tout mon être. Et si pour cela je dois me plier au jeu de cet individu mentalement dérangé, et bien je le ferai. Même si cela ne me ravit en rien.

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Simon Viales
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Simon n'est pas considéré comme sain d'esprit. Il est fourbe, séducteur, violent, psychotique, malsain, sadique et il prend un malin plaisir à jouer avec ses victimes. Contrairement à sa personnalité perfide, il aime la littérature. Il aime réciter des œuvres, des poésies. Il aime jouer avec les mots et en use assez souvent. Cependant, Simon a une faiblesse. Il s'inquiète à propos des émergés. il ne sait pas à quoi s'attendre et ça le fascine autant que ça le terrorise.
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Mer 24 Juil - 11:11

Please, let me go

"Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ; Sur les bords duvetés de vos mèches tordues Je m'enivre ardemment des senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron."

Tout ça l'avait manqué. Ce sentiment de puissance sur sa proie ligotée. Ce plaisir sournois, intense d'avoir l'ascendance sur la situation imposée. Son coeur bat régulièrement contre sa poitrine. Son souffle est limpide, léger tandis que ses yeux s'enivre à la regarder. Oui. Il veut qu'elle le supplie. Il souhaite attiser cette peur, cette terreur dans ses pupilles dilatées. Où est-elle prête à aller pour survivre? Quels seront ses mots pour se faire pardonner? Tant de question qui caresse subtilement son esprit ravagé. Tant d'interrogations alors qu'il laisse sa voix, doucement, glisser entre ses lèvres bien dessinées. Plusieurs choix s'offrent à lui. Les punitions de l'avoir dérangé sont multiples. Il pourrait bien la violer. Après tout, le serpent apprécie de briser à part entière l'âme et le corps de sa victime. Il aime la posséder, la détruire pour un bien-être qu'il estime unique, inégalable sur bien des aspects.  Il aime le pouvoir sur ces êtres fragiles, si facile à percer mais cette fois. Non. Il a d'autres possibilités. Il n'est même pas sûr de la tuer. Simon crispe sa main sur ce poignard et les hurlements de la blonde tintent comme un délice à ses oreilles. Il se délecte de ses mélodies funestes. Son rictus ne le quitte outre mesure et il ancre plus profondément ses iris aux siens, écoutant alors ses supplications tant attendues.
- Mmmm….

“Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde ! N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?”


Ce n’est pas assez. Sa requête sonne faux, trop alerte et saccadée. C’est un début néanmoins mais le serpent n’en a pas encore fini avec elle. Consciencieusement, il marque un silence. Une pause mesurée. Il relève légèrement la tête et fait mine de réfléchir, laissant ses doigts fins, lentement, caresser le bout de son arme fétiche, plantée alors dans sa chair désormais à vif.
- Juste que tu me supplie.

Oui. C’est ce qu’il souhaite, ardemment. C’est ce qui l’aspire. Cela devient un jeu. Un moyen de s’élever plus encore dans cette chasse improvisée, créé par la blonde sans qu’elle ne comprenne visiblement les fautes inavouées. Son visage d’ange reste parfaitement lisse, calme et il se délecte durant un court instant d’observer ce liquide carmin glisser, se répandre sur sa main blessée en un filet exquis digne d’un grand tableau.

Il aime ses couleurs. Son parfum. Ses traits malhabiles et sa beauté obscur. Il aime ce qu’il dégage. Il pourrait le contempler pendant des heures mais au lieu de ça, il s’avance. Il se mouve jusqu’à sa victime. Ses lèvres se penchent vers son oreille et il murmure, susurre, d’une voix presque basse, mielleuse, à peine perceptible :
- C’est un début mais ce n’est pas encore assez. Cri pour moi ma belle. Montre-moi ta souffrance.

“Je suis comme le roi d'un pays pluvieux, Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux, Qui, de ses précepteurs méprisant les courbettes, S'ennuie avec ses chiens comme avec d'autres bêtes. Rien ne peut l'égayer, ni gibier, ni faucon, Ni son peuple mourant en face du balcon. Du bouffon favori la grotesque ballade Ne distrait plus le front de ce cruel malade ; “

Autour d’eux, le silence. La mélodie sacrée d’un sacrifice émis. Un ricanement s’échappe de ses lips, glissent et court au loin tandis qu’il se redresse, la regarde de haut pendant quelques minutes encore. Une autre idée le submerge et il laisse un sourire le traverser. Il prend son temps. A nouveau, il se complait dans ses plaintes désordonnées et il tourne autour. Tel un vautour autour de sa proie. Il ne s’arrête que lorsqu’il se retrouve derrière son dos et alors qu’il enlève d’un coup sec le poignard encore dressé dans sa chair, il se penche, susurre de plus belle à son attention dans une complainte délicate mais éphémère:
- Ta vie pourrait bien être épargnée mais je veux que tu gardes un souvenir de notre rencontre passée. Pour que tu ne puisse jamais l’oublier.

Promesse dont le serpent s’attèle à graver. Dans un geste brusque, sa main vient à prendre son poignet et il la maintient, fermement. Il l’empêche de bouger. L’arme tendue entre ses doigts habiles, il l’approche à nouveau de sa paume et il laisse la pointe glisser sur sa peau déjà colorée, pour un tatouage qu’elle ne pourra jamais enlever. Ni oublier dans sa mémoire tiraillée, brisée par son passage furtif mais calculé.
- Telle sera ta punition pour m’avoir dérangé.

La rencontre de son arme sur ses doigts offerts lui font lâcher un soupir de contentement. Il sent son coeur battre un peu plus fortement contre sa poitrine. Il joue avec sa peau quelques secondes, quelques instants, allant à humer l’odeur de ses cheveux pour plus de sensation éprouvée.
- Mais avant, supplie-moi une dernière fois. Vois cela comme ta dernière chance.

“Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau, Et les dames d'atour, pour qui tout prince est beau, Ne savent plus trouver d'impudique toilette Pour tirer un souris de ce jeune squelette. Le savant qui lui fait de l'or n'a jamais pu De son être extirper l'élément corrompu, Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent, Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent, Il n'a su réchauffer ce cadavre hébété Où coule au lieu de sang l'eau verte du Léthé.”
AVENGEDINCHAINS
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Lun 23 Sep - 13:06
Est-ce qu'il existe encore vraiment une justice dans ce monde? Parce que si oui, que quelque chose ou quelqu'un fasse en sorte que ce type s'arrête. J'ai beau me creuser la cervelle, je n'arrive tout simplement pas à comprendre ce que j'ai bien pu lui faire pour qu'il s'en prenne à moi de la sorte. En vérité, je ne me souviens même pas d'avoir déjà vu son visage auparavant. Alors est-ce qu'il se trompe tout simplement de cible? Quelqu'un qui me ressemble aurait pu être la véritable victime visée par ce malade mental. Pourtant, c'est bel et bien moi qui suis dans cette situation. Et personne d'autre. Alors je dois dire que j'en ai plutôt rien à faire de savoir si c'est une erreur ou juste du sadisme gratuit. Tout ce que je veux, là tout de suite, c'est trouver un moyen de ne pas crever dans cet endroit.

J'ai jamais vraiment eu peur de la mort avant. J'me disais que de toute façon, j'avais le temps de voir venir. Mais là tout de suite, je me rends compte que finalement ça peut arriver beaucoup plus vite que prévu. Il suffit qu'un psychopathe se mette en tête de vous torturer pour faire passer le temps et hop. Le tour est joué. Vous voilà enchaînée comme un putain d'animal sur une chaise à la con, dans un entrepôt dégueulasse, à deux doigts de vous faire trancher la gorge par un taré. Elle est pas belle la vie? Franchement, là, non.

Ma plus profonde et viscérale envie serait de lui cracher au visage, de lui dire de me relâcher et qu'on règle ça à armes égales. Que s'il veut, on peut se battre sans problèmes. Au moins là, je pourrais faire quelque chose. Mais non seulement je ne suis pas en position de force, en plus je sais qu'agir de manière si... sympathique me vaudrait un aller-simple pour la morgue. Si toutefois quelqu'un finissait par retrouver mon cadavre. C'est pas comme si on était dans l'endroit le plus fréquenté de l'île.

Sentant son souffle se rapprocher et se répercuter sur ma peau, je ferme les yeux et tente de respirer le plus calmement possible. Sa voix au creux de mon oreille provoque des frissons d'horreur qui descendent le long de mon dos et me glacent le sang. Juste le supplier hein? Comme si je ne faisais pas déjà que ça depuis tout à l'heure... J'ai envie de hurler, de lui dire toutes les saloperies qui me passent par la tête, mais ça ne résoudrait rien. Tout ce que je peux faire, c'est continuer de le supplier. Même si cela m'écorche la bouche à chaque fois. Que mon égo en prend un coup dès qu'un mot sort de ma bouche. Si c'est la seule solution pour que je m'en sorte vivante, alors le choix est vite fait. Je suis pas encore prête pour passer l'arme à gauche.

Alors que j'allais ouvrir ma bouche pour lui dire les supplications qu'il semble tellement pressé d'entendre, à la place c'est un hurlement qui vient briser le silence sans que je ne puisse rien y faire. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il avait bloqué fermement mon poignet avec sa main et était à présent en train de graver une sorte de tatouage dans ma peau à l'aide de la pointe de son couteau. J'avais beau essayer de me défaire de son étreinte, cela n'y changeait rien. Tout mon bras tremblait, tétanisait sous la douleur. Et mes cris déchiraient le silence sans aucune vergogne. De toute façon, personne ne m'entendrait...

Sans que je ne puisse rien y faire, des larmes sont venues perler au coin de mes yeux puis ont roulé sur mes joues. Relevant le regard vers mon tortionnaire, ce n'était plus de la rage qu'il pouvait y voir. Uniquement de la peur. De la souffrance. De la faiblesse... Plus qu'à mon corps, il s'en prend à mon âme. Et rien qu'à croiser ses yeux, je sais que c'est ce qui lui plait le plus. « Je t'en supplie... Je veux pas mourir... Pitié... » suppliais-je alors d'une voix faible et brisée. Mon sang était en train de couler allègrement sur le sol, un tatouage fraichement incrusté dans ma peau. La lame de son couteau, encore teintée de carmin, posée sur mes doigts ne me faisait presque plus frissonner. Comme si mon corps était en train d'être quitté par la moindre force. La moindre envie de lutter. De vivre, en fait.

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